Antiparasitaires naturels : l’ail

L’une des plantes précédemment citées dans la rubrique des antiparasitaires est une plante que nous connaissons bien et que nous utilisons couramment en cuisine : il s’agit de l’ail.
L’ail est reconnu depuis l’Antiquité comme une panacée chez les Hébreux, les Grecs, les Romains, il était utilisé pour soigner diverses affections : les gousses d’ail broyées faisaient effet d’antiseptique naturel, d’antiparasitaire mais aussi de traitement pour les affections respiratoires et les troubles digestifs.

Composition
L’ail contient des composés soufrés mais aussi du manganèse, cuivre, phosphore, potassium, fer, zinc, sélénium, vitamines A, B6, B9, C et E.
Ces composés sont contenus dans l’Allicine qui se forme lorsque l’ail est coupé cru ou haché. Les propriétés de l’Allicine sont antibiotiques, antivirales, antiseptiques et antifongiques.

Propriétés médicinales

  • Prévention des maux de l’hiver : rhume et bronchite ;

  • Prévention des affections cardiovasculaires par son action sur la diminution du cholestérol sanguin et des triglycérides ;

  • Prévention de l’athérosclérose ;

  • Diminution de la tension artérielle par un effet de vasodilatation ;

  • Diminution du taux de glucose sanguin d’où un intérêt dans le traitement du diabète ;

  • Prévention des cancers digestifs en particulier cancers de l’estomac et de l’intestin ;

  • Effet anti-inflammatoire et antioxydant ;

  • Effet antiparasitaire intestinal : action sur les vers et les oxyures ;

  • Effet de coupe-faim en favorisant la satiété.

Mode d’emploi
En pratique, il suffit de consommer une à deux gousses d’ail cru par jour, dans une salade, haché ou écrasé. La cuisson altère l’Allicine et il faudrait trois fois plus d’ail cuit pour observer les mêmes propriétés qu’avec l’ail cru.

Précautions d’emploi
Il ne faut pas consommer d’ail avant une intervention chirurgicale car il y a interaction avec la prise d’anticoagulant et majoration de l’effet anticoagulant.
Il est à noter que la consommation d’ail cru entraîne une mauvaise haleine : il faut alors mâcher du persil ou de la menthe parce que la chlorophylle contenue dans ces plantes absorbe les composés soufrés qui sont à l’origine de la mauvaise haleine.

En conclusion, l’ail est une plante d’utilisation courante en particulier dans la cuisine méditerranéenne ; elle a des propriétés multiples dont un effet antiparasitaire connu depuis l’Antiquité, mais aussi de nombreuses autres propriétés qui sont utilisées pour les affections courantes de l’hiver et servent à la prévention de ces infections hivernales.

Dr Rémy

Antiparasitaires naturels

Après avoir présenté quelques thérapies conventionnelles fabriquées par l’industrie, comme le Flubendazole (Fluvermal), l’Albendazole (Zentel) ou le Pyrantel (Combantrin) pour le traitement des infections parasitaires, traitements efficaces mais qui ne sont pas dépourvus d’effets secondaires, il faut maintenant parler des antiparasitaires naturels que sont les plantes.

Cependant il ne faut pas non plus s’imaginer que ces antiparasitaires naturels sont tout à fait anodins et dépourvus d’effets toxiques. Ce sont des plantes, certes, mais il faut également être attentif aux effets secondaires et toxiques de ces plantes. Ces remèdes naturels sont utilisés depuis des siècles. Parmi les plantes couramment citées on trouve l’anis, le noyer noir, le clou de girofle, la menthe frisée, l’ail, la gentiane, l’extrait de pépins de pamplemousse, le lapacho, le neem, la feuille d’olivier, l’origan, la propolis, la graine de courge, le lierre odorant, la tanaisie, le terminalia arjuna, le thym, la sève de vermillon et l’absinthe. Aujourd’hui nous porterons nos regards sur l’origan.

L’origan est une plante aromatique utilisée depuis des siècles en Egypte et en Inde, cette plante y est même considérée comme sacrée. À l’époque des Grecs et des Romains, cette plante était très appréciée et utilisée comme symbole de bonheur et d amour en étant offerte aux jeunes mariés. Son nom, origanum, signifie « joie des montagnes » (étymologie grecque : « oros-montagne » et « ganos-joie ») car elle embellissait les pentes et les coteaux arides.

