Bien vivre n’est rien d’autre qu’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit, » et comment aimer Dieu si nous ne le connaissons pas ? Aimer Dieu ! Vaste programme ! Et l’aimerons-nous jamais assez ?
La maman pourra lire ou simplement s’inspirer de ces pensées pour entretenir un dialogue avec ses enfants ; elle l’adaptera à l’âge de chacun mais y trouvera l’inspiration nécessaire pour rendre la présence de Dieu réelle dans le quotidien matériel et froid qui nous entoure. Elle apprendra ainsi à ses enfants, petit à petit, à méditer ; point n’est besoin pour cela de développer tous les points de ce texte si un seul nourrit l’âme de l’enfant lors de ce moment privilégié. Ainsi, quand les difficultés surgiront, que les épreuves inévitables surviendront, chacun aura acquis l’habitude de retrouver au fond de son cœur Celui qui ne déçoit jamais !
Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.
Composition de lieu
Je vois mon âme pécheresse, écrasée sous le poids de ses fautes. Je lève vers vous les yeux, ô mon Dieu, et comme la pauvre Marie-Madeleine, je viens mouiller de mes larmes vos pieds divins avec un grand repentir de vous avoir offensé. « Alors (Jésus) dit à cette femme : vos péchés vous sont remis. » (Luc ; VII, 48) Il n’y a pas de pardon sans repentir.
Corps de la méditation
C’est à moi que s’adresse Jésus à travers elle. « C’est pourquoi je te le dis : beaucoup de péchés lui sont remis, parce qu’elle a beaucoup aimé. » (Luc ; VII, 47) A la suite de sainte Marie-Madeleine, je viens par cet acte de contrition exprimer le grand regret de mon âme pour tout le mal que j’ai fait. Et je le fais parce que Celui que j’ai offensé est l’infiniment Bon et que le péché m’en éloigne. Et mon repentir doit être d’autant plus grand que celui auquel il s’adresse est aimable. Et plus j’aimerai le Bon Dieu, plus j’aurai de la peine de l’avoir offensé et plus ma contrition sera grande.
J’ai tapé ma petite sœur qui m’agace en chantant à tue-tête dans la maison : je vais lui demander pardon car je sais que j’ai mal agi et que je ne veux pas recommencer à lui faire du mal, mais il m’est difficile de regretter ce que j’ai fait. C’est vraiment ma tête qui décide de demander pardon, car ma main, elle, a encore envie de frapper hélas.
Ma résolution est ferme, et c’est ce que le Bon Dieu veut de moi. Il me sait faible, inconstant et si vite découragé par moi-même. Alors il me demande seulement de vouloir me reprendre, et sa grâce viendra suppléer à ma pauvre nature blessée. Il ne s’agit pas forcément de pleurer à chaudes larmes mes fautes, mon repentir n’est pas toujours accompagné d’un sentiment de regret, le Bon Dieu, père miséricordieux, me demande de vouloir, et de vouloir toujours, et non de ressentir le chagrin de la faute. Ce chagrin vient en plus, il aide à la contrition et au ferme propos mais ne leur est pas indispensable.
Mais il me faut également réparer le mal que j’ai fait, et c’est pour cela que je veux faire pénitence : aller donner un baiser à la petite sœur chipie, par amour pour mon Père du Ciel que j’ai offensé en premier (dois-je me rappeler que la Sainte Trinité habite en chacune des âmes en état de grâce ?).
Nous n’aimons pas faire de la peine à ceux que nous aimons. Alors, mon Jésus, je veux vous aimer chaque jour plus fort afin de fuir toutes les occasions de péché qui m’éloigneraient de vous. Je sais d’une foi vive que vous m’aimez. Et j’espère avec une ferme confiance en votre miséricorde, qui veut me relever de mes chutes et m’en donne l’occasion chaque jour par la grâce.
Sainte Vierge Marie, vous qui avez été conçue sans le péché, vous en comprenez la laideur. Ne me laissez pas, moi qui suis votre enfant, tomber dans la boue du péché sans le désir confiant de m’en sortir aussitôt. Saint Ange, je m’accroche à votre main secourable, obtenez-moi un cœur humble et contrit.
Germaine Thionville