« L’OBEISSANCE EST LA SAINTETE DES ENFANTS» (Saint Pie X)

Rien de plus insupportable qu’un enfant qui se fait répéter 5 ou 6 fois le même ordre avant d’aller l’exécuter en traînant les pieds, en protestant, n’en faisant que la moitié, pour bien signifier qu’il n’est pas d’accord. Ce n’est pas cette obéissance-là qui plaît à Dieu !
C’est à nous d’habituer nos petits à obéir « tout de suite », « avec le sourire », et « jusqu’au bout » : l’obéissance, c’est la meilleure manière de ressembler à Jésus.
Parce que nous sommes créatures de Dieu, nous dépendons de Lui : il est donc normal de nous soumettre à Sa volonté, de Lui obéir.
Loin d’être un maître tyrannique, Dieu est un Père infiniment bon, qui nous aime et veut toujours notre bien. Lui obéir, c’est Lui faire confiance, sûrs que tout ce qu’Il veut pour nous est pour notre bien.
Pour des enfants, l’obéissance est la soumission à la volonté de leurs parents, de ceux qui parfois les remplacent (grands-parents…) et de ceux à qui les parents les confient (professeurs, chefs scouts…). Ce qui justifie que nos enfants nous obéissent, c’est que nous sommes auprès d’eux les représentants de Dieu : Il nous les a confiés pour que nous les élevions vers Lui. Nous obtiendrons d’autant plus facilement l’obéissance de nos enfants que nous donnerons nous-mêmes l’exemple de la fidélité à nos devoirs d’état.
Nous avons tous du mal à obéir, renoncer à notre volonté propre va à l’encontre de nos mauvaises tendances, séquelles du péché originel : faute d’orgueil et de désobéissance. C’est ce qui explique la forte réticence que nous éprouvons à nous soumettre à la volonté d’un autre !
Ne nous étonnons donc pas des oppositions rencontrées au fil des journées avec nos enfants, par exemple pour rester et s’appliquer à leur travail, alors qu’ils aimeraient aller jouer dehors…quitter leur jeu ou leur lecture pour rendre service… renoncer à ce qui leur faisait envie, parce que maman l’a défendu.

Faire obéir, c’est exercer la volonté de notre enfant :
Dans ses premières années, le petit n’a pas la notion de ce qui est bon ou mauvais pour lui : ses parents sont là pour le guider, veiller sur lui, le conduire : l’obéissance est alors indispensable, et si des parents ne savent pas se faire obéir d’un tout petit, qu’ils soient sûrs qu’il n’obéira jamais. Pour lui, l’obéissance est l’occasion d’exercer sa volonté, et c’est ce qui, peu à peu, le rendra libre. La soumission n’est pas pour faire de nous des robots ou des esclaves, mais des personnes libres, agissant dans la confiance.

Evolution de l’obéissance en fonction de l’âge de l’enfant :
C’est à nous de définir pour les enfants, d’abord ce qui est « permis » et ce qui est « défendu ». Ensuite, ce qui est « bien » ou « mal ». Ne cherchons pas à toujours tout expliquer : un enfant doit obéir parce que sa maman l’a demandé.
1. Les premiers mois, ne pas céder aux caprices.
Période capitale à ne pas manquer ! Et qui commence dès les premiers jours.
« Le nouveau-né va très vite intégrer qu’il a un « pouvoir », celui de mobiliser sa mère en hurlant. Celle-ci va donc devoir elle-même s’éduquer à maîtriser ses émotions et apprendre à reconnaître si le nouveau-né souffre vraiment…ou s’il a réellement besoin de se nourrir, s’il a peur…ou s’il fait du cinéma pour être pris dans les bras […]
C’est inouï ce qu’un nouveau-né est intelligent ! […] Et c’est extraordinaire de voir à quel point il peut être « manipulateur », notamment vis-à-vis de sa maman, tant qu’on ne lui a pas fait comprendre que, à ce petit jeu, il ne gagnera pas !
Il y a une manière de lui parler, une manière de le prendre dans ses bras (plus de douceur…ou plus de fermeté), une manière de le regarder, de lui sourire…ou de lui faire les gros yeux, qu’il va très vite savoir interpréter » (Yannick Bonnet « Les neuf fondamentaux de l’éducation »)

