La confiance en soi,la responsabilité

Il est parfois surprenant de voir des enfants déjà grands, hésitants, regarder leurs parents avant d’agir. Des enfants peu sûrs d’eux-mêmes, et inquiets de ne pas savoir faire, ou de se faire reprendre. Bien souvent, observer et écouter les explications ne suffisent pas pour l’enfant peu sûr de lui, il lui faut « faire » plusieurs fois pour tout retenir et arriver à agir sereinement et à propos.

C’est tout jeune que l’enfant doit être rassuré, mis en confiance, puis responsabilisé. Cela sera plus facile s’il y a une sérénité, un climat de confiance à la maison, si, pour l’aider, on ne fait pas à sa place, et si on adapte à son âge la difficulté d’apprentissage pour lui faire découvrir ainsi la joie du progrès ou de la réussite.

Donner de bonnes habitudes

Nous le savons, l’éducation commence à la maison. C’est là, dans un climat de joie paisible, que se prennent les bonnes habitudes sous l’oeil attentif et relativement exigeant des parents. Si le cadre est ordonné, structuré dans des « rites » familiaux réguliers et incontournables comme la prière en famille, faire son lit le matin, se brosser les dents, rendre service, etc., l’enfant s’appuiera sur ce socle qui, avec l’âge, le poussera à aller plus loin dans l’effort et l’esprit de générosité.

Si les parents veulent que leurs enfants résistent aux tentations et soient engagés, armés pour les combats de la vie, ils doivent leur donner le sens de l’effort, et celui de la générosité dans le sacrifice. La perspective d’avoir à demander à nos enfants des choses qui leur coûtent ne doit pas nous donner mauvaise conscience. Les adolescents, et plus encore les enfants, comprennent souvent mieux que les adultes la nécessité de se maîtriser, de se surpasser, de se donner, surtout si on les y encourage.

Le privilège de l’habitude est de rendre facile et naturel ce qui paraît étrange à celui qui n’a pas cette habitude. Le geste habituel garde une éternelle jeunesse ! Un enfant prend assez facilement de bonnes habitudes à la maison, pourvu qu’on le raisonne et que l’on manifeste une certaine persévérance dans ses exigences. On peut lui demander assez jeune de ne rien laisser traîner dans sa chambre, de prendre soin de ses affaires, de ses vêtements, de nettoyer ses chaussures, d’être propre, de participer à l’ordre dans la maison en rangeant ce qu’il a dérangé. On habituera l’enfant à être poli, à dire bonjour et merci. Ces petites bases d’exigence personnelle et de délicatesse vis-à-vis des autres sont impératives.

Ne pas faire à sa place

On observe aujourd’hui des enfants passifs, qui se reposent sur les autres sans aucun esprit d’initiative, par manque de motivation ou de confiance en eux parce qu’ils n’ont jamais fait par eux-mêmes. On a l’impression qu’ils subissent tout à contrecoeur. Cela peut venir d’un manque de maturité, mais deux écueils sont à fuir en famille : le manque de motivation, et faire à la place de son enfant.

La motivation est faite de désir ou de besoin, de curiosité, d’intérêt. On pourrait dire qu’elle est le moteur qui pousse à agir. Ainsi l’enfant agit par devoir, ou parce que maman l’a demandé, ou encore parce que ça lui fait plaisir de le faire. Il faut motiver cet enfant, le stimuler, l’encourager, être son moteur s’il n’a aucun courage ! On peut commencer avec lui pour le lancer dans l’effort, mais ne surtout pas faire à sa place. Attention à l’enfant qui entend ses parents se plaindre ou râler souvent pour peu de chose, il en fera autant. Mais s’il les voit joyeux et entreprenants dans leurs devoirs familiaux, nul doute qu’il imitera leur courage.

L’autre moyen de vraiment soutenir nos petits dans leur autonomie progressive est de prendre du temps avec eux. Oh, je vois bien vos regards désespérés : « Où trouverions-nous du temps ? Nous qui courons toute la journée, enchaînant nos tâches sans relâche et redoutant cette horloge qui, malicieusement, accélère son rythme les jours où nous avons le plus à faire !

