« Bien vivre n’est rien d’autre qu’aimer Dieu de tout son coeur, de toute son âme, de tout son esprit, » et comment aimer Dieu si nous ne le connaissons pas ? Aimer Dieu ! Vaste programme ! Et l’aimerons-nous jamais assez ?

La maman pourra lire ou simplement s’inspirer de ces pensées pour entretenir un dialogue avec ses enfants ; elle l’adaptera à l’âge de chacun mais y trouvera l’inspiration nécessaire pour rendre la présence de Dieu réelle dans le quotidien matériel et froid qui nous entoure. Elle apprendra ainsi à ses enfants, petit à petit, à méditer ; point n’est besoin pour cela de développer tous les points de ce texte si un seul nourrit l’âme de l’enfant lors de ce moment privilégié. Ainsi, quand les difficultés surgiront, que les épreuves inévitables surviendront, chacun aura acquis l’habitude de retrouver au fond de son coeur Celui qui ne déçoit jamais !

C’est pour mieux vous aimer, ô mon Dieu, que je viens m’agenouiller quelques instants et me recueillir en votre présence, car je sais que Vous êtes ici, en moi. Par cette méditation, je vous demande la grâce de saisir toutes les occasions de vous montrer que je vous aime, et de grandir dans votre amour.

Composition de lieu

« Celui qui a mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime. Or, celui qui m’aime sera aimé de mon Père, et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » (Jean ; XIV, 21)

Je me vois, petit enfant, dans les bras de mes parents : j’y suis bien, j’entends maman me souffler quelques mots doux, papa s’arrêter un instant de travailler pour me bercer ou m’amuser avec un petit jeu… Je suis aimé.

Corps de la méditation

Il y a mille manières de montrer à ceux qui nous entourent comme on les aime, et cela s’adresse aussi au Bon Dieu et à ses saints.

Le premier moyen, et le plus facile, c’est de le dire : ô mon Jésus, Sainte Vierge, je vous aime ! Je vous donne mon coeur ! Ces mots d’amour peuvent venir naturellement de mon coeur, ou bien se répéter dans des prières que j’ai apprises. Mais je les redis avec amour car je sais qu’elles plaisent à ceux à qui nous les adressons. Pourquoi répéter cinquante fois au chapelet des Ave Maria ? Cela n’aurait pas de sens si je n’étais pas convaincu que la Sainte Vierge aime à m’entendre redire sans fin la salutation de l’ange ! Papa et maman ne se disent-ils pas cent fois par jour « je t’aime » ?

Quand papa ou maman s’arrêtent un moment dans leur journée pour passer un peu de temps avec moi, comme je suis heureux ! Et s’ils pouvaient passer toute leur journée près de moi, je serais aux anges ! Il en est de même pour le Bon Dieu ! Il aime le temps que je lui offre matin et soir lors de la prière en famille, avant et après les repas, celui du chapelet où je tiens compagnie à sa maman, mais aussi ces quelques instants de méditation et de lecture pieuse, ou encore une brève visite à l’église. Et par-dessus tout, quel plus beau moment que le Saint Sacrifice la Messe ! Et plus je pense au Bon Dieu dans ma journée, plus je tâche d’unir ma vie à la sienne et de vivre en sa présence, plus je lui montre que je l’aime. Il ne s’agit pas de prier mains jointes et à genoux toute la journée, mais plutôt de me rappeler qu’un hôte divin habite mon âme en permanence par la grâce sanctifiante, et de vouloir profiter à chaque instant de sa présence en moi.

S’il y a bien quelque chose qui me prouve que l’on m’aime, c’est quand on m’offre des cadeaux ! A ce moment-là mes yeux brillent, mon sourire s’épanouit et je découvre avec ravissement la délicate attention de celui qui me gâte ! Avec Jésus, il en est de même : comme il aime les petits sacrifices et mortifications que je lui offre au cours de mes journées ! Choisies ou non, si elles sont données avec tout mon coeur, elles plaisent toutes au Bon Dieu. Il y a des dates toutes particulières où je m’attends à en recevoir, comme le jour de Noël ou celui de mon anniversaire… De même, le Bon Dieu aime, aux temps de l’Avent et du Carême, à recevoir mes petits présents, mais suis-je obligé d’attendre ces moments-là pour chercher à faire plaisir et offrir de menus plaisirs à Celui que j’aime ? Chaque jour est une fête pour moi, puisque le Roi du Ciel est dans mon coeur !

