La mission de la femme

Les exemples de mères de famille que j’avais pu rencontrer dans mon existence ne m’avaient laissé comme souvenirs (modernité oblige) que ceux de femmes assurant les deux rôles en même temps : mères de famille et femmes actives. Et la cohabitation de ces deux emplois du temps n’avait apporté, à ma connaissance, pour les protagonistes, qu’un certain nombre de contraintes qui s’ajoutaient aux obligations familiales.

 Par la suite, l’expérience concrète des urgences hospitalières, m’avait amenée à constater les conséquences désastreuses sur la santé des femmes de l’hyperactivité imposée par un style de vie moderne où les femmes portent en permanence les deux «casquettes» pendant de nombreuses années : instabilité, surmenage, troubles du sommeil et par la suite, mésentente inévitable avec le conjoint. Parfois même, c’est le cycle de violences conjugales qui débutait avec drames familiaux et vies brisées.

Parmi ces foyers déséquilibrés, aux soucis des parents, venaient s’ajouter ceux des enfants qui grandissent seuls : instabilité, anxiété, inattention, désobéissance, troubles du sommeil et retard scolaire. La défaillance des parents, le défaut de présence maternelle étant souvent responsable d’un manque chronique d’affection à l’origine de ces troubles variés.

  Ce surmenage constant des femmes est à l’origine d’un syndrome dit de Burn Out souvent rencontré à notre époque en médecine générale, comme un  syndrome d’épuisement professionnel se traduisant par un «épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel.»

 Ce syndrome peut se traduire par des manifestations plus ou moins importantes, d’installation progressive et souvent insidieuse, en rupture avec l’état antérieur, notamment émotionnelles : anxiété, tensions musculaires diffuses, tristesse de l’humeur ou manque d’entrain, irritabilité, hypersensibilité, absence d’émotion  et les personnes expriment leur trouble de cette manière : Je me sens épuisée ; mes pensées tournent en boucle ; tout me stresse et m’angoisse ; je tourne les situations dans tous les sens, mais en vain, je ne trouve pas de solution.

Mais il existe aussi :

  • des manifestationscognitives comme des troubles de la mémoire, de l’attention, de la concentration, des fonctions exécutives : Je n’arrive plus à me concentrer, même faire un planning est une épreuve ;
  • des manifestions comportementales : repli sur soi, isolement social, comportement agressif, parfois violent, diminution de l’empathie, ressentiment et hostilité à l’égard des collaborateurs ;
  • des  comportements addictifs au sucre, au café ou autres ;
  • des manifestions  de désengagement progressif,  de baisse de motivation et du moral, d’effritement des valeurs associées au travail ; 
  • des doutes sur ses propres compétences (remise en cause professionnelle, dévalorisation) ainsi que d’autres troubles physiques non spécifiques : asthénie, troubles du sommeil, troubles musculo-squelettiques (type lombalgies, cervicalgies, etc.), crampes, céphalées, vertiges, anorexie, troubles gastro-intestinaux.

 Devant ces constatations, quels conseils pouvais-je donner aux mères de famille ?

 J’ai pu me rendre compte que les recommandations ou les traitements médicaux prescrits pour des situations de crise, s’ils étaient un moyen de sortir de la phase aigüe, ne permettaient pas de résoudre les problèmes installés de longue date.  Il fallait qu’il y eût un changement de mentalité, une prise de conscience réelle de ces femmes qui n’en pouvaient plus.

Et ce changement des mentalités indispensable imposait de comprendre que la modernité a porté atteinte à la famille et que le but du monde moderne était justement de détruire la famille. Ce n’est qu’en prenant conscience du rôle fondamental que possède la femme dans le foyer familial qu’il sera possible de revenir à ces valeurs traditionnelles où la femme est présente dans la famille et où elle y tient une place centrale, comme le pilier de soutien d’un édifice. Enlevez le pilier et l’édifice s’effondre. L’équilibre des foyers passe par la famille ; l’équilibre des enfants passe par la présence de la mère de famille au centre du foyer.