« Venez-donc voir un peu sur le terrain, ma p’tite dame ! « 

Oui, je le redis, prenez du temps avec chacun de vos enfants et cela est faisable avec un peu de sérénité (plus efficace au labeur que la fébrilité) et un peu d’organisation matérielle. Faites des repas simples, groupez vos courses, ayez un jour de ménage, un autre de repassage, etc. pour la semaine ; le vendredi anticipez la préparation des repas du week-end. Le matin, préparez votre dîner en même temps que votre déjeuner (pendant l’épluchage des légumes, mettez à cuire la quiche du soir). Et lorsque vos enfants rentreront de l’école, vous serez toute à eux pour soutenir les grands dans leurs devoirs, et écouter les petits raconter leurs aventures de la journée.

Les jours de congé ou dès que vous avez un peu plus de temps, prenez l’un de vos enfants pour un peu d’aide à la cuisine (le papa pourra organiser de son côté un petit bricolage utile ou du jardinage avec un autre enfant). Prenez le temps d’apprendre à vos enfants les choses toutes simples, les plus grands seront ravis de vous aider à la cuisine, une vinaigrette, une omelette, battre des blancs d’oeufs en neige, ou bien l’on choisit ensemble un dessert apprécié que l’on prépare à « quatre mains » ! La théorie est simple : on explique, on montre, et on laisse faire en supervisant. Il est facile de passer ainsi, au gré des occasions, d’apprentissage en apprentissage jusqu’à ce que l’enfant puisse faire tout seul, fort de la confiance que lui aura donné son père ou sa mère.

Ce que vous ne mesurez peut-être pas encore, petite maman, c’est la richesse de ces moments de complicité à deux, car « faire ensemble » signifie aussi parler ensemble, rire ensemble, et réussir ensemble. Donner sa confiance à son enfant, c’est lui donner de l’assurance, l’aider à oser se lancer dans l’inconnu… dans des choses de grands ! Et puis, l’air de rien, on peut aussi en profiter pour laisser passer une petite consigne ou recommandation qui sera acceptée de bon coeur, parce qu’elle aura été dite dans un moment propice à une écoute profonde.

Il y a des tas de petites choses que l’on peut faire avec nos enfants, selon leur âge bien sûr. Je sais bien qu’une mère de famille est pressée, que tout irait plus vite si elle faisait elle-même, que ce serait mieux fait que par des mains plus jeunes, et que vous n’auriez pas besoin de rectifier ou nettoyer par derrière… Dites-vous bien que ce temps que vous avez l’impression de perdre aujourd’hui, vous le gagnerez dans peu de temps quand, devenus assurés, vos enfants seront tout aussi efficaces et rapides que vous à vous seconder.

Si votre enfant pose une question pour être rassuré, ne lui apportez pas d’emblée la réponse, aidez-le plutôt à réfléchir par lui-même : « Et toi, qu’en penses-tu ? », « A ton avis, quel est le mieux ? » L’enfant toujours porté par ses parents ne saura rien faire ; mieux vaut l’aider à décider, l’encourager à vouloir faire, à demander la permission de faire si besoin, à prendre des initiatives, à aimer faire des surprises, et même à faire tout simplement par obéissance… Le parent sera patient, encourageant, ne s’énervera pas.

L’enfant timide, réservé, a souvent peur des autres, de prendre la parole. Il a besoin de prendre conscience de ses capacités de réussite, de développer une autonomie. On ne lui mettra pas la barre trop haut, ce qui le découragerait, et le ferait douter davantage de lui au lieu de lui donner la joie d’avoir réussi. Les parents montreront aussi leur joie et leur fierté sans trop flatter l’orgueil.

Un enfant que l’on aura aidé à s’affirmer, à entreprendre, aura moins de crainte à affronter l’adversité, à oser la concrétisation d’un projet, à se lancer dans des engagements, à prendre des responsabilités. Il saura que l’on ne réussit pas du premier coup, qu’il faut y mettre un peu d’ardeur, de volonté si l’on veut être payé de sa peine.

