Ma Bibliothèque

Vous trouverez ici des titres que nous conseillons sans aucune réserve pour chaque âge de la famille.

En effet ne perdons pas de vue combien la lecture d’un bon livre est un aliment complet ! Elle augmente la puissance de notre cerveau, développe la créativité, participe à notre développement personnel, nous distrait, nous détend et enfin elle enrichit notre vocabulaire.

Il faut, dès l’enfance, habituer vos enfants à aimer les livres ! Mais, quel que soit l’âge, le choix est délicat tant l’on trouve des genres variés… N’oubliez jamais qu’un mauvais livre peut faire autant de mal qu’un mauvais ami !

ENFANTS :

– Dès 4-5 ans : Le Noël de Grisouille – A. Dussart – Téqui – 2018

– A partir 8 ans : Les Contes dans La Malle Aux Mille Trésors  – 2018

– A partir de 10 ans : Bienheureuse Alix Le Clerc – C. Janin – Editions de l’Espérance 2018

– A partir de 12-13 ans : La lionne de Clisson – P. Maël – Saint Rémi – 2018

– 14 ans et plus : Cristeros – J-L Picoche – Clovis – 2018

ADULTES (à partir de 16 ans)

– Formation : La sainte Eglise – Père Emmanuel – Clovis -1997

– Histoire : La Sainte Eglise à travers son histoire – Père Jean-Dominique – Ed. du Saint Nom – 2010

Biographies :

Fils de l’Eglise, visages de saints -René Bazin – Via Romana – 2014

  • Les saintes, mères de Saints – Dom Maréchaux – Ed. du Sel – 2014

Pour compléter cette liste, vous pouvez vous renseigner sur les Cercles de lecture René Bazin : cercleReneBazin@gmail.com  (à partir de 16 ans- Culture, Formation)

La Revue : « Plaisir de lire » propose un choix de nouveautés pour toute la famille (distraction, histoire, activités manuelles) Envoi d’un numéro gratuit à feuilleter sur écran, à demander à : PlaisirdeLire75@gmail.com

Les formules de politesse

Dans notre amour pour l’Eglise, et le respect de la hiérarchie de l’église militante, voici quelques formules de politesse à appliquer aux dignitaires ecclésiastiques auxquels nous pourrions nous adresser.

Quand on écrit à un prêtre, inscrire sur l’enveloppe : Monsieur l’Abbé X… En début de lettre. Monsieur le Curé, Monsieur l’Abbé ; en fin : Agréez ou Recevez, Monsieur le Curé (Monsieur l’abbé), l’assurance de ma considération distinguée (ou de mon respectueux souvenir).


Pour des religieux, écrire à un supérieur : Abbé mitré : Au Révérendissime Père X… abbé de… ; à un directeur de Collège religieux : Monsieur le Supérieur ; à un Supérieur d’un couvent ou religieux : mettre sur l’enveloppe : – Révérend Père X…, en  En-tête de lettre : Mon Révérend Père et en  Fin de lettre : Veuillez agréer, mon très Révérend Père, mon plus profond respect (ou mon respectueux souvenir).


Pour un frère : En-tête – Très Cher Frère et fin de lettre : Veuillez agréer, mon Frère, mon respectueux souvenir.


Pour une religieuse, supérieure d’un ordre, sur l’enveloppe :
selon les ordres, ce peut être : En-tête,  Ma Révérende Mère (ou Ma Sœur ou  Ma Mère) et en fin: Veuillez agréer, ma Révérende Mère (ou ma Sœur ou Ma Mère), mon respectueux souvenir.


Pour un Archevêque et Évêque :

En tête de lettre : Monseigneur, et sur l’enveloppe : Son Excellence Monseigneur X,  Evêque de … Dans la lettre: Votre Excellence, et en fin : Daignez, Votre Excellence, recevoir mon plus profond respect – l’assurance de ma plus haute considération (ou très, ou plus respectueuse considération)


Pour le Nonce du Pape :

Sur l’enveloppe : Son Excellence Monseigneur X Nonce apostolique. En tête de lettre : Monsieur le Nonce, ou Monseigneur.


Et pour le Pape :

Sur l’enveloppe : A Sa Sainteté le Pape X… Traditionnellement, la formule consacrée pour commencer la lettre est : Très Saint-Père, humblement prosterné aux pieds de Votre Sainteté et implorant la faveur de la bénédiction apostolique,… puis exposer la requête. Et en fin de lettre : J’ai l’honneur d’être avec le plus profond respect, de Votre Sainteté, le très humble et dévoué serviteur.

Ces quelques règles de politesse dans l’écriture, que l’on peut également utiliser à l’oral, sont l’expression du respect que nous portons au Bon Dieu, à travers les représentants qu’Il s’est choisis.

Donner sa vie

Dans chacun de nos villages, sur la grand ’place ou dans l’église, je prends toujours le temps de lire, sur le monument aux morts, le nom de ceux qui, par amour pour leur pays, ont versé leur sang.

