Qui est comme Dieu ?

Chers grands-parents,

« Nous serons heureux en nous-mêmes, et nous ferons comme Dieu notre volonté » disait Lucifer. Et Michel disait au contraire : Qui est comme Dieu ? Qui se peut égaler à lui ? D’où lui est venu le nom de Michel ; c’est-à-dire « qui est comme Dieu ? »

N’est-ce pas le malheur de notre époque « anti-Christ » ? Vouloir « créer » un monde indifférent – c’est à dire hostile – à son Créateur et à sa fin propre et prétendant bâtir un monde heureux parce qu’indépendant de Dieu ?

Et aujourd’hui, tristement, notre pauvre patrie se trouve en tête des sectateurs de ce projet. La France, nouvel Israël, fille aînée de l’Eglise, fondement de la civilisation chrétienne, après avoir diffusé les valeurs antichrétiennes de la Révolution et les avoir données comme références à l’établissement d’un monde nouveau ,poursuit sa tâche de refus de Dieu et de perversion des âmes !

Tous les jours, la presse nous impose ces valeurs antichrétiennes auxquelles il est essentiel d’adhérer si l’on veut être dans le camp du « bien ». Ne pas le faire signifie refuser la civilisation, vouloir revenir aux affreuses valeurs chrétiennes qui asservirent notre pays pendant plus de mille ans. Quelle que soit notre mission, il est d’abord nécessaire – ou presque – de ployer le genou devant ces nouvelles valeurs diaboliques. Dans bien des entreprises, il est quasi obligatoire de faire allégeance. Un ami appartenant à un établissement financier m’a raconté que le jour de la visite du patron américain, il avait été « demandé » au personnel de porter un badge ou un effet rose de façon à marquer son refus de condamner les pervers LGBT ! Il avait été le seul, au milieu de quelques camarades « chrétiens », à refuser de porter cette marque ! Rien n’était obligatoire mais cette prise de position courageuse l’avait obligé à de nombreuses justifications vis-à-vis de ses camarades et de ses chefs !

Nous sommes donc bien dans un monde dominé par Satan, dans lequel, sous couvert de liberté, on nous impose de plier le genou devant le prince du mal !

C’est aussi le rôle des grands-parents, d’apporter une réponse à ceux qui s’inquiètent et viennent chez nous chercher une réponse. Il nous faut alors puiser notre inspiration auprès du ciel pour les aider à tenir envers et contre tout afin de rester debout au milieu du monde dans lequel Dieu a décidé de nous placer aujourd’hui.

Alors, que faire ?

Nous ne sommes pas des anges ! Pour nous, il ne suffira pas exclusivement d’un combat « de pensées et de sentiments1.» Il faudra se battre à la fois par les moyens spirituels et les moyens temporels.

Prions ! 

Qui est comme Dieu ? C’est ce qui guidera nos pensées dès que notre civilisation catholique sera attaquée par des décisions anticatholiques. Notre religion nous apprend que le Christ est seul Sauveur et qu’il nous dispense ses grâces par la prière et les sacrements. Prions donc pour ne pas tomber dans toutes ces dérives œcuménistes qui veulent nous faire croire qu’il y a plusieurs voies ! On ne peut comprendre le monde d’aujourd’hui si l’on ne sait qu’il est une « conspiration contre toute vie intérieure2 ». Prions pour demeurer fermes dans la foi ! Un jour, le bien triomphera ! Nous sommes les frères du bébé de la Crèche ! Si nous avons la chance d’appartenir à ce beau pays dans lequel les valeurs chrétiennes ont fleuri, n’oublions pas que la persécution est le mode de vie du Chrétien ! Heureux serez vous si l’on vous persécute à cause de Moi3 ! Poussons ce cri « Qui est comme Dieu ? » qui signe la plus belle victoire des bons anges contre les démons.         

Agissons !

Comprenons d’abord ! Dien nous demande sur cette terre de choisir entre les deux Patries. Celle de Dieu et celle du Démon. Il y a bien un être supérieur, révolté contre Dieu, qui agit pour faire tomber le monde. Il ne gagnera pas, nous le savons, mais le combat sera difficile.

Refusons tout ce qui nous éloigne du vrai !

