Eveil à la nature

Le printemps est arrivé, et nos jeunes citadins n’observent que de très loin les métamorphoses quotidiennes de la nature. C’est vrai que les arbres sont loin, les pelouses parfaitement tondues et les fleurs des massifs déjà épanouies avant d’être repiquées.

Comment s’émerveiller des dons du Bon Dieu si l’on ne les voit pas ?

Vous pouvez toujours faire une sortie au jardin public en montrant les différentes étapes de maturité des arbres, des tulipes ou des roses, mais le meilleur moyen est de faire jardiner vos enfants eux-mêmes, les mains dans la terre de leur parcelle de jardinet, si vous avez la chance d’en avoir un. Sarcler, bêcher, arroser avec constance jusqu’à ce que leurs efforts fructifient, leur apprendra la patience et la science de la nature.

Si ce n’est pas le cas et que vous vivez dans un appartement, je vous conseille d’investir dans quelques balconnières que vous garderez d’une année sur l’autre, et qui leur permettront tout aussi bien de faire leurs expériences de semis de laitues pour les uns, de plantes aromatiques pour les autres, de fleurs, plants de tomates ou arbustes à transplanter ou bouturer, si vous avez de la place sur une terrasse. Pour les fleurs à bulbe (narcisses, crocus, jonquilles, tulipes), il faudra que vous prévoyiez de les approvisionner et de les planter à l’automne prochain.

Ce qui lève rapidement et donne des résultats encourageants et si agréables à croquer, ce sont les radis. C’est bien meilleur quand on les a soi-même surveillés et arrosés régulièrement. De même, les lentilles germent rapidement, ainsi que le blé dont on peut consommer les germes pour agrémenter les salades.

Vous trouverez toutes les fournitures en grande surface ou jardinerie, ou directement à la campagne, chez des amis ou grands-parents jardiniers qui vous confieront avec plaisir le surplus de leurs semis ou quelques pieds de fraisiers.

Au prochain long trajet en voiture, n’hésitez pas à faire rechercher par vos enfants le nom des différentes cultures rencontrées et à susciter l’envie de remercier le Bon Dieu pour l’infinie variété des beautés et couleurs de la nature !

La complémentarité

Chers grands-parents,

            Nous avons vu il y a deux mois le rôle essentiel des grands-parents dans la transmission de l’héritage culturel et familial. Cette transmission est essentielle mais doit être complétée par une contribution plus directe à l’éducation en tant que telle.

Dans ce domaine, leur rôle est particulièrement délicat et doit se tenir entre deux excès également nuisibles et épuisants. Les grands-parents absents de l’éducation, considérant que leur rôle est achevé et que, pour leurs petits-enfants, ils n’ont qu’à se taire et à tout supporter. A contrario ceux qui ne supportant pas la moindre imperfection, se croient obligés de tout contrôler et de tout corriger, y-compris à la place des parents.

C’est dans une complémentarité bien ordonnée que le rôle de chacun pourra être défini. Ce sont les parents qui éduquent. Ce sont eux qui ont reçu de Dieu les grâces d’état propres qui leur permettront d’avoir le discernement et l’énergie au quotidien pour conduire avec équilibre l’éducation de leurs enfants. Le rôle des grands-parents viendra donc « en complément » et ne pourra en aucun cas contrecarrer celui des parents. En revanche, les grands-parents possèdent de réels atouts dans l’expérience, et le recul que leur donne le caractère épisodique de leurs rencontres avec leurs petits-enfants.

Ces deux positions propres aux parents et aux grands-parents les destinent tout naturellement à jouer des rôles complémentaires vis à vis des enfants. Alors que les parents qui ont pour charge, l’éducation dans tous les domaines qu’elle recouvre, se trouvent souvent débordés par la conduite du quotidien avec toutes ses difficultés et imperfections, les grands-parents pourront se concentrer essentiellement sur les grandes orientations.

Face à des parents de bonne volonté, le rôle des grands-parents sera souvent de les rassurer sur leurs capacités à éduquer leurs petits en leur rappelant que le résultat de l’éducation n’est pas toujours immédiat ni exempt d’inquiétudes et qu’ils ont rencontré les mêmes difficultés, connu les mêmes appréhensions… pour un bilan finalement pas si mal !

Le cas peut être beaucoup plus délicat quand les grands-parents doivent intervenir face à des faiblesses évidentes ou même de mauvais principes d’éducation… surtout si cette faiblesse vient de la pièce rapportée… la première règle sera probablement celle de la prudence. En dehors des interventions quotidiennes normales pour conserver l’harmonie familiale (respect des horaires de repas, de la tenue, de la politesse), le grand-parent fera toujours bien de prier le Saint-Esprit avant d’intervenir et souvent même de se taire ! La correction pourra alors se faire d’une manière plus générale au cours d’une conversation, en dehors du « moment de crise », parfois de manière indirecte, mais toujours avec discrétion !

Cette description du rôle des grands-parents peut sembler ne leur laisser qu’un rôle bien ténu caractérisé d’abord par la discrétion. Certains iront même jusqu’à penser qu’ils ne sont pas concernés par l’éducation de leurs petits-enfants ! Quelle erreur ! Comme approbateur et amplificateur de la mission des parents, ce rôle est souvent décisif !