2. De 6 mois à 2 ans et demi : des limites, des contraintes à respecter.
Bébé à quatre pattes découvre le buffet de la salle à manger, la clé l’intéresse beaucoup : il la touche, la tourne…Maman regarde discrètement, amusée. Mais bientôt Bébé va vouloir ouvrir la porte…il faut bien aller explorer l’intérieur du buffet.
Alors maman intervient : « NON », un « non » très calme, mais très ferme. Tout surpris il s’arrête, regarde maman, et tend la main à nouveau. Un deuxième « non », plus catégorique devra l’arrêter dans son mouvement. A la troisième tentative, la maman devra déplacer son petit bonhomme loin du lieu de la tentation, avec quelques jouets pour faire diversion.
Mais l’attrait du « fruit défendu» est déjà fort ! Bébé ne tarde pas à revenir…Même scénario. Sachez résister sans relâche, sérieusement. Il ne mettra pas longtemps à comprendre qu’il faut obéir quand maman dit « non ». Et il saura qu’il faut renoncer à l’exploration du buffet. Surtout ne vous laissez pas « avoir à l’usure » !
A cet âge, pour habituer l’enfant à obéir, il faudra quelquefois un regard sévère, une tape légère, ou une petite fessée suivant les cas…mais toujours adouci aussitôt après, quand les choses sont rentrées dans l’ordre, par un geste d’affection.

3. A partir de 3 ans, le « non » sera remplacé par la notion du « permis » et du « défendu ».
Le schéma sera le même, les occasions plus nombreuses. Si ces mots « permis » et « défendu » ont un sens pour l’enfant, s’il les respecte, le reste de l’éducation en sera grandement facilité les années suivantes. A noter aussi que si les bons « plis » ont été pris avec l’aîné, son exemple facilitera la formation des plus jeunes.
4. Jusqu’à 6 ans, un « pli » à prendre : l’habitude d’obéir.
L’obéissance est une habitude à prendre particulièrement importante, comme celle de se laver et s’habiller, de bien se tenir à table, dire sa prière, rendre service…

5. L’obéissance dans la confiance à partir de 7/8 ans.
L’âge de raison est l’âge de l’éveil du sens moral ; on peut alors, quand la situation le permet, expliquer rapidement, de temps à autre, pourquoi telle chose est mal, telle autre bien. Le côté « contrainte » laisse alors la place à une éducation plus positive et constructive, dans l’amour et la confiance. L’enfant de 8/11 ans a confiance en ceux qu’il aime et surtout dont il se sent aimé. « J’obéis parce que Papa et Maman savent ce qui est bon pour moi.»

6. L’obéissance librement consentie : à partir de 15 ans.
Une fois passée la période d’opposition systématique, l’adolescent comprend peu à peu que ce qui lui est demandé -ou refusé- l’est pour son bien. Son obéissance devient alors intérieure, librement consentie, adhésion de sa volonté à la Volonté divine : il devient responsable de ses actes, vraiment libre.
Dans le même temps le rôle de ses parents devient davantage celui de conseillers, tout en conservant un devoir de mise en garde.

Différentes manières d’obéir :

On peut exécuter un ordre « en traînant les pieds »…ou le faire « de bon gré » et de bonne humeur, en y apportant son consentement intérieur.
De même pour une interdiction qui a été faite : l’accepter est une marque d’humilité.
Mais obéir nonchalamment, en grognant…est-ce vraiment obéir ? L’enfant apprendra que la bonne obéissance est « prompte, joyeuse, entière ».
Il y a aussi plusieurs manières de désobéir : refuser ce qui nous est demandé par ennui ; enfreindre une interdiction donnée ; …faire semblant de « ne pas avoir entendu » !

Et si l’enfant n’obéit pas ?

Lorsque le cas se présente, il faut avoir prévu comment réagir face à certaines résistances et comment y remédier. Ce qui amène à étudier la possibilité d’une sanction qui sera, selon les cas, punition ou récompense. Sans en abuser, ce moyen sera surtout adapté à chaque enfant et à son tempérament.
Néanmoins cela reste, dans certains cas, un moyen nécessaire dans une éducation bien conduite. Disons seulement que toute sanction doit être juste, effective, calme et, surtout pour les plus petits, immédiate.

