Chut!

Tout le monde parle trop. Si nous faisons un examen de conscience honnête, nous nous remémorerons tous ces moments où nous avons trop parlé. Ce dîner où nous avons pris trop de place dans les discussions, ce moment où nous avons médit d’une connaissance ou d’un voisin, cette autre fois où nous avons affirmé avec certitude quelque chose qui s’est révélé faux par la suite. Nous nous sommes bien gardés depuis d’en reparler avec ceux que notre assurance a pu tromper… En y repensant, oui, nous réalisons que peut-être eût-il mieux fallu se taire.

Il y a aussi ces fois où, peut-être submergés par une émotion quelconque, nous n’avons pas non plus retenu notre langue. Nous avons dit des choses que nous regrettons, des insultes, des méchancetés, nous avons divulgué un secret. Si notre ange gardien avait pu nous apparaître, soyons certains qu’il nous aurait dit : « Chut ! Tais-toi, c’est mieux ainsi. »

Le bruit est propice à tant de maux ! Mensonge, vanité, rumeur, médisance, calomnie, parfois même grivoiserie ou blagues douteuses… Ah, si nous tenions notre langue ! Plus encore que notre « parler » sans retenue, nous aimons nous entourer de bruit. Qui, aujourd’hui, n’allume pas systématiquement la radio quand il prend sa voiture ? Qui regarde les paysages dans le train, n’ayant avec lui qu’un livre pour s’occuper, loin de son téléphone ? Qui parfois s’assoit dehors dans le jardin et contemple les oiseaux et les arbres pendant quelques longues minutes bienfaisantes ? Qui ne dégaine pas systématiquement son smartphone à la moindre vibration causée par une notification quelconque ? Qui ne le consulte pas des dizaines de fois par jour ? Qui n’a pas laissé son interlocuteur parler dans le vide, son attention soudainement captée par un message ? Qui ne lit pas des dizaines d’articles de journaux sur tous les sujets, les effleurant tous mais n’en maîtrisant aucun ? Qui, submergé par le flot quotidien d’informations, n’a pas déjà oublié les sujets qui occupaient la une des journaux et de son esprit il y a seulement trois mois ? Qu’en reste-t-il ? Du vent…

Que de bruit ! Comment notre âme peut-elle respirer ? Comment notre intelligence peut-elle fonctionner ? Comment Dieu peut-il nous parler ?

Nous savons les méfaits de la langue non tenue. Mais souvent, nous oublions les autres méfaits qu’entraîne le bruit que nous laissons nous environner, voire que nous créons. Nous pouvons en lister au moins deux : si le bruit envahit notre vie, si nous ne laissons à notre esprit aucun temps de réflexion ni de contemplation, alors nous nous abrutissons. Mais, plus grave encore que les dommages causés à notre intelligence, si jamais notre âme ne peut respirer dans des moments de silence, alors nous nous coupons de Dieu. Le réalisons-nous vraiment ?

Revenons d’abord sur le tort que le bruit cause à l’intelligence. Oui, sans silence, nous devenons bêtes. Nous ne réfléchissons plus. Le muscle de notre intelligence s’affaiblit. Il faut du temps pour construire un syllogisme, vérifier la majeure et la mineure, tirer une conclusion. Il faut du temps pour ne pas tomber dans un sophisme et ne pas nous faire piéger par nos multiples biais psychologiques. Plus encore, il faut une vie plus silencieuse, plus calme, pour qu’après une certaine durée, nous réalisions à quel point notre intelligence s’atrophiait quand nous vivions dans le bruit. Un peu comme il faut quelques mois à une graine pour germer, il faut du temps à notre intelligence pour se remettre à fonctionner efficacement une fois que nous avons fait silence. Ce n’est pas instantané.

