Ode à Marie

Vierge Sainte dont les petits oratoires émaillent nos campagnes,

Fleuris par des mains pieuses et fidèles

Qui  déposent à vos pieds joies et peines,

Vous êtes là pour nous, Mère aimante et votre tendresse ouvre nos cœurs.

Vierge Sainte, toute humble et remplie de l’immense joie du Fiat

Qui vous fit courir vers Elisabeth,

Devinant son besoin et chanter avec elle la miséricorde divine enfin incarnée,

Apprenez-nous à donner aux autres Notre Seigneur lui-même,

Par la joie et la charité de notre foi.

Vierge Sainte, toute adorante de votre nouveau-né sur la paille de la crèche,

A l’obéissance discrète lors de la présentation au temple,

Totalement abandonnée lors de la fuite en Egypte,

Aidez-nous à vivre de l’essentiel, regardant les choses terrestres comme passant,

Ne devant nous servir qu’à grandir vers votre divin fils.

Vierge Sainte, debout au pied de la Croix, Mère des douleurs,

Miracle que ce « Stabat Mater », ayant seule gardé la foi

Voyant la Résurrection au-delà du calvaire,

Vous êtes là comme le phare dans la tempête, l’étoile dans la nuit,

Pour nous rappeler de ne jamais perdre confiance.

Vierge Sainte, splendeur des cathédrales dont la magnificence célèbre votre grandeur,

Votre incomparable dignité de Mère du Sauveur,

Couronnée d’étoile, terreur des démons,

Présentez de vos belles mains, ô vous notre médiatrice, nos pauvres prières,

Pour les rendre présentables et dignes, purifiées, devant le Tout Puissant.

Vierge Sainte, qui chaque jour êtes notre avocate,

Vers qui nos « Ave Maria » crient sans cesse « maman, maman »,

Apprenez-nous à savoir vous faire plaisir de mille petits riens, de belles communions,

A vous remercier car nous aurons pu, tout au long de nos jours,

Jusqu’à notre dernier souffle où vous nous assisterez,

Voir votre tendresse de mère avant de la goûter dans la joie du Ciel.

                                                                                                                     Jeanne de Thuringe

Merci

     Assise sur le vieux banc de pierre de la maison aimée, mes yeux découvrent le jardin comme un monde enchanté, où Vous avez mis, Mon Dieu toute la beauté des couleurs, toute l’harmonie des formes, un équilibre inégalé.

     Merci pour la beauté paisible de ces soirs d’été où les conversations familiales se prolongent tard, de plus en plus bas à mesure que s’avance la nuit, contemplant les étoiles s’allumant l’une après l’autre pour dessiner les constellations, avec plus tard en août celles qui filent et font faire des vœux aux enfants.

     Pour ces réunions, où les liens se resserrent et la tendresse s’exprime.

     Pour le rire perlé des enfants, les souvenirs des anciens maintenant l’esprit de famille de mille souvenirs, qui après leur départ seront transmis dans la lignée.

     Merci pour le bruissement des feuilles dans la brise vespérale, le crépitement de la pluie d’orage après la chaude journée, les éclairs, symbole de Votre Toute Puissance, les reflets de la mer, le bruit du ressac, la splendeur des cimes encore enneigées, l’odeur de l’herbe coupée et de la terre humide, des confitures dans la vieille cuisine.

     Pour les fruits mûrs, cueillis avant qu’ils ne passent et les bonheurs glanés au fil du jour.

     Merci pour la beauté des calvaires le long de nos chemins, les fêtes mariales qui illuminent l’été,

      Pour vos églises, cloîtres et abbayes que nous avons le temps de contempler, où la fraîcheur reposante nous invite à prier en ces lieux sanctifiés par ceux qui y vécurent la règle ancestrale,

     Et dont le regard clair nous suit encore malgré le vent de l’histoire.

     Pour les sacrements reçus où Vous nous donnez foi, espérance et charité.

     Merci de votre amour qui nous guide pas à pas et que nos vies trop rapides ne savent plus deviner.

     Pour la rose du matin perlée de rosée, le bouquet dans la maison, les amis qui viennent à passer, le sourire d’un inconnu, l’aide inattendue,

     Pour le chant des oiseaux et le jeu d’un piano,

     Pour le feu de bois qui éclaire la nuit,

     Pour la joie simple qui nous comble tout à coup, nous soulevant vers celle qui ne finira pas.