         J’imagine ces jeunes hommes, la tête pleine de projets, de promesses de joies familiales, qui tout à coup, ont été pris dans la tourmente d’une cause qui les dépassait, d’erreurs politiques et historiques par leur pays infidèle à sa vocation profonde sous le regard de Dieu. Malgré tout cela, avec courage et au prix de grandes souffrances, pour leur patrie, pour leur famille, en mémoire de ce qu’ils ont reçu de leurs pères, ils ont donné leurs vies.

         Puis, je vois toutes celles qui les attendaient, et qui, vaillamment, à la prière du soir, après avoir peiné tout le jour, offert et pleuré l’inquiétude au fond de leur cœur, les remettaient en Dieu. Celles qui ont accepté l’ultime arrachement quand il était là, renonçant pour toujours aux projets à deux, aux enfants qui auraient pu naître, à la vieillesse paisible le devoir accompli. Mères, épouses, sœurs ou filles, il leur a été demandé ce grand sacrifice des hommes aimés, du fils, de l’époux, du frère, du père, du fiancé espéré.

         Avec eux, elles ont donné leur vie.

         Dans ma vie de femme, comment à mon tour, sans être dans les mêmes circonstances, puis-je donner ma vie ?

         En donnant d’abord mon âme toute à Dieu, unie à Son Eglise par les sacrements, la vie intérieure afin que ma vie ne soit pas égoïste mais prépare mon âme au Ciel et en entraîne d’autres.

         En offrant mon temps, mes actes, mes pensées, ma joie, mes renoncements (une chose qui me ferait plaisir, une parole trop vive, un dérangement inopportun) en acceptant de ne pas vouloir que tout se déroule comme je le veux, je m’oublie pour plus grand que moi, et ainsi, même modestement, je donne ma vie.

         En m’efforçant de voir dans chaque moment du quotidien, Celui qui s’y cache et se donne à moi en permanence, m’appelant à me donner à Lui et à ceux qu’Il met sur ma route.

         En sachant, tout en rappelant la Vérité, Le rendre aimable à ceux qui me demandent ce qu’est ma foi et pourquoi, trop souvent, elle n’est pas plus aimante…

         En voyant ceux, qui laissés seuls le long du chemin, dans une misère morale ou physique attendent parfois sans le savoir, ce Dieu qui les aime le premier, ayant soif de leur âme.

         Il me demande, pour faire comprendre ce si grand amour, d’en être l’exemple, en leur donnant un peu de ma vie.

         Donner sa vie, c’est aussi, pour celles qui seront mères, mettre un enfant au monde en lui donnant leur propre substance, leur énergie, leur amour, sachant que ce petit être est appelé à grandir et à les quitter, parfois dans une ingratitude douloureuse. Il leur a été juste confié et ne leur appartient pas.

         C’est accepter que Dieu se serve de moi, ou non, selon Son bon plaisir, comme Sainte Bernadette qui se comparait au  balai laissé derrière la porte. Elle avait donné sa vie au Christ et accepté qu’Il fasse d’elle ce qu’Il voulait. C’est Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qui avouait n’avoir jamais rien refusé à Son Seigneur.

         C’est bien humblement, le chemin de toute sainteté, dans la confiance, la paix et la joie qui sont filles de la charité. Dieu ne veut pas pour tous le martyr du sang car c’est une vocation exceptionnelle, mais Il désire toujours pour nous le martyr de l’amour, et c’est ainsi qu’il faut  donner sa vie.

                                                                                                              Jeanne de Thuringe

Qu’est-ce que l’âme de l’Eglise ?

L’âme de l’Eglise, à proprement parler, ce sont toutes les âmes en état de grâce, fondues ensemble sous l’action du Saint-Esprit, de manière à réaliser le mot des Actes des apôtres : « Un seul cœur, une seule âme[1]. »

Pour en faire partie, il ne suffit donc pas d’avoir été baptisé, il ne suffit même pas de professer la foi chrétienne, il faut être en état de grâce avec Dieu. Et quiconque n’appartient pas à l’âme de l’Eglise, même en gardant le lien extérieur de l’unité, même en conservant un reste de foi, est un cadavre de chrétien : c’est une branche morte, destinée au feu, à moins que la pénitence ne la fasse reverdir.  

Père Emmanuel – La Sainte Eglise


[1] Ep.4,16

Tradition et modernité, l’alliance impossible ?

Voiture autonome, intelligence artificielle, robotisation, transhumanisme ou encore plus proche de nous, Instagram, Snapchat, Iphone X, puce de paiement, cryptomonnaie… autant de techniques modernes qui n’existaient pas il y a cinq ans et dont on ne parlait pas il y a dix ans mais qui s’invitent dans notre travail et notre vie quotidienne. Qu’en penser ? Faut-il dans un dernier réflexe de survie de l’homme face à la machine tout rejeter en bloc et aller élever des chèvres dans le Larzac ou bien au contraire applaudir béatement au progrès matériel comme source inéluctable du progrès moral et des lendemains heureux ? La question est délicate et il faut nous la poser très régulièrement car ce n’est pas simplement de notre avoir qu’il s’agit, mais parfois de notre être en tant qu’Homme, créature enfant de Dieu.