N’oublions pas notre atout principal dans l’aide que nous pourrons apporter à nos enfants pour l’éducation qu’ils ont à conduire : la prière ! Si nos âges ou l’éloignement ne nous permettent plus d’être aussi présents, prions chaque jour pour nos enfants et pour chacun de nos petits-enfants.

Prions saint Joseph, patron des pères de famille et sainte Anne, patronne des grands-mères de nous éclairer dans notre rôle délicat et plein de renoncements. Bon courage à tous !

Des grands-parents

Les devoirs du soir

En réfléchissant à mon prochain article, je suis tombée sur ces lignes qui vous plairont sûrement autant qu’à moi qui les avais précieusement mises de côté dans mes petits trésors à conserver…Ne me demandez pas d’où elles proviennent, ni qui les a écrites, je ne m’en souviens vraiment plus… la vieillesse, certainement ! S’il se trouvait que leur auteur venait à les trouver ici, qu’il soit vivement remercié pour leur justesse et équilibre, preuve d’une riche expérience !

                                               S de Lédinghen

 1 Un bon niveau…et du travail

 De bonnes écoles primaires vraiment catholiques hors contrat, soucieuses de répondre aux demandes des parents, dispensent un enseignement basé sur des programmes classiques. Elles donnent une formation adéquate en vue du passage en écoles secondaires qui attendent ces niveaux-là de leurs nouveaux élèves pour poursuivre leur formation au collège, puis au lycée. Les taux de réussite exceptionnels au Brevet et au Bac, la facilité avec laquelle ces élèves poursuivent leurs études supérieures, témoignent de la qualité de l’enseignement dispensé dans ces écoles tout au long de la scolarité.

Mais « qui dit qualité, dit exigence », c’est normal. L’enfant ne pourra pas acquérir un bon niveau sans un travail personnel assidu tant en classe qu’à la maison. Partout, les difficultés de plus en plus marquées dans l’apprentissage des connaissances (manque d’attention, de concentration et de  mémorisation des notions), difficultés souvent liées à l’usage fréquent de la télévision, des jeux électroniques…ont contraint bien des établissements à diminuer la quantité de travail et donc à baisser les niveaux d’exigence.

  1. Le travail…esprit du monde, esprit chrétien.

 Les familles et les écoles ont cependant à lutter contre l’influence du monde moderne hédoniste, ce que l’on appelle la «civilisation des loisirs». Autrefois, dans une vision chrétienne de la vie, le travail était à l’honneur : la vie sociale s’organisait autour des métiers avec les corporations ; la parabole des talents rappelait à chacun ce devoir primordial de «gagner sa vie à la sueur de son front», de «cultiver son jardin» sous le soleil de la grâce, pour mériter le Ciel.

Aujourd’hui, dans l’esprit de nos contemporains, le travail est un moyen, «un mauvais moment à passer»,  souvent une «corvée» pour se procurer, avec le pain de chaque jour, la jouissance des loisirs, des vacances. On travaille pour les loisirs et ceux-ci sont devenus envahissants et chronophages par leur multiplicité et leur complexité : bandes dessinées, jeux vidéo en libre-service à la maison, week-end très chargés en activités diverses et fatigantes, et couchers souvent tardifs. Or il est impossible de concilier «super-loisirs» et «super travail» ; le travail scolaire comme le travail professionnel avec ses contraintes demandent un rythme de vie régulier, ordonné où le repos et une détente équilibrée favorisent le renouvellement des forces. « Dès que l’enfant commence à penser, il faut que le travail lui paraisse comme une belle chose. Puisse-t-il voir et sentir qu’à la maison, on ne le traite jamais en ennemi, en trouble-fête ; on ne le sacrifie pas au plaisir parce qu’il est nécessaire à la grandeur de la vie, à la noblesse de l’âme. Rien n’est plus vil que de ne rien faire ou de faire des riens. Le travail grandit l’homme, nous l’aimons, le vénérons comme une chose sainte : il est source de la prospérité et du vrai bonheur parce qu’il porte en lui sa propre récompense : la sainteté du devoir accompli. » (P Charmot, Esquisse d’une pédagogie familiale) Faire aimer le travail, travail de l’esprit, travail des bras, c’est une des grandes tâches des éducateurs. Partageons avec nos enfants la joie d’une belle page écrite, d’un devoir réussi, d’une poésie bien apprise, bien récitée. Soutenons l’enfant dans ses efforts pour vaincre les difficultés ; éveillons les énergies, les richesses mises en lui par la grâce, pour le stimuler, l’encourager dans son travail !

  1. Le rôle du travail à la maison

 Le but de ce travail est principalement de mémoriser les notions étudiées en classe dans la journée ; après la coupure du trajet et du retour à la maison, l’enfant «repasse» ses leçons, ses tables, accompagnées parfois d’un exercice écrit d’application. De plus, pour certaines matières scolaires qui exigent des exercices répétitifs journaliers, l’école s’appuie sur la famille : ainsi pour les pages de lecture, les exercices de dictée, les opérations. Le travail varie selon les classes : en CP, et en CE, les leçons sont déjà «rabâchées» et quasiment sues en sortant de classe. La mémorisation doit se faire aisément parce que les éléments ont déjà été mis en place dans l’intelligence et la mémoire avec rigueur. En CE2 et surtout en CM1, les leçons plus longues ne sont pas apprises en classe, mais les élèves, rompus aux exercices de mémoire, devraient les assimiler très vite. Par contre, dans ces classes, un exercice plus ardu de vocabulaire ou de raisonnement est parfois demandé aux élèves le soir.