L’origan, aussi appelé origanum vulgare, appartient à la famille des Lamiacées. Elle est aussi appelée marjolaine sauvage et possède une forte odeur de thym très reconnaissable. C’est une plante aromatique très utilisée pour parfumer les aliments, notamment les pizzas, les pâtes, les salades, les poissons, les viandes et diverses sauces, en ajoutant une légère touche piquante et aromatique aux plats. L’origan est très apprécié notamment dans la cuisine italienne et méditerranéenne, devenant une herbe pratiquement incontournable sur les pizzas. C est également une plante emblématique de la cuisine grecque où on le retrouve dans des plats comme le tzatziki ou la salade crétoise. De plus il se marie très bien avec le thym et le basilic.

 

D’un point de vue médicinal, l’origan possède de nombreuses vertus grâce à ses propriétés antioxydantes, antimicrobiennes, anti-inflammatoires et anticancéreuses.

Propriétés thérapeutiques :

  • Antibiotique : l’origan est un antibiotique naturel très puissant : il devient un allié de choix contre la grippe et autres maladies hivernales. Il a aussi une action antivirale. Il est avant tout connu pour ses propriétés antimicrobiennes : il agit comme un antibiotique naturel contre un large spectre de bactéries, virus et champignons. Cette efficacité est due à deux composants majeurs de son huile essentielle : le carvacrol et le thymol.

  • Antiparasitaire : il permet de lutter contre les problèmes intestinaux tels que les parasites intestinaux et les gastro-entérites.

  • Anti-inflammatoire : il contient une multitude de flavonoïdes qui sont de puissants antioxydants. Ceux-ci protègent des radicaux libres. Ils sont également anti-inflammatoires. Certains de ces flavonoïdes régulent le métabolisme des glucides, sont antalgiques et anti-allergiques. Selon une étude de Food Chemistry (2017), cette herbe aromatique possède une activité antioxydante supérieure à celle de nombreuses autres (romarin, thym, basilic), grâce à sa richesse en flavonoïdes, polyphénols, acides phénoliques. L’inflammation chronique, souvent silencieuse, est aujourd’hui reconnue comme un facteur-clé dans le développement de nombreuses pathologies : maladies cardiovasculaires, troubles métaboliques, affections neuro-dégénératives…

     

L’huile essentielle stimulerait la production de sucs digestifs pour faciliter la digestion des aliments. Ses propriétés carminatives aident à réduire la formation de gaz intestinaux, soulageant les ballonnements inconfortables. Enfin, son action légèrement spasmolytique contribuerait à détendre les muscles digestifs, apaisant les crampes et les spasmes.

Effets secondaires : l’huile essentielle d’origan est très puissante et présente une causticité élevée ! Elle est réservée aux adultes et adolescents et pour des occasions exceptionnelles ; elle s’utilise sur des temps très courts. Cette huile ne peut être utilisée par les femmes enceintes. La prise d’huile essentielle d’origan par voie orale est réservée à la prescription médicale et toute personne asthmatique ou épileptique doit demander un avis médical avant d’utiliser cette huile essentielle. Son action antimicrobienne peut aussi affecter l’équilibre de votre flore intestinale. Cette flore joue un rôle important dans la digestion, l’immunité et même le bien-être psychologique. Pour cette raison, on vous invite à utiliser, en parallèle, des probiotiques.

Dr Rémy

Les infections parasitaires

 Depuis des décennies ces infections parasitaires sont connues dans les familles et les plus anciens se souviennent peut-être de la cuillerée d’huile de foie de morue le matin à jeun ou de la tisane de Séné, pour éviter ces parasites intestinaux qui étaient une affection courante chez les enfants et un sujet de préoccupation pour les mamans.

Les signes cliniques les plus fréquents sont les douleurs abdominales, le gonflement du ventre, la présence de vers dans les selles, l’asthénie, l’augmentation d’appétit, mais aussi l’amaigrissement et surtout les démangeaisons anales.