 Il m’apparaît maintenant indispensable d’attirer l’attention sur le rôle merveilleux et bienfaisant d’une femme équilibrée au sein d’une famille. Cet équilibre prend sa source dans le don constant qu’une femme fait d’elle-même à la fois pour son époux et pour ses enfants. Une femme s’épanouit mieux dans le cadre familial, sous le regard de l’homme qu’elle aime et dont elle partage l’existence. Elle est heureuse de travailler pour lui et pour ses enfants, de les aider à chaque instant, d’avoir avec chacun d’eux cette proximité d’affection et d’amour maternel, sans chercher de reconnaissance. Elle se trouve dans le don constant et permanent d’elle-même.

 C’est bien là le but d’une vie accomplie  puisque  le Seigneur Lui-même nous apprend qu’il n’y a pas de plus grand bonheur sur cette terre que de donner sa vie pour ceux que l’on aime.

Dr. N. Rémy

Création, Eglise, Don d’Organes

Lorsque Dieu créa l’homme, il le forma du limon de la terre et insuffla ensuite en lui un souffle de vie ; l’homme fut ensuite placé dans le Paradis terrestre et toute son existence, au commencement, fut de louer Dieu, de le servir en toutes choses et de jouir des biens du Paradis terrestre.

Vint ensuite la perte de l’état originel et l’homme, chassé du Paradis, fut dès lors soumis à la maladie, à la mort et aux autres douleurs et misères de l’existence. Mais Dieu lui promit immédiatement la venue d’un Rédempteur grâce à qui il eut l’espérance d’accéder à une plus grande béatitude encore, celle du ciel.

Voici, résumée très succinctement, la doctrine enseignée par l’Eglise, sur la Création, la Chute et la Rédemption. L’homme est un tout, corps et âme, qui est régénéré par la grâce du baptême. Il ne serait venu à personne l’idée de séparer ces deux parties. Il vit dans ce monde sensible dont il est le chef d’œuvre et c’est à lui que sont soumis les êtres inférieurs.

A cette vision centrale de l’homme dans le monde, est venue se substituer progressivement une vision plus  matérialiste de la question, proposée et installée par la science moderne : composé d’atomes et de molécules, activés par l’énergie cellulaire, représentée par la molécule d’ATP[1], l’homme est aussi composé de tissus et d’organes qu’il va devenir possible de réparer en les changeant si besoin  et, en les remplaçant par un organe prélevé sur un autre corps.

 C’est l’activité à laquelle se livrent régulièrement certains médecins des hôpitaux ou autres structures, avec les intentions les plus généreuses qui soient.

Il y a quelques jours justement, un homme très âgé a été admis aux urgences à la suite d’un accident vasculaire cérébral. Il ne lui restait que peu de temps à vivre et sa famille était auprès de lui, laquelle ne comprenait pas la situation réelle de leur parent et espérait simplement son rétablissement.

Mais sans attendre cette évolution fatale, dès que la nouvelle fut connue du service, l’équipe de prélèvements d’organes s’est mise en activité et des contacts ont été pris pour prélever au plus tôt les organes qui  fonctionnaient encore normalement, afin de les adresser au centre de recueil le plus proche.

Un neuro chirurgien, interrogé à ce moment-là, sur la pertinence de ce prélèvement, se mit à rire et dit : « Laissez-lui ses organes, il  n’est pas encore mort… » Ce qui freina pour un temps la machinerie installée pour cette préemption.

Ce prélèvement pose des questions morales gravissimes qu’il n’est pas possible de développer en peu de mots. Que l’on sache cependant qu’à l’heure actuelle, tout individu est considéré par la loi française, comme un donneur d’organes potentiel. Et en cas d’accident, un prélèvement pourra être effectué avant même que votre heure ait sonné.

