Toute notre vie quotidienne est imprégnée de notre culture et de nos habitudes et traditions familiales, régionales, nationales. Si bien que, sans que nous y prêtions garde, dès notre tendre enfance, nous avons été biberonnés à un climat, des odeurs, des lieux, un mode de communication, une ambiance, qui ont forgé tout notre être non par une greffe artificielle, mais par un attachement progressif de toutes nos fibres sensibles et intellectuelles. Ce mode de vie et de pensée, c’est ce qui pour nous, même dans notre vieillesse, apparaîtra toujours comme la référence, la norme. Nous nous en rendons bien compte quand, voyageant à l’étranger, nous sommes frappés par telle ou telle particularité d’autres civilisations, qui nous étonne, ou même nous heurte. D’autant plus que, pour nous Français, un long habitus de siècles de culture chrétienne a façonné la vie de tous les jours dans ses moindres détails. 1800 ans de christianisme et de polissage des mœurs des peuples barbares qui nous composent, ne s’effacent pas par une simple décision législative ou utopie passagère de déconstruction.
Il reste un tissu vivant de chrétienté dans nos églises, nos villages, mais surtout dans nos familles encore authentiquement catholiques, patrimoines vivants d’une civilisation qui n’a pas dit son dernier mot.
Cette pérennité, qui trouve sa stabilité dans l’essence même du Créateur, auquel elles s’efforcent de se conformer, s’abreuve à la source de l’immutabilité : Dieu même.
Il n’y a donc aucune raison que les « recettes » de civilisation chrétienne de tous ces siècles passés, qui ont survécu jusqu’à nous, résistant à l’épreuve du temps, ne soient pas également parfaitement adaptées à notre XXIe siècle.