Rendre service ! Quelle joie dans les yeux de maman quand je vide le lave-vaisselle ou que je débarrasse joyeusement la table du déjeuner ! Quand j’aime, je cherche à faire plaisir, et c’est une bonne chose : mon coeur doit faire preuve de générosité et non d’égoïsme. Dans la vie spirituelle, il en est de même : je peux entraîner les autres à faire plaisir à Notre-Seigneur, et amener au Bon Dieu les âmes par mon exemple. Les oeuvres de miséricorde spirituelles et corporelles sont autant de moyens de servir le Bon Dieu. Si je ne peux les pratiquer toutes, il y en a certainement qui sont à ma portée d’enfant ! Prier pour les malades ou m’en occuper, supporter les personnes ennuyeuses…

Le témoignage d’amour que Jésus préfère, c’est le baiser de mon âme qui s’unit à la sienne dans la Sainte Eucharistie ! Dès le berceau, j’ai recherché le contact avec mes parents, je m’apaisais dans leur bras et j’étais consolé par leur câlins tendres et rassurants. Jésus désire d’un amour ardent cet étreinte intime avec moi, et c’est pour cela qu’il s’est fait si petit dans l’hostie, pour se rendre accessible à tous. C’est lui qui vient en moi, mais c’est moi qui me blottis en lui, je viens chercher dans son amour toute la force dont j’ai besoin pour avancer sur le chemin du Ciel ! C’est vous, Jésus, la nourriture de mon âme, et mon unique besoin ! Chassez de moi toute affection qui ne serait pas de vous ou pour vous, que rien ne me plaise que de chercher à vous aimer toujours plus, et à commencer ici-bas mon Ciel en vivant constamment en votre présence. Prolongez mes communions sacramentelles par l’habitude quotidienne des communions spirituelles, et si je n’ai pas encore eu la grâce de faire ma première communion, préparez-moi par cette belle habitude à ce grand moment de ma vie.

Colloque

O mon Dieu, mon Père, laissez-moi vous remercier pour l’Amour infini que votre Sainte Trinité porte à chacune de ses créatures, et à moi en particulier. Je vous remercie de nous avoir tellement aimés que vous avez voulu nous offrir la meilleure des mères, et à chacun d’entre nous un ange gardien. Merci pour Jésus hostie, à mon tour de vous rendre, avec votre grâce, amour pour Amour ! Je voudrais terminer cette méditation par cette belle prière de saint François-Xavier :

« Mon Dieu, je vous aime ! Ce n’est pas pour le ciel que je vous aime, ni parce que ceux qui ne vous aiment pas, vous les punissez du feu éternel. A la croix, mon Jésus, vous m’avez pressé sur votre coeur. Vous avez enduré les clous, le coup de lance, le comble de la honte, les douleurs sans nombre, la sueur et l’angoisse, la mort… Tout cela pour moi, à ma place, pour mes péchés. Alors, ô Jésus très aimant, pourquoi donc ne pas vous aimer d’un amour désintéressé, oubliant le ciel et l’enfer, non pour être récompensé, mais simplement comme vous m’avez aimé ? C’est ainsi que je vous aime, ainsi que je vous aimerai : uniquement parce que vous êtes mon roi, uniquement parce que vous êtes mon Dieu. Ainsi soit-il. »

Germaine Thionville

Acte de contrition

Bien vivre n’est rien d’autre qu’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit, » et comment aimer Dieu si nous ne le connaissons pas ? Aimer Dieu ! Vaste programme ! Et l’aimerons-nous jamais assez ?

