Dimanche en famille.

 Comment créer une atmosphère de paix et de joie de vivre pour nos dimanches en famille ?

Voici quelques pistes que vous pourrez exploiter à votre gré :

  • S’arranger pour que les tâches ménagères soient terminées le samedi soir ou réduites au minimum pour le dimanche ;
  • Préparer ses menus à l’avance en ayant soin d’anticiper sur la confection des plats, afin de n’avoir qu’à programmer le minuteur du four le jour même, ou à sortir les plats tout prêts du réfrigérateur ;
  • Ne pas calculer une heure de réveil trop juste, afin que le départ à la messe ne soit pas l’occasion d’une foire d’empoigne pour occuper la salle de bain, ni d’une course de fond tout au long du trajet ;
  • Eviter les achats et séjours dans les magasins ;
  • Refuser les invitations (autres que familiales), afin de rester avec les enfants et que ce jour soit la « plaque tournante » de la semaine, le meilleur moment de convivialité familiale, (surtout quand les enfants sont loin de la maison durant la semaine) ;
  • Prévoir par avance une occupation en commun pour l’après-midi (voir les articles des précédents numéros) ;
  • Si certains de vos enfants doivent repartir le dimanche soir, exiger qu’ils aient fait leur sac dès le samedi soir, afin d’éviter les réclamations de dernière minute : paire de chaussettes introuvable, dentifrice, fournitures scolaires…
  • Prévoir un ou deux sujets de conversations, ou un passage de livre à lire en famille au coin du feu, pour agrémenter la culture et les débats familiaux ;
  • Si possible, oublier pour une journée, les soucis matériels, les téléphones portables et les ordinateurs, et laisser de côté les querelles intestines. Cultivez la paix et imposez un « cessez-le-feu » général, en l’honneur du Bon Dieu.

Que ce jour représente, une fois par semaine, la joie de la « Trêve de Dieu »

Visiter une exposition

 « Sachons nous détendre pour éviter le surmenage, mais dans le choix de nos détentes, évitons énergiquement ce qui s’oppose à notre qualité d’enfants de Dieu » Abbé P. Troadec

Une visite d’exposition culturelle ou technique peut être un bon passe-temps familial pour un dimanche après-midi d’hiver ou une journée de vacances.

Si vous choisissez une exposition en vogue, mieux vaut retenir vos places et prendre un billet coupe-file. Renseignez-vous également auparavant pour resituer l’artiste ou les œuvres dans la période de l’Histoire ou la zone géographique concernée, afin que les enfants fassent le lien avec leurs acquis scolaires ou des monuments visités, et que ce qu’ils observeront, vienne en illustration de leurs connaissances. Vous pouvez aussi sélectionner une ou deux œuvres connues et leur montrer la richesse des détails, la finesse de la peinture ou de la sculpture, l’habileté de l’artiste à exprimer tel ou tel sentiment… autant de nouvelles perspectives pour ces petits yeux avides de découvertes.

Si vous choisissez une exposition technique ou « nature », au Palais de la découverte ou à la grande Galerie du Muséum d’Histoire naturelle pour les parisiens par exemple, n’hésitez pas après la visite, à donner des références sur quelques points qui vous sembleraient à clarifier : cela peut ouvrir un débat sur la notion de progrès ou d’évolution, sur les limites de l’intervention légitime de l’homme sur la nature, son accomplissement dans le travail et par l’invention, et surtout sur l’extrême diversité et richesse de la création divine…

Toutes ces notions permettent d’organiser les idées et les expériences dans un cerveau structuré, et d’épanouir les qualités de curiosité, d’émerveillement et de contemplation dans l’âme de nos enfants.

Chasse aux trésors de l’automne

Si vous avez la chance de pouvoir passer votre dimanche après-midi à la campagne ou dans les bois, vous pouvez organiser une « chasse aux trésors de l’automne », soit vous les parents, soit vos enfants les plus grands qui auront de nombreuses idées pour amuser les petits.