Il n’est pas possible légalement de s’opposer à ce geste, à moins d’avoir fait connaître, de son vivant, à son entourage sa position sur le sujet, à la fois de façon orale et écrite ; mais même cela, n’est plus suffisant car il faut également avoir rempli le formulaire d’inscription au Registre National des Refus.[2]

Moyennant ces précautions, il est probablement possible à l’heure actuelle, d’espérer que la main humaine n’interviendra pas en cas d’accident, à  l’heure de notre mort.  

Dr R. N. Rémy


[1] Adénosine Tri Phosphate.

[2] www.registrenationaldesrefus.fr

Savoir recevoir


La capacité de donner et de savoir donner concerne tous les compartiments de l’existence humaine mais elle s’exprime plus spécifiquement dans le domaine médical. Le fait de donner des soins constitue la pratique journalière de tous les médecins ; à l’inverse, le malade, lui, va se trouver dans une situation qui est celle de recevoir des soins. Nous allons voir que le fait de recevoir, appliqué à ce domaine précis, n’est pas aussi simple que cela pourrait le paraître et que cela engendre des comportements différents.

 En effet, la maladie constitue une faiblesse, un déséquilibre du corps humain dont l’état normal est représenté par la santé. Toute atteinte à cet équilibre naturel  représente une agression pour un patient qui doit alors faire face à une situation nouvelle à laquelle il n’est pas préparé et qui génère une souffrance qui est à la fois physique et morale.

Le patient se trouve alors plongé brutalement dans une situation inhabituelle de danger qui entraîne souvent de la peur. La façon de recevoir cette situation est différente selon les malades : certains l’accueillent avec calme, s’ils arrivent à relativiser le degré de gravité ; d’autres avec une inquiétude qu’ils parviennent à contrôler et ils savent attendre un avis médical qui permettra de les rassurer et de traiter en même temps le dommage corporel ; d’autres encore, se laissant emporter par leurs émotions et n’étant pas habitués à les dominer, manifestent bruyamment leur frayeur, ce qui va entraîner toute une série de réactions communicatives dans l’entourage immédiat car la peur se transmet facilement. Or il faut savoir que la peur majore la douleur et que l’intensité même de toute douleur est augmentée par un climat de peur.

On a donc vu des parents affolés se précipiter aux urgences, passant devant toutes les personnes de la salle d’attente et entrant de force dans le service, tenant dans les bras leur enfant qui venait de tomber et présentait une plaie superficielle du cuir chevelu dont le saignement abondant leur avait fait croire que l’état de l’enfant était très grave. Leur propre affolement augmentait encore les cris de l’enfant qui pleurait à juste titre, et a provoqué, par voie de conséquence, un malaise de la maman, entraînant sa chute, et un accès de violence du père, se précipitant sur les murs pour y décocher des coups de poing. La peur est à l’origine de ce type de situation qui devient inextricable…

Une autre composante de la maladie, après la peur, est donc celle de la douleur. Là encore les réactions ne sont pas les mêmes selon les personnes parce que les seuils de sensibilité à la douleur ne sont pas identiques pour chaque individu et il est difficile d’établir des comparaisons. Mais l’on peut cependant constater que pour un même dommage corporel, certains vont rester calmes et accessibles à la discussion, capables d’expliquer la survenue de leur accident ou de leur maladie et d’autres vont présenter un état d’agitation qui rend toute conversation impossible et nécessite une intervention urgente de médicaments. Or l’agitation va diminuer le seuil de perception de la douleur et en augmenter ainsi la sensibilité ; à l’inverse, le calme entretenu par une respiration régulière va permettre de diminuer la perception de la douleur. L’agitation est fréquente chez les enfants et provoquée à la fois par la peur et la douleur ; aussi l’utilisation d’un gaz dit «hilarant», mélange de protoxyde d’azote et d’oxygène, permet en modifiant les perceptions sensorielles, de diminuer à la fois la peur et la douleur et facilite les interventions de petite chirurgie.