L’adhésion au nouveau monde est imposée par de nombreux renoncements – réputés sans importance – à ce qui est. L’acceptation du vocabulaire inclusif est une première étape vers un asservissement à la négation de ce qu’est l’homme. « Il les fit homme et femme.» Tout en niant la réalité des différences, on veut nous imposer un nouveau vocabulaire nous imposant de ne discriminer personne !

A cet égard, la mode qui veut de plus en plus « indifférencier » les sexes est loin d’être « neutre » ! Les hommes sont les hommes et doivent s’habiller de manière virile et les femmes sont les femmes et doivent ordinairement s’habiller de manière féminine ! Refusons cette folie androgyne ! Marquons de notre mieux ce que nous sommes !

Refusons – autant que faire se peut – les marques d’adhésion à ces nouvelles pratiques contre le réel ! Il nous est triste d’observer que ces derniers temps, seuls des footballeurs musulmans ont eu le courage de refuser de « soutenir » les « communautés » LGBT en refusant de porter des sigles ou lacets arc-en-ciel !

Transmettons !

Que nos maisons soient des lieux d’abandon à Dieu dans lesquels la prière et l’abandon à la Providence divine remplacent l’angoisse de notre temps ! Une vie simple équilibrée, pieuse, sera le meilleur antidote à la révolte du moment !

Pensons aussi à invoquer nos saints anges en famille ! Notre pays, nos entreprises, nos villages, nos maisons, nos familles ont leurs anges gardiens ! Ils constituent tout un environnement d’esprits qui nous accompagnent et peuvent nous aider… Pensons à les invoquer !

Daigne sainte Anne nous donner la foi, l’intelligence et la finesse pour apporter la sérénité à tous les nôtres et enseigner à nos petits cette présence angélique !

Des grands-parents

 

1 Bossuet

2 Guy de Larigaudie

3 Béatitudes

 

 

La parité

Chers grands-parents,

              « Dieu créa l’homme.

Il le créa à l’image divine,

il le créa homme et femme.

Dieu les bénit : Soyez féconds, dit-il, multipliez,

remplissez la terre et soumettez-la1

L’homme et la femme, différents mais complémentaires…

Non, l’homme n’est pas une femme et la femme n’est pas un homme.

Selon Serge Abad-Gallardo2, ancien vénérable maître franc-maçon, la Franc-maçonnerie veut « voir émerger un homme nouveau, androgyne, qui déciderait de sa vie comme de sa mort ».

La différence entre les hommes et les femmes, évidente depuis toujours, nécessite d’être maintenant démontrée, tant est prégnante la déconstruction des humains mise en œuvre par de nombreuses instances de la société (Education nationale, presse, lois…).

Il me semble que, dans l’histoire de l’humanité, il n’avait jusque-là jamais été utile de « prouver » cette différence et cette complémentarité entre les humains. Toutes les perversions en la matière existent sans doute depuis le péché originel, mais nier la différence et la complémentarité des sexes n’est devenu un sujet que très récemment. C’est dire jusqu’à quelle folie l’éloignement volontaire de Dieu a pu conduire les hommes !

Cette « réalité irréfutable3 » combattue par des sophismes ridicules sur le choix de son genre est devenue presque difficile à défendre tant il est parfois humiliant de ne proférer que des évidences…

La volonté d’aller contre l’ordre divin, qui est en l’occurrence l’évident ordre de la nature, est manifestement diabolique. Pourquoi nier que l’homme est l’homme et la femme la femme ? Pourquoi aller jusqu’à faire des exposés sur ce sujet dans des écoles maternelles si ce n’est pour détruire l’homme tel que Dieu l’a créé ?

Le catholique sera peu enclin à verser dans de telles perversités mais devra rester prudent quant aux évolutions qui y conduisent !

Pendant les siècles de chrétienté, et même de civilisation pour les nations non chrétiennes, tout différenciait l’homme de la femme… La tenue vestimentaire, le rôle dans la société – même si Jeanne, chef de guerre, ou Blanche de Castille, régente, jouèrent des rôles propres aux hommes – les comportements reflétaient le rôle de chacun dans la société. Il s’agit maintenant d’uniformiser à marche forcée le rôle de chacun. Ainsi n’est-il pas choquant de voir parler sérieusement le grand patron d’une multinationale de l’importance qu’il accorde à la « parité » dans son entreprise.

