C omment être un vrai chef si l’on n’en acquiert pas les qualités de prudence, de discernement, de conseil, d’empathie, de force, et de sagesse dans les décisions ?
Un chef authentique ne peut exercer son autorité sans, au préalable, avoir décidé d’être le chef de sa propre « maison », de son intérieur, à savoir de son caractère et de sa personnalité. Et c’est ce qui est le plus difficile. Les plus grands généraux le disent eux-mêmes : c’est le travail sur soi qui est le plus ardu. Il est des batailles intérieures qui sont plus difficiles à remporter que les grandes victoires des plus grands stratèges.
Et, grâce à Dieu, la sagesse de la loi naturelle, renforcée par les préceptes divins, sont d’un grand secours dans ce combat fondamental et quotidien qui incite chacun, à sa mesure, à être d’abord le chef de lui-même, avant de se voir confier d’autres responsabilités.
C’est un grand principe que les parents catholiques doivent privilégier dans l’éducation : l’acquisi-tion des vertus dans les petites choses, la correction de ses petits défauts avant qu’ils ne deviennent grands, pour ensuite être capable d’exercer des fonctions bien plus importantes, voire exception-nelles dans ces temps exceptionnels.
Auteur/autrice : Foyers ardents
La droite verticale, horizontale ou oblique
Pour faire suite à notre article (FA 40) : Au secours ! Mon enfant ne comprend rien en cours de calcul !
La page Soutien Scolaire s’enrichit tout au long de nos parutions par les conseils de notre ami, ancien instituteur qui nous offre le fruit de son expérience.
Après de nombreux conseils pour aider nos enfants en calcul et pour l’apprentissage de la conjugaison, nous présentons ici une explication de la géométrie : tout part du point qui assemblé devient ligne. Celle-ci engendre des droites… Ainsi commence l’histoire de la géométrie que nous allons découvrir ensemble !
Après l’introduction, découvrons la droite verticale, horizontale ou oblique.
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Du laxisme à la trahison
Cher Jacques,
Lors de notre dernière entrevue autour d’un verre, tu me faisais part de ton désarroi face à ces catholiques qui, tout en étant pratiquants, dévoués et pieux, adoptent parfois des attitudes en contradiction manifeste avec leurs convictions. Je me souviens notamment de ce moment où tu me confiais que, parmi tes cinq collègues catholiques, de « sensibilités » diverses, aucun ne respectait l’abstinence de viande les vendredis de carême. C’est pourtant un précepte grave, qui oblige sous peine de péché mortel ! À l’inverse, les musulmans de ton entreprise observent fidèlement le ramadan, en s’abstenant de déjeuner à midi. Tu me demandais alors comment une telle situation pouvait être possible.
La réponse est, au fond, assez simple. D’une part, beaucoup de fidèles ne sont plus réellement formés, tant les rappels concernant les exigences de la doctrine et de la morale chrétiennes se font rares. D’autre part, la notion d’autorité est très abîmée de nos jours. Nous vivons dans une société libérale où le culte du moi tend à supplanter la recherche du bien commun. Dès lors, certains de tes collègues catholiques considèrent probablement qu’il n’existe aucune véritable obligation de s’abstenir de viande le vendredi ; chacun agit selon son propre ressenti…
Je te donne un autre exemple. Il est sérieux – trop sérieux même pour qu’on le taise ou qu’on l’écarte par une fausse pudeur : celui de la tenue vestimentaire. La réalité de notre nature blessée par le péché originel impose en ce domaine des exigences sérieuses. Notre Sainte Mère l’Église les a rappelées régulièrement. Oui, je dis bien l’Église – non pas tel prêtre ou tel éducateur selon sa sensibilité personnelle mais bien l’Église fondée par Notre-Seigneur-Jésus-Christ !
Or, comme moi, tu constates qu’un laxisme devenu insupportable règne aujourd’hui en la matière. Dans les paroisses elles-mêmes, la légèreté se répand : le déshabillé supplante la pudeur ; les tenues provocantes remplacent les tenues discrètes et élégantes ; le sérieux laisse la place au laisser-aller ; et même les confusions inspirées par la théorie du genre – pourtant condamnée par ces mêmes catholiques – s’incarnent dans les tenues ! Si de telles habitudes s’installent à la paroisse de manière répétée et presque ordinaire, que faut-il penser alors de l’attitude de ces mêmes catholiques dans leur vie privée ?