La maman pourra lire ou simplement s’inspirer de ces pensées pour entretenir un dialogue avec ses enfants ; elle l’adaptera à l’âge de chacun mais y trouvera l’inspiration nécessaire pour rendre la présence de Dieu réelle dans le quotidien matériel et froid qui nous entoure. Elle apprendra ainsi à ses enfants, petit à petit, à méditer ; point n’est besoin pour cela de développer tous les points de ce texte si un seul nourrit l’âme de l’enfant lors de ce moment privilégié. Ainsi, quand les difficultés surgiront, que les épreuves inévitables surviendront, chacun aura acquis l’habitude de retrouver au fond de son cœur Celui qui ne déçoit jamais !

Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

Composition de lieu

Je vois mon âme pécheresse, écrasée sous le poids de ses fautes. Je lève vers vous les yeux, ô mon Dieu, et comme la pauvre Marie-Madeleine, je viens mouiller de mes larmes vos pieds divins avec un grand repentir de vous avoir offensé. « Alors (Jésus) dit à cette femme : vos péchés vous sont remis. » (Luc ; VII, 48) Il n’y a pas de pardon sans repentir.

Corps de la méditation

C’est à moi que s’adresse Jésus à travers elle. « C’est pourquoi je te le dis : beaucoup de péchés lui sont remis, parce qu’elle a beaucoup aimé. » (Luc ; VII, 47) A la suite de sainte Marie-Madeleine, je viens par cet acte de contrition exprimer le grand regret de mon âme pour tout le mal que j’ai fait. Et je le fais parce que Celui que j’ai offensé est l’infiniment Bon et que le péché m’en éloigne. Et mon repentir doit être d’autant plus grand que celui auquel il s’adresse est aimable. Et plus j’aimerai le Bon Dieu, plus j’aurai de la peine de l’avoir offensé et plus ma contrition sera grande.

J’ai tapé ma petite sœur qui m’agace en chantant à tue-tête dans la maison : je vais lui demander pardon car je sais que j’ai mal agi et que je ne veux pas recommencer à lui faire du mal, mais il m’est difficile de regretter ce que j’ai fait. C’est vraiment ma tête qui décide de demander pardon, car ma main, elle, a encore envie de frapper hélas.

Ma résolution est ferme, et c’est ce que le Bon Dieu veut de moi. Il me sait faible, inconstant et si vite découragé par moi-même. Alors il me demande seulement de vouloir me reprendre, et sa grâce viendra suppléer à ma pauvre nature blessée. Il ne s’agit pas forcément de pleurer à chaudes larmes mes fautes, mon repentir n’est pas toujours accompagné d’un sentiment de regret, le Bon Dieu, père miséricordieux, me demande de vouloir, et de vouloir toujours, et non de ressentir le chagrin de la faute. Ce chagrin vient en plus, il aide à la contrition et au ferme propos mais ne leur est pas indispensable.

Mais il me faut également réparer le mal que j’ai fait, et c’est pour cela que je veux faire pénitence : aller donner un baiser à la petite sœur chipie, par amour pour mon Père du Ciel que j’ai offensé en premier (dois-je me rappeler que la Sainte Trinité habite en chacune des âmes en état de grâce ?).

Nous n’aimons pas faire de la peine à ceux que nous aimons. Alors, mon Jésus, je veux vous aimer chaque jour plus fort afin de fuir toutes les occasions de péché qui m’éloigneraient de vous. Je sais d’une foi vive que vous m’aimez. Et j’espère avec une ferme confiance en votre miséricorde, qui veut me relever de mes chutes et m’en donne l’occasion chaque jour par la grâce.

Sainte Vierge Marie, vous qui avez été conçue sans le péché, vous en comprenez la laideur. Ne me laissez pas, moi qui suis votre enfant, tomber dans la boue du péché sans le désir confiant de m’en sortir aussitôt. Saint Ange, je m’accroche à votre main secourable, obtenez-moi un cœur humble et contrit.

Germaine Thionville

Acte de charité

 

« Bien vivre n’est rien d’autre qu’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit, » et comment aimer Dieu si nous ne le connaissons pas ? Aimer Dieu ! Vaste programme ! Et l’aimerons-nous jamais assez ?