Voici les temps de travail prévus par les établissements sérieux en primaire :

15 min en CP, 15 à 30 min en CE1, 30 à 45 min en CE2, 45 à 60 min en CM. Dans les pensionnats primaires, les élèves terminent leur travail en une heure d’étude. Si les enfants dépassent trop largement ces durées préconisées, il y a bien lieu de revoir soit la quantité de travail demandé, soit la façon de travailler de l’enfant : celui-ci a peut-être tendance à la nonchalance ou à la rêverie ; ou bien il a de mauvaises méthodes de travail. Les capacités personnelles d’acquisition de chaque enfant infèrent aussi sur ce temps de travail. Les parents devraient signaler  à l’institutrice si l’enfant passe systématiquement beaucoup trop de temps sur son travail car il y a un risque de fatigue, d’usure nerveuse, de découragement. Deux excès sont à éviter de la part des parents : juger les devoirs inutiles ou trop lourds ; exiger toujours plus et ajouter quantité d’exercices… Avant le travail, un bon quart d’heure de détente est nécessaire pour l’équilibre nerveux en arrivant à la maison, surtout après un long trajet. Après le travail, une vie équilibrée, une bonne détente, des occupations matérielles sont nécessaires : le R.P. Charmot fait remarquer que les enfants réfléchis et rêveurs ont besoin d’appliquer leur intelligence à des travaux matériels pour garder leur équilibre ; c’est alors le moment d’aider Papa dans les activités de bricolage, ou Maman dans ses innombrables activités domestiques. Les plus petits ont besoin de jouer plus longtemps que les grands : après un temps de détente adapté à leur âge, il est normal que les enfants aident à la marche générale de la maison par de petites responsabilités : ce cadre robuste donnera la santé, l’équilibre nerveux et les saines habitudes de l’esprit et de la volonté.

                                     SL

A SUIVRE……

Dans le prochain numéro : un cadre et des méthodes de travail ; manières de procéder.

L’apprentissage de la pudeur

La pudeur est une vertu ignorée ou déformée aujourd’hui. On l’assimile trop souvent à la pudibonderie, au mépris de son propre corps, ou au reflet d’un esprit étroit ! Or la pudeur exalte et respecte le corps, qui n’est rien d’autre que l’enveloppe de l’âme et le temple du Saint-Esprit. L’être humain est tout simplement appelé à la dignité d’enfant de Dieu.

Comment initier nos enfants à la pudeur ?

La pudeur se nourrit de la pureté ; tout l’ensemble de l’éducation de nos tout-petits doit être dirigée vers la pureté du cœur. De très bonne heure cela commence par un état d’esprit d’indéfectible attachement à Dieu, et ceci dans les moindres détails de notre vie. Habituons nos jeunes enfants à vivre en présence de Dieu, c’est cette présence qui les soutiendra dans leurs efforts pour bien faire toute chose. Dieu voit tout ! Ces habitudes, prises dès la petite enfance, formeront le soubassement de la formation à la pureté. En outre il n’y a pas de pureté sans maîtrise de soi : «ou l’homme commande à ses passions et obtient la paix, ou il se laisse asservir par elles, et devient malheureux.» Cela veut dire que nous devons donner à nos enfants le sens de l’effort et du sacrifice, le goût de la mortification personnelle.

Quelques exemples concrets :

֎        dans la fermeté des gestes et de la tenue, la politesse, la courtoisie, le langage… Attention au laisser-aller dans la manière de se tenir (la démarche, ne pas se vautrer sur le canapé). Les petites (et jeunes) filles seront attentives à s’asseoir les genoux serrés et éviteront de se mettre « en tailleur » surtout si elles sont en jupe… (Lorsqu’elles sont en chemise de nuit, mieux vaut leur mettre un sous-vêtement).

֎ savoir supporter le chaud, le froid sans se lamenter ou rechercher de confort. Eviter la mollesse ou de se plaindre lorsque l’on a mal…

֎ lutter contre la gourmandise : ne pas toujours prendre ce qu’il y a de meilleur, ne pas manger entre les repas, et même manger ce que l’on n’aime pas sans rien dire. Savoir se priver.

֎ le courage au travail… Aller jusqu’au bout dans un effort physique comme lors d’un pèlerinage ou dans le jardinage…travailler la persévérance.

Pour conserver la pureté, nous disposons de moyens naturels et surnaturels.