Le troisième volet, appliqué au domaine médical, sur ce thème de «Savoir recevoir», portera donc sur la manière de recevoir les soins pour un patient. Tout malade effectue une démarche pour recevoir des soins puisque son premier but est de recouvrer la santé. On pourrait croire que toute personne arrivant en consultation et recevant les soins nécessités par son état, manifeste une reconnaissance proportionnelle au soulagement physique et moral obtenu. Mais là encore, le comportement des gens est différent et varie selon la structure psychologique propre des individus, selon leur mode d’éducation et leurs convictions spirituelles (pour ceux qui en ont).

Or la société moderne actuelle, en favorisant l’athéisme et  l’individualisme, entre autres choses, a permis le développement de conduites égocentriques et facilité l’émergence d’un nouveau type de patients qui se situent dans l’exigence : le malade est en droit de demander les soins dont il a besoin, le médecin qu’il souhaite, le type d’examen qu’il réclame et il est tout simplement en droit de demander de retrouver la santé. Là comme ailleurs, le patient «de l’exigence», qui est bien sûr un homme moderne, met en avant ses droits en oubliant ses devoirs. Or le devoir d’un malade est d’abord de ne pas altérer sa santé par des conduites addictives et des comportements inappropriés. Car la santé n’est pas un droit mais une grâce accordée à l’homme selon la libéralité de Dieu et en vue d’un bien spirituel.

Ainsi donc toute personne, placée devant la maladie, présente un comportement différent selon sa propre capacité à recevoir cette situation de déséquilibre, à gérer  la peur provoquée par l’inconnu, la douleur  associée au dommage corporel  et à se référer à une croyance spirituelle qui lui permettra de transcender les maux de l’existence.

Dr. N. Rémy

Le don de sang

Le don de sang est un processus par lequel un donneur est volontaire pour se voir prélever du sang qui sera conservé dans un endroit sécurisé,  avant d’être transfusé à  une personne malade ; il s’agit de prélever tous les composants du sang sur un donneur et de les transférer partiellement sur un receveur.

En France, le don de sang est un acte bénévole, codifié et sécurisé, contrairement à certains pays où le sang est considéré comme un bien marchand. C’est la forme de don la plus courante à l’heure actuelle.

Tout don de sang nécessite une prise en charge rigoureuse par du personnel médical et para-médical expérimenté : le donneur est d’abord accueilli et son dossier est créé ; il doit présenter une pièce d’identité pour que le secrétariat de l’EFS (Etablissement Français du Sang) puisse s’occuper de son inscription administrative ; les données enregistrées permettront de le contacter ultérieurement pour toute information relative à son don.

Pour chaque don, il y a attribution d’un numéro unique sur le plan national ; il sera le seul identifiant permettant de suivre la chaîne entière du don et garantissant de façon anonyme le lien entre le donneur et tous les receveurs transfusés : c’est la traçabilité.

Il est ensuite remis au donneur un questionnaire de santé à remplir : c’est un document de préparation à l’entretien médical qui aura lieu par la suite ; le don est en effet un acte responsable et le donneur s’engage à répondre avec sincérité sur ses motivations et son état de santé, ce qui est indispensable pour la sécurité du receveur.

Ensuite le médecin s’assure qu’il n’y aura de risque ni pour le donneur ni pour le receveur. Cet entretien est suivi d’un examen clinique avec prise de tension artérielle et vérification du taux d’hémoglobine du donneur. Il est obligatoire avant tout don de sang.

Enfin le donneur et le receveur signent conjointement le questionnaire confirmant que le donneur a lu et compris les informations fournies, a eu la possibilité de poser des questions et a reçu les réponses satisfaisantes aux questions qu’il a posées, qu’il a donné son consentement pour la poursuite du processus de don et  qu’il affirme que tous les renseignements fournis sont exacts.