Se faire obéir, oui, mais dans la confiance. Ce n’est que par cette confiance que nous pourrons obtenir de nos enfants l’obéissance sereine que nous leur demandons, ce qui suppose qu’ils se sentent aimés. Ils puiseront aussi la force d’obéir en prenant Jésus pour modèle dans la prière et les sacrements.

Réfléchissons sur ces paroles de Notre-Seigneur à sa confidente Sainte Marguerite Marie : « J’aime l’obéissance, et sans elle on ne peut Me plaire. Ne fais rien sans l’approbation de ceux qui te conduisent, afin que satan ne puisse te tromper, car il n’a pas de pouvoir sur les obéissants. »

Sophie de Lédinghen

L’examen de conscience

 Bien souvent les parents sont démunis quand leurs enfants leur disent : « A quoi ça sert de se confesser, de toutes les façons je recommence toujours les mêmes péchés ? Je peux reprendre la même liste d’une fois sur l’autre. » Et les voilà avec leur liste qu’ils répètent avec application chaque mois.

Comment pouvons-nous faire pour les aider ? En effet il est très important de leur donner de bonnes habitudes pour ne pas courir le risque de les voir se décourager, perdre la conscience de la valeur de ce sacrement et pour finir l’abandonner à la première occasion ou n’en faire qu’une habitude pascale. Il est vrai que l’Eglise n’impose la confession qu’une fois dans l’année mais ne croyons pas que cela soit suffisant pour progresser dans l’intimité divine.

Nous vous proposons un petit moyen pour les aider.

Un exercice quotidien

Lors de la prière du soir, nous aurons soin de remercier Dieu pour les grâces reçues, pour les bonnes actions accomplies. En effet n’oublions pas ni l’un ni l’autre des aspects : l’honnêteté de la reconnaissance des bonnes actions et la honte du péché commis. Souvent nous avons  tendance à tomber dans un excès ou dans un autre.

Veillons à ce que cet examen soit réel et non pas une petite pause silence.

L’examen de conscience rapide sera suivi de la récitation de l’acte de contrition.

Dans « Mamans vers le ciel »[1], vous avez trouvé comment aider votre enfant à se rappeler des fautes de la journée. Nous allons vous donner ici une façon très concrète d’aider votre enfant à progresser. A vous de l’adapter selon le caractère de votre enfant car il ne faut pas heurter les personnalités. N’hésitez pas à demander au prêtre qui le connait l’opportunité de cette méthode.

La résolution

Apprenez–lui à prendre une ou deux résolutions après chaque confession. Celles-ci doivent être concrètes et applicables chaque jour. Le mieux serait même qu’il les confie au prêtre au confessionnal. Celui-ci pourra l’aider à mieux les choisir.

Elles devront être très précises : me lever dès que le réveil sonne, faire mon lit le matin, obéir dès que Papa ou Maman me donne un ordre, ne pas aller voir ma messagerie plus de deux fois par jour (s’ils sont concernés par cette tentation), lire quotidiennement une page d’un livre spirituel, etc… Il faut qu’on puisse dire facilement si oui ou non on a accompli cet effort. Naturellement il faudra accompagner ce choix en expliquant bien à chacun que ce n’est pas parce les deux cases ont été cochées dès le matin qu’on ne doit plus accomplir d’efforts dans la journée. Ce sont juste des petits moyens pour aider et soutenir l’élan vers le Bien.

Achetez pour chacun un petit carnet avec des feuilles détachables et montrez-lui comment faire le tableau suivant :

Mois de :  
     
   Résolution 1 Résolution 2
 Exemples :  Faire mon lit

Ou dire ma prière du matin

 Obéir au 1er appel pour le travail
1   x  0
2  0  x
3  0  x
4  x  x
5    
6    
7    
8    
9    
10    
11    
12    
… 31    

Puis sur la dernière page, il inscrira le péché de la journée ou éventuellement les péchés qu’il regrette le plus. Ce sera le petit bilan du soir. Le matin, il lui suffira de repenser à ces deux résolutions lors de la prière en demandant à Notre Dame de l’aider à être fidèle.

Cet examen journalier prendra 1 ou 2 minutes au maximum !