Moyens naturels

  1. Eviter l’oisiveté : veiller à ce que les enfants soient toujours occupés (travail, jeu, lecture, bricolage…) N’hésitons pas à jouer avec eux depuis les châteaux de sable jusqu’au jeu d’échec en fonction des âges ! Partager leurs jeux et leurs activités est un «don de soi», c’est le meilleur cadeau que vous puissiez faire à vos enfants et dont ils garderont les meilleurs souvenirs !
  2. Vigilance et fuite des « occasions à risque », mauvais livres ou revues, films douteux, mauvaises fréquentations ou conversations… (« Je fuis pour ne pas être vaincu » disait St Jérôme). Nous ne pouvons pas être toujours avec les enfants, mais il nous appartient d’aller de temps en temps vérifier leurs activités, ce qui se fait, ce qui se dit… Il est impératif de baigner séparément les garçons et les filles, surtout à partir de 2 ou 3 ans. Habituons-les à ne pas sortir nus de la salle de bain…on aura prévu le pyjama avant le bain.
  3. Le Vêtement est destiné à couvrir ce qui doit être couvert. Une personne devient indécente quand elle expose des parties de son corps qui doivent normalement rester cachées. L’impudique fait violence à son prochain en provoquant en lui le scandale ou l’excitation des sens… Les « raccourcissements» et «moulages » actuels sont inconciliables avec la simple dignité humaine et, plus encore, avec notre dignité de baptisés. C’est ainsi que le vêtement témoigne de notre respect du corps. Il doit être sobre et simple, ce qui n’exclut pas son bon goût ni son élégance ! Les personnes impudiques peuvent difficilement réclamer des autres un regard digne sur elles–mêmes. «  Le corps n’est pas étranger à l’âme. Voilà pourquoi, en Mère attentive, l’Eglise nous enseigne que la pudeur est la prudence de la chasteté. » (Pie XII)

Ne nous contentons cependant pas d’une apparence décente, qui, comme chacun sait, peut être trompeuse… La véritable pudeur puise ses fondements dans la pureté intérieure, et la garde du cœur…et de la vue.

Moyens surnaturels

  1. La prière et les sacrements.
  • La prière régulière, personnelle ou en famille, est une aide puissante dans toutes les circonstances. Tout particulièrement dans le combat de la pureté.
  • La prière des parents pour leurs enfants, petits et grands…Confions-les à leurs anges gardiens, à leur bonne Mère du Ciel.
  • La prière de l’enfant lui-même. Soutenons-le afin qu’il y soit fidèle. Qu’il fasse chaque soir et chaque matin la pratique des 3 « je vous salue… »[1] pour rester pur.
  1. Notre exemple…est plus important que tous nos discours.

Pensons à tout ce qui pourrait heurter les yeux, la sensibilité toute neuve de nos enfants… N’hésitons pas à proscrire certaines revues, catalogues. Ayons grand soin des films que nous les laissons regarder. Mieux, regardons-les avec eux pour commenter ensuite ce qui  aura été vu, et ainsi former leur jugement. Quant à la télévision, vous conviendrez avec moi qu’elle n’a pas sa place dans nos foyers. Ayons également un contrôle sévère de l’usage des portables et ordinateurs… nous aurons l’occasion d’en reparler.

Que penser de cette pratique, de plus en plus répandue, qui consiste à se montrer nu à ses enfants, à prendre son bain ensemble, etc… ? La pudeur est un voile posé sur l’intimité conjugale. Cette intimité est sacrée par le mariage et ne concerne en rien nos enfants. Ceux-ci ont besoin d’être respectés comme personnes indépendantes de leurs parents : ils n’ont pas à être projetés dans l’intimité de leurs parents. Cette tendance actuelle au « naturisme familial » est issue en droite ligne  du naturalisme, selon lequel la nature serait bonne en elle-même, sans tenir compte des déviations dues au péché originel…

L’éducation de la pudeur serait aisée, ou presque, si l’enfant pouvait être maintenu à l’abri des dangers, malheureusement ce n’est pas possible, ni souhaitable.

« Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du mal » (Jn 17,15)

C’est donc un combat qu’il nous faut mener, ne perdant jamais de vue que le but de notre existence est de louer Dieu pour l’éternité. Que vos enfants soient forts de vos enseignements ! S’il y a une vilaine affiche, détournons ensemble le regard ; si des gens se tiennent mal, regardons plutôt ce bébé ou cet oiseau…Cela deviendra peu à peu un réflexe et une vraie force. Ne laissons pas entrer de choses laides dans le cœur de nos enfants par les yeux, les conversations, les gestes. Apprenons-leur à fuir le mal, à venir nous trouver s’ils se posent des questions. Et répondons-leur en quelques mots, avec simplicité et douceur.

C’est ainsi que les parents devraient enseigner la pudeur à leurs enfants

Sophie de Ledinghen

[1] Pratique révélée par Notre-Dame à Sainte Mechtilde.

Editorial

Chers parents, chers amis,

Voici les beaux jours, le printemps est déjà bien installé, les vacances approchent et chacun est heureux de voir la nature s’éveiller. L’énergie qui embrase la végétation semble nous habiter et l’état d’hibernation dans lequel nous étions plongés pendant l’hiver, paraît s’être évanoui… C’est le moment des grands projets ! Il est grand temps de planifier lieu de vacances et activités pour toute la famille !

Mais attention ! Soyons vigilants ! Ces petits mots que nous avions peut-être bannis de notre vie, allons-nous les laisser reprendre vigueur ? Inaction, oisiveté, paresse, négligence, indolence…

« Il y a des gens qui préfèrent considérer les vacances comme un état semi-comateux, une indolence intégrale, une longue sieste mollement agrémentée par de vagues odeurs d’algues ou de foin, de vermouth ou d’anis. »[1]

Non c’est décidé ! Nos vacances seront cette année bien utilisées ! Nous ne tomberons pas dans le piège qui permet que le relâchement des vacances nous fasse oublier le principal alors que le rythme d’une année bien organisée nous permettait de rester fidèles !

