C’est le mai…

C’est le mai, c’est le mai,

c’est le joli mois de mai …

 Jolie et ancienne complainte, dont il existe de nombreuses versions.

En voici deux, très poétiques et très chrétiennes.

A chanter sans traîner, au risque de rendre cette mélodie ennuyeuse et triste.

1ère version :

Nous avons passé par les champs,

Avons trouvé les blés si grands ;

Les avoines sont en levant,

Les aubépin’s en fleurissant.

Dame de céans.

Refrain :

C’est le mai, mois de mai,

C’est le joli mois de mai. (bis)

Si vous nous fait’s quelque présent,

Vous en recevrez doublement :

Vous en aurez pendant le temps,

Vous en aurez au firmament.

Dame de céans.

En vous remerciant, Madame,

De vos bienfaits et de vos dons ;

Ce n’est pas pour nous, le présent :

C’est pour la Vierge et son Enfant.

Dame de céans.

2ème version :

Quand nous allons de par les champs, (bis)

Avons trouvé les blés si grands,

La blanche épine fleurissant,

Devant Dieu.

Refrain :

C’est le mai, joli mai

C’est le joli mois de mai. (bis)

Quand vous couchez vot’bel enfant, (bis)

Que Dieu le garde à son coucher

Et à toute heure de la journée

Devant Dieu.

Un petit brin de vot’ farine (bis)

C’est pas pour boire ni pour manger

C’est pour aider avoir un cierge

Pour illuminer la Bonne Vierge

Devant Dieu.

Madame, nous vous remercions (bis)

De vos bonnes intentions,

Nous prierons Dieu dans vot’ maison

Aussi, quand nous en sortirons,

Devant Dieu.

https://open.spotify.com/track/51PHYHpVYqmKpAHIdsnIfn?si=WAhOFeSXRb-pkUV8d7EKdg

Les oiseaux dans la charmille

Notre citation pour mars et avril 2018 :

« Ce n’est pas en ouvrant la gorge d’un rossignol qu’on découvrira le secret de son chant. » Marcel Pagnol

Il s’agit d’abord d’écouter, de contempler, de s’émerveiller, et de rendre grâce au Bon Dieu …Et de s’essayer à son tour !

Avec l’arrivée du printemps et le retour des oiseaux, vous est proposé cet extrait des «Contes d’Hoffmann », charmant et si drôle. Offenbach met en scène une poupée mécanique qui chante et danse, Olympia, dont Hoffmann, la prenant pour une jeune fille en chair et en os, tombe amoureux ! Le génie de cette composition tient dans le «phrasé saccadé qu’on attend d’un automate» (cf. Kobbé, « Tout l’Opéra »).

https://open.spotify.com/track/6CRp8BBhvouSPVz5BCzPCf

Les oiseaux dans la charmille

Les Contes d’Hoffmann (1881) – Acte I

Jacques Offenbach (1819-1880), mort pendant les répétitions de cet opéra)

Les oiseaux dans la charmille,
Dans les cieux, l’astre du jour,
Tout parle à la jeune fille d’amour ! Ah !

Voilà la chanson gentille,
La chanson d’Olympia ! Ah !

Tout ce qui chante et résonne,
Et soupire, tour à tour,
Emeut son cœur qui frissonne d’amour ! Ah !

Voilà la chanson mignonne,
La chanson d’Olympia !

 

Noël des petits santons et Chœur de l’hiver

Notre citation de janvier et février pour surmonter les petites crises intérieures, avec humour …

« Quand vous êtes harassés de fatigue,

 pensez toujours à l’exemple de la bouilloire.

Elle a beau avoir le couvercle en ébullition, cela ne l’empêche pas de chanter. »

LE NOËL DES PETITS SANTONS

Auteur compositeur : H. Ackermans, R. Sarvil, interprété par Tino Rossi

Facile à mémoriser, idéal pour une chorale d’enfants pendant la période de Noël

https://www.youtube.com/watch?v=-hD4xSRKeow

Dans une boîte en carton
Sommeillent les petits santons
Le berger… le rémouleur
Et l’Enfant-Jésus rédempteur
Le ravi qui le vit
Est toujours ravi
Les moutons
En coton
Sont serrés au fond
Un soir alors
Paraît l’étoile d’or
Et tous les petits santons
Quittent la boîte de carton