Imaginons un élève qui vit dans le bruit : ses résultats vivotent. Un jour, aidé par un bon professeur, il décide de faire le ménage dans sa vie : moins de films, moins de musiques abrutissantes, plus de lectures saines, plus de temps de prière et de méditation. Une fois le silence fait dans sa vie, il devra être patient et persévérer, car il ne verra son intelligence retrouver sa pleine puissance qu’après un certain temps, parfois quelques mois, voire plus ! De même, un adulte qui vit dans le bruit ne pourra retrouver une réflexion profonde et vraie qu’après un temps où le silence sera redevenu roi dans sa vie. Ce n’est pas pour rien que certaines écoles d’élite, notamment aux Etats-Unis, bannissent les écrans et les réseaux sociaux. Voulons-nous être plus bêtes qu’eux ? Voulons-nous que nos enfants restent stupides et soient manipulés par de grandes entreprises américaines ou chinoises tenues par des gens qui protègent leurs enfants de tous les poisons qu’ils font ingurgiter aux nôtres ?

Pour être libre, il faut savoir juger ce qui est bien. Pour juger, il faut savoir réfléchir en vérité. Pour réfléchir, pour que notre intelligence respire et se fortifie, il faut étudier. Pour étudier, il faut faire silence !

Le deuxième méfait du bruit qui nous entoure est qu’il nous coupe de Dieu. Cela est plus grave encore. Oui, soyons-en convaincus, Dieu parle dans le silence. C’est une vérité qui s’impose à nous ! Si nous n’avons aucun moment de vrai silence dans notre vie, alors nous courons à notre perte. Un chrétien qui jamais ne prie en silence après la communion ou après la messe, qui jamais ne médite, qui jamais ne fait de retraite, qui jamais ne s’impose de règles quant à l’usage des écrans (films, téléphones, réseaux sociaux), qui jamais ne sait se taire, qui jamais ne s’émerveille sur ce qui l’entoure, car il ne sait même plus regarder, qui jamais ne fait de réels examens de conscience, alors ce chrétien est en grand danger. Nous pouvons même affirmer qu’il est en danger de mort. Par son inconscience, il érige un mur entre lui et la grâce de Dieu, il se coupe de la source de vie et se dessèche peu à peu.

Alors, ayons le courage de dire stop. À tout ce bruit, disons : « Chut ! Tais-toi ! » et faisons silence, chacun dans son état de vie, comme on peut. Faisons régulièrement le point sur la place que nous donnons au silence dans notre vie. Certes, nous ne sommes pas des moines, mais disons-nous bien que cette place que nous laissons au silence, c’est la place que nous laissons à Dieu dans notre vie.

Louis d’Henriques

L’exemple du Christ


Trente ans de silence et trois ans seulement d’action ; trente ans d’obscurité et trois ans d’éclat. (…) Silence de Nazareth, silence d’une vie publique encadrée de mystère, silence de la mon-tagne éblouie de prières et d’étoiles, silence devant Caïphe, Hérode, Pilate, silence de Gethsémani et de la croix aux sept paroles espacées, silence du tombeau et silence du tabernacle : tous les silences nous sont enseignés.
Père A-D Sertillanges

Une âme de silence


Une louange de gloire, c’est une âme de silence qui se tient comme une lyre sous la touche mystérieuse de l’Esprit Saint afin qu’Il en fasse sortir des harmonies divines ; elle sait que la souffrance est une corde qui produit des sons plus beaux encore, aussi elle aime la voir à son instru-ment afin de remuer plus délicieusement le Coeur de son Dieu.
Sainte Elisabeth de la Trinité

Le secret de Confession

Comme tout le monde désire très vivement cacher ses crimes et la honte de ses fautes, il faut avertir les fidèles qu’ils ne doivent craindre en aucune façon que le prêtre à qui ils se seront confessés révèle jamais à personne les péchés qu’ils lui auront fait connaître, ni qu’il ne puisse jamais leur arriver aucun mal par suite de la confession. Les lois et les décrets de l’Église veulent que l’on sé-visse de la manière la plus rigoureuse contre les prêtres qui ne tiendraient pas ensevelis dans un silence éternel et sacré tous les péchés qu’ils auraient connus par la confession.

Catéchisme du Concile de Trente, Du ministre du sacrement de pénitence

Plante à visée digestives : le psyllium

Après l’étude des antiparasitaires pharmaceutiques et naturels, nous allons maintenant nous pencher sur d’autres plantes qui présentent de nombreux bienfaits. Il s’agit cette fois de plantes qui agissent à la fois sur le transit intestinal et comme chélateurs de substances telles que le cholestérol et les sucres. Ces plantes sont le Psyllium et les graines de Chia. Penchons-nous sur le Psyllium :

Le Psyllium ou Ispaghul ou psyllium blond, est une espèce de plantain, de la famille des Plantaginaceae. S’il est communément admis qu’elle est originaire des régions désertiques d’Afrique du Nord, de l’Asie du Sud-Ouest et des États-Unis du Sud-Ouest, aucune source scientifique ne semble le corroborer.