     Merci pour la croix donnée, inexplicable qui vient briser nos rêves et nous laisse découragés.

     Alors qu’elle n’est que l’expression de Votre Amour pour nous faire grandir malgré tout, et nous donner mieux encore,

     Sûrs de Votre main qui nous guide, avant que tout ne s’éclaire dans un éblouissement.

            Merci pour ceux qui sur notre route, la main sur l’épaule nous entraînent à continuer malgré la peine et le poids du jour offrant leur sourire apaisant.

          Merci pour les âmes qui souffrent et gisent sur le chemin, pour lesquelles Vous voulez notre main secourable.

          Qu’elle soit celle qui offre le verre d’eau, soigne les blessures et partage la peine, au nom de Votre Amour, par nos pauvres natures à qui Vous avez tout donné.

                                                                                              Jeanne de Thuringe

Une âme de jeune fille

Un auteur scout a eu cette belle expression : « Ces femmes qui gardent toute leur vie une âme de jeune fille » (Guy de Larigaudie, Etoile au grand large), alors laisse-moi te conter une âme de jeune fille.

Avoir les yeux ouverts avec joie sur la beauté du monde,

S’émerveiller des reflets, des odeurs, des couleurs,

De la première rose sur le chemin ou de la lumière du couchant

Sur les frondaisons, la lande ou les ondes

Avec la paix de l’âme, surtout gardée aux sombres heures

C’est avoir une âme de jeune fille.

 

Savoir rire de ses bévues et ne pas s’en attrister

Se relever joyeuse, simple et confiante pour aller de l’avant

Avec l’insouciance et la fraicheur des enfants dans la main du Père

Quelle que soit la route, ne pas s’en inquiéter

Gardant sans cesse un cœur vaillant à tous les vents

C’est avoir une âme de jeune fille.

 

Pouvoir deviner, un rien malicieuse,

Le besoin du proche ou de l’ami éprouvé, et avec délicatesse

Lui donner courage et force sans lourdeur

Afin que, sachant ta porte ouverte et ta main affectueuse,

Il puisse venir puiser aux sources de ta tendresse

C’est avoir une âme de jeune fille.

 

Quand ton mari, vos enfants et petits-enfants

Viendront au fil des ans peupler ta vie et ta maison

Sache rire et jouer avec eux, te contentant de peu, visant à l’essentiel

Même si parfois bien lasse tu n’auras plus d’allant,

Fais l’effort de donner encore ton cœur à foison

Pour garder ton âme de jeune fille.

 

Lorsque le temps passe, les épreuves arrivent

Permises par Notre Seigneur pour purifier Ses créatures

Afin qu’elles gravissent peu à peu l’échelle du Ciel

Promettant d’arriver ainsi sur la bonne rive

Celle qui nous abrite éternellement des mésaventures

Garde ton âme de jeune fille.

Et quand au tard de la vie, les rides auront empreint ton visage

Ta force douce et joyeuse sera présente

Pour transmettre, soutenir, guider et se réjouir avec ceux

Qui viendront puiser à la sagesse de ton âge

Conseils et assurance d’une âme pour eux priante

Tu auras alors gardé toute ta vie, ton âme de jeune fille.

 

                                                                                                             Jeanne de Thuringe

Le temps du silence

Le soir descend doucement en cette journée d’automne

Nimbant des dernières lueurs l’or des arbres

L’été est bien fini, l’heure vespérale s’approche au plus près

Et nous laisse à contempler, à entendre, pour prendre

Le temps du silence.

 

Bientôt l’hiver sera là et la possible couche poudreuse

Etouffera tous les bruits sous sa ouate neigeuse

Laissant la ville comme assourdie, la campagne méditative et silencieuse

Les animaux tapis et cois, permettant que règne en maître apaisant,

Le temps du silence.

 

C’est lui qui dans nos vies trépidantes fait tant défaut

Lui que nous chassons si vite, écouteurs sur les oreilles, musique forte dans la voiture,

La maison ou les lieux publics,

Il n’est plus de mise et son absence nous fatigue à notre insu, nous dissipe,

Comble artificiellement le vide de nos âmes, car nous ne prenons pas

Le temps du silence.