Dans l’éducation de nos enfants, intelligence, affectivité, volonté doivent entrer en lice et l’emporter de haute lutte, pour que chacun mérite l’estime de soi-même, et en réalité afin de répondre à la vocation du chrétien en devenant un adulte capable, responsable, solide, vertueux et fier de sa foi… Le Bon Dieu appelle à lui une jeunesse équilibrée, généreuse, épanouie dans les foyers comme dans les séminaires !

Et nous aussi, parents, devons être responsables. Responsables de ce que nous voulons et faisons pour l’avenir de nos enfants.

Sophie de Lédinghen

Fondue au chocolat


Ingrédients pour 6 personnes :

  • 300 g de chocolat
  • 15 cl de crème fraîche
  • Fruits (bananes, fraises, kiwis, quartiers de pommes…)
  • Autre (pain, brioche, guimauve, noix, biscuits secs…)
    Préparation :
    Faire fondre le chocolat avec la crème fraîche au bain-marie ou au micro-ondes. Mélanger bien le tout. Eplucher les fruits. Couper les fruits en petits morceaux. Les présenter dans des petits ramequins avec la fondue. Tremper les fruits ou autres dans la fondue avec une brochette. Déguster !
    Conseils et astuces :
  • Si vous n’avez pas de caquelon : il vous faut une casserole, un support, des bougies chauffe-plat.
  • Un goûter qui plaît beaucoup aux enfants et permet de ne pas perdre les fruits qui s’abîment.

Wraps au jambon et mayonnaise

Wraps au jambon et mayonnaise
Ingrédients pour 6 personnes :

  • 6 tortillas achetées ou faites maison
  • 6 tranches de jambon
  • Mayonnaise
  • Salade, tomates, concombres.
  • Fromage (facultatif)
    Préparation :
    Couvrir les tortillas de jambon, mayonnaise, légumes désirés. Rouler le tout et c’est prêt !
    Conseils et astuces :
  • Dîner rapide, qui plaît beaucoup aux enfants : ravis de manger « pour une fois » avec les doigts. Pratique quand vous devez laisser vos enfants à une baby-sitter ou à une tante ! Simple, rapide et très apprécié !
  • Peut être utile pour un pique-nique.

  • Recette des tortillas mexicaines:
  • 250 g de farine blanche
  • 1/2 cuillère à café de sel
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 12 cl d’eau tiède
    Dans le bol du robot, mélangez la farine, le sel et l’huile ; pétrissez en ajoutant progressivement l’eau tiède jusqu’à l’obtention d’une boule. Divisez-la en 6 portions. Etalez chaque portion avec un rouleau à pâtisserie pour former 6 disques. Faites-cuire dans une poêle huilée environ une minute et demi de chaque côté à feu moyen. Il ne vous reste plus qu’à les farcir comme vous le souhaitez !

Ma bibliothèque

L’ÂME TRANSFORMÉE AU CHRIST – R. P. Jules CHARTON – Ed. Saint Rémi – 2026
« Tout ce qu’elle voit, l’âme le voit sous l’angle de Jésus, pour ainsi dire, avec Jésus, à travers Jésus, pour Jésus. » Voilà ce à quoi ce livre de spiritualité veut nous faire parvenir. Tout vient de Dieu en nous mais nous devons correspondre à la grâce par la grâce. Il arrive à beaucoup d’âmes de bonne volonté de piétiner dans la vie spirituelle, de se décourager et de finir par être persuadées qu’elles perdent leur temps… Les trois parties de ce livre, très progressives et pleines de pédagogie, nous aideront à parvenir à cette union à Dieu et comme des pièces d’un puzzle, tout le travail réalisé précédemment se mettra alors en place clairement. Un livre essentiel, confié et certainement inspiré par Elisabeth de la Trinité, pour tous ceux qui veulent progresser dans la vie spirituelle.

