Raison, sensibilité, imagination, la lecture développe toutes ces facultés et en même temps elle les aiguise ; elle leur donne à la fois plus d’ampleur et de finesse. Nous lui devons des trésors incalculables. Lisez, Lisez beaucoup, vous ne lirez jamais assez. Il faut lire quand on est jeune, il faut lire quand on vieillit.
Mario Roustan, Conseils généraux (préparation à l’art d’écrire), 1906
Catégorie : Mes plus belles pages
Que rien ne te trouble
Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante ! Tout passe, Dieu ne change pas. La patience ar-rive à tout. À qui possède Dieu, rien ne manque, Dieu seul suffit.
Sainte Thérèse d’Avila
Pour les mamans!
Être le bon samaritain de tant de cœurs aigris, d’esprits inquiets, de consciences troubles ; avoir le respect délicat, la science des âmes ; s’efforcer de les pénétrer doucement, de leur verser goutte à goutte suivant leur degré de faiblesse ou l’acuité de leurs blessures, l’huile apaisante ou le vin fortifiant ; leur montrer Dieu rien qu’en le laissant rayonner hors de notre âme où il vit, se faire toute à tous et conquérir ainsi les cœurs à Jésus-Christ, voilà la tâche de l’apôtre, celle que j’accepte de vous malgré mon indignité, mon Dieu !
Élisabeth Leseur, Journal et pensées de chaque jour
Venez Esprit-Saint!
C ’est l’amour qui grandit le coeur, c’est-à-dire qui le rend vertueux. Avant d’agir, de prier, de parler, de donner un conseil, de prendre une décision, disons : Veni Sancte Spiritus, enseignez-moi à agir, à prier, à parler comme vous le faisiez Vous-même. Mettez dans mon esprit Vos lumières, dans mon coeur Vos ardeurs, sur mes lèvres Votre prudence, dans mes yeux Votre modestie, dans mon corps Votre chasteté, dans tout mon être, pour l’animer de la vie divine, l’image parfaite de Votre Sainteté.
Père Charton, L’âme transformée au Christ
Sous l’influence du Saint-Esprit
Notre vue est courte, nous ne voyons pas loin en nous-mêmes et nous avons un instrument bien propre à nous boucher les yeux : l’amour-propre qui nous cache les avenues de la prudence. La vie, personnes et choses, tourne sans cesse autour de nous. Nous ne voyons pas bien ou si nous voyons bien, nous n’avons pas la fermeté nécessaire pour nous imposer à nous-mêmes notre juge-ment. Pour ménager nos attaches, nos habitudes, nous rusons avec les inspirations de l’amour de Dieu. La vertu de prudence s’insère dans cette psychologie de misère : devenue nôtre il nous appartient de la manier, nous en gardons l’initiative. Pour venir en aide à cette faiblesse le Saint-Esprit s’interpose. Tantôt Il insinue, stimule, tantôt Il reprend, gourmande. Tantôt Il se fait juge : Il nous témoigne à l’inté-rieur que c’est bien ou que c’est mal. Soyons convaincus que nous sommes sous Son influence. Faisons-nous une habitude de recourir à Ses lumières quand le besoin s’en fera sentir, Il nous aidera à point nommé.
Père A. Gardeil, Le Saint-Esprit dans la vie chrétienne