Alors pourquoi en est-on arrivé là ? Pourquoi trop de catholiques réalisent-ils eux-mêmes cette triste prophétie de Notre-Dame à Fatima : « Il viendra des modes qui offenseront beaucoup Notre-Seigneur. Les personnes qui servent Dieu ne doivent pas suivre la mode. L’Église n’a pas de mode. Notre-Seigneur est toujours le même. »
Alors veux-tu, mon ami, que je te donne la raison profonde qui explique ces tristes constats ? Elle se résume dans cette phrase : « Je fais ce que je veux et non pas ce que Dieu veut » ou, pour être plus nuancé : « Je fais ce que je veux, en essayant simplement de ne pas trop m’éloigner de la volonté de Dieu, au lieu de chercher sincèrement à accomplir ce que Dieu veut. » Ainsi, nous voyons certains de nos amis commencer à jouer avec les règles, les relativiser ensuite, pour finalement les rejeter. A cause de leur laxisme, ils finissent par trahir !
La révolution avance ainsi. Elle ne demande pas de renier frontalement ses principes mais de poser des actes qui vont à leur encontre pour petit à petit les renier. C’est ce qu’on appelle la praxis révolutionnaire, arme redoutable de l’idéologie marxiste, et si efficace aujourd’hui.
Cher Jacques, ne crois pas qu’il s’agisse ici d’une fatalité ! Le grand remède souvent ignoré au laxisme, c’est l’amour du bien. L’amour du bien nourrit le sens de l’engagement, encourage de bonnes amitiés, favorise de saines détentes et donne tout son sens au respect que nous devons à l’autorité légitime. Les règles établies par celle-ci ne sont plus vues comme une contrainte ou un fardeau, mais bel et bien comme un moyen pour atteindre le bien. Un aumônier de jeunesse nous répétait souvent : « Là où il n’y a pas d’oraison, il n’y a pas d’hommes » Je trouvais cette formule un peu excessive. Mais avec les années, je lui donne toujours davantage raison. Par l’oraison, en effet, nous contemplons l’unique et véritable Bien. Ainsi, nous orientons notre intelligence et notre volonté vers ce Bien unique. C’est de là que naissent les véritables chefs : ceux qui s’engagent au service de causes authentiques et qui seront des guides pour les autres !
Voici, cher Jacques, les quelques éléments qui t’aideront à mieux saisir pourquoi il manque tant d’engagés aujourd’hui. La crise de la paternité en est une conséquence. Le manque de vocations aussi. Aujourd’hui, en France, avec moins de cent ordinations de prêtres par an, toutes les communautés catholiques, des communautés traditionalistes aux communautés diocésaines, sont touchées par ce fléau. Les remèdes existent, il suffit de vouloir les saisir !
Amicalement,
Laurent
Être une
Pour nous, femmes et jeunes filles, « être chef » peut être la tentation actuelle de revendiquer les mêmes droits que nos compagnons, puisque Dieu nous a donné bien des points en commun et sa miséricorde… Nous pourrions donc nous parer de titres qui ne nous appartiennent pas, vouloir remplir une mission auto-proclamée, assumer certaines carrières, ou encore prendre la place de celui que Dieu a désigné, de toute éternité, pour être chef du foyer, celui qui nous guide et nous protège, époux ou père.
Mais ce serait faillir à notre vocation première et profonde d’être celle attentive qui seconde, soutient et agit sur les coeurs.
Être chef c’est donc pour nous, unifier notre être, posséder notre âme,
Être une.
Notre nature féminine est bien souvent changeante, soumise à notre sensibilité qui va et vient selon le temps, les circonstances, nos impressions, nos sympathies et nos inimitiés.
« La folle du logis » n’a que trop tendance à nous promener de-ci de-là, nous faisant perdre le sens de l’essentiel, ou le cap que nous nous étions donné.
Elle nous fait prendre facilement l’accessoire pour l’essentiel et nous arc-bouter sur des détails, quitte à en être dirigistes, insistantes ou capricieuses.
Aussi, il nous faut apprendre à mettre chaque chose à sa place, pour
Être une.
