Les infections saisonnières 1

L’hiver et le printemps, toute la saison froide, amènent leur lot de complications habituelles : nez bouché, rhume, toux, grippe, etc. Ce sont des symptômes qui nous intéressent rapidement car ils sont synonymes d’inconfort et de fièvre, surtout chez les petits, ils vont donc mobiliser toute notre attention.

Ce sont des maladies saisonnières auxquelles nous sommes habitués mais peu d’entre nous en acceptent les désagréments. Il faut donc s’y préparer en attendant le retour des beaux jours. Voici donc aujourd’hui une approche homéopathique de ces pathologies.

 L’OBSTRUCTION NASALE :

Le nez bouché est un grand classique de l’hiver. On se retrouve soudain obligé de respirer par la bouche. Le bébé est grognon et il a du mal à dormir autrement qu’avec la bouche ouverte. Ce ne sont pas là les symptômes d’une vraie grippe, mais plutôt un rhume banal ou une rhinite.

Dès les premiers symptômes :

– Il faut faire attention à la température des pièces d’habitation, en particulier des chambres des enfants : mettre dans les pièces des récipients contenant de l’eau.

– Faire des inhalations d’eau bouillante additionnée de quelques gouttes d’huiles essentielles (eucalyptus ou autres) ou utilisation de produits tels que le Vicks ou le Perubore.

– Chez l’enfant, faire des lavages du nez avec une solution saline (sérum physiologique ou eau de mer) disponible en unidoses, faciles d’emploi chez le tout-petit.

Quand consulter ?

– Chez l’enfant : en l’absence d’amélioration après 3 jours, en cas de diarrhée, de vomissements ou de pleurs inexpliqués et si la fièvre est élevée.

– Chez l’adulte : si la fièvre persiste, en cas de toux, d’oppression respiratoire ou de sifflement.

Traitement homéopathique :

Chez l’adulte :

– Frissons, nez bouché la nuit, coulant clair le jour, éternuement : Nux Vomica 5 CH, 3 granules  3 à 4 fois par jour.

– Éternuement, nez bouché par temps froid et sec, début brutal des frissons, soif intense : Aconitum napellum 5 CH, 3 granules 3 ou 4 fois par jour.

– Nez bouché et sec, toux sèche nocturne, sensation de poids à la racine du nez : Sticta pulmonaria 5 CH, 3 granules toutes les 2 heures.

Chez l’enfant : 

– Nez sec, bouché. Bébé garde la bouche ouverte : Sambucus nigra 5 CH, 2 granules 3 fois par jour ou Nux Vomica 7 CH, 2 granules, 3 fois par jour.

– L’enfant essaie vainement de se moucher, toux sèche : Sticta pulmonaria 5 CH, 2 granules 3 à 4 fois par jour.

Autres remèdes :

– Pulsatilla 7 CH : écoulement épais et jaunâtre surtout le matin avec parfois des filets de sang, nez bouché la nuit ; perte du goût et de l’odorat, toux sèche la nuit, grasse le jour, paupières enflammées avec sécrétions épaisses non irritantes.

– Kalium bichromicum 7 CH : écoulement dans l’arrière-gorge, mucus épais jaunâtre ou verdâtre, croûtes et ulcérations dans le nez, douleur à la racine du nez (sinusite maxillaire), toux grasse la nuit (allongé) avec expectoration de mucus visqueux et filant.

– Hydrastis canadensis 7 CH : sensation de nez bouché, avec écoulement de mucus épais jaunâtre et adhérent excoriant le nez, écoulement également épais et jaunâtre par les fosses nasales postérieures avec toux et expectoration, douleur frontale (sinusite frontale), langue épaisse gardant l’empreinte des dents.                             

Hépar Sulfur 9 ou 15 CH : écoulement nasal purulent, de mauvaise odeur, douleur du nez à la moindre pression ou au froid, nez bouché au froid, toux sèche puis grasse avec expectoration purulente de mauvaise odeur. Éviter si suspicion d’otite.

LE RHUME :

Le rhume de cerveau, ou coryza aigu, est une des affections classiques de la période froide. Il n’est pas anormal qu’un adulte en bonne santé s’enrhume deux ou trois fois par an.

Le rhume banal par lui-même n’est pas grave. Il se manifeste avant tout par l’écoulement d’un liquide clair plus ou moins fluide, appelé rhinorrhée. Ce phénomène apparaît souvent après une première phase d’obstruction nasale. Il correspond à un mode de défense des fosses nasales dont la muqueuse sécrète un mucus qui la défend contre les agressions. Hormis cet écoulement, les autres symptômes du coryza aigu sont bien connus : fatigue, frissons, picotements et démangeaisons du nez, éternuement, diminution de l’odorat et du goût, parfois un peu de fièvre, fatigue et perte d’appétit… Ensuite les sécrétions nasales deviennent épaisses jaunes et purulentes, elles descendent dans la gorge et les bronches.