Et le jour de la confession bimensuelle ou mensuelle, il suffira de détacher le dernier feuillet et de s’accuser des péchés inscrits. De la sorte aucune faute importante n’aura été oubliée. La résolution sera évidente au vu du nombre de fois que le même péché aura été accusé ; et l’enfant n’aura pas l’impression d’avoir écrit une liste interminable dont il ne connaît plus l’intensité ni le nombre. Il pourra aussi rapidement faire un bilan des résolutions prises, au vu des cases cochées sur son tableau.

Ne croyez pas pour autant que la confession sera de moins bonne qualité : la contrition n’en sera que meilleure car les péchés inscrits étant les plus importants de la journée ils raviveront facilement quelque honte de les avoir commis et ne seront pas oubliés (le simple fait de les inscrire et de les relire nous marque).

Pour faire une bonne confession, quatre éléments sont indispensables :

  1. l’examen de conscience ;
  2. la douleur des péchés ou le regret de ses péchés (contrition) qui comporte la résolution sincère de les éviter à l’avenir.
  3. la confession, c’est l’accusation des péchés, au moins les péchés graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu, d’où la nécessité de l’examen de conscience.
  4. la satisfaction ou pénitence, c’est la volonté d’accomplir la pénitence imposée par le prêtre en guise de réparation pour que l’absolution donnée par lui au nom de Jésus-Christ soit valide.

C’est bien souvent la contrition qui est le sentiment le plus difficile à obtenir. Le temps laissé libre ainsi par l’énumération déjà faite nous permettra d’exciter nos cœurs à ce sentiment ; la lecture de certains psaumes[2], des Litanies de l’Amour de Dieu ou d’une prière nous aidera.

On établira aussi, pour un meilleur progrès, un petit barème de pénitence que l’enfant s’imposera lui-même en cas de manquement. Par exemple se priver d’un bonbon, d’un chocolat, éventuellement d’un dessert, se laver à l’eau froide, etc… si on a manqué à sa résolution ; cela a pour effet de motiver encore davantage car le caractère humain est ainsi fait qu’il a besoin d’être excité pour progresser.

Quant aux progrès dans la vie spirituelle, on en voit vite les fruits car quelque soit la matière dans laquelle on progresse, Dieu voyant notre effort nous aide à avancer dans les autres vertus. En effet si vous tirez sur un doigt de votre main, c’est celle-ci toute entière qui va monter ; il en est ainsi pour les progrès de l’âme.

N’hésitez pas à essayer cette petite méthode, quitte à l’aménager selon le caractère scrupuleux on non de l’enfant mais aussi en rangeant les carnets hors de la chambre commune… L’important étant surtout que vous trouviez la bonne solution pour que chacun de vos enfants considère ce sacrement à sa juste valeur, avec les grâces qui en découlent et non plus comme une habitude ennuyeuse et répétitive. Vous l’aurez ainsi efficacement aidé pour sa vie spirituelle et il sera heureux de constater ses progrès. Or nous savons tous que l’accomplissement du devoir bien fait est un encouragement vers la perfection.

Bon courage à tous.

MT

[1] Collection des 6 volumes « Mamans vers le ciel » Edition du Sel

[2] Psaumes 32, 50, 51

L’apprentissage de la pudeur

La pudeur est une vertu ignorée ou déformée aujourd’hui. On l’assimile trop souvent à la pudibonderie, au mépris de son propre corps, ou au reflet d’un esprit étroit ! Or la pudeur exalte et respecte le corps, qui n’est rien d’autre que l’enveloppe de l’âme et le temple du Saint-Esprit. L’être humain est tout simplement appelé à la dignité d’enfant de Dieu.

Comment initier nos enfants à la pudeur ?

La pudeur se nourrit de la pureté ; tout l’ensemble de l’éducation de nos tout-petits doit être dirigée vers la pureté du cœur. De très bonne heure cela commence par un état d’esprit d’indéfectible attachement à Dieu, et ceci dans les moindres détails de notre vie. Habituons nos jeunes enfants à vivre en présence de Dieu, c’est cette présence qui les soutiendra dans leurs efforts pour bien faire toute chose. Dieu voit tout ! Ces habitudes, prises dès la petite enfance, formeront le soubassement de la formation à la pureté. En outre il n’y a pas de pureté sans maîtrise de soi : «ou l’homme commande à ses passions et obtient la paix, ou il se laisse asservir par elles, et devient malheureux.» Cela veut dire que nous devons donner à nos enfants le sens de l’effort et du sacrifice, le goût de la mortification personnelle.