{Refrain:}
Naïvement
Dévotement
Ils vont à Dieu
Porter leurs vœux
Et leur chant
Est touchant
Noël, joyeux Noël
Noël joyeux de la Provence

Le berger comme autrefois
Montre le chemin aux trois rois
Et ces rois ont pour suivants
Des chameaux chargés de présents
Leurs manteaux
Sont très beaux
Dorés au pinceau
Et ils ont
Le menton
Noirci au charbon
De grand matin
J’ai vu passer leur train
Ils traînaient leurs pauvres pieds
Sur les gros rochers de papier
{au Refrain}

Dans l’étable de bois blanc
Il est là le divin enfant
Entre le bœuf au poil roux
Et le petit âne à l’œil doux
Et l’enfant
Vagissant
Murmure en dormant:
« Les jaloux
Sont des fous
Humains, aimez-vous »
Mais, au matin
Joyeux Noël prend fin
Alors les petits santons
Regagnent la boîte en carton

Naïvement
Dévotement
Ils dormiront
Dans du coton
En rêvant
Du doux chant
Noël, joyeux Noël
Noël joyeux de la Provence
Dormez chers petits santons
Dans votre boîte en carton
Noël, Noël, Noël

Bel Canto

     CHŒUR DE L’HIVER de Jean-Baptiste Lully

tiré de l’opéra « Isis », tragédie lyrique en cinq actes de Philippe Quinault

mis en musique par Jean-Baptiste Lully (1632-1687)

5 janvier 1677

« L’hyver qui nous tourmente … »

L’opéra met en scène les dieux de l’Olympe et leurs amours.

Ici, la furie Erinye est sortie des enfers et  a rattrapé, sur ordre de Junon, la nymphe Io. Elle l’emmène dans des lieux de souffrance, et notamment dans un enfer glacé … A la suite de cette épreuve, Io deviendra la déesse Isis.

L’extrait que je vous propose est composé de multiples couplets durant lesquels Io se lamente, mais je me contenterai de vous livrer le refrain, en rapport avec la saison de janvier …

« L’hiver qui nous tourmente
S’obstine à nous geler,
Nous ne saurions parler
Qu’avec une voix tremblante.
La neige et les glaçons
Nous donnent de mortels frissons,
Les frimas se répandent sur nos corps languissants,
Le froid transit nos sens,
Les plus durs rochers se fendent. »

https://open.spotify.com/track/27lnoQEpAKImy8LeLrmpbu

Ce chœur est aussi appelé  « chœur des trembleurs » car pour créer l’effet dramatique souhaité, Lully redouble les syllabes sur la même note :

« Nou-ous  ne-eu  sau-aurion-ons, etc … qui rappellera à certains « l’air du froid » proposé l’année dernière.

LA CHANSON DE LA PLUIE

Notre citation pour novembre et décembre 2017, en forme de petite taquinerie …

« Une femme peut tout faire, elle peut penser, parler, chanter, se taire quelquefois.”

Sacha Guitry

Chanson tirée du dessin animé,  un peu difficile à fredonner correctement, chœur à deux voix, mais il est possible de ne chanter qu’à une voix. Attention aux nuances de la mélodie.

LA CHANSON DE LA PLUIE

Bambi, Wall Disney – 1942

Clap clip clap, petite pluie d’avril  (si vous voulez être de saison, vous pouvez changez le mois …)
Tombe du ciel en jolis diamants
Clap clip clap, petite pluie d’avril
Ta mélodie est un enchantement
Enchantement, enchantement
Clip clap clip clap

Clap clip clap, quand le ciel se voile
Ton gai refrain met du bleu dans le cœur
Clap clip clap, giboulée d’étoiles
Peint l’arc-en-ciel aux couleurs du bonheur
Comme elle est jolie ta musique

Clap clip clap, petite pluie d’avril
Larmes de joie, symphonie de cristal
Clap clip clap, petite pluie d’avril
Dans la forêt tu donnes un récital
Clap clip clap
Quand le ciel se voile
Ton gai refrain
Clap clip clap
Ton refrain met du soleil dans le cœur