Leur risque est de s’aggraver ou de se surinfecter ; elles peuvent récidiver très souvent ; elles gênent de toute façon l’enfant et provoquent parfois des vomissements.

 

Dès les premiers symptômes :

– Dégager le nez en se mouchant sans trop forcer pour éviter de rompre des petits vaisseaux sanguins et de provoquer un saignement.

– Éviter les différences de température, la chaleur n’étant pas préférable au froid ; ménager une température modérée (18 à 20°C) et constante dans les maisons ; aérer et éviter les courants d’air.

– Humidifier l’atmosphère.

– Éviter les gouttes dans le nez, surtout celles contenant des antibiotiques ou des produits décongestionnants. Préférer les solutions salines.

– Se méfier des médicaments anti-éternuements, qui décongestionnent la muqueuse : leurs effets secondaires tels que la somnolence peuvent être gênants.

Quand consulter ?

– Si la fièvre est élevée ou persiste.

– En cas de complications : otite (enfant qui crie sans raison apparente, diarrhée) ou bronchite (toux grasse et fièvre).

Traitement homéopathique :

– Écoulement nasal clair, nez irrité : Allium Cepa  5 CH, 3 granules  3 fois par jour.

– Écoulement jaunâtre : Kalium sulfuricum 5 CH et Pulsatilla 7 CH, 3 granules toutes les 3 heures en alternance.

– Écoulement épais, verdâtre, formant bouchon, accompagné de fièvre : Kalium Bichromicum 5 CH et Mercurius Solubilis 7 CH, 3 granules toutes les 3 heures en alternance.

Associer s’il y a lieu, les médicaments contre la fièvre : Aconit, Belladone, Bryonia, Gelsemium.

A ces traitements homéopathiques, on peut associer un traitement à base d’huiles essentielles :

– HE Eucalyptus radié 2 ml

– HE Eucalyptus mentholé 2 ml

– HE Sapin baumier 2 ml

– HE Thym thujanol 2 ml

– Huile de noyaux d’abricot 6 ml : appliquer 6 à 8 gouttes du mélange, en massage soit du thorax, soit sur le front, en regard de l’affection, 4 à 6 fois par jour pendant 5 à 7 jours.

Voilà donc quelques éléments qui permettront de faire face aux petits désagréments de la saison froide et d’éviter ainsi des consultations chez le médecin traitant. Mais il ne faut pas oublier, bien sûr, de ne pas hésiter à consulter en cas de persistance des symptômes ou de signes particulièrement marqués.

 

Dr N. Rémy

1 Éléments tirés du livre de JP WILLEM, Mon Testament de Santé, VivaSanté Editions.

 

Worthy is the Lamb – Le Messie – 1741

Notre citation pour mai et juin :

« La chanson est une flamme

Chante et te voilà content.

Toutes les ombres de l’âme

Se dissipent en chantant. »

Victor Hugo – Les chanson des rues et des bois – 1865

 

Chœur sur un extrait de l’Apocalypse

Georges Frédéric Haëndel

 

Worthy is the Lamb

That was slain,

And hath redeemed us to God

By His blood,

 

to receive power,

and riches,

and wisdom,

and strength,

and honour,

and glory,

and blessing.

 

Blessing and honour,

Glory and power, 

Be unto Him

That sitteth upon the throne,

And unto the Lamb,

For ever and ever.

Amen

Digne est l’agneau

Qui a été immolé

Et nous a rachetés à Dieu

Par son Sang,

 

De recevoir puissance

Et richesses

Et sagesse

Et force

Et honneur

Et gloire

Et louange.

 

Louange et honneur

Gloire et puissance

Soient à Celui

Qui est assis sur le trône

Et à l’Agneau

Pour les siècles des siècles.

Amen

Un polo pour l’été !

Chères couturières,

Pour préparer l’été, nous allons coudre un polo enfant avec patte d’encolure !

Avec les explications et les photos jointes, vous allez découvrir que cette réalisation n’est pas si difficile et vous serez fière du résultat obtenu !

Fournitures :

Tissu : 50 cm en 140 de maille de coton uni (ou une chemise d’homme en coton mise de côté à cause du col usé).

10 cm d’un tissu coton qui contraste avec l’autre tissu. 

2 petits boutons

Explications: https://foyers-ardents.org/wp-content/uploads/2023/06/EXplication-et-patron-Polo-pour-lete.pdf

N’hésitez pas à nous envoyer des photos de vos réalisations !