Quelques exemples concrets :

֎        dans la fermeté des gestes et de la tenue, la politesse, la courtoisie, le langage… Attention au laisser-aller dans la manière de se tenir (la démarche, ne pas se vautrer sur le canapé). Les petites (et jeunes) filles seront attentives à s’asseoir les genoux serrés et éviteront de se mettre « en tailleur » surtout si elles sont en jupe… (Lorsqu’elles sont en chemise de nuit, mieux vaut leur mettre un sous-vêtement).

֎ savoir supporter le chaud, le froid sans se lamenter ou rechercher de confort. Eviter la mollesse ou de se plaindre lorsque l’on a mal…

֎ lutter contre la gourmandise : ne pas toujours prendre ce qu’il y a de meilleur, ne pas manger entre les repas, et même manger ce que l’on n’aime pas sans rien dire. Savoir se priver.

֎ le courage au travail… Aller jusqu’au bout dans un effort physique comme lors d’un pèlerinage ou dans le jardinage…travailler la persévérance.

Pour conserver la pureté, nous disposons de moyens naturels et surnaturels.

Moyens naturels

  1. Eviter l’oisiveté : veiller à ce que les enfants soient toujours occupés (travail, jeu, lecture, bricolage…) N’hésitons pas à jouer avec eux depuis les châteaux de sable jusqu’au jeu d’échec en fonction des âges ! Partager leurs jeux et leurs activités est un «don de soi», c’est le meilleur cadeau que vous puissiez faire à vos enfants et dont ils garderont les meilleurs souvenirs !
  2. Vigilance et fuite des « occasions à risque », mauvais livres ou revues, films douteux, mauvaises fréquentations ou conversations… (« Je fuis pour ne pas être vaincu » disait St Jérôme). Nous ne pouvons pas être toujours avec les enfants, mais il nous appartient d’aller de temps en temps vérifier leurs activités, ce qui se fait, ce qui se dit… Il est impératif de baigner séparément les garçons et les filles, surtout à partir de 2 ou 3 ans. Habituons-les à ne pas sortir nus de la salle de bain…on aura prévu le pyjama avant le bain.
  3. Le Vêtement est destiné à couvrir ce qui doit être couvert. Une personne devient indécente quand elle expose des parties de son corps qui doivent normalement rester cachées. L’impudique fait violence à son prochain en provoquant en lui le scandale ou l’excitation des sens… Les « raccourcissements» et «moulages » actuels sont inconciliables avec la simple dignité humaine et, plus encore, avec notre dignité de baptisés. C’est ainsi que le vêtement témoigne de notre respect du corps. Il doit être sobre et simple, ce qui n’exclut pas son bon goût ni son élégance ! Les personnes impudiques peuvent difficilement réclamer des autres un regard digne sur elles–mêmes. «  Le corps n’est pas étranger à l’âme. Voilà pourquoi, en Mère attentive, l’Eglise nous enseigne que la pudeur est la prudence de la chasteté. » (Pie XII)

Ne nous contentons cependant pas d’une apparence décente, qui, comme chacun sait, peut être trompeuse… La véritable pudeur puise ses fondements dans la pureté intérieure, et la garde du cœur…et de la vue.

Moyens surnaturels

  1. La prière et les sacrements.
  • La prière régulière, personnelle ou en famille, est une aide puissante dans toutes les circonstances. Tout particulièrement dans le combat de la pureté.
  • La prière des parents pour leurs enfants, petits et grands…Confions-les à leurs anges gardiens, à leur bonne Mère du Ciel.
  • La prière de l’enfant lui-même. Soutenons-le afin qu’il y soit fidèle. Qu’il fasse chaque soir et chaque matin la pratique des 3 « je vous salue… »[1] pour rester pur.
  1. Notre exemple…est plus important que tous nos discours.

Pensons à tout ce qui pourrait heurter les yeux, la sensibilité toute neuve de nos enfants… N’hésitons pas à proscrire certaines revues, catalogues. Ayons grand soin des films que nous les laissons regarder. Mieux, regardons-les avec eux pour commenter ensuite ce qui  aura été vu, et ainsi former leur jugement. Quant à la télévision, vous conviendrez avec moi qu’elle n’a pas sa place dans nos foyers. Ayons également un contrôle sévère de l’usage des portables et ordinateurs… nous aurons l’occasion d’en reparler.

