Être un homme, vois-tu, c’est triompher du doute,
Cet ennemi mortel, frère du désespoir.
C’est marcher jusqu’au bout, ferme et droit sur la route
Qui mène à la vertu, passant par le devoir.
C’est garder le front haut au jour de la détresse.
C’est porter sans faiblir, l’âme grande en tout lieu.
C’est nourrir dans son sein la force et la tendresse.
C’est aimer ses parents, sa patrie et son Dieu,
C’est rechercher toujours l’épine avant la rose.
Être grand dans la paix, vaillant dans le combat.
Donner son bras, son sang, à la plus noble cause.
Prier, parler, aimer : être apôtre et soldat !
Paul Veron
Catégorie : Mes plus belles pages
Le devoir d’aimer Dieu
Dans les communautés de la vie familiale et professionnelle nous sommes sur un terrain où nous ne pouvons être vaincus que si nous l’abandonnons à l’ennemi : celui du « devoir d’état », expression qui ne se rencontre plus guère dans le langage contemporain, et pour cause ! Tel est le devoir suprême ici-bas qui suit immédiatement, depuis la révélation, le devoir d’aimer Dieu par-dessus toutes choses, et duquel seul dérivent des droits s’il est accompli.
Marcel De Corte – De la force
Vous n’êtes jamais seul!
Grâce à vous il y aura des hommes dont la vie aura été plus belle et plus féconde.
Grâce à vous il y aura un peu plus de bonheur sur la terre et en tout cas un peu plus d’idéal. Dans l’accomplissement de votre mission si exigeante tour à tour crucifiante et exaltante, pensez que vous n’êtes jamais seul. Pensez à Celui au nom de qui finalement vous avez reçu autorité, c’est-à-dire le pouvoir de commander. Aux heures sombres, demandez-Lui avec confiance sa lumière et sa force. Aux heures lumineuses, faites monter vers Lui avec allégresse la joie de votre âme. Comme Foch au soir du 11 novembre 1918 : Non nobis, Domine, non nobis sed nomini tuo da gloriam (Ce n’est pas à nous mais à votre Nom Seigneur que revient la gloire).
Père Gaston Courtois
Le sourire
Il est un bon moyen de se créer une âme amicale : le sourire. Tu veux faire à un camarade une critique que tu juges nécessaire, lui donner un conseil que tu crois utile : critique, conseil, chose dure à avaler ? Souris, compense la dureté des mots par l’affection de ton regard, le rire de tes lèvres, par toute ta physionomie joyeuse et ta critique, ton conseil porteront mieux parce qu’ils n’auront pas blessé.
Guy de Larigaudie
La fermeté virile
es hommes ne recherchent pas la complaisance d’une autorité faible ; ils sont heureux de trouver quelqu’un qui soit fort et sur qui ils puissent s’appuyer. La fermeté virile les rassure, la faiblesse complaisante les met en défiance et finalement les dégoûte.
Lacordaire