Atelier couture

Former son coeur

Chère Bertille,

 Lors de notre dernière rencontre, tu m’as dit combien tu souffrais d’entendre chaque jour, de la part de tes camarades comme de tes professeurs, des attaques perpétuelles sur « l’homme, ennemi de la nature ».

Tu trouveras dans ce numéro de quoi étayer et renforcer tes convictions. Mais ces réflexions, très actuelles, m’ont menée vers des principes fondamentaux que je souhaite éclaircir avec toi aujourd’hui, car contre toutes ces sirènes – plus ou moins attirantes, d’ailleurs – il est important d’avoir les idées bien en place !

Tu sais, car je te l’ai souvent dit, combien il est important de former son cœur ! « Si ton cœur est médiocre, rends-le bon, s’il est bon, rends-le meilleur ! »

Aujourd’hui, on développe surtout l’intelligence, parfois la volonté, mais on oublie qu’un cœur se forme, se déforme et se transforme ! Or parmi les mauvais guides du cœur, on trouve l’atmosphère ambiante et une vision superficielle de la vie. Un cœur non formé cessera bientôt d’être sensible aux appels du bien pour écouter les voix de l’égoïsme, de la jouissance et des passions mauvaises. Former son cœur est le moyen d’empêcher qu’un jour ou l’autre, un grain de sable ne cale le moteur sur la route de l’héroïsme ! Que de vies gâchées, non pas parce que le cœur était mauvais, mais parce qu’on l’a livré à toutes ces impulsions du monde, qu’on n’a pas su donner le coup de frein nécessaire ou qu’on l’a donné trop tard ! Apprends donc à ton cœur ce qu’il doit faire pour trouver la vraie joie des enfants de Dieu et éviter la tristesse ; apprends-lui à dissiper les mirages trompeurs, à ne pas se laisser influencer, et à découvrir les splendeurs réelles au-delà des facilités apparentes !

 Avant tout, connaître l’ennemi : les faux prophètes s’érigent en maîtres ; ils ont trouvé une façon d’émouvoir les âmes les plus sensibles pour détourner les esprits des réalités surnaturelles. Revues, livres, affiches, conversations, publicités, photos et informations – destinées à faire pleurer même les âmes les plus dures – finissent par avoir raison de nos certitudes. Ils sont, ces mauvais guides, d’autant plus dangereux que, nous croyant au-dessus de tout cela et intouchables, nous ne les voyons pas et nous ne nous en méfions plus! Force terrible de l’accoutumance ! Cette atmosphère imprègne notre intelligence ; lentement les idées pénètrent en nous, à notre insu, pour devenir la substance de notre pensée et de nos sentiments. Petit à petit, des idées insidieuses s’infiltrent en nous : celui-ci a dit de très belles choses, celui-là a découvert des réalités psychologiques dont personne ne s’était soucié jusque-là… Et puis au fond de nous, n’avons-nous pas un peu envie de découvrir des idées qui semblent plus riantes ou plus brillantes et de lâcher un peu nos guides qui nous semblent devenus carcans ? Quand l’eau est mauvaise – et même seulement un peu trouble – on la rejette, quand l’atmosphère du monde est contaminée, on ne baisse jamais la garde et on cultive l’antidote !

 Continue donc à te former afin de ne pas te laisser influencer. Un ami me disait qu’il faut avoir « le nez catholique » ; réalité exacte mais pas suffisante ! >>>  >>> En effet, avec un minimum de formation, on doute facilement que telle assertion soit juste mais la méfiance ne donnera pas les arguments ! Parfois, quand le danger est là et que l’on ne se sent pas assez fort ou formé, il peut être très judicieux de fuir ! Par exemple quand, dans une conversation publique, un opposant se montre plein de verve et a vite fait de mettre les rieurs de son côté. Mais il ne faut pas s’arrêter là ! Il faut ensuite nourrir son intelligence afin de s’entraîner à réagir pour ne pas laisser son cœur s’emballer trop vite, emporté par l’enthousiasme féminin…

 Cultive la force d’âme sans peur du respect humain afin de te garder des influences ! La réalité est là : sauvegarder les principes sans varier d’un iota est un art difficile qui relève même de la vertu ! Cependant n’est-ce pas là une façon assurée de faire son salut et de soutenir ceux qui nous entourent ? « La civilisation chrétienne dépend beaucoup de la femme, de son attitude, de sa fidélité, je dirais même de son héroïsme.1»

 Enfin, apprends à te recueillir ! Pour savoir ce qui, dans les évènements et les circonstances, n’est pas pour toi et où tu dois diriger tes pas, il faut, avant tout, ne vouloir que ce que Dieu veut et Lui demander son secours. C’est en ouvrant ton âme à Dieu que tu trouveras le soutien nécessaire pour rester fidèle, sans crainte de te dissiper.