La volonté de destruction de cet ordre voulu par Dieu s’inscrit méthodiquement dans notre monde « post-chrétien ». Et cette idéologie s’impose de force ! Cela commence à se faire dans l’Education Nationale par la perverse idéologie du « genre », ou dans l’administration par la nouvelle dénomination de parent 1 et parent 2, ou encore dans la parité dans les institutions, tout cela partant de théories fumeuses fondées sur quelques exceptions biologiques très rares chez les humains4. Les exemples fourmillent et finissent par nous influencer nous-mêmes !

Alors que faire ?

D’abord parler clairement ! Cette théorie contredit tellement le bon sens qu’il est facile de la démonter ! Ensuite, conserver cet héritage de la civilisation qui en tout différencie les hommes des femmes !

Cela commence par la tenue ! En évitant les tenues viriles pour les femmes et les tenues « efféminées » pour les hommes. Nous sommes toujours consternés de voir nos garçons vêtus de couleurs « féminines ».

Ensuite la vie courante ! S’il est normal que les garçons aident à la cuisine et que les filles aident au chargement du bois, il est bien que, globalement, chacun ait son rôle défini dans la vie courante !

Et si on le peut, orienter nos enfants vers leur vraie vocation. Il est bien que les épouses restent au foyer et que les maris aient un travail rémunéré. Certes, les nécessités financières peuvent imposer des infractions à cette règle mais si on peut éviter…

Prions sainte Anne de nous aider dans notre délicate mission !

           Des grands-parents

 

1 (Gen 1, 28)

2 Serge Abad-Gallardo, ancien vénérable maître franc-maçon, Valeurs Actuelles N° 4511 du 11 au 17 mai 2023

3 Eugénie Bastié, Sauver la différence des sexes , Gallimard

4 Théories bâties à partir d’exceptions à laquelle nous répondrons avec humour par une citation d’Audiard « Il existe aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité du genre ! »

 

Sommes-nous des écolos ?

Chers grands-parents,

         Les écologistes politiques bénéficient d’un pouvoir sans proportion avec le pourcentage de la population qu’ils représentent. Ils agissent dans tous les domaines ! C’est à eux que nous devons la réduction de notre capacité de production nucléaire, la diminution du diesel, la réduction drastique de notre production de betteraves, la disparition des arbres de Noël, des crèches, l’autorisation des burkas… Partout où il y a moyen de réduire l’empreinte chrétienne et même la richesse de notre pays, ils sont à l’action. Dans le domaine industriel, ce sont les pôles d’excellence de notre pays qu’ils attaquent !

Sommes-nous des leurs ?

Certainement pas !

En revanche, devons-nous aimer et respecter la nature ?

Bien entendu ! De la même manière que tous les biens que Dieu a mis à notre disposition !

Quel peut être notre rôle de grands-parents dans cette affaire ?

On n’aime que ce que l’on connaît !

L’une des difficultés de notre génération est, avec le progrès matériel, l’éloignement du réel. La Nature, au lieu d’être notre cadre de vie naturel avec ses bienfaits mais aussi les difficultés qu’elle nous apporte, est devenue un support lointain, nécessaire – car toute notre existence matérielle en dépend – mais dont nous fuyons le plus possible les inconvénients ou les rudesses !

Un être incapable de « perdre du temps » à contempler un coucher de soleil ou un paysage, un être qui refuse d’avoir chaud, froid, faim, de ressentir la fatigue, ou toute autre situation « naturelle » peut-il se déclarer « ami » d’une nature qu’il ne sait plus contempler et dont il fuit toutes les contraintes ?

Faisons de belles promenades, même si le temps est un peu sévère. Prenons du temps à initier nos petits à la contemplation de la Création : le vol d’une abeille, les mystérieux changements de couleur d’un coucher de soleil… Supportons la fraîcheur d’une sortie hivernale ou la chaleur de l’été ! La chasse, la  marche, l’équitation ou autres activités sont de bonnes écoles pour connaître cet environnement dans lequel Dieu nous a placés et qu’Il nous a demandé de soumettre !

