Foyers Ardents n°58 – juillet 2026 43
Hasta luego, à bientôt si Dieu le veut Hasta luego, on se reverra sous peu
On a trois mois de réserves au fond des cales Allez les gars, on va hisser la grand-voile
Laissez passer les enfants de la nuit Ils vont chercher le grand vent de l’oubli
Toi qui n’as rien embarque-toi avec nous Donne-moi la main car ta place est parmi nous
Hasta luego à bientôt si Dieu le veut Hasta luego on se reverra sous peu
Toi qui as peur cache-toi derrière mon bras Car voici l’heure enfin d’être fier de toi Laissez passer les enfants de la nuit Ils vont chercher le grand vent de l’oubli
Toi qui doutes regarde-moi dans les yeux Suis ma route elle te mènera vers Dieu
Hasta luego, à bientôt si Dieu le veut Hasta luego, on se reverra sous peu
On a trois mois de réserves au fond des cales Allez les gars on va hisser la grande voile Laissez passer les enfants de la nuit Ils vont chercher le grand vent de l’oubli
Laissez passer les enfants de la nuit Ils vont chercher le grand vent de l’oubli
La la la la la la la la la la La la la la la la la la la la
Catégorie : Bel Canto
Au temps de Pierrot et Colombine
Par les Compagnons de la chanson (sur un thème de la symphonie n°40 de Mozart)
Au temps de Pierrot et Colombine
Dans un monde moins fou qu’aujourd’hui
Pierrot n’avait pas d’automobile
Pour aller retrouver son amie
Il courait à perdre haleine
Sans s’arrêter aux fontaines
Il courait, courait, courait
Quand Pierrot retrouvait Colombine
Pour aller l’emmener dans les bois
Pierrot n’ayant pas d’automobile
Prenait sa douce amie par le bras
Et les mots lui venaient
Et les phrases tournaient
Et Pierrot bavardait, bavardait,
Sans penser à l’embrasser
Et sans automobile
Au bras de Colombine
Il prenait tout son temps, tout son temps
Pour lui offrir ses vingt ans
Quand Pierrot rêvait de Colombine
Qu’il savait toute seule à la ville
Pierrot n’ayant pas de téléphone
Pour pouvoir appeler la mignonne
Allumait une chandelle
Et couchait sur le papier
Les choses les plus belles
Et Pierrot tout entier à sa plume
Écrivait pour calmer son ardeur
Sous le regard distrait de la lune
Souriant devant tant de bonheur
Et les mots lui venaient
Et les phrases tournaient
Et son cœur chavirait, chavirait,
Dans le bleu de l’encrier
Et les mots voltigeaient
Et les phrases tournaient
Et quand venait le jour
Il restait plus de cent lettres d’amour
Quand Pierrot attendait Colombine
Qui faisait son travail à la ville
Pierrot n’avait pas d’électrophone
Pour tuer tout ce temps monotone
Il prenait sa mandoline
Composait des menuets, des jolies cavatines.
Quand Pierrot épousa Colombine
Il était poète et musicien
Colombine chantait dans sa cuisine
En faisant sa lessive et son pain
Et sans automobile
Amoureux et tranquilles
Ils prenaient tout leur temps, tout leur temps
Pour s’aimer éperdument
Et sans le téléphone,
Et sans électrophone,
Ils vécurent jusqu’à près de cent ans
Et ils eurent beaucoup d’enfants.
Au temps de Pierrot – Live à l’Olympia / 1983 • Les Compagnons De La Chanson
La chanson d’ici
La chanson d’ici
Ici quand on s’arrête
On fait son nid comme un oiseau
On laisse fuir le temps et l’eau
Et les nuages sur sa tête Ici, quand on s’arrête
Refrain :
C’est ici mon pays
Mon peu de terre, mon peu de ciel
Ici que pousse mon soleil
Et que ma vie passe trop vite
Avec ses fleurs et ses limites
C’est ici mon pays
Ici quand mon cœur aime
Il faut que tout aime avec lui
Que le jour chante avec la nuit
Que la joie vienne après la peine
Ici, quand mon cœur aime (Refrain)
Ici quand le temps passe
On voit fleurir d’autres vingt ans
Qui nous ramènent au bon temps
De ceux qui chantent à notre place
Ici, quand le temps passe (Refrain )
C’est ici mes vieux amis
Chansons d’ici – Album par L’Accroche-Choeur, ensemble vocal Fribourg | Spotify
La tendresse
On peut vivre sans richesses
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas
On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Être inconnu dans l’Histoire
Et s’en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n’en est pas question
Non, non, non, non
Il n’en est pas question
Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment
Le travail est nécessaire
Mais s’il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien, on s’y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous paraît long
Long, long, long, long
Le temps vous paraît long
Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l’amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L’amour ne serait rien
Non, non, non, non
L’amour ne serait rien
Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
Qu’on n’est plus qu’un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D’un cœur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n’irait pas plus loin
Un enfant nous embrasse
Parce qu’on le rend heureux
Tous nos chagrins s’effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites-donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l’amour
Règne l’amour
Jusqu’à la fin des jours.
Bourvil (1917-1970)
Cantilène
Jacques Douai (1920, Douai – 2004, Paris)
Pour la Toussaint et le 2 novembre
- Si la vie frappe à ta porte,
garde-toi de lui ouvrir ;
elle semble joies offrir,
Ce sont peines qu’elle apporte.
Mais qui sait, peut-être,
dois-tu choisir
de la subir, comme tout être.
Est-ce vivre, que fermer
à tous les vents sa demeure ?
Semblables toutes les heures,
sauras-tu bien les aimer ?
- Si l’amour frappe à ta porte,
vite ferme ta maison,
le suivent la déraison
et chagrins de toutes sortes.
Mais qui sait, peut-être,
sans le choisir,
vas-tu souffrir, comme tout être ?
L’amour par toute fissure,
pénètre comme fumée ;
Rien ne sert de t’enfermer
contre ton cœur qui t’assure. - Si la mort frappe à ta porte,
ne tarde pas, ouvre-lui ;
Hier, demain comme aujourd’hui,
toujours elle est la plus forte.
La pointe peut-être,
tu dois subir,
tu dois souffrir, comme tout être.
En vois-tu toute belle
puisqu’un jour tu dois mourir ;
aime et vis sachant souffrir,
Sera ta mort peu cruelle.