Voici quelques idées des « trésors » que vos enfants récolteront et rapporteront à la maison. Ils pourront les utiliser dans la semaine pour réaliser de petits bricolages. Dans leurs paniers se retrouveront des pommes de pin, des glands, des bogues de châtaignes, des morceaux d’écorce, de la mousse, des baies d’aubépine, des feuilles et boules de houx, ou des fougères. Et bien sûr, toutes les feuilles d’automne aux formes et couleurs si variées et chatoyantes, dont vous pourrez leur indiquer l’espèce, s’ils ont envie de réaliser un herbier coloré.

Et pourquoi ne pas rajouter de quoi faire un excellent goûter, avec quelques pommes, noix, noisettes, châtaignes ou mûres glanées au fil de la promenade ?

C’est une façon de montrer à nos bambins qu’il existe des joies simples à portée de main, des trésors pour ceux qui savent observer, et que le Bon Dieu nous envoie des merveilles en surabondance, spécialement en cette saison de récoltes où la nature se montre si généreuse.

 

Dimanche soir en fin d’après-midi, ou plutôt samedi soir!

« Sachons nous détendre pour éviter le surmenage, mais dans le choix de nos détentes, évitons énergiquement ce qui s’oppose à notre qualité d’enfants de Dieu » Abbé P. Troadec

Si nous emmenions les enfants écouter le brame du cerf ? Pour ceux qui ont la chance d’avoir une grande forêt à proximité de leur domicile, c’est l’occasion en ce début d’automne, de faire découvrir à vos plus grands un des spectacles les plus étonnants que nous offre la nature. En forêt de Compiègne, par exemple, à la tombée de la nuit, dans le silence majestueux d’une clairière ou en haut d’un mirador, vous guetterez le moindre souffle ou bruissement de feuillage. Quand tout à coup, s’élevant parfois à quelques centaines de pas, un son rauque et guttural surgira de l’obscurité, vous pourrez vous approcher sans bruit pour apercevoir l’animal. Soyez prudents et n’avancez toutefois pas trop près afin d’éviter de le perturber et de provoquer des réactions agressives. Ce son typique manifeste bien la puissance et la majesté de ce roi de la forêt, ainsi que l’instinct vital qui régit la création, ordre voulu par le Créateur lui-même.

Avant d’aller dormir, sous les étoiles…

Rien de tel qu’une claire et chaude nuit de juillet pour faire découvrir à toute la famille les beautés du ciel. Ceci demande une petite étude préalable à partir de livres sur l’astronomie, ou une carte détaillée des astres qui permettra à chacun de retrouver l’étoile du Berger, la Grande Ourse, ou, selon votre situation, les constellations du Bouvier, du Lion, du Cygne, du Taureau, Cassiopée, Pégase, Orion…

Si vous avez une lunette astronomique, elle peut être très utile pour observer en détail les reliefs de la lune, ou essayer de compter précisément les étoiles : on peut en distinguer jusqu’à 2000 ! Si vous pensez poursuivre plus longtemps votre exploration des mystères insondables du système solaire, munissez-vous de tapis de sol sur lesquels vous serez plus confortablement installés pour regarder le ciel sans risquer de torticolis. Vous aurez ainsi tout loisir de vous abîmer dans une contemplation qui deviendra vite méditation.

Comment concevoir une telle immensité, qui n’est elle-même qu’une infime partie de l’infinité céleste, comment expliquer cette organisation si complexe, sans la main de Dieu ? Qui d’autre que Lui pourrait calculer la trajectoire et le mouvement des planètes, des météorites, des galaxies ? Comment ne pas se sentir tout petit face à cette majestueuse démonstration de sa toute-puissance ?

Et quelle gratitude nous devons avoir envers notre Créateur d’avoir agencé ce spectacle permanent à notre seule intention, de nous manifester ainsi quotidiennement l’étendue infinie de ses pouvoirs créateurs et de son amour pour nous !

Ce serait dommage de ne pas profiter pour un soir, de ce spectacle céleste auquel nous ne prêtons habituellement pas attention, et de le faire admirer aux enfants. Et si d’aventure une étoile filante passait, le vœu, ou plutôt la prière que nous pourrions former, serait de toujours garder un peu de l’admiration et de la plénitude de cette nuit étoilée au fond des yeux et de l’âme.