Le rôle maternel dans les différents âges que traverse l’enfant


C’est vraiment à l’Esprit Saint lui-même qu’elle doit s’en remettre pour s’acquitter pleinement et simplement de cette tâche redoutable. C’est seulement dans la prière qu’elle trouvera lumière, force, précision pour atteindre son but et répondre à ce que Dieu lui demande pour chacun des êtres qu’elle lui a donnés et qui lui ont été confiés dans une pensée d’ineffable condescendance et d’infinie bonté. Et puis quand une mère a tout épuisé humainement, quand sa science s’arrête impuissante et se brise à des difficultés inéluctables, qu’elle se souvienne à cette heure poignante et désespérée, qu’elle peut encore souffrir en silence et sauver son enfant par ses larmes comme jadis Monique sauva Augustin. Quand on a mis en Dieu sa confiance, on peut, on doit tout espérer de Lui, on doit faire l’assaut de son coeur par une confiance illimitée. La puissance des mères s’exerce en effet sur le coeur de Dieu par une prière humble, persévérante, suppliante. Que peut-il refuser à des âmes qui partagent avec Lui une tendresse qui leur donne le même titre et le même privilège ? Que les mères osent beaucoup demander à Dieu, qu’elles osent tout et elles seront comblées de bénédictions et de richesses patriarcales, car la bénédiction du Très-Haut s’étend par elles de génération en génération. Grâce à certaines mères, il y a des races à jamais bénies…
G. de Boisgiroult – La femme au foyer

Le silence du soir

Ce n’est pas le silence. Ecoute ! Tout est noir,

La nuit obscure fait toute chose pareille,

Le ciel verse un repos immense ; pour l’oreille

Tout bruit a cessé. L’âme entend en ce moment

Une foule de voix sortir confusément

De cette ombre en disant des choses inconnues.

Il semble que les eaux, les plaines et les nues

Sont pleines de secrets qu’elles vont révéler,

Et dès que tout se tait, tout commence à parler.

Victor Hugo

Une eau calme


Ce silence religieux, pareil à une eau calme, où tout ce qui compte se reflète et où tant d’influences heureuses peuvent surgir, c’est le secret des grands êtres. Leur recours est dans cette apparente immobilité qui est une vie si active. A ces moments où rien ne leur arrive, ils ont loisir de penser à ce qui arrive toujours. Ils s’unissent à l’Esprit qui anime notre univers et se propose aux âmes.