Chasse aux trésors du printemps.

Le soleil brille cet après-midi et le petit air frais qui accompagne le retour du printemps ne nous empêche pas de partir à la chasse aux trésors du printemps. Sitôt après le déjeuner, le matériel est rassemblé : ciseaux, sécateurs, canifs, petits morceaux de ficelle, ruban adhésif, appareil photo, et un seau ou un petit panier par personne, pour rapporter les trésors.

La règle du jeu est simple : ramasser le plus d’objets possible, que l’on ne trouve qu’au printemps. Feuilles tendres, bourgeons, premières fleurs de primevères, jonquilles, narcisses, jacinthes sauvages, crocus, perce-neiges, tulipes et autres fleurs des champs. Récolter un peu de sève, dénicher un nid d’oisillons, sans y toucher, pour le prendre en photo, ou simplement trouver des coquilles d’œuf cassées. Trouver une chrysalide. Prendre en photo les arbres fruitiers en fleurs et autres arbustes précoces, en cueillir une petite branche.

Chacun trouve de quoi remplir son panier ou son stock de photos au fur et à mesure des découvertes. Quand les explorateurs sont lassés, on peut terminer l’après-midi par une bonne promenade familiale, avant de rentrer à la maison et découvrir les trésors de chacun. Les plantes seront séchées et présentées dans un grand cahier : Le livre du Printemps, où l’on aura soin de noter le nom des espèces en français (ou même en latin pour les plus savants). Les photos viendront compléter le tout, et si l’on retourne sur les mêmes lieux un peu plus tard, on pourra en suivre l’évolution au fil des saisons.

L’accueil des pièces rapportées

Chers grands parents, (ou plutôt beaux-parents)

Quelles doivent être les principales qualités d’une belle-mère ?

Elle doit être sourde, muette et aveugle !

Cette facile plaisanterie sur les belles-mères illustre la difficulté qu’il peut y avoir à faire vivre sous le même toit des familles d’origines différentes. Elle montre aussi la complexité qu’il peut y avoir, dans une famille qui a trouvé son équilibre, à intégrer une nouvelle pièce, qui a nécessairement reçu un héritage au moins légèrement différent.

Pourtant, l’intégration des époux de nos enfants est capitale si l’on veut préserver l’unité familiale nécessaire à la bonne entente et à l’épanouissement de nos familles !

En la matière, il n’y a certainement pas de recette unique. Il nous paraît cependant utile de réfléchir aux conditions nécessaires pour créer les meilleures conditions d’intégration puis de parler de la manière de régler les difficultés.

Le premier souci des nouveaux beaux-parents sera de réserver le meilleur accueil au nouvel arrivant, quitte à « avaler quelques couleuvres ». Celui-ci devra être valorisé autant que faire se peut. Dans les débats familiaux, on prendra soin de le soutenir de façon qu’il ne se trouve pas seul face au reste de la famille. Un enfant ne reprochera jamais à ses parents d’avoir soutenu son époux même contre lui-même ! En revanche, voir son époux mis en difficulté face à ses beaux-frères et belles-sœurs est de nature à générer de l’aigreur voire des inimitiés[1]. Par cette action charitable, les parents favoriseront l’unité familiale au bénéfice de tous.

Il est bon, pour conforter cet accueil que les parents cultivent des relations amicales avec la famille du nouvel arrivant (cartes de vœux, téléphone pour partager les heureux événements…)

Il y a, bien sûr, les inévitables « réglages » de l’intégration. Dans ce domaine, la discrétion et la délicatesse seront de mise. Sur les aspects secondaires, on informera discrètement le nouvel arrivant des usages de la famille en étant aveugle sur les résultats immédiats. Dans bien des cas, le mieux sera de faire passer cette information par l’enfant de la famille. Si le défaut n’est pas corrigé, il conviendra, avant d’intervenir de vérifier que la gravité de la chose le justifie… il peut être nécessaire d’accepter des imperfections pour conserver la cohésion de la famille… L’unité familiale justifie certainement quelques approximations !

