Bonjour, Monsieur Printemps

Bonjour, Monsieur Printemps

(Les chansons de Bob et Bobette, 1929)

Une délicieuse chanson enfantine, un peu surannée, mais si poétique.

Un bel effort de mémoire pour bambins et plus grands …

Vous en trouverez trois interprétations sur internet. Je vous ai sélectionné celle qui me paraît la plus harmonieuse.

On peut s’inspirer aussi, (pour mémoriser plus facilement la mélodie) de l’interprétation de Gérard Rinaldi . Attention en revanche aux intonations de cet interprète qui ne me paraissent pas correspondre à l’esprit très léger de la mélodie.

 Lien pour télécharger et enregistrer sur clé usb : https://www.bing.com/videos/search?q=bonjour+bonjour+monsieur+printemps&&view=detail&mid=8A11109D01A8C273D2FE8A11109D01A8C273D2FE&rvsmid=8A11109D01A8C273D2FE8A11109D01A8C273D2FE&fsscr=0&FORM=VDFSRV

Ce matin, un petit bonhomme,
Visage frais comme un bonbon,
Portant un bel habit vert pomme
Est arrivé dans le vallon.
C’est pour le saluer peut-être
Qu’aussitôt Monsieur le soleil
Avec tous ses rayons vermeils
A mis le nez à la fenêtre.
Alors, par les prés et les bois
Tous les petits enfants chantèrent à la fois

Bonjour, bonjour, Monsieur Printemps
À la grand-route des nuages
Avez-vous fait un beau voyage
Et qu’apportez-vous, si content ?
« Je vous apporte le beau temps, mes enfants »
A répondu Monsieur Printemps

Alors, il fit la pirouette
Puis un salut très solennel
De la fontaine encore muette
Il brisa la prison de gel
Voyant ça, dans leur nid de mousse
Les fauvettes et les pinsons
Entonnèrent à l’unisson
Leurs chansonnettes les plus douces
Le vieux clocher tout étonné
Joyeusement s’est mis à recarillonner

Bonjour, bonjour, Monsieur Printemps
Sortez votre boîte à peinture
La terre a besoin de verdure
Et de lilas tout fleurissants
« Vous en aurez dans un instant, mes enfants »
A répondu Monsieur Printemps

Et puis, avec ses mains fluettes,
Il cueillit une branche au bois
De cette magique baguette
Il frappa sur le sol trois fois
Avec les fleurs en ribambelle
Poussèrent tous les papillons
Et dans le ciel, en tourbillons,
Arrivèrent les hirondelles
Alors, tous les petits enfants
Se mirent à genoux et dirent suppliants

Et nous, et nous, Monsieur Printemps
Des petits bambins que nous sommes
Si vous vouliez faire des hommes
Vous en auriez pour un instant
« J’aime mieux vous laisser longtemps des enfants »

                               A répondu Monsieur Printemps.

 LE ROSSIGNOL Igor Stravinski

Cette fois-ci, je vous propose une mise en parallèle entre un « cantabile » et ce que le Seigneur nous a donné à l’état pur, le chant du rossignol …

Voilà le lien pour accéder au rossignol et le télécharger:

https://www.bing.com/videos/search?q=chants+de+rossignol&&view=detail&mid=DC765C9490748959A03BDC765C9490748959A03B&&FORM=VDRVRV

 

Une fois que vous avez goûté à cette merveille,  vous téléchargerez le lien suivant :

https://www.bing.com/videos/search?q=le+chant+du+rossignol+stravinski&&view=detail&mid=85E8D9D8558E4B42DE1285E8D9D8558E4B42DE12&&FORM=VDRVRV

C’est un extrait intitulé « la mélodie du rossignol », tiré de l’opéra suivant :

 LE ROSSIGNOL

Igor Stravinski (1882-1971)

 Opéra en trois actes d’après le conte d’Andersen, créé le 26 mai 1914 à l’Opéra de Paris

Interprétation par Nathalie Desay

 

Je ne suis pas spécialement une adepte de Stravinski, mais sa « mélodie du rossignol »  sait redonner, par ses vocalises, de manière assez saisissante, le chant incomparable de cet oiseau.