Les parasites les plus souvent rencontrés sont les Oxyures, petits vers de 5 à 10 millimètres, les As- caris, les Giardia, les Amibes et les Tænias.

Les vermifuges prescrits couramment sont le Flubendazole (Fluvermal), l’Albendazole (Zentel), le pyrantel (Combantrin) pour traiter les Oxyures et les Ascaris. L’Albendazole est le traitement de référence pour le Tænia.

Le traitement peut être débuté lorsque les parasites sont identifiés (analyse de selles) mais aussi et plus souvent dès que l’on suspecte cette parasi- tose d’après les signes cliniques observés chez les enfants. Il est débuté sur prescription du médecin. Même si certains vermifuges sont disponibles en pharmacie sans ordonnance, il est essentiel que le traitement soit prescrit par un gastro-entérologue, un médecin généraliste ou un pédiatre afin de choisir le médicament le plus adapté.

Ces médicaments n’agissant que sur les vers adultes, il faut donc renouveler le traitement au bout de 2 ou 3 semaines, pour éviter une nouvelle infestation par les œufs qui ont éclos entre temps. Il est recommandé de traiter toute la famille.

Il existe aussi des remèdes naturels pour lutter contre les parasites mais nous ne faisons que les citer ici pour le moment : l’huile de foie de morue, la gelée royale, la spiruline, la cure d’argile, la camomille, le curcuma, les graines de courge et vermifu- ge naturel incontournable : l’ail et l’origan. Une étude leur sera réser- vée ultérieurement pour dégager les bienfaits de chacun d’eux et leur ef- ficacité dans le traitement des parasi- toses.

Dr Rémy

Les oligo-éléments (suite) Les angines

En cette période de changement de saison, il y a une pathologie qui réapparaît dans les cabinets de consultation : ce sont les angines ou les pharyngites.

Après avoir traité d’une manière générale les infections ORL, il me paraît intéressant de revenir sur ce problème particulier qui ne manquera pas de se manifester dans les familles justement dans cette nouvelle saison où le froid et l’humidité se retrouvent partout.

L’angine est une inflammation ou infection pharyngo-amygdalienne par agression loco régionale, virale et/ou bactérienne, ou évoluant dans le cadre d’une affection générale.  Malgré l’intérêt et la nécessité de l’antibiothérapie dans les formes bactériennes, l’oligothérapie peut jouer un rôle important dans le traitement et la prévention des angines, du moins dans certaines de leurs formes.

Petit rappel :

Les angines se présentent sous plusieurs formes :

1) Les angines érythémateuses ou érythémato-pultacées (angine rouge avec points blancs) :

Elles sont dues à la fois aux bactéries et aux virus.

Les angines bactériennes ont des formes souvent aiguës, avec de la fièvre, un mal de gorge intense, une adénopathie (ganglion) au niveau du cou ; il faut rechercher un streptocoque par un test (Strepta Test).

Les angines virales se présentent avec un cortège d’autres signes : nez bouché ou écoulement nasal avec une inflammation plus diffuse et souvent dans un contexte d’épidémie.

2) Les angines pseudo-membraneuses :

 La Diphtérie (ou Croup) : c’est une maladie qu’on ne retrouve plus beaucoup dans nos pays en raison de la vaccination mais qui était fréquente autrefois.

La Mononucléole infectieuse :  maladie virale qui se voit encore fréquemment avec des inflammatoires marqués et des taches rouges à l’intérieur de la bouche, des adénopathies importantes et de la fièvre. Le diagnostic se fait par un test biologique : le MNI test.

3) Les angines ulcéra-nécrotiques :

Ce sont des angines très douloureuses caractérisées par la présence d’ulcérations au niveau des amygdales, soit bilatérales dans le cadre des hémopathies (maladie du sang), soit unilatérales : angine de Vincent ou chancre syphilitique.

4) Les angines vésiculeuses :

L’herpangine

L’angine herpétique

5) Le phlegmon de l’amygdale

C’est une collection abcédée au niveau de l’amygdale suite à une absence de traitement et un problème plus difficile à traiter, dont la solution est parfois chirurgicale.