Il y a malheureusement des situations plus graves qui peuvent exiger des décisions plus radicales. Si la morale de la famille est mise en danger, il pourra être nécessaire de prendre ses distances vis-à-vis du ménage concerné ! Là aussi ces mesures devront être prises à regret, en créant le moins de fractures possibles et en faisant savoir que le retour au bercail est intensément désiré. On prendra soin, tout en étant ferme sur les principes, de limiter les paroles de condamnation au strict nécessaire !

Prions sainte Anne de nous conseiller dans ce délicat travail de beaux-parents et de nous aider à piloter nos familles avec l’autorité et la délicatesse nécessaires.

Des grands-parents

[1] Dans un même ordre d’idée, jamais on ne dira du mal des pièces rapportées dans leur dos !

L’éducation du respect

Dans le contexte social actuel, le mot et la pratique du « respect » n’ont pas vraiment bonne presse. Les gestes, les attitudes, le vocabulaire, la tenue…toutes ces  manifestations extérieures de respect n’ont que trop tendance à disparaître pour faire place à l’insolence, la désinvolture, l’arrogance… oui, il est bien certain que l’environnement ne nous facilite pas la tâche et nous pousse même à aller à contre-courant car, dans un souci de véritable éducation catholique, nous avons à lutter contre les mauvais exemples que nos enfants voient à l’extérieur.

Le respect dû à Dieu est la base fondamentale – de là découle ensuite le respect dû aux personnes et aux choses-. Sur lui repose la valeur morale de l’influence que les éducateurs exerceront sur le comportement de l’enfant. C’est dans la mesure où les parents comprendront que l’enfant est un être sacré depuis son baptême, qu’ils le traiteront avec la délicatesse et les précautions qui conviennent aux créatures de Dieu. Ils ne tromperont donc pas sa confiance, et formeront sa conscience en lui apprenant à distinguer le bien du mal sans l’abandonner à ses caprices ou instincts. C’est parce que l’enfant est destiné à  la perfection que nous devons d’abord le respecter.

Ce respect dû à l’enfant ne va pas sans réciprocité, et celui-ci apprendra le respect de lui-même : tenue vestimentaire, effort de bonne tenue et de langage châtié, propreté, rangement… Un enfant qui n’est pas habitué à se respecter lui-même, ni dans son corps, ni dans ses actes, ni dans ses paroles, est un enfant voué d’avance à toutes les déviations et perversions de la nature. C’est surtout en lui rappelant qu’il est une créature de Dieu et en l’habituant à vivre en Sa présence que l’on apprendra à l’enfant le respect de lui-même.

Au respect de soi, l’enfant ajoutera le respect des personnes : ses parents, grands-parents, professeurs, mais aussi frères et sœurs, camarades, s’effacer devant une porte pour laisser passer quelqu’un le premier, aider à porter un panier ou à traverser la rue, laisser sa place dans le métro ou le bus, se lever quand le professeur entre dans la classe … Il respectera en premier lieu les personnes qui sont chargées de son éducation. Les parents exigeront que leur enfant soit toujours respectueux à leur égard. Mais ils l’habitueront aussi à se montrer poli et bienveillant avec tout le monde, riches ou pauvres, savants ou ignorants, vertueux ou pécheurs…Dieu est leur Créateur et Il les aime tous. Par respect du prochain l’enfant ne triche pas aux jeux, respecte le travail de ses camarades, ne prononce pas de paroles blessantes ou injustes.

Parce qu’ils sont créatures de Dieu aussi, l’enfant aura le respect des animaux, mis au service de l’homme. S’il a le droit de les soumettre, voire de les tuer pour sa nourriture ou pour sa défense, il n’a pas celui de le faire par plaisir ou par cruauté. Il en est de même du respect des choses, créations de Dieu ou oeuvres du travail des hommes. L’enfant apprendra à s’en servir sans les détruire ou les abîmer, il ne jettera pas de papiers par terre et respectera la nature, prendra soin de ses vêtements…

Mais tout n’est pas respectable dans la vie, et l’on apprendra à mépriser le mal sous toutes ses formes, en veillant à ne pas confondre le mépris du mal avec le mépris des personnes. C’est là une éducation délicate d’apprendre à respecter les personnes, tout en méprisant le mal qu’elles font !

