Savoir dire merci ou l’art d’être héritier

Ma chère Bertille,

 

Ta lettre de remerciement pour les quelques jours passés ensemble pendant les vacances m’a beaucoup touchée. Savoir remercier avec autant de naturel et de simplicité est une vraie qualité que je t’encourage à cultiver ! Pourquoi ? Parce que celui qui sait dire merci se dispose à recevoir encore. On aime à donner à celui qui a un coeur reconnaissant ! Ta petite carte pleine de gratitude me donne bien envie de te proposer un autre séjour chez moi. Toi aussi, tu en as sans doute fait l’expérience : tu préfères aider quelqu’un qui saura te remercier qu’un ingrat qui te considère comme son serviteur. A celui qui sait remercier, on donne plus facilement. Parce que dire merci, c’est chasser la tristesse et s’ouvrir à la joie. Tu remercies pour un bienfait reçu, tu y concentres ton attention. Tu regardes donc ce qui est positif et détournes ton regard de tout ce qui ne va pas. Remercier, c’est cesser de se morfondre et trouver mille raisons dans la journée de se réjouir et de rendre grâce pour ce qui va bien. Celui qui remercie trouve plus que la joie, il a trouvé le chemin du bonheur : dire merci, c’est reconnaître que nous sommes débiteurs et que nous ne pouvons pas rendre de manière égale le bienfait reçu. Notre langue le manifeste dans l’expression « être à la merci », Notre-Dame de la Merci, libératrice des captifs. Dire merci, c’est avouer humblement que nous sommes et restons débiteurs, c’est être dans la vérité. Or, seule la vérité procure le bonheur.

Qui remercier ?

Tu connais cette phrase de saint Paul « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ?1 ». C’est si juste : tout nous a été donné. Nous avons des dettes incalculables envers Dieu, puisque de Lui découlent notre vie et tous les biens naturels et surnaturels, des dettes envers nos parents, envers notre pays… Si c’est à eux principalement que va notre reconnaissance, elle ne doit pas s’arrêter là : nous devons encore avoir de la gratitude envers nos ancêtres défunts, qui nous ont transmis un patrimoine familial, être reconnaissant envers nos maîtres : ceux qui nous apprirent à lire, écrire, penser, ceux qui éveillèrent en nous le goût des belles choses, qui surent développer nos talents. Nous devons être reconnaissants même envers notre patrimoine qui nous parle du passé : leçon de foi que ces cathédrales qui jalonnent notre sol français, leçon de contemplation que ces mélodies si pures du grégorien, empreintes de la méditation des chrétiens qui nous ont précédés, leçon d’histoire que ces vestiges des châteaux-forts, ces tranchées de la première guerre mondiale, ces monuments aux morts présents dans toutes nos villes : au prix de quel héroïsme la France a autrefois conservé ses frontières… La liste serait bien longue !

Comment remercier ?

Cette question te vient alors peut-être à l’esprit : comment remercier pour tant de bienfaits ? C’est simple : en sachant profiter des richesses qui nous sont offertes, en sachant être héritier. Remercier Dieu, c’est le prier dans le secret de ton cœur ou avec tous les chrétiens le dimanche et dans l’enthousiasme des pèlerinages, des processions. C’est avoir un cœur toujours disposé à recevoir sa grâce. Comment remercier ses parents et ceux qui nous font du bien ? Est-il besoin de répondre ? Tu trouveras mille moyens de leur faire plaisir : un service rendu sans qu’on nous l’ait demandé, un petit cadeau, un appel téléphonique ou une lettre quand on est loin de la maison… Tu sauras bien être inventive, si tu es reconnaissante !  