Si l’on résume l’apport global des techniques modernes à l’humanité, on pourrait dire qu’elles permettent de gagner toujours plus en efficacité, en fiabilité et en répétabilité. Soit de faire plus de choses, mieux, en moins de temps et avec moins de monde. Plusieurs questions se posent alors : que font les gens pendant tout ce temps « gagné »  et comment remplacer le lien social qu’ils établissaient en effectuant leur travail avec leurs collègues ? Travail qu’ils ne font plus maintenant car il est fait par une machine et collègues qu’ils n’ont plus parce qu’ils ont été remplacés par des machines. Une partie de la solution réside dans le fait qu’il faut du monde pour concevoir installer et régler les machines, et du monde pour s’occuper de toute cette industrie complexe, autrement dit pour légiférer, assurer et financer. Mais toute cette partie est aussi de plus en plus automatisée. Prenons un exemple :

Dans le train entre Londres et Paris, je commande en deux clics sur ma tablette mon panier de course hebdomadaire pour livraison à 20 h devant la porte de mon appartement. A 300 km de là un robot vient faire du « picking » dans l’entrepôt Auchan et déposer la caisse dans une camionnette qui demain sera autonome. A 20h00 arrivé depuis 15 minutes, je reçois une notification sur mon smartphone ; le panier est livré en bas de chez moi. Je n’ai plus qu’à ouvrir la porte pour le saisir et ranger les courses : « il faut tout faire soi-même ! A quand le robot rangeur de courses cela me ferait gagner un temps fou !! »

Bilan : Beaucoup temps gagné, des économies de carburant, moins d’émissions de CO2, car la camionnette groupe les commandes en fonction de leur localisation, mais aussi pas une seule parole adressée au vendeur (il n’y en a plus). Finies les discussions avec le boucher sur le temps, la famille et par-ci par-là, le curé du village et le Bon Dieu. Finis les entraides

et les dépannages entre voisins, c’est tout un lien social qui se distend de plus en plus et qui peu à peu n’existe plus. Les familles éclatent, les gens sont de plus en plus isolés et se raccrochent à leur téléphone qui leur donne l’illusion d’exister aux yeux des autres car leurs posts sont likés sur facebook par des « amis » à l’autre bout du monde. Alors, gagner du temps toujours et encore, mais pour quoi faire, pour l’utiliser à chercher à en gagner encore plus, pour gagner plus d’argent ? Pour s’isoler et ne penser qu’à soi et à son triste sort.

Alors que faire ? Surtout ne pas faire ses courses en ligne ? Si bien sûr si c’est plus pratique, mais utiliser le temps gagné pour discuter avec la voisine, aller aider à la paroisse et faire du bien autour de soi. Utiliser le temps « gagné » pour les autres et non pour soi. En effet, une partie de ce « temps gagné » ne leur appartenait-il pas ?

Nous ne pouvons faire renaître le passé et il nous faut non seulement utiliser les moyens modernes, mais même parfois promouvoir leur utilisation sous peine, dans le milieu professionnel, de faire faillite et ainsi de nuire au bien commun.

Cependant nous avons aussi le devoir d’orienter autant que possible l’utilisation de ces moyens de façon chrétienne et humaine. Et plus ces moyens sont performants plus ils sont potentiellement dangereux s’ils sont utilisés à mauvais escient.

Notre rôle, en tant que catholiques engagés dans la cité et chefs chrétiens est donc d’utiliser et de canaliser ces puissances vers le bien, et même dans certains cas de les interdire si elles sont mauvaises en soi. De donner un cadre à leur utilisation pour que la Terre ne devienne pas un enfer déshumanisé. Pas question donc de nous isoler dans notre coin en attendant que cela passe et en se disant que dans tous les cas, cela va bien s’écrouler un jour, tel un géant aux pieds d’argile.

Par ailleurs, notre ancrage de Catholique dans ce qui est immuable, doit nous permettre de prendre de la hauteur et de garder notre capacité à juger et à exercer un regard critique sur ce monde en marche perpétuelle et accélérée dont le seul but semble être le mouvement. Ainsi, le progrès technique et son utilisation doivent être guidés par un jugement formé à l’aune de la tradition et de l’histoire.

Il ne faut pas non plus oublier que plus ces moyens sont sophistiqués, plus ils reposent sur un équilibre fragile et instable qui peut s’écrouler d’un instant à l’autre. Il est donc très important de savoir s’en passer et cela peut constituer la première partie de l’éducation d’un enfant, avant de lui apprendre quand il sera plus mûr à maîtriser et à se servir raisonnablement des moyens modernes qui vont décupler sa « puissance ».

Alors monte vite dans le TGV, si tu veux, fais tes courses sur internet et achète-toi les « Google glasses », mais surtout continue à aimer, à aider ton prochain et à lui apporter la Vérité que tu as eu la chance de recevoir ! Et garde un pied dans le réel et le concret, dans ce qui demeure, cela peut servir.

Charles