 

Pourtant il est indispensable à l’âme afin de la laisser monter vers son Créateur

Pour lui parler comme à un ami, le supplier, le louer et se remplir de Lui.

En son sein, l’intelligence s’élève pour comprendre ou concevoir.

Dans la contemplation de la nature ou d’une belle œuvre,

Prenons le temps du silence.

 

Le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas de bien, dit-on

Il n’est que le prélude de l’infernal tintamarre des ténèbres

De celui qui sait ce qu’il combat : la paix de l’âme et son union à Dieu.

Mettons-nous dans le silence de la prière pour rayonner et grandir dans les vertus

Prenons le temps du silence

 

Dans une conversation, quand un cœur blessé s’épanche sur le cœur ami

Désireux d’être compris et aimé

C’est lui qui favorise les confidences, apaise l’âme troublée

Se retenant de juger, encourageant, parfois juste d’un geste amical :

Le temps du silence.

 

Dans la vie du cloître, il fait les saints, haussés par la grandeur et la beauté des lieux,

Où la parole est trop petite pour dire l’Ineffable,

Où Dieu se laisse toucher d’un regard, d’une prosternation,

D’une humble obéissance à la règle ancestrale, immuable

Et pour nous dans le monde à notre humble devoir d’état

Vivons le temps du silence.

Jeanne de Thuringe

Croire et oser

CROIRE ET OSER

« Croire et oser », cette devise du 6° RPIMa devrait être la notre, jeunes catholiques prometteurs à qui la vie sourit.

« Croire » ; croire que le Bon Dieu existe et qu’il t’a confié une mission, un rôle à jouer sur cette terre, croire qu’il t’enverra les grâces nécessaires pour la mener à bien si tu les lui demandes.

Croire qu’avec ces grâces, tu peux réussir étape par étape à réaliser jour après jour ton devoir d’état du moment et ainsi accomplir ce que tu croyais impossible.

Croire à ta chance incarnée par la Providence qui veille sur toi et lèvera un par un les obstacles que tu aperçois de loin.

Croire que tu rencontreras celle que le Bon Dieu t’a destinée si telle est ta vocation.

Croire finalement que si tu vis en homme chrétien tu seras sauvé.

Croire enfin que si tu oses, tout cela te sera donné.

Si tu oses t’agenouiller humblement devant ton Dieu et le lui demander,

Si tu oses prendre des responsabilités et aller au devant d’elles,

Si tu oses donner généreusement de ton temps au service des autres,

Si tu oses partir loin, quitter le confort familial et voyager pour confronter ta foi à la solitude et agir selon tes convictions profondes,

Si tu oses t’engager dans un travail exigeant et fatigant,

Si tu oses aller au devant des inconnus et tenter de découvrir le trésor caché en eux,

Si tu oses à chaque fois que ta timidité te paralyse vaincre ton respect humain,

Si tu oses t’affirmer et vivre en catholique en faisant fi des diktats de la mondanité,

Si tu oses enfin croire en ta bonne étoile, alors tu réussiras ta vie au service de ta foi car «  l’audacieux se trompera parfois, le timide toujours, l’audacieux pourra échouer, le timide n’ayant rien entrepris, rien risqué ne réussira jamais[1] ».

Alors ne soyons pas pusillanimes, il te faut « croire et oser » et Dieu donnera la victoire !

                                                           Charles

[1] R.P. A. Bessières, L’évangile du chef.

Cœur de femme

Toi, jeune fille à l’aube de ta vie de femme,

Apprends à développer un cœur qui aime sans juger

Doux, bon et magnanime qui voyant la misère

Se penche dessus humblement pour soulager

Avec un cœur de femme miséricordieux.

 

Devinant la peine à travers l’histoire,

Le regard, l’attitude qui révèle les souffrances

Tu apprendras à voir au-delà des apparences

Pour apporter le réconfort et le sourire qui éclaire

Avec un  cœur de femme chaleureux.

 

Posant délicatement les bonnes questions qui ouvrent l’âme, sachant se taire aussi,

Pour l’amener à se  confier peu à peu paisiblement à ton cœur compatissant

Qui souffre avec, espère avec, entraîne  pour faire grandir,

Apportant l’aide si tu peux

Avec un cœur de femme réconfortant.