Cette connaissance de la nature permettra à nos petits de l’aimer et d’en connaître les règles.

La Genèse nous enseigne qu’elle a été faite pour l’homme et qu’il devait la soumettre. La soumettre, c’est-à-dire la mettre en valeur à son profit, respecter ses équilibres, connaître ses règles, la respecter et, comme dans toute activité humaine, agir avec prudence en l’utilisant comme un héritage que l’on devra transmettre à ses descendants.

« L’écologie chrétienne », c’est très certainement cela ! Il ne s’agit pas d’un militantisme, il ne s’agit pas d’une idéologie mais tout simplement de s’appliquer personnellement à la vertu dans l’usage des biens que Dieu nous donne.

Que sainte Anne nous donne tout le courage nécessaire pour poursuivre notre tâche d’éducateurs.     

         

  Des grands-parents

 

Se sanctifier pour nos familles

« Toute âme qui s’élève élève le monde »1

 

Chers grands-parents.

Bien sûr, nous devons être apôtres, nos familles doivent être apôtres ! Mais, qu’est-ce que cela signifie pour des grands-parents ?

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un apôtre et comment doit-il agir ?

« L’âme de l’apostolat, ce qui lui donne son efficacité, c’est l’immolation de l’apôtre, sa configuration au Seigneur qu’il annonce, » nous dit dom Chautard2.

Prière et action. Tout d’abord, prier, croître, rayonner mystérieusement par la vie intérieure puis agir autant que nous le pouvons.

Nos familles ne pourront transmettre que ce qu’elles sont.

Le facteur premier de l’apostolat de nos familles sera donc le débordement de ce qu’elles sont. De là s’écoulera naturellement la diffusion de la lumière du Christ sur nos semblables.

Pour rayonner, pour être, nos familles devront d’abord être elles-mêmes des modèles de piété. La charité, la prière en commun, l’amour mutuel sont donc les premiers objectifs que nous devrons viser pour rayonner. Les « fondamentaux » que sont la prière en famille, le chapelet, les pèlerinages et visites en famille et évidemment la messe du dimanche seront la base de la vie spirituelle de la famille et de son rayonnement. Ensuite, en fonction des tempéraments des uns et des habitudes des familles, l’action pratique complétera heureusement cette vie spirituelle.

Ne nous désolons donc pas si nos enfants, pendant leurs vacances, préfèrent se reposer et se détendre que de courir les kermesses. A chacun de conduire ses œuvres quand et comment il l’entend… La prudence pourra parfois même conduire à une certaine modération !

A ce titre, nous connaissons des familles rayonnantes dans lesquelles les œuvres de miséricorde occupent une grande part de la vie… Nous en connaissons aussi où les enfants, las des œuvres, évitent de venir voir leurs grands-parents ! Quel dommage ! Agissons donc avec sagesse dans la mesure de ce qui est possible !

En revanche, là où nous pouvons agir sans mesure, « la mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure » nous dit saint Augustin, c’est dans notre sanctification propre ! Pour paraphraser Elisabeth Leseur, nous pourrions dire qu’une âme de la famille qui s’élève, élève toute la famille ! Et que dire si c’est l’âme des grands-parents ! Comme pour madame Leseur, que son mari refusait d’écouter, les résultats ne seront pas forcément immédiats. Ils sont cependant certains. A la mort de cette sainte dame, quel était son bilan ? Le souvenir d’une âme immolée, certainement ! Mais quoi de plus ? La conversion de son mari, puis les effets merveilleux et innombrables de ses écrits prouvent – s’il était nécessaire – que dans certains cas, l’unique apostolat possible est celui de l’immolation3.

S’il n’est pas toujours facile de parler ou d’agir en famille, il est toujours possible de sanctifier sa famille et de la faire progresser par sa sanctification propre !

Gardons donc toujours présent l’esprit d’apostolat pour nos familles mais ne nous inquiétons pas outre mesure de la méthode ! Là est sans doute la recette ! Parler, agir, donner l’exemple… Mais surtout prier !

Bon courage sous la protection de sainte Anne !

 

  Des grands-parents

 

L’abandon à la Providence divine  

Chers grands-parents

L’abandon à la Providence divine ! Quoi de plus catholique ! Et pourtant ! Nous sommes inquiets, de plus en plus inquiets !