La maman pourra lire ou simplement s’inspirer de ces pensées pour entretenir un dialogue avec ses enfants ; elle l’adaptera à l’âge de chacun mais y trouvera l’inspiration nécessaire pour rendre la présence de Dieu réelle dans le quotidien matériel et froid qui nous entoure. Elle apprendra ainsi à ses enfants, petit à petit, à méditer ; point n’est besoin pour cela de développer tous les points de ce texte si un seul nourrit l’âme de l’enfant lors de ce moment privilégié. Ainsi, quand les difficultés surgiront, que les épreuves inévitables surviendront, chacun aura acquis l’habitude de retrouver au fond de son cœur Celui qui ne déçoit jamais !

 Mon Dieu je vous aime de tout mon cœur, et par-dessus toutes choses, parce que vous êtes infi- niment bon, infiniment aimable, et j’aime mon prochain comme moi-même pour l’amour de vous.

Composition de lieu

« Jésus dit à Simon-Pierre : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? Il lui répondit : oui, Seigneur, vous savez que je vous aime. » (Jean, XXI, 15). Après sa résurrection, Notre-Seigneur pose trois fois de suite cette question à saint Pierre, qui l’avait trahi quelques jours auparavant.

Corps de la méditation

A moi aussi Jésus pose cette question, et à chaque fois je veux répondre avec la même spontanéité que saint Pierre : « Vous connaissez toutes choses, vous savez bien que je vous aime ! » et surtout lorsque je viens de le trahir par le péché, Notre-Seigneur attend que je lui redise, avec mon repentir, tout mon amour.

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toute ton âme et ton prochain comme toi-même. » Tel est le premier de tous les commandements. Mon Dieu, je Vous aime de tout mon pauvre cœur faible et misérable, et par-dessus toute créature : mes parents, ma famille et mes amis, mais aussi par-dessus cette part de gâteau dont j’ai tellement envie, ou cette collection de playmobils dont je rêve ; et surtout je Vous aime par-dessus moi- même, moi et ma petite volonté propre. Est-il possible de ne pas aimer par-dessus tout ce qu’il y a de meilleur et de plus aimable ? Non seulement Vous êtes le meilleur des pères pour moi, mais surtout aucune créature ne peut Vous égaler ! Même la très sainte Vierge Marie, celle qui m’a pris pour son enfant au pied de la croix, ne peut Vous être comparée ! Si je ne Vous aime pas plus que tout, c’est que je ne Vous connais pas, ou mal. Celui qui n’a jamais goûté le chocolat ne peut l’aimer, c’est évident.

Alors il faut que je Vous connaisse toujours plus pour vous aimer toujours mieux.Vous aimer plus que tout peut sembler facile à côté du commandement qui suit : tu aimeras ton prochain comme toi-même. Cela peut devenir vraiment douloureux, comment aimer autant ce camarade de classe qui ricane à chaque fois que je bafouille dans la récitation de ma poésie ? Ou ma cousine qui joue si bien du violon qu’elle en devient agaçante ? Et surtout ceux qui nous persécutent ? Qu’est-ce donc qu’aimer ?

Aimer, c’est vouloir le bien pour l’autre, c’est-à dire le Ciel ! Se réjouir de ce qui l’en rapproche et s’attrister de ce qui l’en éloigne. J’aimerai mon prochain comme moi-même en me rappelant que nous avons tous étés faits à l’image de Dieu, et je dois respecter cette image, surtout quand la Sainte Trinité a fait sa demeure dans le cœur de mon prochain par le saint baptême. Alors, par amour pour l’Hôte sacré des âmes qui m’entourent, je vais m’appliquer à les aimer chrétiennement.

Colloque

Sur la Croix, mon Jésus, Vous m’avez montré ce que veut dire ce mot : aimer. Et Vous êtes mort par amour pour moi ! Alors, mon âme, réponds généreusement à tant d’amour ! Sainte Vierge Marie, ma tendre mère, apprenez-moi à aimer comme vous, en regardant mon prochain avec les yeux de la charité et de la miséricorde. Mon saint Ange, ami fidèle, aidez-moi à rechercher sans cesse le bon plaisir de Celui que j’aime.