 

Au-delà de toute tristesse, de tout rejet

De toute ingratitude ou incompréhension

Par delà les préférences et les aversions

Sache te pencher délicatement, patiemment

Avec un cœur de femme donné.

 

Imprimant de ton sourire, de tes gestes de ton regard

Toute la tendresse que Moi Dieu j’ai mis en toi

Pour pardonner, encourager, aimer

Prenant dans tes bras celui qui souffre

Pour le déposer sur Mon Cœur, guéri ou repentant

Avec ton cœur de femme aimant.

Jeanne de Thuringe

Celle du dehors, celle du dedans

Mon enfant, il y a souvent deux jeunes filles en toi, au lieu d’une, mais Moi ton Créateur,

Je t’ai conçue dans l’unité.

Il y a celle du dedans et celle du dehors, celle à laquelle J’ai pensé de toute éternité, celle que J’ai choisie et dont J’ai voulu l’existence avec sa famille et toutes ses circonstances.

Même si son âme est bien abîmée, même si elle ne connaît pas bien sa route, entre celle du dedans et celle dehors, c’est celle du dedans que Je préfère, celle pour laquelle J’ai souffert et J’offre mon sacrifice jusqu’à la fin des temps.

Entre les deux c’est celle du dedans que Je choisis.

Celle du dehors, c’est celle des selfies, des réseaux sociaux, des écrans, des excès, des vantardises, du paraître, qui se laisse étourdir par ce monde séducteur et trompeur.

Celle qui se grise d’amitiés, d’actions, de fuite d’elle-même, se pensant indispensable,

Qui se brûle les ailes sans écouter les conseils des anciens,

Elle joue un rôle qui lui va mal, et en souffre, Je l’aime mais elle Me fait souffrir, et

Entre les deux, c’est celle du dedans que je choisis.

Celle du dedans peut parfois être triste, découragée, se voir tomber et retomber

Ne pas vouloir se regarder en face, par peur de ne pas correspondre à l’image que celle du dehors veut lui imposer, parfaite, sans aspérités ni faiblesses,

Image de la parfaite réussite, parfois même de la si bonne catholique.

Mais celle du dedans accepte-t-elle avec simplicité ce qu’elle est

Sans faux-semblant, avec humilité ?

Entre les deux, même bien imparfaite c’est celle du dedans que je choisis.

Celle du dehors sera changeante selon les lieux, les circonstances, les groupes et la maison, différente jusqu’à ne plus savoir qui elle est vraiment,

Caméléon cherchant à être sans y arriver.

Je verrai son âme triste car cette pluralité, n’a jamais donné la paix.

Paix de dire oui quand c’est oui, de dire non quand c’est non,

Etre simple et transparente, ne vouloir agir que sous un regard d’amour, le Mien.

Comme elle est, non comme elle voudrait être, voilà pourquoi

Entre les deux, même bien imparfaite c’est celle du dedans que je choisis

 

Pour retrouver l’unité de celle du dehors et de celle du dedans,

Le remède c’est la prière, la simplicité et la confiance envers les aînés, l’ouverture de ton cœur à Mes prêtres, et aux amis aînés, sans crainte, te sachant aimée de Moi comme tu es,

Me voir toujours, comme un Ami présent qui ne juge pas mais accompagne et comble déjà d’un bonheur ici-bas bien plus grand que tu ne penses.

Car Mon Royaume c’est la paix intérieure et cette grâce que Je veux te donner, fera que tu ne te diviseras plus, alors

Je me réjouirai dans ton unité retrouvée de celle du dehors et celle du dedans.

 

                                                                                                          Jeanne de Thuringe.

Aimer

Aimer

 L’autre jour, tu m’as demandé comment aimer.

Comme toutes les jeunes filles, ton cœur a soif d’aimer et d’être aimée, en vérité.

Car c’est le secret de la vie, son moteur, ce qui lui donne sa saveur.

C’est aussi, ce qui porte vie, pas d’amour vrai sans vie et pas de vraie vie sans amour.

L’autre jour, tu m’as demandé comment aimer.

L’amour est l’acte fondateur de la Création, purement gratuit

Portant en lui quelque chose de fou et d’inutile à la fois puisque Dieu se suffit à Lui-même.