Ensuite se déroule le prélèvement. Il est sécurisé par l’utilisation de matériel stérile à usage unique. Après désinfection de la peau au niveau du pli du coude, la ponction se fait par un cathéter ; les premiers millilitres de sang prélevés sont dérivés vers une petite poche pour permettre l’élimination des bactéries qui seraient introduites au moment du prélèvement. Ils ne rentreront pas dans le circuit de la transfusion mais serviront à remplir des tubes d’analyse pour la réalisation d’examens biologiques (groupes sanguins, tests virologiques) ; le reste du sang est recueilli dans une poche destinée à la transfusion proprement dite. Les composants du sang utilisés sont les globules rouges (concentrés érythrocytaires conservés pendant 42 jours), les plaquettes sanguines (conservées pendant 5 jours) et le plasma congelé (conservé pendant un an).

Les globules blancs sont majoritairement enlevés de ces produits ; ils sont en effet transporteurs de certains virus et peuvent provoquer des effets secondaires chez le receveur.

Les globules rouges sont utilisés pour des malades atteints de leucémie ou de cancer et en cas d’hémorragie massive, mais dans ce dernier cas, ils sont transfusés avec du plasma. Le plasma est utilisé chez les malades souffrant d’hémorragies et de troubles de la coagulation ou d’un déficit immunitaire grave.

La durée du prélèvement est environ 10 minutes au cours desquelles 450 ml environ de sang sont prélevés ; en fait le volume varie de 420 à 480 ml en fonction du poids du donneur. La prise en charge globale (installation, transfusion, repos et collation après le prélèvement) allonge la durée de l’acte à 45 minutes environ.

Les personnes autorisées à donner leur sang sont toutes celles dont l’âge va de 18 à 70 ans et qui ne font pas l’objet de mesures de protection légale (tutelle). Une femme peut donner son sang 4 fois par an et un homme 6 fois par an.

Tous les groupes sanguins sont les bienvenus mais les donneurs du groupe O négatif (O-) sont particulièrement recherchés puisque ce sang peut être transfusé à tous les patients sans aucun risque : ce sont des donneurs universels.

Après la transfusion, certaines activités sont déconseillées dans les heures qui suivent un don ; ce sont les activités à risque, les activités aquatiques ou encore la conduite dans les transports en commun, qui pourraient mettre en danger le donneur et d’autres personnes dans le cas de malaise survenant après ce don.

L’établissement de transfusion sanguine demande que lui soient signalés tous les problèmes de santé omis lors de l’entretien préalable ou déclarés secondairement chez les donneurs, dans les quinze jours qui ont suivi un don : la sécurité des receveurs en dépend.

En cas de fièvre apparaissant dans les heures ou les jours qui suivent un don, l’agent infectieux pouvant être déjà présent dans le sang au moment du don et représenter un risque potentiel pour le futur receveur, il convient de prévenir l’établissement de transfusion. Dans la majorité des cas, le sang est encore stocké dans l’établissement et n’a pas été transfusé ; il peut alors être détruit.  S’il a déjà été transfusé, une enquête peut alors être déclenchée grâce à la traçabilité des produits pour que soient réalisés des tests biologiques chez les receveurs.

Il existe de plus une vigilance du côté de l’EFS (Etablissement Français du Sang) : des analyses biologiques sont effectuées pour chaque don ; si l’un des examens révèle une anomalie, l’utilisation du sang pour une transfusion ne sera pas autorisée et le donneur en sera informé.

Le don de sang est la forme de don la plus courante actuellement ; il représente une aide incontestable dans la prise en charge de certaines maladies comme les anémies, les hémorragies chez les patients victimes d’accidents de la voie publique, mais il est d’apparition récente dans la société et nous verrons dans un prochain bulletin comment s’est déroulée au plan historique la mise en place de la transfusion sanguine.

                                                           Docteur N. Remy

L’aluminium dans les vaccins

        La question de l’aluminium dans les vaccins est un point qui mérite l’attention  tant il est important pour les familles.