Clap clip clap, quand le ciel se voile
Ton gai refrain, clap clip clap
Ton refrain met du soleil dans le cœur
Ciel comme elle est jolie (ciel comme elle est jolie)
La chanson de la pluie (la chanson de la pluie)
Dans l’orage philharmonique
Chaque goutte est une musique
Qu’on écoute et que l’on goûte
C’est le bonheur au goutte à goutte

Clap clip clap, petite pluie d’avril
Ta mélodie est un enchantement
Clap clip clap, petite pluie d’avril
Clap clip clap, petite pluie d’argent
Elle chante gaiement
Clap clip clap, petite pluie d’avril
Tombe du ciel en jolis diamants
Clap clip clap, petite pluie d’avril
Ta mélodie est un enchantement
Enchantement, enchantement.

Pour un téléchargement plus sûr nous vous envoyons un lien sur Spotify (à télécharger gratuitement) ; cela évite les publicités de youtube.

https//open.spotify.com/track/6MTCoOnKhPp8NWoPE1jgVd

Le Cœur des Foyers Ardents

 

Afin d’aborder la rentrée avec le sourire !

(On imagine bien cette chanson mimée, dans le cadre d’un spectacle scout aussi …)

AU LYCEE PAPILLON

(Paroles de Georges Guibourg dit « Georgius » 1891-1970)

(surnommé « l’Amuseur public n°1 »)

Elève Labélure !

Présent ! 

Vous êtes premier en histoire de France

Et bien parlez-moi de Vercingétorix

Quelle fut sa vie, sa mort, sa naissance

Répondez-moi bien et vous aurez dix.

Monsieur l’Inspecteur je sais tout ça par cœur !

Vercingétorix, né sous Louis-Philippe

Battit les chinois un soir à Ronc’vaux

C’est lui qui lança la mode des culottes

et pour ça mourut sur un échafaud.

– Le sujet est neuf, bravo, vous aurez neuf !

On est pas des imbéciles

On a même de l’instruction

Au lycée Papa

Au lycée Papi

Au lycée Papillon

Elève Peaudarent !

Présent !

Vous connaissez bien l’histoire naturelle

Et bien dites-moi c’ qu’est un ruminant

Et puis citez-m’en et je vous rappelle

que je donne dix quand je suis content.

Monsieur l’Inspecteur je sais tout ça par cœur

Les ruminants sont des coléoptères

Tels que la langouste et le rat d’égout

Le cheval de bois, le pou, la belle-mère

Qui va sur sa proie et pis qu’avale tout

– Très bien répondu, je vous donne huit, pas plus !

On est pas des imbéciles

On a même de l’instruction

Au lycée Papa

Au lycée Papi

Au lycée Papillon

Elève Troufigne !

Présent !

Vous connaissez bien la géographie

Et bien citez moi les départements

Les fleuves, les villes de la Normandie

Ses spécialités et ses r’présentants.

Monsieur l’Inspecteur, je sais tout ça par cœur !

C’est en Normandie que coule la Moselle,

Capitale Béziers et chef-lieu Toulon.

On y fait l’caviar et la mortadelle

Et c’est là qu’mourut l’grand Napoléon.

– Bravo, mon ami, je vous donne neuf et demi !

On est pas des imbéciles

On a même de l’instruction

Au lycée Papa

Au lycée Papi

Au lycée Papillon

Elève Cancrelas !

Présent !

Vous êtes le dernier

ça me rend morose

J’vous vois dans la glace

Tout là-bas dans le fond

En philosophie, savez-vous quèque chose ?

Répondez-moi oui, répondez-moi non.

Monsieur l’Inspecteur, moi je ne sais rien par cœur !

Oui je suis l’dernier, je passe pour un cuistre

Et je m’en fiche, je suis près du radiateur

et pis comme plus tard, j’veux d’venir ministre

Moins je serai calé, plus j’aurai de valeur

– Je vous crie bravo mais je vous donne zéro !

On est pas des imbéciles

On a même de l’instruction

Au lycée Papa

Au lycée Papi

Au lycée Papillon !

Pour un téléchargement plus sûr nous vous envoyons un lien sur Spotify (à télécharger gratuitement) ; cela évite les publicités de youtube. Cliquer sur le bouton vert.