Savoir se faire respecter fait partie de notre devoir de parents. C’est imposer aux enfants des limites à ne pas dépasser. Ne laissons jamais passer une insolence, un geste agressif, un haussement d’épaules ou des yeux levés au ciel avec un énorme soupir ! Vis-à-vis de qui que ce soit, il faut tout de suite réagir : rectifier et demander des excuses. Deux pièges sont alors à éviter :

  • Soit trop de faiblesse: si on laisse passer une insolence, elle sera vite suivie de beaucoup d’autres, et nous serons vite submergés, dépassés…Il faut tout de suite demander des excuses (tout de suite, pas demain car l’enfant vit dans le présent). La faiblesse des parents dans ce domaine n’est que démission de l’autorité ; cette faiblesse est coupable.
  • Soit trop de dureté : on croit montrer son autorité en criant plus fort que l’enfant…il se taira peut-être, mais la tension est montée : s’il n’a pas demandé pardon et fait la paix avec sincérité, son cœur restera fermé, mal disposé à notre égard…le mal reste et se manifestera de nouveau à la première occasion. Il est capital que l’autorité se fasse respecter. Une autorité qui n’est pas respectée est pratiquement sans influence. Le respect est une sorte de crainte admirative qui prépare et facilite la docilité de l’enfant. Pour faire naître le sentiment du respect, l’autorité ne doit pas encourager des familiarités qui suppriment les distances ; elle doit s’adapter aux besoins de l’enfant sans, pour autant, rien perdre de son « prestige », ce qui n’empêche pas, bien sûr, le rire et la complicité !

Comment voulez-vous que l’enfant respecte la supériorité morale de ses parents si ceux-ci ne pratiquent pas eux-mêmes ce qu’ils exigent de leurs enfants : un père mal rasé avachi dans le canapé, une mère qui arbore une tenue vestimentaire irrespectueuse d’elle-même ou de son entourage, ou qui néglige son devoir d’entretien et d’ordre dans son foyer…Les parents ont bien souvent des attitudes de grands adolescents très « cool », c’est une des maladies actuelles où les générations ne se différencient plus, on se sent soi-disant « plus proches », or cela désoriente profondément les enfants ! Il y a deux générations distinctes qui ont chacune leur place propre dans la famille.

Souvenons-nous que l’on ne respecte que ce que l’on admire, et l’éducateur doit être, une fois encore, irréprochable ! Nos enfants sont nos miroirs, ils se permettront tout ce que nous nous permettons…mais s’interdiront aussi tout ce qu’ils nous voient nous interdire ! Nous restons leurs meilleurs exemples ! Et cet exemple passe inévitablement par nos discours, tout autant que par nos actions, notre aspect extérieur et notre langage.

Demandons bien les grâces dont nous avons besoin pour être respectables nous-mêmes, pour respecter  nos enfants et leur inculquer les valeurs de ce respect. Ainsi aurons-nous la certitude de faire d’eux les adultes que nous voulons qu’ils soient demain…

Sophie de Lédinghen

Un nettoyage intérieur express de la voiture, qui sait faire ?

Je garde toujours dans la voiture une brosse à habit, en nylon, au poil assez raide. Agacée par des miettes de pain sur le siège avant, j’ai ouvert la portière de la voiture et empoigné ladite brosse. Résultat probant, rien d’étonnant !

Alors j’ai avisé la moquette au pied du siège. La portière ouverte, j’ai frotté en envoyant dehors la poussière et les miettes. Le résultat était étonnement bon, et très rapide surtout.

Vous pouvez procéder ainsi pour le reste de la moquette. Bien sûr le résultat ne sera pas aussi parfait qu’avec un aspirateur surpuissant … mais suffisamment correct pour y faire monter sa grande-tante (toujours tirée à quatre épingles …) ou l’associé de votre mari qu’il faut conduire à l’aéroport exceptionnellement.