Mais pourtant Il se donne et se répand à profusion par pur amour,

Dans les êtres, jusqu’à la fin des temps.

Car tel est Son plaisir, par pure joie de donner.

L’autre jour, tu m’as demandé comment aimer.

Aimer comme Dieu aime, c’est se donner, se renoncer pour l’autre,

Se sacrifier car le sacrifice est la mesure de l’amour.

C’est vibrer à ses peines et ses joies, le laisser prendre place, devinant son besoin

Pour entrer dans une autre pensée, tout en étant soi-même,

Sans l’amoindrir ni s’amoindrir soi-même.

L’autre jour, tu m’as demandé comment aimer.

Aimer est le plus grand élan qui soit, celui qui fait les saints, s’il est pour Dieu

Ou les damnés s’il n’est que pour soi…

Car tu peux croire aimer mais te rechercher toi-même

Te griser de mots ou de sentiments mais sans volonté.

Car aimer… c’est vouloir aimer et savoir pardonner

Dans la joie comme dans la peine, dans les jours sombres ou lumineux

Jusqu’à l’oubli de soi, dans cette lente ascension vers le Bien.

L’autre jour, tu m’as demandé comment aimer.

Aimer c’est aussi l’acceptation toute simple de ses limites

Pour se laisser conduire et corriger, et donc savoir recevoir.

C’est avoir un cœur rayonnant et qui même à deux,

Ne se replie pas sur son bonheur

Mais veut y inclure qui souffre au bord du chemin.

Confie-toi à Notre Dame, elle qui a su si bien mieux aimer et…

 Va, tu sauras aimer.

 Jeanne de Thuringe

 

Mets toi à genoux le matin…

Mets-toi à genoux le matin, ma fille, pour m’offrir ta journée et me demander mon aide à Moi, ton Seigneur.
Ne fais pas cette offrande à la va-vite, sous la douche, dans le métro ou en voiture, entre deux, en me coinçant dans un tout petit trou parce-qu’ il faut bien Me mettre quelque part.
L’homme n’est grand qu’à genoux car sa vraie grandeur est la reconnaissance de sa petitesse pour boire aux sources de Ma grâce, et celle-ci ne se reçoit qu’à genoux dans un cœur qui veut Me donner la première place.
Ouvre-moi ton cœur, revêts-toi aux premières heures de Ma lumière.
Mets-toi à genoux le matin… Continuer la lecture de « Mets toi à genoux le matin… »

Il t’attend

Il t’attend

Dans la clarté du jour ou la profondeur de la nuit,
Dans l’humble tâche domestique, le soin aux malades ou le travail de bureau,
Dans le réel douloureux ou le souhait réalisé,
Dans l’espoir brisé et la lente reconstruction,
Il t’attend.

Dans la première pensée du matin, et l’examen le soir de la journée,
Dans le rire, dans la joie, ou la peine intérieure,
Dans la main tendue à la misère qui est tienne,
Il t’attend.

Dans ton choix de détente, dans le sacrifice offert,
Dans le peu de temps que peut-être tu lui donneras,
Dans tes doutes, et tes deuils, dans ton histoire heureuse ou douloureuse,
Il t’attend.

Dans le signe de croix, dans le « Je vous salue Marie »
Dans le silence de la prière, dans l’adoration à genoux,
Même dans ce que tu rejettes,
Il t’attend.

Il t’attend toujours, inlassablement, au seuil de ton cœur qui Lui a été donné au baptême,
Il s’y tient doux et humble comme un mendiant.
Il attend que tu lui ouvres toute grande la porte, sans calculer, sans marchander et sans honte.
Il t’a tout donné, d’abord sur la croix, et ensuite quand il t’a appelée à la vie,
A travers ton histoire, ce que tu as reçu de ta famille, de tes amis, de tes supérieurs,
Il donne toujours et sans cesse, sans se lasser, avec une infinie patience,
Il t’attend.

Il est une Personne Vivante, et tu comptes à ses yeux plus que tout,
Quelle que soit ton histoire, tes blessures et tes faiblesses,
Il veut remplir ton cœur, à profusion, source intarissable,
Il t’attend, et c’est comme s’il n’attendait que toi.

Donne-toi toute entière.
Tu vivras.

Jeanne de Thuringe