LE ROSSIGNOL Igor Stravinski – LA VIOLETTE DOUBLE DOUBLE

Notre citation pour juillet et août 2017 :

«Qui chante, son mal enchante,

Qui pleure, son mal augmente »

                                                                                  Proverbe portugais

 

Et même si vous avez l’impression de chanter un peu « faux », si le cœur n’y est pas tout à fait, c’est là que votre chant sera le plus beau.

 

Bel Canto :

Cette fois-ci, je vous propose une mise en parallèle entre un « cantabile » et ce que le Seigneur nous a donné à l’état pur, le chant du rossignol …

Voilà le lien pour accéder au rossignol et le télécharger:

https://www.bing.com/videos/search?q=chants+de+rossignol&&view=detail&mid=DC765C9490748959A03BDC765C9490748959A03B&&FORM=VDRVRV

 

Une fois que vous avez goûté à cette merveille,  vous téléchargerez le lien suivant :

https://www.bing.com/videos/search?q=le+chant+du+rossignol+stravinski&&view=detail&mid=85E8D9D8558E4B42DE1285E8D9D8558E4B42DE12&&FORM=VDRVRV

C’est un extrait intitulé « la mélodie du rossignol », tiré de l’opéra suivant :

 

LE ROSSIGNOL

Igor Stravinski (1882-1971)

 Opéra en trois actes d’après le conte d’Andersen, créé le 26 mai 1914 à l’Opéra de Paris

Interprétation par Nathalie Desay

 

Je ne suis pas spécialement une adepte de Stravinski, mais sa « mélodie du rossignol »  sait redonner, par ses vocalises, de manière assez saisissante, le chant incomparable de cet oiseau.

Et l’on peut rendre grâce au Créateur pour les capacités données à la voix humaine comme pour nos troubadours volatiles.

Si le thème « chants d’oiseaux »vous intéresse, vous pouvez aussi écouter, mais c’est orchestral (piano), « La prédication aux oiseaux  de St François d’Assise » de Franz Liszt.

LA VIOLETTE DOUBLE DOUBLE

Chanson traditionnelle française, elle évoque le bocage … Normandie ou Vendée ?  Toute information sur son origine est la bienvenue !

J’ai un long voyage à faire,  je ne sais qui le fera. (bis)

Si je l’dis à l’alouette,

Tout le monde le saura.

Refrain

La violette double, double

La violette doublera.

Si je l’dis à l’alouette, tout le monde le saura (bis)

Rossignol du vert bocage

Faites-moi ce plaisir-là.

(A chaque couplet, reprendre les deux derniers vers du couplet précédent en les bissant)

Rossignol prend sa volée

Au château joli s’en va

Trouva la porte fermée,

Par la fenêtre il entra.

Bonjour l’une, bonjour l’autre.

Bonjour la bell’ que voilà.

Votre ami m’envoie vous dire

Que vous ne l’oubliiez pas.

J’en ai oublié bien d’autres

J’oublierai bien celui-là.

Celui qui ne vient lui-même

Sera toujours logé là.

Avec des variantes dans les paroles, vous pouvez écouter le chœur Monjoie St Denis pour retenir la mélodie.

Le Chœur du Foyer Ardent!

Notre citation pour mai et juin 2017, afin que notre humeur

soit belle et gracieuse quel que soit le temps !

«  Au temps, comme il vient, dis merci,

Au soleil, à la pluie aussi,

Et tâche d’être, et le souhaite,

Grenouille et cigale à la fois,

Pour chanter tout ce que tu vois

De bon cœur et de belle voix. »
Jean Richepin

       Bel Canto

 Quae est ista

(César Franck – Offertoire, 1861)

Interprétation par le Chœur hongrois Kodaly de Debrecen

Cette prière a été écrite pour les fêtes de l’Immaculée Conception, de l’Assomption, et du mois de Marie, puis orchestré en 1877. C’est une œuvre pour solistes et chœur mixte à 3 voix avec orchestre ou orgue, harpe et contrebasse, Quasi largo, la bémol majeur.