Tant que nous ne sommes pas au Ciel, il est normal que nous le soyons, normal que nous nous demandions si nous répondons comme il faut à l’appel de Dieu. Le saint curé d’Ars, aux portes de la mort, craignait de ne pas être sauvé. La petite sainte Thérèse tout en sachant n’avoir jamais rien refusé à Dieu, a subi longtemps la nuit de la Foi, se croyant certainement damnée ! Tant que nous ne serons pas arrivés au port, l’inquiétude – qui n’exclut pas l’abandon – fait partie de notre épreuve terrestre ! Ne soyons donc pas inquiets d’être inquiets ! Cela peut être une crainte salutaire !

A cela s’ajoutent d’autres formes d’inquiétudes grandissantes liées à notre monde.

Ce monde est générateur d’appréhensions excessives pour deux raisons principales :

  • La tendance à tout vouloir maîtriser, à exclure la moindre incertitude, à nous choquer des aléas inhérents à notre situation d’hommes, finit par nous faire tout craindre ! Les messages catastrophistes qui ont émaillé les dernières années illustrent fort bien cet état de fait.
  • L’abandon de tout principe et de toute religion qui nous fait retourner à une barbarie dont nous avait sorti notre civilisation chrétienne ! Nous nous demandons parfois si nous ne voyons pas sous nos yeux les événements précédant l’apocalypse !

Et tout est fait pour que nos jeunes ne puissent plus vivre dans la sérénité !

Alors que faire ?

Pour nous grands-parents, je vois deux voies utiles pour conseiller nos jeunes.

Premièrement, comprendre qu’une saine inquiétude est inhérente à notre situation d’homme. Il est normal de s’inquiéter de son salut éternel et de réfléchir à la manière d’agir dans ce monde opposé au Christ. Souvenons-nous que, comme le dit saint Matthieu à Timothé « tous ceux qui veulent vivre dans le Christ avec piété seront persécutés », et que tous les grands saints ont connu l’intense souffrance de la nuit de la foi en continuant à faire leur devoir quotidien.

Deuxièmement, contre-attaquons, faisons confiance à Dieu, comprenons ce qu’Il attend de nous. Et pour cela l’exemple des saints est riche !

Madame Elisabeth, dans sa prison du Temple où elle ignorait non seulement ce qui allait  lui arriver mais aussi ce que deviendraient les siens, s’exclamait : « Que m’arrivera-t-il aujourd’hui, je l’ignore. Tout ce que je sais, c’est qu’il n’arrivera rien que vous n’ayez prévu de toute éternité. Cela me suffit mon Dieu pour être tranquille, j’adore vos desseins éternels… ».

 

Le père Calmel souvent cité, nous propose une règle : « Ce que Jésus veut de nous dans cette tornade, c’est la paix, la prière confiante, la détente dans le sacrifice quotidien, la sagesse pour garder notre vie équilibrée… ».

Et si les paroles du Christ lui-même, sur la Croix, retentissent encore dans nos cœurs : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ?1», n’oublions pas qu’Il citait alors le psaume 21, psaume de la confiance par excellence et relisons-le pour y puiser la force quand le découragement nous guette.

Que, dans cette tornade, nos maisons soient des lieux de paix dans lesquels on parle de la vie quotidienne, de la vie future, des mesures à prendre pour remplir au mieux son devoir sans nous préoccuper en permanence de ce que devraient faire les autres. Evitons de nous laisser emprisonner par les grands sujets du moment, de santé, d’argent ou autre. Agissons là où nous le pouvons, décidons de ce que nous devons faire avec sérénité et abandonnons-nous à la Providence.

Aujourd’hui comme hier, notre salut et celui des nôtres sont subordonnés à l’accomplissement de notre devoir d’état ! Partout où nous sommes, agissons autant que nous le pouvons pour établir le bien puis recherchons « d’abord le royaume de Dieu et le reste nous sera donné par surcroît ».

 

Prions sainte Anne pour qu’elle donne, dans ce monde inquiet, la sérénité et l’équilibre nécessaires à l’accomplissement de notre vocation !

 

Des grands-parents

1 Saint Matthieu (27, 46)