Et  si vous avez encore un peu de temps, utilisez une lingette pour dépoussiérer le tableau de bord et quelques éléments plastiques intérieurs.

La délicatesse, racine du bonheur matrimonial

Le cœur humain a besoin de la manifestation de l’affection ; il désire ardemment se sentir aimé. Il est nécessaire de savoir manifester cet amour par toutes sortes de détails, sans grande importance au demeurant, mais si utiles pour maintenir l’unité indispensable dans la vie des personnes qui s’aiment.La vie des époux repose ordinairement sur un panel de manifestations aimables et affectives qui convertissent le foyer en un havre de paix durable.

La délicatesse est un respect profond, presque de la vénération manifestée à chaque instant ; c’est de l’application, du soin, de la courtoisie sans servilité ; c’est une harmonie d’esprit ; c’est encore la sensibilité, la confiance, la simplicité ; l’esprit de service sincère ; c’est une pudeur et une modestie sans hypocrisie…

Nous savons que l’amour conjugal est à la fois physique, affectif et spirituel. Pour qu’il puisse durer, il est indispensable qu’il soit avant tout un amour d’amitié et non pas un amour de concupiscence. Pour avoir un mariage heureux, la question à se poser n’est pas : « Qu’est-ce que l’autre va pouvoir m’apporter ? » mais plutôt : « Qu’est-ce que je vais pouvoir apporter à l’autre ? ». L’amour surnaturel s’allume au foyer de la charité divine, car l’amour est le don total d’un cœur qui appartient d’abord à Dieu. Ce don est le point suprême de l’amour et le secret de sa réussite. La personne mue par cette vertu se donne entièrement, sans compter, sans rien se réserver sinon elle tomberait dans l’égoïsme. Or l’égoïsme tue l’amour, et la vie conjugale consiste à tout mettre en commun.

Si l’on n’y prend garde, il arrive malheureusement que l’affection mutuelle des époux perde de sa force, alors qu’elle devrait grandir au cours des années. Peu à peu augmentent la mauvaise humeur, la susceptibilité, les réflexions blessantes…qui peuvent aller jusqu’à la grossièreté ! Et c’est comme cela que certains foyers qui devraient être un reflet du Ciel, deviennent un enfer…

Pour éviter cette dérive, nous aurons recours à toutes ces petites charités, ces délicatesses de cœur qui serviront de remparts protecteurs. Dans un foyer où l’on s’aime vraiment règnent le respect et l’attention mutuelle.

Ainsi donc, pourquoi ne pas suggérer au lieu de commander ? Inviter au lieu d’obliger ? Et si l’on se donnait un peu de temps pour discuter et écouter l’autre avec attention et intérêt, sans laisser notre téléphone interrompre les moments passés ensemble? Ou encore, au lieu de focaliser sur quelque défaut récurrent, relativisons-le pour apprécier plutôt les qualités que l’on oublie si souvent de remarquer…et, si ce défaut nous dérange trop, dénonçons-le alors avec beaucoup de gentillesse ou un trait d’humour ! Apprenons aussi à nous taire quand il convient, à savoir ne rien rétorquer lorsque l’autre insiste ou s’enferre pour une peccadille ;  à rompre le silence lorsqu’il devient lourd et appelle notre abnégation dans un effort de compréhension; à servir notre plus beau sourire…même en faisant la corvée la plus désagréable ! Cela ne suffit pas toujours de remarquer ce que notre conjoint a fait de bien…mais complimentons-en le, et sachons le remercier d’un bienfait ou service rendu. Oui, cela demande un oubli de soi, une belle humilité…mais n’est-ce pas en devenant vertueux l’un pour l’autre que nous avancerons ensemble vers le Ciel ?!

Les époux attentifs sauront trouver encore une foule de ces petites délicatesses qui, adoucissant le quotidien et entretenant les bons sentiments, ne manqueront de les faire grandir !