Utilisation des Oligo-éléments :

1) Les angines bactériennes :

Cuivre-Or-Argent : une prise par jour pendant 1 mois, puis tous les deux jours pendant un à deux mois.

Cuivre : 3 prises par jour pendant dix jours.

Bismuth : 1 à 2 prises par jour pendant dix jours.

2) Les angines virales :

Cuivre-Or-Argent : même posologie que ci-dessus.

Cuivre : 3 prises par jour pendant dix jours.

Bismuth : une prise par jour pendant dix jours.

3) La Mononucléose infectieuse :

Ce sont les mêmes oligo-élements utilisés et la même posologie sauf pour le bismuth (2 prises par jour)

4) Les angines herpétiques :

Cuivre-Or-Argent : une prise par jour pendant un mois.

Cuivre : deux prises par jour pendant dix jours.

Bismuth : une prise par jour pendant sept à dix jours.

Pour conclure, les oligo-éléments peuvent jouer un rôle important et parfois décisif dans la sédation des signes inflammatoires et infectieux de la période aigüe, la prévention de l’asthénie, la prévention des récidives mais ils ne sauraient se substituer au traitement antibiotique surtout dans les angines streptococciques.

Dr Rémy

Les oligo-éléments (suite) L’hypertension artérielle

L’hypertension artérielle se traduit par une hausse de la pression du sang dans les artères au-dessus des chiffres habituellement normaux. La pression artérielle est considérée comme normale à 120/80, mais les chiffres varient en fonction d’une même personne et de situations différentes. Il existe cependant des marges acceptables, c’est à dire qu’une TA est considérée comme normale à 140/90 au cabinet médical et 135/85 en auto-mesure. 

Elle est mesurée en millimètres de mercure. Le premier chiffre appelé systolique correspond à la pression sanguine dans les vaisseaux du corps lorsque le muscle cardiaque se contracte et le second chiffre, appelé diastolique, correspond à la pression sanguine lorsque le muscle cardiaque se détend et se relâche.

Ce qui nous intéresse, ce sont les hausses de la pression artérielle parce que le danger vient de là.

 

On peut retrouver :

– Des maux de tête,

– Des vertiges,

– Des éblouissements,

– Des mouches volantes dans le champ visuel,

– Des sifflements ou bourdonnements dans les oreilles,

– Des tremblements,

– Une hyperexcitabilité neuro-musculaire,

– Mais aussi des symptômes psychiques : agitation, nervosisme, hyperactivité, anxiété, insomnie, aboulie, syndrome anxio-dépressif…

 

Le traitement par oligo-éléments est simple. Il existe des OE prépondérants et d’autres plus secondaires.

 

1) Les oligo-éléments prépondérants :

 

Le MANGANESE :  il est à donner en première intention.

Il peut en évitant les oscillations tensionnelles ramener les chiffres tensionnels à la normale dans 50% des cas.  Il est à utiliser à raison de 3 prises par semaine pendant 2 mois. Sur un terrain allergique, le manganèse est à utiliser une fois par semaine seulement.

 

Le MANGANESE COBALT : il est à associer au Manganèse dans les hypertensions de la ménopause, dans les états spasmophiles, à raison d’une prise tous les deux jours.

 

Le PHOSPHORE : on peut l’utiliser dans toutes les formes cliniques et en particulier en cas de dysthyroïdie ou de spasmophilie.

 

Le COBALT :  il est intéressant dans les formes d’hypertension accompagnées de vertiges, acouphènes, paresthésies…

 

2) Les oligo-éléments secondaires :

 

Cuivre Or Argent : indispensables dans les états anxio-dépressifs

Lithium : dans les états de nervosisme, anxiété, syndromes anxio-dépressifs

Magnésium : en cas de spasmophilie

Zinc : en cas de dysthyroïdie

Zinc/Nickel/Cobalt et/ou Zinc/Cuivre dans toutes les formes liées au stress.

 

Pour conclure, si après le traitement par oligo- éléments, les résultats tensionnels ne sont pas satisfaisants, c’est-à-dire si les chiffres tensionnels restent toujours élevés, mieux vaut consulter son médecin traitant car un traitement par Béta Bloquants s’imposera alors.

 

Dr Rémy