Merci et les vertus du mystère de la Purification.

Mon Dieu, merci pour mon baptême ; il m’a arraché de la tyrannie d’un maître plus dur que le pharaon d’Egypte. Merci pour votre Eucharistie ; elle me soutient comme la manne dans le désert de cette vie et dans la marche vers la terre promise. Merci pour toutes les grâces dont, à chaque instant, vous comblez ma pauvre âme altérée de vous. Merci pour tous vos bienfaits. Oh que ce mot est vrai ! Tout ce que vous faites est « bien fait ». « Bien fait » parce que la réalisation en est soignée. Bien fait parce que cela nous est bon. Merci pour l’air que je respire, pour la lumière qui éclaire mes pas, pour le soleil qui me réchauffe, pour les fleurs qui me réjouissent et les plantes qui refont mes forces. Merci pour les joies et pour les peines dont je puis enrichir ma couronne éternelle ; merci pour la douce clarté qui me révèle dans les unes et dans les autres votre tendre amour éternel !

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            Entre toutes les vertus qui brillent dans le mystère de la Purification de Marie (2 février), il y en a trois qui semblent plus considérables. La première c’est l’humilité, la seconde c’est l’obéissance et la dernière c’est la patience.(…) Ô mères chrétiennes, demandez souvent à Dieu la vertu de l’humilité ! Il n’y en a ni de plus nécessaire, ni de plus attaquée, ni peut-être de plus fragile. (…) Etre humble, c’est être vrai ; être humble, c’est être simple. Demeurez dans l’humilité ; c’est l’atmosphère de la vie chrétienne ; c’est la maison natale des vertus.

Après l’humilité, j’ai nommé l’obéissance ; laissez moi vous dire qu’une des meilleures suretés, c’est la subordination où votre saint état vous place (…).

La troisième vertu qui nous est proposée, c’est la patience, qui couronne tout. Ce qu’on lui prédit lui fait tout craindre ; voyez cependant sa tranquillité par le miracle de son silence. Elle ne demande point ; elle ne se plaint pas. Elle nous apprend les deux actes de résignation par lesquels nous devons nous immoler à Dieu : se préparer de loin à tout ce qu’Il veut ; se soumettre humblement à tout ce qu’il fait.

Mgr Gay  – Conférences aux mères chrétiennes

Notre-Dame de la Confiance – Soyez Joyeuse!

Notre Dame de la Confiance

Jésus, tout enfant a pu avoir comme nous, ses petites craintes, ses petites frayeurs. Que faisait-il alors ? Sans doute il regardait sa Mère, et quand il avait trouvé le regard de Marie, aussitôt il était calmé et pacifié. Ainsi en est-il de notre vie morale ; quand nous sommes inquiets et troublés, quand il nous semble que « c’est dur » et que tout va de mal en pis, quand nous sommes tentés et que la tentation se prolonge, nous devons, nous aussi, regarder Marie. Son regard nous apaisera. Mais il faut la regarder avec foi. Je crois que, Mère de Jésus, elle est aussi ma Mère. Ô Marie, puisque vous êtes ma Mère, vous voulez tout me donner ; et vous pouvez tout m’obtenir, puisque vous êtes la Mère de Dieu ! Ainsi à la moindre difficulté, nous devons regarder Marie avec foi et confiance. Elle nous donnera le calme et le courage. Quelle que soit notre situation, toujours elle intercède pour nous. Sachons jeter les yeux sur elle ! Aimons à invoquer Notre Dame de la Confiance !

Sous le regard de Dieu – Dom Bélorgey

Soyez joyeuse !

Qu’on ne pleure pas chez vous, du moins quand vous êtes là ! Vous avez le devoir de répandre la joie. Vous l’aurez toute votre vie. Le secret ? On a dû vous le dire : c’est de s’oublier dans la distribution du bonheur. La devise n’est pas facile à suivre. C’est celle du sacrifice fréquent, et il semble, à qui la lit seulement, qu’une vie ainsi commandée ne va pas sans tristesse. Mais ceux qui ont pu observer ces mères, ces sœurs aînées, de qui rayonne tout le bonheur d’une famille, ont reconnu qu’elles étaient joyeuses, d’une joie très supérieure à celle du monde, et qu’il ne comprend pas. Partout où il y a un foyer heureux, il y a une femme qui est ainsi oublieuse de soi. Et les foyers semblables ont été, jusqu’ici, nombreux en pays de France.

René Bazin- Pages écrites pour Le Noël, février 1914

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« Toute âme qui s’élève, élève le monde. » Elisabeth Leseur

L’enthousiasme

L’enthousiasme

L’enthousiasme est nécessaire pour ne pas se fatiguer ni se lasser au contact des petites difficultés quotidiennes. C’est lui qui transforme la patience, qui la rend vivante. Il ne s’agit pas d’un enthousiasme « feu de paille », d’un emballement passager. Il ne s’agit pas non plus d’un enthousiasme uniquement naturel, fruit d’un heureux tempérament, même soutenu par une volonté forte. Il s’agit d’un enthousiasme surnaturel à la portée de tous car il s’appuie sur Dieu.

L’enthousiasme est donc : une disposition de l’âme qui, ambitieuse du mieux et inébranlablement confiante en Dieu, se forme un idéal très élevé et le poursuit sans cesse, malgré et par-dessus-tout.