Comment remercier nos ancêtres pour l’héritage qu’ils nous ont transmis, cette civilisation chrétienne, ce beau pays de France ? En ayant de cesse de le découvrir ! Je sais que tu aimes te promener pour découvrir les beaux monuments qui sont près de chez toi. Cultive ce goût ! Sois curieuse de l’Histoire de France : cherche à savoir ce qui s’est passé dans la région où tu habites, qui a fréquenté ces lieux avant toi et l’héritage qu’ils y ont laissé. Et, puisque tu es un peu artiste, je ne peux que t’encourager à cultiver tes talents comme une héritière :

  • Aimes-tu dessiner ? Choisis un peintre célèbre, un maître, dont tu aimes les oeuvres et entraîne-toi à les imiter, tu apprenas beaucoup. Ne juge pas trop vite en disant « je n’aime pas du tout le style de tel grand peintre », prends le temps de le découvrir car, s’il a marqué l’histoire, c’est qu’il avait du génie. Après l’avoir découvert, tu pourras mieux le juger.

  • Aimes-tu la musique ? Il me semble d’ailleurs que tu joues d’un instrument. Profites-en pour interpréter les oeuvres célèbres des grands noms de la musique. Si tu apprécies davantage un compositeur, passionne-toi pour lui : écoute ses mélodies, assiste à des concerts, lis sa biographie… Tu es à l’âge des grandes passions qui vont forger ta vie !

  • Aimes-tu la nature, les animaux ? Renseigne-toi sur leurs moeurs, passe du temps à les observer, tu rendras hommage ainsi au Créateur, cultive un petit coin de jardin, réalise un herbier…

  • Je pourrais ainsi continuer longtemps une liste d’idées pour remercier, mais le mieux est sans doute qu’elles viennent de toi-même. Plus on apprend à dire merci, plus on trouve des moyens d’exprimer sa reconnaissance et d’être héritier. Que tes remerciements soient l’expression d’une attitude du cœur et pas une banale formule de politesse formulée à la va-vite. Tu possèderas ainsi la clé du bonheur et tu profiteras pleinement de toutes les richesses qui te sont offertes. Tu es à l’âge où ces découvertes façonnent une personnalité et te marqueront pour toute la vie… Sache en profiter !
  • A très bientôt, ma chère Bertille,

  • Anne

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Héritage, transmission et… embourgeoisement

S’adressant à un auditoire de jeunes dans le cadre d’une conférence paroissiale, le directeur d’un établissement scolaire prestigieux, reconnu pour son engagement dans la transmission du savoir et de la culture auprès de la jeunesse, a conclu son intervention en soulignant que, de nos jours, l’un des principaux obstacles à l’engagement des catholiques réside dans une certaine forme d’embourgeoisement.

L’embourgeoisement ainsi qualifié par le conférencier pourrait se définir comme une mentalité d’entre-soi face à un monde auquel on refuse de se confronter. Cette mentalité conduit à n’agir que pour son propre intérêt sans se préoccuper de celui des autres, ni de celui de la société. L’on pourrait résumer cette attitude par cette phrase : « J’ai ma paroisse, j’ai mes cercles d’amis, j’ai mes soirées du samedi soir, je suis tranquille. » Et pendant ce temps, notre monde s’écroule, l’Église continue de souffrir dans une crise qui ne finit pas de s’aggraver.

Pourquoi donc les catholiques sont-ils touchés par ce fléau ?

La première raison est que les catholiques sont complexés par leur image. On leur reproche une doctrine fixiste, une morale intransigeante, une conception passéiste du mariage et de la famille, des modèles dépassés. Dans un monde où l’héritage et toute idée de transmission sont méprisés, trop souvent le catholique se laisse gagner par le compromis. Il adopte une attitude de vaincu au lieu d’être fier de ses convictions.

La deuxième raison est que le confort moderne permet de créer des solutions de repli faciles. Par exemple, il est facile de se déplacer pour aller voir des amis sélectionnés plutôt que de chercher à faire connaissance avec ses voisins.