Et l’on peut rendre grâce au Créateur pour les capacités données à la voix humaine comme pour nos troubadours volatiles.

Si le thème « chants d’oiseaux »vous intéresse, vous pouvez aussi écouter, mais c’est orchestral (piano), « La prédication aux oiseaux  de St François d’Assise » de Franz Liszt.

LE NOËL DES PETITS SANTONS

LE NOËL DES PETITS SANTONS

Auteur compositeur : H. Ackermans, R. Sarvil, interprété par Tino Rossi

Facile à mémoriser, idéal pour une chorale d’enfants pendant la période de Noël

https://www.youtube.com/watch?v=-hD4xSRKeow

Dans une boîte en carton
Sommeillent les petits santons
Le berger… le rémouleur
Et l’Enfant-Jésus rédempteur
Le ravi qui le vit
Est toujours ravi
Les moutons
En coton
Sont serrés au fond
Un soir alors
Paraît l’étoile d’or
Et tous les petits santons
Quittent la boîte de carton

{Refrain:}
Naïvement
Dévotement
Ils vont à Dieu
Porter leurs vœux
Et leur chant
Est touchant
Noël, joyeux Noël
Noël joyeux de la Provence

Le berger comme autrefois
Montre le chemin aux trois rois
Et ces rois ont pour suivants
Des chameaux chargés de présents
Leurs manteaux
Sont très beaux
Dorés au pinceau
Et ils ont
Le menton
Noirci au charbon
De grand matin
J’ai vu passer leur train
Ils traînaient leurs pauvres pieds
Sur les gros rochers de papier
{au Refrain}

Dans l’étable de bois blanc
Il est là le divin enfant
Entre le bœuf au poil roux
Et le petit âne à l’œil doux
Et l’enfant
Vagissant
Murmure en dormant:
« Les jaloux
Sont des fous
Humains, aimez-vous »
Mais, au matin
Joyeux Noël prend fin
Alors les petits santons
Regagnent la boîte en carton

Naïvement
Dévotement
Ils dormiront
Dans du coton
En rêvant
Du doux chant
Noël, joyeux Noël
Noël joyeux de la Provence
Dormez chers petits santons
Dans votre boîte en carton
Noël, Noël, Noël

Le génie du froid

Voici un extrait remarquable par sa puissance évocatrice, véritablement saisissante, le contexte légendaire se prêtant à camper l’invraisemblable !

 « AIR DU GENIE DU FROID « 

Le Roi Arthur – Henry Purcell (1659-1695)

Semi-opéra ou « mask », acte III – Scène II – Interprété par Manuel Bras Da Costa

http://des-instantanes.blogspot.fr/2010/04/roi-arthur.html

 Le Roi Arthur raconte sa recherche pour retrouver sa fiancée Emmeline, enlevée par le roi Oswald.  Le magicien Osmond (à la solde du roi Oswald) montre à Emmeline les contrées les plus froides du globe et fait réveiller le Génie du Froid par Cupidon. Le Génie du froid pousse alors son chant glacial et supplie Cupidon : (« Let me freeze, let me freeze » … Laisse-moi être transi …)

Selon Gustave KOBBE (« Tout l’Opéra »), le Roi Arthur n’est pas un opéra à proprement parler, mais une musique pour accompagner le théâtre selon la coutume anglaise de l’époque. Et en effet, on ne peut comprendre cette composition si on en écoute uniquement la musique et le chant, les dialogues sont indispensables.

En 1660, la restauration royaliste anglaise permet la renaissance de la composition musicale.

La révolution de Cromwell avait dispersé le personnel de l’institution musicale pendant plusieurs décennies, la musique anglaise était presque morte mais le goût pour le « mask » ou théâtre subsistait.

N’ayez pas peur!