Selon le Père de Chivré, « loisir vient du latin Licere, signifiant «ce qui est permis». Permis dans quel but ? Pour devenir (ou rester) homme, et ainsi s’épanouir comme enfant de Dieu. »

Il est bien naturel que nous ayons besoin de prendre du repos, de changer d’activité pour retrouver des forces et affronter au retour, avec plus d’enthousiasme, notre vie quotidienne. Mais trop de repos tue les vacances et très vite nous perdons notre entrain mais aussi cet état d’esprit que nous donne la joie d’un emploi du temps rempli intelligemment.

Un grand secret pour passer de bonnes vacances !

Vous l’avez compris la première condition sera de se faire un emploi du temps ! Ouh là là, me direz-vous, un emploi du temps en vacances ? Eh oui ; c’est indispensable ! Naturellement il sera ferme sur les heures de coucher, de lever, sur la prière du matin et du soir, sur la récitation du chapelet et sera plus souple pour le reste. Mais il serait fort profitable que chacun y réserve un créneau horaire pour rendre service, pour lire, mais aussi pour réfléchir calmement, pour se détendre sainement,…

La détente de notre corps est une nécessité physique indispensable mais notre âme, elle, se repose en Dieu ; il ne faut donc pas oublier de Lui consacrer un minimum de temps. Naturellement nous ne négligerons jamais la présence à la messe du dimanche et pourquoi pas parfois en semaine si nous en avons la possibilité ? Et ne serait-ce pas l’occasion de réserver une semaine pour faire une retraite spirituelle si la précédente date un peu ?

Vacances en famille

Voilà bien le meilleur moment des vacances ! Selon le lieu choisi on peut privilégier les activités telles que les randonnées à pied, en vélo, mais pourquoi ne pas aussi en profiter pour entreprendre des travaux de restauration dans la maison ? Rien de tel pour garder de bons souvenirs ! Cela peaufine l’éducation et entraîne à la persévérance ! On découvrira parfois aussi les qualités manuelles de l’un ou de l’autre ; quelle chance de découvrir que l’un ou l’autre a de « l’or dans les doigts » ! Ce sera l’occasion de lui donner confiance en lui et de le valoriser ! Quelle joie d’admirer ensemble ensuite le travail bien fait !

Naturellement il ne faut pas que ces activités physiques occupent l’emploi du temps 12 heures par jour ; comme d’habitude tout est question d’équilibre ! Il faut aussi réserver un temps pour le délassement : lecture, promenade, jeux d’intérieur, jeux d’extérieur…

Et après ?

Le travail des uns et des autres (du Papa en particulier) ne permet pas deux mois de vacances en famille. Il faut donc trouver des occupations pour chacun,  pour varier les plaisirs.

– Les camps (Cadres, MJCF, scouts, SAS[2], Croisade Eucharistique,…) sont de bonnes écoles de formation pour ceux qui les suivent et aussi ne l’oublions pas pour ceux qui encadrent car après avoir reçu, il faut donner et quand on donne on reçoit !

Portons beaucoup d’attention aux relations de nos enfants ; un mauvais camarade peut faire un mal irréversible… même en quelques jours. Exigeons de savoir où ils vont, quels sont leurs compagnons de sortie,…, et discutons avec eux pour leur apprendre à distinguer les bons des mauvais amis.

– Sur deux mois, on pourra aussi entraîner les enfants à réserver une semaine pour rendre service : les filles chez une tante fatiguée par une récente naissance, les garçons chez un ami qui a besoin de bras… L’aide bénévole est très formatrice et ces courts séjours à droite et à gauche font découvrir d’autres horizons. Ils sont toujours bénéfiques si l’on en choisit bien le lieu !

– Pourquoi ne pas en profiter pour rendre visite à une tante âgée qui pourra raconter à tous une page de l’histoire de notre famille ? Pour visiter un château, un musée ou une belle église ?

Il faut que le soir chacun puisse se dire : qu’ai-je fait aujourd’hui pour Dieu ? Pour les autres ?

– Ne négligeons pas non plus la lecture car de bons livres bien choisis doivent procurer une véritable détente saine et constructive. Voici le moment pour chacun, parents comme enfants, de se ressourcer à tous les niveaux.

– Ces deux mois offrent aussi plus de temps pour discuter avec chacun de ses lectures mais aussi de son avenir, de ses occupations… On prend le temps de communiquer et de tisser des liens que l’on retrouvera quand cela sera nécessaire.

Le lieu des vacances

Soyons très vigilants sur le lieu de ces moments privilégiés ! Tout d’abord favorisons les endroits où nous sommes sûrs de trouver la messe. En effet serait-ce donner le bon exemple à ses enfants que de leur faire croire que la Messe est secondaire pendant les vacances alors que nous avons justement plus de temps ? Même si la maison de famille est un peu loin d’un lieu de messe, faisons l’effort d’y aller chaque dimanche. Profitons par exemple de cette occasion pour organiser un pique-nique et une sortie. Si nous avons la chance d’en être à proximité, n’hésitons pas à nous rendre en semaine à la messe quotidienne qui nous donnera des forces pour toute l’année à venir.

N’oublions pas non plus de privilégier des endroits sains… la tenue ou le manque de pudeur de nombreuses plages nous obligent à « boycotter » certains endroits… Ne rougirions-nous pas devant Dieu d’avoir nous-mêmes blessé la pureté de nos enfants ?

Les loisirs, au lieu de nous « abêtir », doivent être l’occasion de nous faire grandir, de nous fortifier car la période de vacances n’est pas une parenthèse au milieu de la vie ; c’est juste un petit oasis qui parsème de fleurs notre chemin vers le ciel mais qui ne doit en aucun cas l’interrompre !