Le danger de cette attitude est qu’il finit par créer un divorce progressif entre les principes et les actes. Donnons quelques exemples. Par peur du regard des autres, ce jeune étudiant catholique, toujours correct dans ses tenues, finit par imiter les autres en devenant négligent et vulgaire. Ayant pris l’habitude de cette négligence, il ne s’endimanche plus à la messe mais y vient en jean et baskets. Autre exemple : ce jeune catholique récemment embauché se confronte aux discussions ordurières de ses collègues. Au lieu de se tenir à l’écart, au moins par son silence, et encore une fois par peur du regard des autres, il finit par y participer activement et ensuite par lancer lui-même ces mêmes discussions ordurières pour ne pas dire « salasses ». Ce cas de compromission grave de la part de catholiques est malheureusement fréquent dans le monde du travail…

Devrions-nous alors nous résigner à déplorer le mal qui s’étale devant nous ou même en être complice ? Devrions-nous nous résigner à déplorer l’impunité de ceux qui font triompher l’immoralité alors même que nous baissons la tête ?

Le Père Charles de Foucauld nous donne le remède à ce danger, par ces paroles qu’il prononça en 1915 : « J’avais cru en entrant dans la vie religieuse que j’aurais surtout à conseiller la douceur et l’humilité ; avec le temps, je crois que ce qui manque le plus souvent, c’est la dignité et la fierté. »

Nous avons reçu gratuitement un héritage. Pour le transmettre, il faut en être fier et l’aimer. Et pour l’aimer, il faut le connaître. La lecture, en particulier, est essentielle : elle nous offre des maîtres à penser, des modèles à imiter, et nous permet de forger nos propres convictions en nous appropriant l’héritage de notre culture. À l’inverse des écrans et du « zapping » superficiel sur les forums, vidéos et réseaux sociaux, et loin du « prêt-à-penser » ou des raisonnements simplistes, il est indispensable de se construire une véritable personnalité, solidement enracinée dans la connaissance de notre civilisation. Ainsi l’honneur cèdera la place au relativisme moral, la loyauté à la médiocrité, la générosité à l’égoïsme !

Laurent

La maison

Que dire d’une terre qui serait vierge de toute habitation ? Elle serait belle sans doute, sous la lumière révélant ses contours et ses couleurs, mais vide de toute civilisation, de toute culture, de toute vie humaine. Aussi viens-je te chanter nos maisons qui montrent ce que les anciens ont bâti, au sens vrai et au sens moral.
Maisons d’ici-bas

Au début de brandes et de bois, puis de pierres avec un intérieur de plus en plus abouti, nos maisons ont longtemps suivi le développement de notre civilisation, selon le climat et le sol, sorties de terres d’où elles semblent plantées, témoignant du savoir-faire humain et de l’ingéniosité acquise au fil des siècles. Mais surtout, elles ont veillé à protéger leurs habitants, à leur transmettre une âme.
Depuis plusieurs années elles obéissent à des modes, des injonctions ou des lubies, et perdent leur rôle ancestral.
Maison d’ici-bas


Ainsi la maison n’est pas qu’une architecture, ou le témoignage d’une réussite sociale, mais avant tout un lieu presque sacré (les Romains le savaient bien avec l’autel des dieux lares, dieux du foyer). Un lieu où l’harmonie choisie doit préparer et entretenir l’entente entre tous ceux qui y vivent. Il est donc important de choisir une maison à sa taille où chacun aura de la place pour son équilibre nerveux – même si le confort est moindre – et qui ne nous mangera pas par la fatigue ou la charge financière.
Maison d’ici-bas

Une maison où l’épouse reine du foyer veillera à la beauté simple, avec bon goût et esprit pratique pour que l’œil et l’âme s’y reposent. Une maison port d’attache de la famille, accueillante, reflétant un cœur ouvert pour ceux qui y vivent au quotidien, y rentrent le soir, y reviennent à l’âge adulte, y viennent en amis, ou en hôtes de passage. Une telle maison reste inscrite au fond de la mémoire, avec ses bruits, ses odeurs, son atmosphère.
Maison d’ici-bas