Chers grands-parents,

            Vous avez un rôle important à tenir vis-à-vis de vos petits enfants pour transmettre les richesses de votre expérience. Vous trouverez ici un texte de René Bazin qui pourra vous inspirer pour discuter avec eux :

            « Enfants, si vous voulez être des Français dignes de votre race, défaites-vous de plusieurs peurs que voici :

– N’ayez pas peur d’être bons. C’est là une crainte très répandue et qui donne de leur audace aux mauvais. Ne criez pas votre bonté, mais ne la cachez pas à cause de l’exemple.

– N’ayez pas peur du danger, toutes les fois que le devoir commande. Allez-y vivement, joyeusement comme à la fête.

– N’ayez pas peur des échecs. Le premier est nécessaire car il exerce la volonté. Le second peut être utile. Si vous vous relevez du troisième, vous êtes un homme, vous êtes comme le raisin qui n’est jamais si bon que s’il mûrit sur les cailloux.

– N’ayez pas peur de la médiocrité de fortune. Soyez persuadés que la paix, la fierté, la générosité, l’honneur, la joie aussi, ont souvent été pauvres chez nous. Il y a des races qui cherchent l’argent passionnément. Il y en a qui en usent et qui croient à mieux. La plus belle race française a toujours été ainsi.

– N’ayez pas peur du victorieux, comme si la victoire était une raison. Ne restez pas dans l’esprit de la défaite. Les vaincus s’accusent trop eux-mêmes, ils perdent la moitié de leurs forces à copier leur ennemi. N’ayez pas peur parce que vous vous êtes trompés de bonne foi, mais relevez-vous de l’erreur. Les saints comme tous les chefs-d’œuvre se font lentement.

– N’ayez pas peur de la mode ; ne jugez pas d’une cause, d’une idée, d’une vérité par le nombre de ses partisans. Voyez les chiens. Ils ne considèrent pas la pauvreté de leur maître, ni son isolement. Ils l’aiment. C’est un exemple. Vous aimerez Notre-Seigneur Jésus-Christ dans l’abandon où les hommes le laissent.

– N’ayez pas peur de l’obscurité, de la difficulté de votre métier, car l’homme vaut non pas par l’importance et le retentissement de ses actes mais par la volonté qui l’anime. Un brin de paille ramassé avec amour par une fermière pour le nid de ses poules méritera plus de récompense que dix actions d’éclat faites orgueilleusement. Quand l’homme a cassé des mottes, semé de l’herbe, raboté des planches, conduit un tramway, graissé des roues de wagon, copié des lettres, aligné des chiffres, quoi qu’il ait fait, s’il l’a fait honnêtement, s’il n’a point causé de tort à son voisin, ni blasphémé, ni méconnu la bonté par qui tout subsiste, Dieu lui donne son paradis. Pour ceux qui savent voir, tous les métiers luisent également de ce reflet d’en haut.

– N’ayez pas peur de la guerre. Priez pour qu’elle soit épargnée à votre pays parce qu’elle est accompagnée de grands maux. Priez pour qu’elle ne soit pas injuste ; mais si elle est déclarée, jetez-vous y !

– N’ayez pas peur de la mort, parce qu’elle n’est qu’un passage, le défilé coudé, obscur pour nous, qui s’ouvre sur la plaine de lumière.[1]»

[1] La douce France – René Bazin – Tome Ier – Editions Sainte Philomène

Le bûcheron

Le bûcheron

Yves Duteil – 1979

Belle chanson … Mais il faut préciser que la philosophie de ce texte laisse le hasard guider nos destinées,  alors que « cette chaîne immense » à laquelle nous appartenons, nous y sommes, bien sûr, placés par la Divine Providence, et que rien n’est hasard.

 Il a fallu qu’un jour un bûcheron se lève,
Abatte un beau cyprès pour vendre à la scierie,
Qu’un amateur de bois, pour faire sécher la sève,
Attende patiemment la moitié de sa vie.
Il a fallu qu’un jour un bateau le transporte
Et qu’un vieil artisan le préfère au sapin,
Que je m’arrête enfin sur le seuil de sa porte
Et qu’avec un sourire, il m’ait serré la main.

Voilà comment, ce soir, je joue sur ma guitare
L’incroyable voyage à travers les années
D’une graine emportée par un vent dérisoire
Pour devenir guitare au fond d’un atelier.