L’aluminium est utilisé dans les vaccins comme adjuvant de l’immunité. La présence d’adjuvants permet «de réduire la quantité d’antigènes par dose de vaccin (économie) et augmente la réponse immunitaire chez les personnes ayant un faible potentiel immunitaire, les nourrissons et les personnes âgées.

Au tout début et à  la fin de la vie, le système immunitaire inné est faible, ce qui oblige à ajouter l’adjuvant pour stimuler surtout le système immunitaire adaptatif. L’adjuvant active les récepteurs des macrophages. Ont été utilisés le Tapioca, la saponine, des miettes de pain, puis des sels d’aluminium (hydroxyde et phosphate), de calcium, du formaldéhyde, des émulsions huileuses contenant squalène et eau, des dérivés des bactéries et des hydrates de carbone. Le formaldéhyde, comme l’aluminium, restent des produits qui inquiètent les familles[1]».

En ce qui concerne les sels d’aluminium, le professeur Romain Gherardi, du département de pathologie du CHU Henri Mondor à Créteil et de l’Inserm U955, unité de recherche biomédicale, ciblant les interactions cellulaires dans le système neuromusculaire, a démontré que l’aluminium est «biopersistant» contrairement à ce qui a été largement diffusé par les fabricants de vaccins.

L’aluminium que reçoit le corps par les vaccins qui en contiennent, se stocke dans les cellules dites «macrophages»  au site d’administration du vaccin, mais aussi dans d’autres sites, comme le système musculaire et le système nerveux. Il en résulte un syndrome de fatigue chronique parfaitement identifié avec les signes suivants : douleurs musculaires et articulaires, troubles de la mémoire, somnolence que l’on retrouve chez 90% des patients atteints de Myofasciite à macrophages.

Les travaux de recherche du professeur Gherardi sur les souris ont apporté la preuve de la présence de dépôts d’aluminium dans la rate (organe immunologique par excellence) et le cerveau, jusque dans les zones de la mémoire (hippocampe), jusqu’à une année et au-delà après l’injection intramusculaire»[2].

«La toxicité des sels d’aluminium reste donc encore largement discutée. Sont-ils responsables de la Myofasciite à macrophages ?

  • Oui pour ceux qui attestent la présence à long terme (dix ans après) de l’hydroxyde d’aluminium dans les macrophages au site d’une vaccination précédente ;
  • Non pour d’autres spécialistes qui ont découvert une maladie musculaire congénitale qui explique la maladie. Le débat reste ouvert».

Si la relation entre Aluminium et Myofasciite n’est pas encore formellement établie, il n’en demeure pas moins que «les pansements oraux, digestifs en sachets ou en flacons, les déodorants, les emballages alimentaires, les batteries de cuisine, tous contenant de l’aluminium […] sont soupçonnés d’être à l’origine de pathologies neurologiques dégénératives[3]».

        D’autre part, «l’adjuvant aluminium ne serait pas que neurotoxique. Comment ne pas le suspecter d’être cancérigène puisque, chez l’animal vacciné, on observe régulièrement des cancers aux points d’injection, même plusieurs années après la vaccination.   Coïncidence ou corrélation[4] ?»

           Comme nous pouvons donc le comprendre au vu de cette énumération, les effets de l’exposition à l’aluminium ne sont simplement qu’ébauchés en l’état actuel des choses : les risques pour la santé sont nombreux et variés  mais  la détermination de l’impact sur la santé reste encore extrêmement difficile et demeure une source de nombreuses controverses.

Dr. N. Rémy

[1] Professeur Joyeux, Les Vaccins, Editions du Rocher, p. 204.

[2] Pr Joyeux, Les Vaccins, Editions du Rocher, p. 206.

[3] Jacob L.M., La Nutrition raisonnée, Editions Résurgence, 2015.

[4] Pr Joyeux, Les Vaccins, Editions du Rocher, p. 207.