Lorsque l’on a des enfants, ceux-ci sont témoins de ce qui  tient, par-dessus tout, l’édifice familial : l’amour de leurs parents ! Si ceux-ci ne s’aiment pas assez, s’ils se parlent sans tendresse, leurs enfants le sentent toujours et en sont malheureux.

Surgissent alors des inquiétudes traduites dans les comportements (tristesse, énurésie, instabilité…), les caprices, les disputes, les difficultés scolaires…cela pourrait même empêcher de s’épanouir une vocation sacerdotale ou religieuse…

Ne nous lassons donc pas, chers époux, d’entretenir cette petite fleur de charité qu’est la délicatesse entre nous. Elle nous demande certes beaucoup de patience et d’attention, mais nous fait tellement  travailler l’oubli de nous-même au profit d’un meilleur don à celui ou celle à qui nous avons dit « oui » pour chaque jour de notre vie ensemble !

Sophie de Lédinghen

Joie sans tache

 L’alleluia de Pâques résonne encore dans nos oreilles et nos cœurs sont  toujours envahis par la joie de la Résurrection. Le joug du Seigneur est doux et son fardeau est léger parce qu’Il l’a porté bien avant nous et que sa grâce est là pour nous réconforter. Ne nous a-t-il pas promis la paix et la joie à nous, hommes « de bonne volonté » ? Mais sommes-nous assez conscients de notre bonheur ?

Joie d’être enfants de Dieu, joie d’avoir été rachetés, joie d’être sûrs que le ciel nous est à nouveau ouvert ! Quelle faveur par rapport à ceux qui « ne savent pas » !

Cependant  savons-nous assez que tout privilège entraîne des devoirs ?

Le premier ne serait-il pas de rayonner de cette joie d’enfant de Dieu ?

« Croyez-vous en Dieu ? » Nous avons, il y a quelques jours, durant la nuit Pascale, répondu à cette question. Mais alors puisque nous y croyons, pourquoi nous inquiéter, pourquoi nous laisser ronger par la peur de l’avenir, de ce qui va arriver ou  de ce qui devrait survenir…, « âmes de peu de foi » ! Ne devrions-nous pas être pleins de confiance en la Providence et répandre la joie qui nous habite ? Non pas dans une excitation fébrile mais par le rayonnement de notre regard ainsi que par les petites phrases porteuses d’espérance que nous pouvons répandre autour de nous : parents, familles, personnes âgées ou malades et tous ceux que l’on a croisés aujourd’hui ? Répondons, dans le secret de notre cœur, aux actes négatifs de ceux qui nous entourent par une invocation, une oraison jaculatoire, un « ave » pour telle ou telle personne rencontrée, triste, malheureuse ou malveillante. Semons ces petites graines d’amour, de paix et de charité autour de nous… inutile d’en tenir le compte ; elles iront rejoindre là-haut le trésor de Notre-Dame qui les répandra partout où elles sont nécessaires. Mais comment donc ne pas nous laisser envahir par cette tristesse qui envahit les cœurs ?

L’un des grands ennemis de notre joie est sans aucun doute la pollution ! Vous l’avez compris, je ne parle pas des particules fines, mais plutôt de toutes ces informations qui assaillent sans arrêt notre esprit comme si nous étions au milieu d’un nuage de cendres venu assombrir nos pensées en se déposant sans bruit sur notre âme, et qui, à mesure, l’étouffent complètement ! Les revues, les informations écoutées en boucle, les sites ouverts chaque jour, les « newsletters » qui envahissent nos boîtes mel : tout s’unit pour nous donner une accumulation de nouvelles de tous les pays du monde. Loin de moi l’idée de mépriser les épreuves de tous les hommes de la planète mais croyez-vous que le fait d’être au courant de tout va les soulager ?