Mais l’année n’est pas encore finie… Alors reprenons avec ardeur notre vie quotidienne jusqu’aux très prochaines bonnes et saines vacances !!

Que les mois de mai et de juin, respectivement consacrés à Notre-Dame et au Sacré-Cœur, gardent nos foyers bien unis dans les cœurs sacrés de Jésus et de Marie,

Marie du Tertre

[1] Jacques Perret, « Articles de sport »

[2] Société Saint André

Le mariage et la famille

Chers foyers ardents,

Les plus petits détails qui ont préludé à votre première rencontre vous demeurent des souvenirs très aimés.

La Sainte Providence avait si bien disposé toutes choses pour que vous vous rencontriez.

Vos cœurs s’ouvrirent l’un à l’autre au cours de ces heures toujours trop courtes où vous vous revîtes.

Vous découvriez avec émotion ces mystérieuses affinités qui unissaient vos âmes.

La personne qui était devant vous n’était-elle pas celle à laquelle vous deviez vous unir pour la vie ?

Vint alors l’instant d’un ineffaçable bonheur où vous vous êtes déclarés l’un à l’autre.

Depuis lors les années ont passé avec leur lot inévitable de joies et de peines vécues ensembles.

Quel acte de foi que cet engagement de fidélité entre un homme et une femme à la vie à la mort !

Mais n’est-il pas naïf de penser qu’un amour saura résister aux vicissitudes de l’existence ?

N’est-ce pas oublier que le plus pur des amours n’unit jamais que des enfants d’Adam et Eve !

Prendraient-ils le dessus sur l’immanquable dévoilement des limites et des faiblesses de chacun ?

Non, vous n’avez pas été présomptueux. Votre amour est encore là et il s’est renforcé.

Vous ne vous êtes pas illusionnés en vous donnant l’un à l’autre pour le meilleur comme pour le pire.

Conscients de votre faiblesse, vous ne vous étiez pas seulement confiés à la force de votre attachement naturel.

Vous avez été l’un pour l’autre ministre du sacrement par l’expression de votre consentement mutuel.

Et vous vous êtes confiés sans réserve à cette grâce reçue au pied de l’autel.

Vous êtes aujourd’hui les porteurs d’un précieux témoignage pour tous ceux qui vous entourent.

Car votre vie commune démontre au monde que l’amour rehaussé par la grâce triomphe de tout.

Que brille la lumière et que se répande la chaleur de votre foyer ardent auprès de ceux qui doutent.

Et que Dieu soit béni pour toutes les victoires remportées par l’amour et la fidélité.

Père Joseph

Ligne de crête

Julie est très généreuse et passe ses temps libres à rendre service à droite et à gauche ; tout le monde le sait et a recours à elle, mais sa famille ne la voit plus. Tous admirent sa disponibilité.

Augustin lit énormément, il n’a plus le temps de rencontrer ses amis et ne dort plus assez… Ses parents le donnent en exemple à ses frères qui passent leur vie à jouer dans le jardin…

Le bonheur et la paix d’une famille dépendent bien souvent de la ligne de crête adoptée par les parents. C’est un équilibre entre les excès d’un côté ou d’un autre. La vertu de tempérance et sa petite sœur, l’eutrapélie[1] sont là pour nous aider à garder le juste milieu nécessaire à la sanctification de la famille.

Dieu a confié aux hommes une raison qui doit les guider dans leur vie ; Il leur a donné par le Sacrement de Confirmation, les sept dons du Saint Esprit[2] qui vont les aider à orienter leur vie.

La tempérance est une vertu cardinale par laquelle on modère nos appétits pour les plaisirs. C’est la première marche pour monter vers le ciel. Elle nous permet d’ordonner notre vie par la raison. Elle nous demande de ne pas tomber dans les excès (boire, manger, …) pour nous libérer des désordres de la vie.Il accompagne ses dons des vertus[3] pour nous soutenir et nous conduire selon notre raison vers le Bien. Dieu nous aide à être maître à bord afin de trouver l’équilibre en toutes choses. « Les vertus, nous dit Saint Thomas d’Aquin, croissent comme les doigts de la main. L’une grandit-elle ? Les autres la suivent harmonieusement et nous mènent ensemble vers le ciel. »

L’eutrapélie, cette « petite vertu » qui « nous avertit en souriant que l’on peut souffler »[4]  nous aide à nous détendre des tensions de la vie avec pondération.

« Prendre l’air, se promener, s’entretenir de devises joyeuses et aimables, sonner du luth ou d’un autre instrument, chanter, aller à la chasse, ce sont récréations si honnêtes que pour en bien user il n’est besoin que de la commune prudence, qui donne à toutes choses le rang, le temps, le lieu et la mesure. »[5]

Le bonheur humain implique la modération ; il faut savoir faire des sacrifices dans la paix de l’âme mais cependant il faut apprendre à apprécier les bonnes choses. Nous devons par exemple, dans notre monde ultra rapide et partout connecté, réapprendre à apprécier une belle musique, à goûter un bon repas en famille, à profiter d’une promenade dans les bois ou d’une soirée en famille. Cela fait partie de l’équilibre de la personne et par conséquent de la maisonnée entière. Tout est une question de mesure : un père de famille sait se détendre un bon moment avec ses enfants ; il saura aussi qu’il ne pourra passer toute la nuit à s’amuser avec eux. En jouant il a tenu son rôle de père, quand il clôturera la soirée à l’heure prévue il le tiendra encore, et quand il réprimera avec autorité le caprice de l’un ou de l’autre il accomplira encore son devoir.