Que penser de cette pratique, de plus en plus répandue, qui consiste à se montrer nu à ses enfants, à prendre son bain ensemble, etc… ? La pudeur est un voile posé sur l’intimité conjugale. Cette intimité est sacrée par le mariage et ne concerne en rien nos enfants. Ceux-ci ont besoin d’être respectés comme personnes indépendantes de leurs parents : ils n’ont pas à être projetés dans l’intimité de leurs parents. Cette tendance actuelle au « naturisme familial » est issue en droite ligne  du naturalisme, selon lequel la nature serait bonne en elle-même, sans tenir compte des déviations dues au péché originel…

L’éducation de la pudeur serait aisée, ou presque, si l’enfant pouvait être maintenu à l’abri des dangers, malheureusement ce n’est pas possible, ni souhaitable.

« Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du mal » (Jn 17,15)

C’est donc un combat qu’il nous faut mener, ne perdant jamais de vue que le but de notre existence est de louer Dieu pour l’éternité. Que vos enfants soient forts de vos enseignements ! S’il y a une vilaine affiche, détournons ensemble le regard ; si des gens se tiennent mal, regardons plutôt ce bébé ou cet oiseau…Cela deviendra peu à peu un réflexe et une vraie force. Ne laissons pas entrer de choses laides dans le cœur de nos enfants par les yeux, les conversations, les gestes. Apprenons-leur à fuir le mal, à venir nous trouver s’ils se posent des questions. Et répondons-leur en quelques mots, avec simplicité et douceur.

C’est ainsi que les parents devraient enseigner la pudeur à leurs enfants

Sophie de Ledinghen

[1] Pratique révélée par Notre-Dame à Sainte Mechtilde.

Le sommeil de nos enfants

Saviez-vous que nous passons le tiers de notre vie à dormir? Soit une durée de 25 ans pour une vie de 75 ans !

Il s’agit d’une activité déterminante pour la croissance, la maturation cérébrale et le développement des capacités cognitives de nos enfants. En d’autres mots, le sommeil leur permet de reprendre des forces physiques mais aussi intellectuelles.

Durant le sommeil, les hormones de croissance entrent en fonction et permettent à l’enfant de grandir. Par ailleurs, la mémoire se développe aussi durant cette période et toutes les informations reçues durant la journée s’organisent.

Les parents devraient donc considérer le sommeil comme un élément d’éducation et de prévention au même titre que l’alimentation et la stimulation de leurs compétences.

 Que se passe-t-il lorsque l’on dort ? Continuer la lecture de « Le sommeil de nos enfants »

Commençons sans retard!

Nous entendons souvent que, pour enseigner les vérités de la Foi à nos enfants,  « il faut attendre qu’ils soient en mesure de comprendre » ! Ainsi fait-on écran à la découverte de Dieu par nos petits, et retardons-nous l’éveil et l’éducation de leur Foi.

Il est vrai qu’avant sept ans, l’enfant ne fonctionne pas sur un mode de pensée rationnel : c’est bien pour cela que l’on appelle cette étape des sept ans « l’âge de raison ». Mais si l’on attend ainsi cet éveil de la raison pour commencer l’enseignement de la foi, on perd, de fait, les années les plus précieuses où l’enfant est le plus réceptif aux choses de Dieu.

Avant sept ans, en effet, son mode de pensée n’est pas rationnel, mais affectif, intuitif : il est étonnant de constater à quel point les tout-petits ont spontanément le sens des choses invisibles, du mystère : « le sens de Dieu ». Ils ont véritablement une capacité toute particulière à « capter »le divin.

Et c’est la raison profonde pour laquelle il est si important de commencer très tôt à les mettre en contact avec Dieu.

– D’abord par la prière, bien avant même qu’ils sachent parler

– Ensuite, peu à peu, par un tout premier enseignement des vérités de la Foi.

Nous comprenons donc mieux pourquoi l’Eglise a toujours insisté pour que la formation religieuse commence dès le début de la vie (L’enfant attendu dans une atmosphère de prière par une maman nourrie de l’Eucharistie, n’est-il pas lui-même participant, d’une certaine manière, de cette vie divine ?). Continuer la lecture de « Commençons sans retard! »