UN MESSAGE A LA JEUNESSE DE FRANCE – P. Roger-Thomas Calmel – Ed. du Saint Nom – Les cahiers Saint Dominique – 2025
Pour échapper à la morosité des temps et conserver la jeunesse de l’âme, lisez ce petit dossier qui, par la bouche du Père Calmel, donne à tous le goût de l’idéal !
Toutes les questions essentielles y trouvent réponse : état de vie mais aussi crise politique, vie intellectuelle, contre-révolution, etc. Voilà comment apprendre à penser les temps actuels à la lumière de la sagesse de celui qui avait « le sourire lumineux et vainqueur » pour ne pas appartenir au groupe de ceux que « le diable s’acharne à rendre vieux, très vieux » ! Un livre qui devrait être lu par tous à partir de 16 ans, dès cet été !

SANS UNE ONCE DE MISERICORDE – Résister sous l’occupation japonaise en Malaisie – Sybil Kathigasu – Fayard – 2026
Pendant la seconde guerre mondiale, Sybil Kathigasu, infirmière, sage-femme, épouse et mère de famille, résista à l’occupation japonaise même pendant son incarcération grâce à sa foi et à sa force morale Elle trouva dans son amour du Sacré-Coeur la force qui lui permit non seulement de faire survivre sa famille mais encore d’organiser tout un réseau bien rodé. Sans intégrer aucun parti, elle apaisait chacun par son assurance et prit sur elle toutes les responsabilités pour protéger les siens des représailles.
Un livre magnifique qui fortifiera la foi du lecteur en lui montrant qu’avec l’aide de Dieu tout est possible.

MA MAMAN DU CIEL – Mai jour après jour avec la Vierge Marie – Aurélie Kervizic – Ed. Maëlic – 2026
Même si le mois de mai est passé, n’hésitez pas à acquérir ce livre qui nourrira la prière des mois d’été ou le mois du Rosaire ! Pour chacun des 31 jours du mois Aurélie Kervizic raconte une histoire qui saura trouver le chemin des coeurs pour les rapprocher de notre Maman du ciel. Comme dans chacun de ses précédents ouvrages l’auteur illustre elle-même ses récits (apparition, récit historique ou moins connu, mais tous réels) qui forment un magnifique bouquet de louanges !

 

Etre chef

Depuis plusieurs années, nous avons vu la parution de nombreux livres dissertant sur le rôle et la stature du chef, comme si ce sujet méritait d’être particulièrement traité en ce moment, ou plutôt, comme si la perte générale de l’autorité nécessitait de remettre au goût du jour cette notion primordiale du chef, de la tête, du guide. Après avoir saboté toute idée d’ordre ou de hiérarchie, avoir dénigré toute forme d’autorité, le vide laissé par la démagogie du « Tous Chefs », laisse un goût amer aux post-soixante-huitards qui déplorent les conséquences de causes qu’ils ont chéries, et chérissent peut-être toujours…

Car, enfin, comment retrouver des restes de la société patriarcale mise à mal depuis 200 ans ? Quels réflexes perdus après des décennies d’exercice d’une autorité galvaudée, pourraient guider des parents ou des supérieurs qui n’ont eux-mêmes pas connu de réelle structure ou de formation ? Qui, finalement, pourrait servir de modèle de chef ?

Il semble qu’une des réponses soit la transmission par l’exemple : qu’un jeune homme, ou une jeune femme, ait eu la chance de connaître dans son entourage proche, une belle figure d’homme ou de femme remarquable, qu’il ait eu un père ou une mère, un patron ou un supérieur de valeur, notable dans son attitude ou sa façon de prendre des décisions, il saura s’appuyer sur cette expérience ou sur la solidité que représente cette personnalité pour lui demander des conseils, ou pour s’efforcer d’imiter les qualités qu’il a discernées en lui.

Même si les hommes de valeur, ayant de réelles qualités de chef, se font de plus en plus rares, leur influence, à l’image de celle de saint Joseph, chef de la Sainte Famille, discrète mais efficace, rayonne toujours, et d’autant plus que, s’ils persistent dans la conformité au Bien, ils recèlent une parcelle de la stabilité de l’autorité divine.

Alors, soyez de vrais chefs, et vous en attirerez beaucoup d’autres !