Lien pour télécharger et enregistrer sur clé usb :  https://www.bing.com/videos/search?q=quae+est+ista+c%c3%a9sar+franck&&view=detail&mid=721D2C8D72590D6F779B721D2C8D72590D6F779B&FORM=VRDGAR

Choeurs:

Quae est ista quae progreditur
quasi aurora consurgens,
pulchra ut luna, electa ut sol,
terribilis ut castrorum acies ordinata?

 

Qui est celle-ci qui s’avance comme l’aube naissante,
belle comme la Lune, resplendissante comme le Soleil,
terrible comme une armée rangée en ordre de bataille ?

avec parties Solo (Basse / Ténor) :

Posuit Rex diadema regni in capite ejus

 

Tu gloria Jerusalem

Tu laetitia Israel

Tu honorificentia populi nostri

 

Maria, dominare nostri,

Tu et filius tuus,

Intercede ad Dominum Deum nostrum

 

Le roi posa le diadème du règne sur sa tête.

 

Tu es l’exaltation de Jérusalem,

la grande joie d’Israël,

la grande fierté de notre race.

 

Marie, règne sur nous,

Toi et ton Fils,

intercède auprès de Dieu, notre Seigneur.

Bonjour, Monsieur Printemps

(Les chansons de Bob et Bobette, 1929)

Une délicieuse chanson enfantine, un peu surannée, mais si poétique.

Un bel effort de mémoire pour bambins et plus grands …

Vous en trouverez trois interprétations sur internet. Je vous ai sélectionné celle qui me paraît la plus harmonieuse.

On peut s’inspirer aussi, (pour mémoriser plus facilement la mélodie) de l’interprétation de Gérard Rinaldi . Attention en revanche aux intonations de cet interprète qui ne me paraissent pas correspondre à l’esprit très léger de la mélodie.

 Lien pour télécharger et enregistrer sur clé usb : https://www.bing.com/videos/search?q=bonjour+bonjour+monsieur+printemps&&view=detail&mid=8A11109D01A8C273D2FE8A11109D01A8C273D2FE&rvsmid=8A11109D01A8C273D2FE8A11109D01A8C273D2FE&fsscr=0&FORM=VDFSRV

Ce matin, un petit bonhomme,
Visage frais comme un bonbon,
Portant un bel habit vert pomme
Est arrivé dans le vallon.
C’est pour le saluer peut-être
Qu’aussitôt Monsieur le soleil
Avec tous ses rayons vermeils
A mis le nez à la fenêtre.
Alors, par les prés et les bois
Tous les petits enfants chantèrent à la fois

Bonjour, bonjour, Monsieur Printemps
À la grand-route des nuages
Avez-vous fait un beau voyage
Et qu’apportez-vous, si content ?
« Je vous apporte le beau temps, mes enfants »
A répondu Monsieur Printemps

Alors, il fit la pirouette
Puis un salut très solennel
De la fontaine encore muette
Il brisa la prison de gel
Voyant ça, dans leur nid de mousse
Les fauvettes et les pinsons
Entonnèrent à l’unisson
Leurs chansonnettes les plus douces
Le vieux clocher tout étonné
Joyeusement s’est mis à recarillonner

Bonjour, bonjour, Monsieur Printemps
Sortez votre boîte à peinture
La terre a besoin de verdure
Et de lilas tout fleurissants
« Vous en aurez dans un instant, mes enfants »
A répondu Monsieur Printemps

Et puis, avec ses mains fluettes,
Il cueillit une branche au bois
De cette magique baguette
Il frappa sur le sol trois fois
Avec les fleurs en ribambelle
Poussèrent tous les papillons
Et dans le ciel, en tourbillons,
Arrivèrent les hirondelles
Alors, tous les petits enfants
Se mirent à genoux et dirent suppliants

Et nous, et nous, Monsieur Printemps
Des petits bambins que nous sommes
Si vous vouliez faire des hommes
Vous en auriez pour un instant
« J’aime mieux vous laisser longtemps des enfants »

                               A répondu Monsieur Printemps.

Chanter en famille et Bel Canto

Le Chœur des Foyers Ardents

 « Chanter c’est ma façon de me battre et de croire,

et si de tous les chants le mien est le plus fier,

C’est que je chante clair, afin qu’il fasse clair. »

                                                                                  Chantecler, Edmond Rostand

Vive les voyages en chansons,

Vive les « vaisselles » lyriques en famille…

Les souliers

Mélodie composée par Guy Béart – 1965

Facile à fredonner, facile à trouver sur internet, il est possible de la chanter en chœur en accélérant le rythme, un peu à la manière des mélodies russes. (Par exemple interprété par Les compagnons de la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=S-6NcDZITlk)

 

Dans la neige y’avait deux souliers, deux souliers,
Dans la neige, qu’étaient oubliés.