Les douleurs des malheureux seront-elles allégées par le fait même que leur épreuve sera connue instantanément du monde entier ? (Sauf si nous avions un rôle important au gouvernement, alors peut-être, en effet…)

Certains sont dans la crainte que quelques événements graves leur aient échappé, ou de ne pas être les premiers à avoir entendu une nouvelle ; d’autres nous assurent même que l’information révélée à 6 h du matin à la radio n’est pas la même qu’à 8h… Peut-être, mais quoi qu’il en soit il semble que le cerveau soit entraîné à un comportement spécifique qui le pousse à se renseigner toujours plus et davantage. On peut même parler d’une certaine addiction.

Quelques petites questions vous feront mieux cerner cet état de fait (prenez-vous au jeu et répondez honnêtement et crayon à la main):

-combien de fois par semaine avez-vous l’occasion de vous pencher sur l’actualité ?

– combien de temps y consacrez-vous par semaine, par jour ?

– combien de temps mettez-vous pour surmonter votre accablement en retrouvant la paix de l’âme ?

– avez-vous l’impression que vous êtes plus fort après avoir reçu toutes ces informations ?

– priez-vous mieux après?

Naturellement la toile de fond de la situation politico-religieuse doit être connue pour ce qu’elle est : il ne s’agit pas d’adopter un comportement inadapté et de se mettre la tête sous l’aile en refusant toute information mais plutôt de trouver la meilleure solution pour ne pas subir d’intoxication. Ne serait-ce pas là une arme du démon pour nous décourager et nous empêcher de garder notre joie d’enfant de Dieu ?

Le manque de confiance, le trouble diminuent la capacité d’aimer et le but du démon est précisément d’arrêter les âmes dans la voie de l’amour. Il tente de cette manière particulièrement ceux qui ne céderaient jamais à des tentations ouvertes de péchés.

Après avoir entendu les pires atrocités ou lu les présages de ceux qui prévoient l’avenir le plus noir, comment voulez-vous offrir à votre tout-petit un visage souriant et paisible, comment apaiser les angoisses de vos enfants sensibles qui ont déjà la « peur de vivre », comment avoir le cœur apaisé pour écouter et apaiser les inquiétudes de votre époux et enfin comment trouver assez de sérénité pour écouter ce que Dieu a à vous dire ? Certains trouveront de nombreuses raisons pour se justifier : charité, devoir de voir les choses en face, prudence, que sais-je ? Non la charité doit être mue par la vérité. Avons-nous tous les éléments en main pour juger objectivement? Et quand bien même, avons-nous besoin de connaître en détails toutes les catastrophes réelles, éventuelles et possibles pour prier pour tous les malheureux ?

Le premier devoir de la femme, de la mère chrétienne n’est-il pas de garder la paix de l’âme pour pouvoir rayonner ; il faut donc qu’elle trouve le temps de se « remplir » pour donner ; or toutes ces minutes, occupées sur la toile ou autres moyens, dévorent son temps.

Ne nous laissons pas prendre à ce piège du démon qui veut troubler les âmes en leur donnant cette soif de connaître, celle qui provoque l’acédie ou maladie de l’âme qui paralyse petit à petit toutes ses forces pour la noyer dans l’inquiétude de l’avenir ? Notre méditation quotidienne et une lecture bien choisie nous aideront à garder le sourire de la foi. Apprenons à voir la main de Dieu dans tout ce qui nous arrive. Et quand certains événements nous semblent incompréhensibles, souvenons-nous que Dieu est le maître et que rien de ce qui arrive ne lui est étranger. Acceptons nos croix dans un esprit de sacrifice et de réparation et nous garderons la paix de l’âme.

Quand on possède Dieu, tout est plus facile !

Prenons une résolution ferme pour lutter contre cette soif de l’information afin de garder la paix, la confiance et la joie qui rayonne.

Courage ! Que Notre-Dame vous guide sur ce beau chemin.

Marguerite-Marie

C’est le mai…

C’est le mai, c’est le mai,

c’est le joli mois de mai …

 Jolie et ancienne complainte, dont il existe de nombreuses versions.

En voici deux, très poétiques et très chrétiennes.

A chanter sans traîner, au risque de rendre cette mélodie ennuyeuse et triste.