Une maison où chacun sait qu’il sera compris, écouté, pardonné, dont l’ambiance est paisible, où l’on sait se retrouver, rire et prier, expliquer et comprendre. Une maison qui reflète, à son échelle, l’esprit de bonté de l’Eglise car les principes évangéliques y sont vécus, mais n’est pas pour autant un petit monastère, chacun y vivant selon son devoir d’état.
Une maison où chacun se gêne un peu pour l’autre, où il est habituel d’improviser avec chaleur et bonne humeur un couvert, un couchage.
Maison d’ici-bas


Une maison où ce qui est laid, immoral, dangereux pour les âmes, est banni, où Dieu est chez lui de manière familière. Une maison qui recentre sur l’essentiel par sa beauté et son agencement simples, harmonieux. Une maison qui dit l’histoire d’une famille, d’un terroir, de notre France.
Une maison qu’il faudra savoir au dernier jour quitter et qui, si nous l’avons bien pensée, nous aura préparés à notre demeure éternelle, notre
Maison d’En-Haut.


Jeanne de Thuringe

Prendre conseil

Cher Charles,

« Soyez prudents ! », « On n’est jamais assez prudent ! », « Prudence sur la route ! » Tu me faisais part de ton étonnement sur ces expressions coutumières où la prudence apparaît de façon négative, spontanément associée à la retenue, à la peur du danger, voire à l’immobilisme. Essayons ensemble de voir ce qu’il en est.

Comprendre la prudence de cette manière revient à la réduire à une simple stratégie d’évitement du risque. Or, une telle conception est non seulement restrictive, mais aussi largement trompeuse. La pensée aristotélicienne définit la prudence de manière tout autre. Elle est un acte de l’intelligence pratique, qui nous oriente vers le Bien en nous indiquant, de manière concrète, les moyens justes pour y parvenir. Saint Thomas la caractérise comme « l’art de bien vivre ». L’acte prudent se décompose en trois étapes successives : le conseil, le jugement et enfin l’exécution. Définie ainsi, la prudence ne se réduit pas à une attitude de précaution. Au contraire, elle permet de discerner avec justesse quand un risque doit être évité… et quand il mérite d’être assumé au service d’un bien plus grand. C’est une vertu importante car elle est la vertu des chefs et elle guide les autres vertus.

Arrêtons-nous un instant sur la première de ces étapes : le conseil. Elle mérite une attention particulière, car elle est le point de départ de toute décision vraiment prudente – et elle demande du temps. Il s’agit d’examiner les options possibles, de recueillir des avis, de peser les conséquences, bref, de prendre au sérieux la complexité du réel.

Cette étape est d’autant plus décisive pour nous qui sommes jeunes. Nous manquons parfois de recul et nous n’avons pas l’expérience du passé pour comparer et évaluer nos choix avec justesse, alors même que nous traversons une période charnière de notre existence : choix des études ou d’un métier, discernement d’une vocation ou alors choix d’un conjoint en vue du mariage. En plus de ce manque de recul inhérent à la jeunesse, notre époque est propice à la légèreté d’esprit et à l’esprit d’indépendance que nous pouvons facilement entretenir par la dispersion sur les réseaux sociaux où nous réagissons sous le coup de l’émotion. Petit à petit, cette fascination pour les écrans et la précipitation qui en découle risquent de perturber le conseil sans que nous nous en rendions compte.