Le point important à remarquer est que, pour être enthousiaste, il faut avoir un idéal.

L’idéal c’est la plus noble idée qu’un homme puisse se faire du type de perfection qui convient à son état.

Il faut donc que l’idéal soit réalisable et ne soit pas une chimère. Il faut que l’on puisse y tendre de toutes ses forces, sans s’exposer à tomber dans l’illusion ou le découragement.

Or, que voyons-nous dans le monde ? Combien de gens n’ont pas d’idéal !

Et nous sommes bien obligés de le constater, un homme sans idéal, c’est un homme sans élan, sans générosité ; c’est un aboulique, un éparpillé.

Combien d’autres se contentent d’un idéal insignifiant : une petite maison où l’on vivra bien tranquillement de sa petite rente. En attendant c’est le train-train quotidien… D’autres à l’âme plus noble ont un idéal élevé, mais uniquement d’ordre naturel. Au fur et à mesure qu’ils s’en approchent, ils sont déçus, désillusionnés. Ils éprouvent toujours le besoin d’autre chose…

Or nous chrétiens, nous avons un idéal infini, un idéal qui ne nous décevra jamais et vers lequel nous pouvons tendre de toutes nos forces : devenir un autre Christ, vivre de la vie intérieure au point de pouvoir dire : ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». Un idéal élevé, sublime, qui nous maintiendra toujours dans l’enthousiasme, tant que nous le garderons présent à l’esprit pour le réaliser de tout notre pouvoir.

Dieu est toujours prêt à nous donner la grâce pour devenir des saints.

Cette sainteté n’est autre chose que la vie intérieure, la vie surnaturelle d’amitié avec les Trois Personnes de la Sainte Trinité.

Ces âmes seront alors par le fait même, optimistes (…), magnanimes, (…),  heureuses, (…), joyeuses car Dieu est la source de leur joie.

 Sous le regard de Dieu Dom G. Bélorgey

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Petites citations de Saint Bernard de Clairvaux :

– Ce qui est certain ne peut devenir douteux.

– Dès lors qu’on cesse de monter, on ne peut que descendre.

– Dans le chemin de la vie, ne point avancer c’est reculer puisque rien n’y demeure dans le même état. Or votre avancement à vous consiste à être convaincu que nous n’avons pas encore atteint le but.

La beauté féminine

 « Le vêtement est bien un langage qui exprime une attitude intérieure, un état d’âme, la dignité propre de la femme. Un vêtement ample et long exprime une certaine noblesse et inspire le respect et la pureté »

D’Eve à Marie. La mère chrétienne   Père Jean-Dominique. O.P.

 

L’officier de la légion Hélie de Saint-Marc raconte ce souvenir d’Algérie : « À cet instant, une jeune fille kabyle – elle avait peut-être dix-huit ou dix-neuf ans – est passée sur la plage à quelques mètres de nous, portant sur la tête un panier rond et haut. Sa longue jupe ondulait en battant ses mollets, elle marchait pieds nus sur le sable. Sa peau mate et la dureté de ses traits formaient une harmonie parfaite avec la crique. Il y avait chez cette femme une noblesse, un port hautain, fier, qui imposaient le respect. Sur son passage, devant une compagnie de légionnaires au bain, pas un rire, pas une exclamation, pas une plaisanterie, je le jure. Sa beauté dominait notre force et calmait notre inquiétude. Plus encore que sa beauté, sa noblesse.»

Les champs de braises Hélie de Saint Marc

L’autorité efficace des parents

« L’exercice normal de l’autorité ne dépend pas seulement de ceux qui doivent obéir, mais aussi et dans une large mesure, de ceux qui ont à commander. En d’autres termes : autre chose est le droit à détenir l’autorité, le droit de donner des ordres, et autre chose la supériorité morale qui constitue et rehausse l’autorité effective, opérante, efficace, qui réussit à s’imposer aux autres et obtient de fait l’obéissance. Le premier droit vous est conféré par Dieu dans l’acte même qui vous rend père et mère ; la seconde prérogative, il faut l’acquérir et la conserver ; elle peut se perdre comme elle peut s’accroître. Or le droit de commander à vos enfants obtiendra d’eux bien peu de chose, s’il n’est accompagné de ce pouvoir et de cette autorité personnelle sur eux, qui vous assurera une obéissance réelle. Dieu accorde à certains le don naturel du commandement, le don de savoir imposer à autrui sa propre volonté. C’est un don précieux (…) Mais en même temps un don redoutable. Si vous le possédez, n’en abusez pas dans vos rapports avec  vos enfants : vous risqueriez d’emprisonner leurs âmes dans la crainte, d’en faire des esclaves et non des fils aimants. Tempérez cette force par l’effusion d’un amour qui réponde à leur affection, par une bonté douce, patiente, empressée, encourageante. (…)

Pour tous ceux qui commandent, la condition fondamentale d’une maîtrise bienfaisante sur la volonté d’autrui, c’est la maîtrise sur soi-même, sur ses propres passions et impressions. Une autorité, quelle qu’elle soit, n’est forte et respectée que lorsque les esprits des sujets la sentent dirigée dans ses mouvements par la raison, par la foi, par le sentiment du devoir : car alors les sujets sentent pareillement que leur devoir doit répondre à celui de l’autorité (…) ».

 Allocution aux jeunes époux

24 septembre 1941. Pie XII