1ère version :

Nous avons passé par les champs,

Avons trouvé les blés si grands ;

Les avoines sont en levant,

Les aubépin’s en fleurissant.

Dame de céans.

Refrain :

C’est le mai, mois de mai,

C’est le joli mois de mai. (bis)

Si vous nous fait’s quelque présent,

Vous en recevrez doublement :

Vous en aurez pendant le temps,

Vous en aurez au firmament.

Dame de céans.

En vous remerciant, Madame,

De vos bienfaits et de vos dons ;

Ce n’est pas pour nous, le présent :

C’est pour la Vierge et son Enfant.

Dame de céans.

2ème version :

Quand nous allons de par les champs, (bis)

Avons trouvé les blés si grands,

La blanche épine fleurissant,

Devant Dieu.

Refrain :

C’est le mai, joli mai

C’est le joli mois de mai. (bis)

Quand vous couchez vot’bel enfant, (bis)

Que Dieu le garde à son coucher

Et à toute heure de la journée

Devant Dieu.

Un petit brin de vot’ farine (bis)

C’est pas pour boire ni pour manger

C’est pour aider avoir un cierge

Pour illuminer la Bonne Vierge

Devant Dieu.

Madame, nous vous remercions (bis)

De vos bonnes intentions,

Nous prierons Dieu dans vot’ maison

Aussi, quand nous en sortirons,

Devant Dieu.

https://open.spotify.com/track/51PHYHpVYqmKpAHIdsnIfn?si=WAhOFeSXRb-pkUV8d7EKdg

Ave maria de Caccini

Bel Canto

«  C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau,

A la Vierge Marie, disons un chant nouveau  »

Ave Maria – Giulio Caccini

 Tivoli 1551 – Florence 1618

Interprétation par Sumi Jo et l’Orchestre Philarmonique Gurzenich de Cologne en 2001

https://open.spotify.com/track/2U1hdyT8KUndw15Fkmtx1n?si=7PUXPn-7S6S0A8eE7Qb1Og

 Entré au service des Médicis en 1565, Giulio Caccini introduit le chant monodique (à une seule voix) alors que le chant était jusqu’à présent polyphonique, pour privilégier l’intelligibilité et l’expressivité du texte. Sa musique ornementée est à l’origine de la virtuosité vocale, du bel canto (en miroir de l’intitulé de notre fameuse rubrique …) . L’opéra fait son apparition avec lui et quelques autres, en 1600.

Quant aux paroles de cet aria, « Ave Maria », deux simples mots, ils ont alimenté une polémique reposant sur la non-intégralité de la prière à la Sainte-Vierge, jamais usitée au XVIème siècle. Certains parlent donc d’un pastiche élaboré au XVIIIeme, XIXeme ou même XXème siècle !

Aujourd’hui, l’interprétation que je vous propose est extraite d’un album intitulé « Prayers » (Prières), et c’est bien dans ce sens que l’on peut écouter ce texte, qui redit inlassablement ces deux mots. Pensons à Saint Bernard qui ne passait jamais devant une statue de la Sainte Vierge sans la saluer de cette façon, à tel point que Notre-Dame lui répondit un jour « Ave Bernarde ».

Je vous laisse découvrir la richesse vocale de la cantatrice Sumi JO, sud-coréenne, née en 1962.

 

Vive flamme

Seigneur Jésus-Christ, nous venons vous demander pardon

Parce que encore une fois, nous nous sommes laissés distraire de Vous.

Soyez béni de nous ramener de toutes nos griseries

Et de l’inconsistance de ces heures passées hors de Vous.

Nous avons beau connaître ces tentations : toujours nous retombons.

A peine commencé, ce travail nous engloutit et vous disparaissez

Au lieu d’être votre reflet, notre prochain nous est un écran.

Et un seul instant suffit pour que nos pensées vous détrônent.

Sans cesse nous nous éloignons et sans cesse vous nous rattrapez.

Notre existence ne sera-t-elle faite que de ce va-et-vient ?