Régulièrement, prenons un moment pour nous rappeler la primauté de notre chemin vers le Ciel, les obligations de notre vie quotidienne, en accomplissant patiemment et humblement notre devoir d’état.
Veillons à ne pas être dominées par les moyens mis à notre service, qu’ils restent serviteurs et ne deviennent pas nos maîtres. Pour cela, régulièrement, même rapidement, levons nos yeux vers Celle qui nous guidera toujours, Notre-Dame, et demandons-lui ce qu’elle ferait à notre place. La réponse vient très vite, pour comme elle,
Être une.
Asseyons-nous un instant pour mettre chaque chose à sa place, et prions pour voir ce qui nous détourne trop facilement du cap fixé.
Emploi du temps, effort pour éviter de se disperser, ne pas reporter nos tâches, lecture qui fait grandir, bonnes amitiés, saines distractions selon nos goûts pour ne pas être tendue et retomber dans nos travers.
Eviter de ressasser ce qui est passé, laisser le temps faire son oeuvre sans regarder en arrière, tout cela nous incline peu à peu à
Être une.
Si nous sommes sous le coup d’une émotion, laisser une journée ou plus (selon notre tempérament) pour ne pas réagir au quart de tour et se donner une activité précise qui requiert notre attention, nous aident beaucoup.
Laissons de côté les moyens de communication actuels si rapides et sans recul, pour retrouver le calme. Si nous avons besoin de nous confier, faisons-le auprès d’une âme stable et habituellement de bon conseil.
Nous sentons alors notre coeur et notre esprit faire silence, notre intelligence et notre liberté profonde reprendre le dessus.
Nous ne sommes pas seules, bien d’autres avant nous ont connu des difficultés, et ont appris, à
Être une.
Le monde ayant soit rejeté soit perdu la boussole divine est si désemparé, qu’il a besoin de nous trouver sur sa route comme cohérentes et unifiées, apaisantes. Ce n’est pas tirer orgueil pour se trouver mieux que les autres, mais simplement être un bon instrument.
Nous ne mesurons pas l’impact de ce que nous sommes sur ceux qui nous côtoient, parfois nous ne le savons que bien après, parfois nous ne le savons même pas.
Laisser le monde un peu moins mauvais derrière nous, apporter la bonne odeur de Jésus-Christ, entraîner les âmes presque malgré nous (et nous avec) vers le Père, voilà pourquoi il nous faut prier pour la grâce de davantage
Être une.
Jeanne de Thuringe
El Grillo
« … Je viendrai, sous l’azur et la brume flottante,
Ivre du temps vivace et du jour retrouvé
Mon coeur se dressera comme le coq qui chante Insatiablement vers le soleil levé… »
Anna de Noailles – Le Verger (1901)
El Grillo
Josquin Lebloitte, dit Josquin des Près
(entre 1450 et 1455 à Beaurevoir ? – 1521 à Condé sur l’Escaut)
Picard, formé à l’école franco-flammande, c’est le plus célèbre des com-positeurs des débuts de la Renaissance. Considéré comme le premier grand maître dans le domaine de la polyphonie vocale des débuts de la Renaissance, Josquin sera au service de mécènes italiens (Sforza, le Duc de Ferrare) puis de Louis XII.
Chanson profane dans le genre des « frottoles » italiennes (forme poético musicale des débuts de la Renaissance), inspirée par le séjour de Josquin à Milan. Trois frottoles lui sont attribuées, dont la texture est plus simple que ses nombreuses chansons françaises polyphoniques (de trois à six voix).
El Grillo è buon cantore
Che tiene longo verso.
Dalle beve grillo canta.
Ma non fa como gli altri uccelli
Come li han cantata un poco,
Van de fatto in altro loco
Sempre el grillo sta pur saldo,
Quando la maggior el caldo
Alhor canta sol per amore.
El Grillo è buon cantore
Che tiene longo verso.
Dalle beve grillo canta.
Le grillon est un bon chanteur
Qui tient de longues notes
Il chante tout le temps.
Mais il n’est point comme les autres oiseaux
S’ils ont chanté un peu
Ailleurs ils s’en vont
Le grillon reste où il est
Et quand la chaleur est très accablante
Alors il ne chante que par amour
Le grillon est un bon chanteur
Qui tient de longues notes
Il chante tout le temps.
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