Je te propose donc quelques pistes pour apprendre à travailler cette étape fondamentale du conseil :

  • Tout d’abord, il est important de ne pas se précipiter et de laisser le temps au temps pour mûrir des choix, pour gravir les marches une à une sans brûler les étapes de la réflexion. La précipitation est souvent le premier obstacle au conseil !
  • Selon la nature de la situation, certaines personnes sont mieux placées pour offrir un avis pertinent : les parents, un confesseur, un professeur, une personne en particulier ayant un jugement sûr dans un domaine précis. Attention à ne pas se laisser influencer par des personnes imprudentes par nature et facilement portées à la critique. Leurs propos sont souvent séduisants mais trompeurs avec des conséquences parfois fâcheuses. La curiosité sur internet notamment par le visionnage fréquent de vidéos Youtube est un danger réel.
  • Ensuite, il est nécessaire d’être docile aux conseils reçus, sans laisser les sentiments prendre le dessus sur la raison. La susceptibilité et l’amour-propre peuvent ici jouer de bien mauvais tours et conduire rapidement à l’imprudence.
  • Enfin, développer la mémoire du passé, en particulier par l’étude de l’Histoire et donc les lectures, permet de tirer des leçons précieuses. L’Histoire est, comme on le dit souvent, « maîtresse de vie ». Nous approfondirons ce point la prochaine fois.

Amicalement,

Laurent

 

Vierge folle ou vierge sage?

Veux-tu réussir plutôt ta vie naturelle ou ta vie surnaturelle ?

Veux-tu profiter de l’instant présent sans tarder, sans voir les conséquences proches ou lointaines tant ici-bas, que pour l’éternité ?

Seras-tu vierge folle ou vierge sage ?

 Vierge folle, tu te précipites sans réfléchir, suivant tes passions. Tu penses tout savoir, tout maîtriser, et en cela faire preuve de maturité, un peu comme le petit enfant qui veut tout faire seul. Ton but est ta personne dont tu satisfais d’abord les désirs sans tenir compte de leur bien-fondé ni des conséquences sur ton âme ou sur ton prochain.

Vierge folle…

 Vierge sage, tu te poses, tu réfléchis avant d’agir, tu prévois l’ordre des choses avec prudence et recul. Tu as bien compris que la prudence n’est pas faiblesse ou pusillanimité mais « droite raison dans l’agir », comme nous le dit saint Thomas d’Aquin et a pour but le Royaume des Cieux. Tu fais tes choix en conséquence et veille à ta vie intérieure.

Vierge sage…

 Vierge folle, ta devise serait « carpe diem » (profites du jour présent). Peu importe ce qui arrivera, tout s’arrangera, et puis Dieu est bon… C’est effectivement tellement confortable de le penser. Si tu es de bonne volonté, elle est sans consistance et si tu entreprends une action, tu ne la termines pas, distraite par la nouvelle idée, le dernier avis donné, ou le rappel à l’ordre de ta cabine téléphonique portative…

Vierge folle…

 Vierge sage, tu connais l’importance de tes actes pour ton âme et pour les autres. Tu mesures tes paroles et répares le mal que tu as pu commettre, tu prépares ta route vers l’Eternité. Tu as fait tienne l’expérience des anciens et connaissant tes limites, tu n’hésites pas à leur demander conseil, notamment à tes parents, aux prêtres, ou aux plus compétents.

Une fois la décision prise, tu vas jusqu’au bout avec la grâce, malgré les difficultés car le but est sûr et les moyens appropriés.

Vierge sage…

 Vierge folle, tu cherches à vivre selon la mode, tu fais les choix qui fatiguent le moins, qui coûtent le moins, qui sont prudents aux yeux du monde. Tu penses ainsi être avisée, mais quel est ton objectif ? L’as-tu bien compris ?

Vierge folle

Vierge sage, lorsque la décision est difficile, ton intelligence n’y suffisant pas, tu pries et places tout dans les mains du Seigneur avec humilité, à l’image de la Vierge Marie. Tu sais attendre calmement pour agir, avec confiance, la grâce d’être éclairée sans illusion, l’âme en paix.

Vierge sage, puisses-tu, sans orgueil, guider tes sœurs vers le Père.

 

Jeanne de Thuringe