L’humaine faiblesse et l’obscurité de la Foi les rendent-ils fatales ?

Rester en votre présence, n’est-ce là qu’une pieuse chimère ?

Oui, Seigneur, nous sommes faibles et infirmes, légers et inquiets.

Mais n’êtes-vous pas plus fort que toutes nos faiblesses ?

C’est votre amour que vous donnez à nos cœurs

Et votre amour doit l’emporter sur nos résistances.

Seigneur, nous croyons en une dévotion plus forte que nos distractions

En une charité qui s’embrase et ne peut plus s’éteindre.

Nous croyons que vous seul pourrez captiver nos cœurs

Et les tenir immobiles en cette admiration.

Mais Seigneur, qui veut la flamme vive cherche le combustible.

Tout ce que nous avons, tout ce que nous faisons ; tout ce que nous voulons et tout ce que nous sommes…

Seigneur, faites feu de tout bois ; que tout en nous vous soit livré

Afin que nos âtres intérieurs incendient tous nos instants.

Père Joseph

Editorial

Chers amis,
Nous profitons de l’arrivée des beaux jours pour proposer une nouveauté aux mamans et aux jeunes filles : vous trouverez, d’ici quelques jours, dans le grenier de « notre maison » un patron gratuit, téléchargeable et facile à monter pour pouvoir fabriquer vous-même votre garde-robe ! Rubrique souvent réclamée qui voit enfin le jour grâce à deux amies talentueuses et professionnelles qui vous feront ainsi profiter de leur compétence et de leur goût pour l’élégance féminine !
Au cours de l’année 2017, centenaire des apparitions de Fatima, nous avons entendu de nombreuses fois ces réflexions : « cette apparition a maintenant pris de l’âge ; il fut un temps où l’on priait contre l’expansion du communisme mais aujourd’hui il n’existe plus ! Voyez le score du parti… »
Mais alors ! Notre-Dame se serait-elle trompée d’objectif ?
« La Russie répandra ses erreurs… »
Au-delà de cette injustice faite à Notre-Dame, réfléchissons un peu… D’où vient donc l’origine de l’école laïque ? D’où viennent ces idéologies qui règnent chez nous aujourd’hui ? N’y aurait-il pas quelques points communs entre toutes les interdictions et les règlements auxquels nous sommes soumis chaque jour et le régime de Staline ? Le mondialisme ne serait-il pas une des conséquences directes du communisme ?
Je ne m’étendrai pas sur ces réflexions à la portée de tous car les exemples sont nombreux. Il s’agit juste de comprendre pourquoi Notre-Dame voyait juste.
Notre « Discussion en famille » et une nouvelle rubrique : « Se former pour rayonner » achèveront d’éclairer ceux qui n’avaient pas perçu ce côté caché des choses.

A la suite de cette belle fête de Pâques qui a réchauffé nos âmes, voici les mois de mai et de juin : deux mois qui, en même temps que le renouveau de la nature, voient nos cœurs renaître à l’espérance :
Mois de mai, mois de Marie. Spontanément tout cœur de catholique se tourne vers sa mère céleste avec le désir de vivre dans une plus grande intimité avec elle. C’est un grand réconfort que de rencontrer le long de notre chemin spirituel la douce figure d’une maman. Avec elle tout devient plus facile, le cœur découragé, las et agité par les tempêtes, trouve une force et une espérance nouvelles et reprend la route en regardant son Etoile.
Mois de Juin, mois du Sacré-Cœur. L’objet de cette dévotion est l’amour de Jésus et son Cœur en est le symbole. « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes ». S’il est impossible d’éliminer de la vie toute douleur, il est cependant possible à celui qui vit pour Jésus, de souffrir en paix, sans amertume et de trouver dans le cœur de Notre-Seigneur le repos des fatigues de son âme.
Que Notre-Dame des Foyers Ardents et son Divin Fils apaisent nos cœurs et nous aident à garder confiance au milieu des difficultés de la vie présente.
Marie du Tertre