Passe un homme qui marche à grands pas, à grands pas,
Passe un homme qui ne les voit pas.
Le deuxième dans la nuit glacée,
Le deuxième glisse, il est pressé.
Le troisième met le pied dessus,
Le troisième n’a rien aperçu.

Dans la neige y’avait deux souliers, deux souliers
Dans la neige, qu’étaient oubliés.

Une femme qui regarde mieux, -garde mieux,
Une femme n’en croit pas ses yeux.
Le prochain dit: « Ils sont trop petits ».
Le prochain trop vite est reparti.
Combien d’hommes qui passent sans voir ?
Combien d’hommes qui n’ont pas d’espoir ?

Quelle chance, je suis arrivé !
Quelle chance, je les ai trouvés !

J’ai couru nu-pieds tant de chemins, de chemins,
J’ai couru, je les prends dans ma main.
Je les chauffe, ils sont encore froids,
Je les chauffe en les gardant sur moi.
O miracle, les petits souliers,
O miracle, sont juste à mon pied !

Dans la neige, ils m’étaient promis,
Dans la neige, je cherche une amie.
BEL CANTO

Voici un extrait remarquable par sa puissance évocatrice, véritablement saisissante, le contexte légendaire se prêtant à camper l’invraisemblable !

 « AIR DU GENIE DU FROID « 

Le Roi Arthur – Henry Purcell (1659-1695)

Semi-opéra ou « mask », acte III – Scène II – Interprété par Manuel Bras Da Costa

http://des-instantanes.blogspot.fr/2010/04/roi-arthur.html

 Le Roi Arthur raconte sa recherche pour retrouver sa fiancée Emmeline, enlevée par le roi Oswald.  Le magicien Osmond (à la solde du roi Oswald) montre à Emmeline les contrées les plus froides du globe et fait réveiller le Génie du Froid par Cupidon. Le Génie du froid pousse alors son chant glacial et supplie Cupidon : (« Let me freeze, let me freeze » … Laisse-moi être transi …)

Selon Gustave KOBBE (« Tout l’Opéra »), le Roi Arthur n’est pas un opéra à proprement parler, mais une musique pour accompagner le théâtre selon la coutume anglaise de l’époque. Et en effet, on ne peut comprendre cette composition si on en écoute uniquement la musique et le chant, les dialogues sont indispensables.

En 1660, la restauration royaliste anglaise permet la renaissance de la composition musicale.

La révolution de Cromwell avait dispersé le personnel de l’institution musicale pendant plusieurs décennies, la musique anglaise était presque morte mais le goût pour le « mask » ou théâtre subsistait.

Cécile

Pour fêter l’Epiphanie

« Quand une jolie voix chante, ce sont des fleurs qu’elle laisse échapper de sa bouche. »

Miguel de Cervantès  (La bohémienne de Madrid -1602)

Pour aider les mères de famille à rester gaies et vaillantes, en tout temps et en tout lieu, utilisons le magnifique patrimoine de la chanson française. Dans chaque numéro vous sera proposé une chanson, ou un cantique (comme dans ce premier numéro). Il vous sera aussi proposé un air de Bel Canto, à découvrir, ou redécouvrir, et pourquoi pas, pour les meilleures, à s’essayer !

Vive les voyages en chansons,

Vive les « vaisselles » lyriques en famille…

Pour fêter l’Epiphanie …

Cantique recueilli, assez lent et solennel, méditatif.

La mélodie et facile, les paroles assez savantes, plus difficiles à mémoriser …

 Nous sommes trois souverains princes

Frank Martin (1890-1974)

1. Nous sommes trois souverains princes de l’Orient
Qui voyageons de nos provinces en Occident,
Pour honorer le Roi des Rois, dans sa naissance,
Et recevoir les douces lois que donne son enfance. Continuer la lecture de « Pour fêter l’Epiphanie »