C’est la chaîne sans fin des détails innombrables
Qui fabrique nos jours et ressemble au destin,
Qui fait tomber la pluie sur les déserts de sable
Et s’épanouir les fleurs au cœur de mon jardin.
Chacun n’est qu’un maillon de cette chaîne immense
Et ma vie n’est qu’un point perdu sur l’horizon
Mais il fallait l’amour de toute une existence
Pour qu’un arbre qui meurt devienne une chanson

Dont les mots, par hasard, par des sentiers bizarres
Vont trouver leur bonheur au bout de nos chagrins
Et le temps, peu à peu, s’endort dans nos mémoires
Pour nous faire oublier qu’au début du chemin

C’est la chaîne sans fin des détails innombrables
Qui fabrique nos jours et ressemble au destin,
Qui fait tomber la pluie sur les déserts de sable
Et jaillir la musique aux doigts des musiciens.
Je n’étais qu’un maillon dans cette chaîne immense
Et ma vie n’est qu’un point perdu sur l’horizon.

Mais il fallait l’amour de toute une existence
Pour qu’un arbre qui meurt devienne une chanson. (bis)

Le grand soleil du bon Dieu! Faire connaître la Royauté sociale du Cœur de Jésus. La Prière du Pape Pie XI au « Christ Roi universel »

Le grand soleil du bon Dieu!

 « Le plus grand service qu’on puisse rendre à un enfant – et j’appelle enfant tous ceux qui ont atteint la jeunesse – c’est de leur apprendre que la vie est un effort, que la joie est dans l’effort, que le secret des réussites est dans l’effort, que l’avenir n’appartient pas aux mieux doués mais aux plus courageux, qu’il y a de la place pour tout le monde dans le grand soleil du bon Dieu si on veut se donner de la peine…mais que l’effort qui réussit n’est pas le coup de collier d’un matin ou d’un soir, ni même d’une semaine, d’un mois, d’une année, c’est le labeur régulier, calme de tous les jours, de tous les mois, de toutes les années, même quand on n’a plus d’examens à préparer, de cours à suivre, de situation à obtenir, quand la vie est avancée et assurée et qu’il n’y a plus qu’à la soutenir. Il faut leur dire cela gentiment, doucement, mais sans hésiter ; il faut surtout les habituer à le faire. »

                                                                                                               Dom Guillerand

Travaillons avec courage à faire connaître la Royauté sociale du Cœur de Jésus.

« Les fruits amers que produisit si souvent et si longtemps une semblable séparation des individus et des peuples d’avec le Christ : les germes de discorde semés partout, les jalousies et les rivalités entre peuples qui retardent encore la réconciliation, le déchaînement des convoitises, qui, bien souvent, se cachent sous les apparences du bien public et du patriotisme, et toutes leurs conséquences : dissensions intestines, égoïsme aveugle et démesuré qui, ne considérant rien, sinon les avantages et les profits particuliers, soumet absolument tout à cette mesure ; la paix des familles détruite à fond par l’oubli et la négligence du devoir ; l’unité et la stabilité de la famille battue en brèche ; toute la société enfin ébranlée et menée à la ruine. Celle-ci se hâtera de revenir au Sauveur très aimant. La solennité du Christ-Roi, qui se célébrera désormais chaque année, Nous en donne le meilleur espoir. Il appartiendrait aux catholiques de préparer et de hâter par leur action ce retour, mais un bien grand nombre d’entre eux ne semble pas tenir dans la vie sociale sa place normale ni posséder l’autorité qui convient à ceux qui portent le flambeau de la vérité. Il faut peut-être attribuer ce désavantage à la lenteur et à la timidité des bons qui s’abstiennent de résister ou résistent avec mollesse : par suite, les adversaires de l’Église en retirent nécessairement un surcroît de témérité et d’audace. Au contraire, que les fidèles comprennent tous qu’il leur faut lutter avec courage et toujours, sous les drapeaux du Christ-Roi, que le feu de l’apostolat les embrase, qu’ils travaillent à réconcilier avec leur Seigneur les âmes éloignées de lui ou ignorantes et qu’ils s’efforcent de sauvegarder ses droits. Est-ce qu’en outre la célébration universelle et annuelle de la fête du Christ-Roi ne semble pas avoir un effet souverain pour condamner et pour réparer en un sens la défection que le laïcisme a causée, entraînant de si pénibles malheurs pour la société ? En effet, plus les réunions internationales et les assemblées nationales accablent d’un indigne silence le nom très doux de notre Rédempteur, plus il faut l’acclamer et faire connaître les droits de la dignité et de la puissance royale du Christ. »