 

Germaine Thionville

Acte d’Espérance

« Bien vivre n’est rien d’autre qu’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son

esprit, » et comment aimer Dieu si nous ne le connaissons pas ? Aimer Dieu ! Vaste programme ! Et l’aimerons-nous jamais assez ?

La maman pourra lire ou simplement s’inspirer de ces pensées pour entretenir un dialogue avec ses en- fants ; elle l’adaptera à l’âge de chacun mais y trouvera l’inspiration nécessaire pour rendre la présence de Dieu réelle dans le quotidien matériel et froid qui nous entoure. Elle apprendra ainsi à ses enfants, petit à petit, à méditer ; point n’est besoin pour cela de développer tous les points de ce texte si un seul nourrit l’âme de l’enfant lors de ce moment privilégié. Ainsi, quand les difficultés surgiront, que les épreuves inévitables surviendront, chacun aura acquis l’habitude de retrouver au fond de son cœur Celui qui ne déçoit jamais !

Acte d’Espérance

Mon Dieu j’espère avec une ferme confiance que vous me donnerez par les mérites de Jésus- Christ votre grâce en ce monde, et, si j’observe vos commandements, le bonheur éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis et que vous êtes fidèle en vos promesses.

Composition de lieu

« Le Seigneur lui-même vous donnera un signe. Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils, et son nom sera appelé Emmanuel. » (Isaïe, VII ;14)

« Mais le Paraclet, l’Esprit-Saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (Jean, XIV ; 26)

Corps de la méditation

L’Ancien Testament est rempli des promesses de Dieu envers le genre humain, la plus importante étant bien sûr le Sauveur tant attendu ! A son tour, Jésus nous promet le Saint-Esprit qui vient dès le baptême, puis à la Confirmation, nous combler de ses dons et de grâces en surabondance, pour que nous ayons la force d’accomplir chaque jour la volonté du Bon Dieu. Mais toute grâce passe par Jésus, par les mérites de sa sainte Passion. « Je suis la voie, la vérité et la vie. Personne ne vient à mon Père que par moi. » (Jean, XIV ; 6) Et Dieu me l’a promis, je suis assuré de recevoir toutes les grâces dont j’ai besoin chaque jour pour me sauver.

Mon Espérance est ferme, tout comme ma Foi sur laquelle elle s’appuie : les mots « confiance » et « fidèle » sont de la même famille que « Foi ». J’ai confiance en Dieu qui va me donner à chaque instant la grâce nécessaire. C’est différent d’un simple espoir humain : j’ai l’espoir de revoir mes cousins à Noël, mais ce n’est pas certain.

C’est pourquoi, appuyé sur la certitude de l’amour de Dieu et la Foi qu’il me donne, j’ai l’espérance d’aller au Ciel. C’est une certitude, je sais que j’aurai la Vie éternelle si je suis fidèle à ce que le Bon Dieu attend de moi. Quel réconfort !

La condition pour obtenir le bonheur éternel du Ciel, c’est ma réponse à la grâce offerte par le Bon Dieu : dans le sermon sur la montagne, par ses Béatitudes, Jésus résume bien ce qu’il attend de nous, et ce qu’il faut être pour gagner le Royaume des Cieux : bienheureux les pauvres, ceux qui sont doux, les miséricordieux, ceux qui ont le cœur pur… Le royaume des Cieux leur est destiné.

Colloque

Sainte Vierge Marie, vous avez vécu dans l’Espérance du Salut, et vous l’avez vu de vos yeux. Au plus fort de la Passion de Jésus, vous avez continué à croire et à espérer, sans faille. Obtenez-moi, je vous en prie, une Espérance ferme et indéfectible.

O mon Père céleste, je vous demande de tout mon cœur la grâce de vous être fidèle, afin que vous puissiez me dire, comme au serviteur diligent :

« Parce que tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. » (Matthieu, XXV,21)

 

Germaine Thionville

ACTE DE FOI

« Bien vivre n’est rien d’autre qu’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit, » et comment aimer Dieu si nous ne le connaissons pas ? Aimer Dieu ! Vaste programme ! Et l’aimerons-nous jamais assez ?