Aimer ne consiste pas à faire toutes les volontés de ses enfants. Bien souvent les parents essaient de compenser une difficulté ou leur incapacité en les comblant de cadeaux ou en accomplissant tous leurs désirs. C’est une vision fausse de l’éducation. En effet les obstacles sont parfois réels mais ils seront bénéfiques à la formation de l’enfant si on leur apprend à les surmonter, à les offrir. Si les épreuves sont « compensées », elles ne donneront pas les fruits escomptés, et chercher auprès de nos enfants un dédommagement à notre incapacité n’entrainerait qu’un manquement de plus.

Cherchons à deux et pour toute la famille une harmonie de vie qui conduira à un équilibre familial propre à élever les âmes. Celui-ci tient souvent à peu de choses et les parents s’attacheront à les favoriser.

Voici quelques pistes pour vous aider à tenir la ligne de crête dans toutes sortes de situations :

– Les repas principaux pris en famille, autant que les horaires de chacun le permettent, offrent un bel épanouissement, ils favorisent les discussions, la charité, le savoir-vivre, la générosité et la lutte contre l’égoïsme. On apprécie alors les dons de Dieu et c’est l’occasion de le remercier. Ils forment un ciment qui consolide l’unité familiale.

– Les « gâteries » affaiblissent la volonté si elles sont prises en excès (elles peuvent même entraîner vers des addictions). Cependant on ne peut pas conseiller de les abolir absolument. Elles peuvent servir de récompenses même s’il faut aussi encourager les actes gratuits. Elles agrémenteront les jours de fête.

– Les moments de détente doivent être organisés avec soin. Activités en tout genre : musique, sport, couture, danse, équitation, natation, judo, foot, rugby… (je ne parle pas du catéchisme qui ne sera pas considéré comme une activité accessoire) sont comptées parmi les occupations du mercredi ou du samedi que les parents tiennent à mener de front. Pour qu’une éducation soit complète l’enfant doit développer ses capacités dans divers domaines, mais attention à ne pas surcharger les temps libres d’enfants déjà fatigués par la scolarité ; laissons-leur du temps pour s’occuper par eux-mêmes, pour s’ennuyer même un peu… cela leur permettra de mûrir, de réfléchir pour trouver une idée. L’enfant, s’il se donne beaucoup en classe a besoin de se reconstruire et si son cerveau est sans cesse sollicité par des activités en tous genres il va saturer, s’exciter à outrance et même perdre le sommeil. Les passions sportives ou autres doivent être elles aussi maîtrisées pour laisser à l’enfant comme à l’adulte la joie de l’équilibre. Tout est une question de mesure. Et si « le jeu est indispensable à la vie il ne faut pas oublier que la vie n’est pas un jeu… »

– Le travail doit lui aussi être dosé avec équilibre. Un enfant paresseux sera poussé. On exigera que tout soit fini en temps et en heure. La persévérance et l’amour du soin et du devoir bien fait seront mis à l’honneur. Mais un enfant trop scrupuleux et inquiet devra être guidé pour ne pas dépasser le temps fixé et savoir ensuite se détendre ou reposer son esprit. A nous de montrer l’exemple…. « Chaque chose en son temps » dit le proverbe.

Voici quelques exemples choisis parmi les préoccupations courantes pour vous aider à tenir la ligne de crête. C’est un des secrets que nous vous livrons pour favoriser à tout prix l’esprit de famille, et cela dans la joie et la paix qui donnera une cohésion irremplaçable et inoubliable à l’équilibre général. Chacun y trouvera le bonheur ! C’est un gage de réussite non seulement sociale mais c’est surtout un chemin vers le ciel.

Marguerite-Marie

[1] L’eutrapélie touche les actes ordonnés à la récréation et au repos de l’âme.

[2] Les sept dons du Saint Esprit sont : la Sagesse, l’Intelligence, le Conseil, la Force, la Science, la Piété et la crainte de Dieu. Catéchisme de Saint Pie X

[3] Il existe trois vertus théologales (la foi, l’espérance et la charité) et quatre vertus cardinales (la justice, la prudence, la force et la tempérance).

[4] Abbé Berto

[5] St François de Sales

La gratitude et l’espérance

La petite vertu de gratitude

Merci, ce tout petit mot joyeux qui se termine sur une sonorité cristalline, c’est le mot magique qui introduit au foyer la courtoisie, le bon ordre et la sérénité.