Le psyllium blond a pour nom latin Plantagoovata, à ne pas confondre avec le psyllium brun, Plantagoafra, anciennement appelé Plantagopsyllium. Le psyllium blond est quant à lui appelé ispaghul. C’est le plantain des Indes ou encore herbe à puces.

Origines du psyllium

L’Inde est le plus grand producteur mondial de psyllium au monde, suivi du Pakistan et des États-Unis. En effet, il règne dans ces régions un climat idéal. Le psyllium est généralement cultivé dans une terre pauvre et sèche. Bien que les tiges puissent être utilisées comme aliment pour le bétail, ce sont les graines qui vont être avant tout récoltées car ce sont elles qui regorgent de principes actifs, et qui vont être choisies pour l’alimentation humaine.

Composition

Le plus grand des avantages du Psyllium blond réside dans sa composition. C’est une plante qui ne contient pas beaucoup de protéines ni de glucides mais qui est vraiment très riche en fibres naturelles. L’ispaghul est donc utilisé dans différents domaines (phytothérapie, soin de beauté, cuisine…), tant ses propriétés sont précieuses. La valeur nutritionnelle du psyllium blond est vraiment intéressante. Pour 100 grammes de poudre de psyllium, il y a moins de 0,2 grammes de glucides, moins de 0,9 grammes de protéines et moins de 0,6 grammes de lipides. La valeur énergétique est de 9,8 kilocalories et 41 kilo-joules. C’est donc un aliment qui est considéré comme peu calorique, sans matière grasse, sans sel et sans sucre.

Bienfaits

1) Coupe-faim : le mucilage concentré dans les téguments du psyllium gonfle au contact de l’eau. Lors de l’ingestion de la poudre, il est donc possible d’obtenir une sensation de satiété, ce qui fait que le psyllium est considéré comme un coupe-faim naturel.

2) Action sur la digestion : le psyllium est d’abord un régulateur du transit intestinal : il absorbe l’eau pour ramollir les selles en cas de constipation ou pour les rendre plus fermes en cas de diarrhée. D’où son intérêt à la fois dans la constipation mais aussi dans toutes sortes de gastro-entérites.

3) Action sur le confort intestinal : son gel porteur de mucus protège la paroi de l’intestin et soulage la sensation de tension en cas d’intestin irritable.

4) Action sur le métabolisme :

Contrôle du cholestérol : ses fibres retiennent une partie des graisses et du cholestérol pour les éliminer directement.

Contrôle de la glycémie : de même ses fibres retiennent les glucides, ce qui diminue l’absorption des glucides par l’intestin, d’où un effet intéressant pour le diabète.

Effets indésirables

Allergies : il n’y a que très peu d’allergies dues à l’ingestion de psyllium blond. C’est une plante qui ne possède pas de réel danger lorsque le dosage quotidien est respecté. Il existe cependant certains effets secondaires qui peuvent apparaître au début de la prise avec des ballonnements et des flatulences. Il faut alors diminuer le dosage lors des premiers jours de prise et augmenter ensuite progressivement.

Contre-indications

– Les enfants et femmes enceintes : ce n’est pas une véritable contre-indication mais l’usage est déconseillé chez les enfants de moins de 6 ans et chez les femmes enceintes.

– Les personnes atteintes de sténoses ou d’obstacles intestinaux : le psyllium augmente le poids des selles et peut créer des difficultés à leur élimination dans ces cas précis.

Posologie

Elle est de 1 cuillère à soupe une fois par jour accompagnée de 1 à 2 grands verres d’eau. Mais mieux vaut commencer par une cuillère à café une fois par jour, et augmenter ensuite doucement s’il n’y a pas d’effets indésirables.

Conclusion

Pour toutes ces propriétés digestives, le psyllium est une plante qui mérite d’être connue et utilisée à condition d’en respecter les précautions d’emploi : une quantité réduite au début et surtout une bonne hydratation en suivant.

Dr Rémy