 Voilà, ma chère Bertille, ces premiers mots sur la formation du cœur ! C’est avec joie que je continuerai cette discussion quand nous nous reverrons !

Je t’embrasse,

Anne

 

 

L’amour est exigeant

En se mariant, les époux catholiques cherchent dans la vie matrimoniale une nouvelle dimension qui perfectionne leur vie. Lorsqu’ils se donnent vraiment l’un à l’autre par le mariage, corps et âmes, ils s’enrichissent mutuellement des vertus de chacun. Au début, tout est simple ; c’est avec le temps que viennent peu à peu les petits désaccords, les douleurs, les épreuves de toute vie qui risquent de diviser si l’on n’y prend garde.

L’amour authentique exige une démarche de dépassement continuel, d’où sa grandeur. Si on lutte pour l’augmenter, s’il est sans cesse renouvelé avec courage, cet amour sera protégé. Les épreuves et difficultés ne représenteront alors aucun danger pour l’amour des époux, au contraire, elles le consolideront et le confirmeront. Le sacrifice partagé les unira profondément.

Aimer et être aimé

L’homme et la femme trouvent leur épanouissement dans le fait d’aimer et d’être aimés. Il en est de même pour leurs enfants, fruits de cette union, qui auront besoin d’affection, de joie et d’enthousiasme, dans le foyer où ils grandiront. Vis-à-vis des enfants aussi, les parents ont le devoir de s’aimer mutuellement, de rester unis, dans un souci quotidien de perfection.

Ainsi les époux comprennent que la sainteté ne consiste pas seulement à accomplir des actes de piété, mais à faire preuve d’indulgence, de patience, de pardon, d’oubli de soi-même pour l’autre, laissant l’amour de Dieu guider leur vie entière.

L’amour est exigeant

Comme le dit saint Paul, l’amour est patient, rend service et supporte tout. Seul celui qui sait être exigeant pour lui-même, au nom de l’amour, peut demander de l’amour en retour. C’est dans cet amour exigeant que se trouve le fondement, la solidité de la famille : il supporte tout, il n’est pas hautain ni envieux, il croit tout, il espère tout, il endure tout. Dans un tel amour agit la grâce du Christ Rédempteur et Sauveur du monde.

La conception chrétienne du mariage suppose une harmonisation de l’union physique et affective avec l’union spirituelle et surnaturelle. S’il n’y a pas une union de ces quatre aspects, le mariage perdra sa stabilité.

Le perfectionnement de cet amour conjugal durera des années… Il est sans fin. Mais ce seront des années heureuses si l’on fait l’effort de surmonter les frictions, les difficultés, les incompréhensions, Dieu veuille que ce soit toujours avec le sourire, même si parfois cela coûte beaucoup ! Il est naturel que ce ne soit pas facile, ni tout rose. Il ne faut donc pas s’accabler lorsque tout semble s’effondrer. Il convient de toujours lutter, vouloir être heureux en rendant l’autre heureux, conquérir le bonheur. Souvent, grâce à un regard serein, une montagne insurmontable devient un petit col, dont le franchissement redonne un courage purifié de l’égoïsme.

La grâce sacramentelle n’est pas donnée seulement pour le jour des noces. Le mariage est une source continuelle de grâces ! Si les époux sont fatigués et pensent qu’il est impossible de persévérer, ils devraient s’en souvenir et demander à Dieu de raviver la force de la grâce qui est en eux.

Avec la grâce, la charité augmente et, enracinée dans la foi surnaturelle, elle donne à l’homme une capacité inaccessible par ses propres moyens et devient une réalité divine dans l’âme de vie intérieure. Saint Paul exprime le contenu de cette vertu en disant : « La charité est patiente, la charité est serviable ; elle n’est pas envieuse, ni fanfaronne, ni orgueilleuse, ni blessante, elle ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne garde pas rancune du mal ; elle ne se réjouit pas de l’injustice, elle met au contraire sa joie dans la vérité ; elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. » (1 Co 13,4-7)                  

Dans le mariage, pour conserver et même augmenter leur amour conjugal, les époux seront donc attentifs à ne pas dissocier les quatre  aspects de leur amour :  l’amour physique, l’amour émotionnel, l’amour des idéaux et l’amour surnaturel, en pensant continuellement que la grâce reçue le jour béni de leur mariage ne meurt jamais.

 

Sophie de Lédinghen