Merci, c’est déjà la prière qui d’un foyer chrétien s’élève vers Dieu pour lui rendre grâces. (…) Mais sachez vous l’adresser également les uns les autres ce petit mot qui coûte si peu à dire et qui fait tant de bien à entendre. Avant de vous endormir, repassez quelquefois dans votre esprit tout ce que, dans la journée qui s’achève, vous avez reçu des autres.(…) Vous serez littéralement émerveillés de tout ce qu’en un seul jour vous recevez. (…) Et voilà certes de quoi vous engager à n’être pas toujours celui qui reçoit. Demandez-vous donc : « Que leur ai-je donné ? Que puis-je leur donner en retour ? »

La petite vertu de gratitude est la preuve d’un grand cœur. »

Extraits. Les petites vertus du Foyer. Mgr Chevrot

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La véritable espérance est efficace

Il ne suffit pas de proclamer qu’ « il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer. » (…) On ne mène pas de la même façon un combat sans espoir et un combat que l’on espère gagner. Notre action pour être efficace, exige d’être réglée par la prudence ; or la prudence véritable est difficile si l’on est désespéré. Nécessité par conséquent, de développer les raisons de notre espérance. (…) La véritable espérance n’a rien de commun avec l’optimisme inconsistant par lequel tant de mondains prétendent, aujourd’hui se rendre populaires.(…) L’espérance surnaturelle est fille de la foi ; or précisément, cette foi nous dit que les voies du Seigneur sont impénétrables et que ses voies ne sont pas nos voies. Dieu reste et restera toujours parfaitement maître de ses actes et de ses décisions. Dès lors, si nous prions et œuvrons dans le sens de ce divin vouloir surnaturellement révélé, nul effort au monde ne saurait être animé par plus ferme espérance. « Dieu règnera malgré ses ennemis ». Quand ? Comment ? Selon quels cheminements historico-politiques ce règne s’étendra-t-il ? Nous n’en savons rien. Mais ce dont nous pouvons être sûrs, c’est qu’Il règnera ! (…)

Ne dîtes jamais : Nous sommes les minorités. Souvenez-vous d’un mot de l’Evangile, prononcé par Jésus : « Quand vous serez deux ou trois réunis en mon nom, Je suis au milieu de vous. » Vous voyez qu’il n’a pas parlé de majorité …(…)

Voilà ce que Dieu attend de nous. « « Les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire ! » Au plan où nous en sommes et dans l’ordre où nous voulons œuvrer, telle est la formule de l’espérance.

Extraits de Pour qu’Il règne Jean Ousset

Acheter une voiture d’occasion

Acheter une voiture d’occasion

             Il faut remplacer la voiture au sortir de l’hiver ou en envisager une pour un enfant étudiant lors d’un stage. Vous pensez avoir trouvé celle qui vous conviendra, mais il peut vous être utile de connaître certains points sur l’achat d’une voiture d’occasion.

            Celui-ci doit obligatoirement être constaté par écrit.

            S’il s‘agit d’un achat à un professionnel, cela peut prendre la forme d’un bon de commande.

            A ce  sujet, l’achat de véhicules à plaques rouges en « TT » est très intéressant. Il s’agit de véhicules neufs, achetés juste pour l’été en général par des français résidents à l’étranger. Le kilométrage est peu élevé et le prix par rapport au neuf abattu de 30% environ, pour un véhicule ayant très peu roulé.

            Le bon de commande doit mentionner, en plus de ce qui serait indiqué pour un véhicule neuf, l’indication du mois de l’année de la première mise en circulation et le kilométrage total parcouru depuis la première mise en service. A défaut il sera indiqué la mention « non garanti ».

            S’il s’agit d’une vente entre particuliers, ce document écrit est alors « un certificat de cession » établi sur papier libre, ou mieux au moyen d’un formulaire téléchargé sur internet : siv.interieur.gouv.fr/

            Il doit être rédigé en trois exemplaires, un pour le vendeur, un pour l’acheteur et un à renvoyer ou déposer en préfecture.

            En outre, le vendeur, professionnel ou particulier doit vous remettre :

  • Un certificat de situation administrative établi depuis moins d’un mois, délivré en préfecture ou sur le site internet mentionné plus haut.
  • Un certificat de non-gage, destiné à vérifier que le véhicule n’étant pas gagé, sa vente est possible, là aussi voir internet.
  • Et lorsque la voiture a plus de quatre ans, l’attestation d’un contrôle technique de moins de six mois, avec celui de la contre visite éventuellement (moins de deux mois). La délivrance par la préfecture de la carte grise au nouveau propriétaire ne peut se faire sans ce document.

            Le vendeur remet à l’acheteur, une fois la vente conclue, la carte grise du véhicule portant la mention vendue le… et l’heure, suivie de sa signature. L’indication de l’heure sert à ne pas incomber au vendeur des infractions du fait de l’acquéreur…

            Cette carte grise modifiée est valable un mois, le temps que la préfecture délivre à l’acheteur une nouvelle carte grise à son nom. Cette demande doit être faite dans le mois qui suit l’achat de la voiture. Celle-ci se voit attribuer un numéro d’immatriculation à vie, si elle était sous le régime des anciennes plaques.

                Il faut aussi assurer votre voiture, et le mieux est de contacter votre assureur avant l’achat, ne serait-ce que pour avoir une idée du coût.

            Le coût de l’immatriculation d’une voiture est aux frais de l’acheteur, il dépend principalement du nombre de chevaux fiscaux du véhicule, sachant que le prix unitaire du cheval fiscal est déterminé par les régions. Ainsi il sera plus cher en région PACA (Provences Alpes Côte d’Azur…) Vous pouvez aussi le calculer avec internet sur le site : http://www.carte-grise.org/tarifs_cheval_fiscal_par_region.htm.

            Savez-vous qu’outre les sites d’annonces et les garages, les commissaires-priseurs vendent aussi des voitures d’occasion à des prix souvent très intéressants, lors de saisies ?

            Alors, bonne route !                                                            Elisabeth du Sorbier