Bienheureux qui sait reconnaître Dieu dans son emploi, dans son travail comme dans sa prière, dans son devoir d’état. Bienheureux surtout celui qui sait l’y aimer et lui obéir. Tout alors se transforme et se transfigure. Les actions les plus ordinaires s’auréolent de divin. Les plus communes ainsi accomplies d’une façon non commune, revêtent une splendeur qui en bannit la vulgarité. Ainsi, tout se fait dans l’ordre, la paix, la lumière, l’amour. Ce devoir d’état, c’est mon petit jardin, Dieu m’en a fait le jardinier. Et donc je travaillerai sous le regard de Dieu ce petit jardin dont je suis le jardinier. Dieu doit prendre un singulier plaisir à ce petit travail et l’ouvrier y trouvera sûrement une grande paix et une assurance parfaite.
Abbé Francis Mugnier