La maman pourra lire ou simplement s’inspirer de ces pensées pour entretenir un dialogue avec ses enfants ; elle l’adaptera à l’âge de chacun mais y trouvera l’inspiration nécessaire pour rendre la présence de Dieu réelle dans le quotidien matériel et froid qui nous entoure. Elle apprendra ainsi à ses enfants, petit à petit, à méditer ; point n’est besoin pour cela de développer tous les points de ce texte si un seul nourrit l’âme de l’enfant lors de ce moment privilégié. Ainsi, quand les difficultés surgiront, que les épreuves inévitables surviendront, chacun aura acquis l’habitude de retrouver au fond de son cœur Celui qui ne déçoit jamais !

Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous nous avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Eglise, parce que vous ne pouvez ni vous tromper ni nous tromper.

Composition de lieu

Dieu est Tout-Puissant, et omniscient, c’est-à dire qu’Il sait tout : Il n’a jamais eu besoin d’apprendre ou de comprendre ; non, Il sait, tout simplement. L’univers est comme un livre ouvert devant lui, qui voit d’un seul regard le passé, le présent et l’avenir.

Corps de la méditation

Jésus nous a dit : « Je suis la Voie, la Vérité, et la Vie. » Comment la Vérité pourrait-elle se tromper ? Comment Dieu infiniment parfait pourrait-Il nous tromper ? Dieu EST la Vérité, puisqu’en Lui et par Lui réside toute chose ; il suffit que Dieu veuille quelque chose pour que cela soit ! Il est tout puissant sur sa Création : Il peut laisser le vent se lever et calmer la tempête ; rien n’arrive sur terre sans qu’Il le permette. Cela ne veut pas dire qu’Il veut tout, mais rien de ce qui se produit n’arrive sans qu’Il le permette, même si nous n’en comprenons pas toujours le sens.

Et moi, je veux croire de toutes mes forces ce que m’a enseigné Dieu à travers le Père, le Fils et le Saint Esprit. Il a voulu me révéler certains de ses mystères, et a choisi pour cela plusieurs moyens : tout d’abord Il s’est révélé par la Bible et les prophètes, qui ont annoncé la venue de son Fils bien-aimé. Puis Jésus a parlé, il est le Verbe, la deuxième personne de la Sainte Trinité. Et son enseignement est résumé dans les quatre Evangiles que nous ont laissés les saints Luc, Matthieu, Marc et Jean.

Mais le Bon Dieu veut aussi m’instruire des vérités du salut par l’intermédiaire de l’Eglise assistée de l’Esprit-Saint. Il veut passer par elle pour m’apprendre la Vérité, et je veux également croire toutes les vérités que l’Eglise nous enseigne depuis des siècles.

Je veux croire, fermement et complètement, à chacune des vérités de la Foi. Ma pauvre intelligence limitée me permet à peine d’effleurer les grands mystères… Mais les anges eux-mêmes comprennent-ils tout ? Nous sommes de pauvres créatures limitées par notre nature, et les plus intelligents d’entre nous sont encore loin de la science divine ! Quelle belle occasion de pratiquer l’humilité, et en même temps d’aimer à apprendre mon catéchisme ! Pour croire, il faut savoir ce qu’il faut croire !

Colloque

De tout mon cœur, je crois, ô mon divin Père, à toutes les vérités qui sont le socle de l’Eglise catholique. Je prends la résolution de bien apprendre mon catéchisme afin de mieux vous connaître et d’augmenter ainsi en moi la vertu de Foi. Sainte Vierge Marie, mon bon ange, je me confie à vous : ne permettez pas que je perde le premier des cadeaux que j’ai demandé le jour de mon baptême, par la voix de mon parrain et de ma marraine :

« Que demandez-vous à l’Eglise de Dieu ?

– La Foi.

– Et que vous procure la Foi ?

– La Vie éternelle. » Ainsi soit-il.

Germaine Thionville