Encyclique, Quas Primas de S.S. Pie XII

La Prière du Pape Pie XI au « Christ Roi universel » : 

Ô Christ Jésus, je vous reconnais pour Roi universel. Tout ce qui a été fait a été créé pour Vous. Exercez sur moi tous vos droits.

Je renouvelle mes promesses du baptême en renonçant à Satan, à ses pompes et à ses œuvres, et je promets de vivre en bon chrétien. Et tout particulièrement je m’engage à faire triompher selon mes moyens les droits de Dieu et de votre Eglise.

Divin Cœur de Jésus, je vous offre mes pauvres actions pour obtenir que tous les cœurs reconnaissent votre royauté sacrée et qu’ainsi le règne de votre paix s’établisse dans l’univers entier.

Amen.

Pape Pie XI (1857-1939)

Ta mission de la femme !

Chère Bertille,

Tu me disais récemment combien tes espérances étaient déçues et que si le gouvernement était autrement, et si le président était untel ou untel, et si…, et si…. tout irait mieux…

Ta réflexion m’a beaucoup intéressé et j’y ai réfléchi…

Je me suis dis qu’en effet il y avait urgence… urgence de prendre conscience de la grandeur de notre mission, à nous femmes catholiques !

En effet, tous ces hommes qui gouvernent, qui dirigent les grandes sociétés, qui semblent avoir entre leurs mains l’avenir de la nation, tous ont été des enfants, tous ont été éduqués par une maman…

Alors n’est-ce pas là le chemin du secret qui mènera la société vers le ciel ?

Qui sont donc ces mamans des grands hommes de demain ? Sur qui vont reposer nos familles? Qui devra soutenir les hommes, les encourager dans leurs responsabilités familiales et professionnelles ? De qui dépendra le salut de plusieurs générations d’âmes ? Qui ? Si ce n’est les jeunes filles d’aujourd’hui, futures mères de famille ou consacrées ?

C’est donc entre tes mains et celles de tes amies que repose la responsabilité de former les hommes de demain !

Nous avons dans l’histoire l’exemple des mères de grands hommes : Blanche de Castille, Marguerite Sarto et bien d’autres. A toi de lire la vie de ces saintes femmes et de les imiter. Mais je sais aussi combien il est difficile de transposer la vie de ces femmes d’autrefois à nos temps actuels. Essayons donc ensemble de voir les moyens à prendre car c’est dès aujourd’hui qu’il faut te préparer à ton rôle de demain.

Tout d’abord :

– prends conscience de tes responsabilités,

– aie une vie de prière ; et que ce ne soit pas seulement des mots récités mais un véritable échange avec Dieu ; que ta prière soit louange, reconnaissance et demande  que Dieu, qui ne refuse jamais ce qu’on lui demande avec foi, te donne en particulier la vertu de force ;

– forme-toi, dans le domaine de l’intelligence (lecture, études, culture générale, formation philosophique, catéchétique, historique et encore couture, cuisine, art de la table,…) mais forge aussi ta volonté, assouplis ton caractère afin d’être en mesure de donner le meilleur de toi-même, d’être capable de donner en vérité, de pardonner sans rancune…, développe ta générosité, ton sens du service, ton sourire, ta discrétion.

– agis au quotidien, dans ton devoir d’état tout d’abord et aussi dans tous ces moments où l’héroïsme te sera nécessaire.

Bien souvent tu me dis combien il est difficile de vivre au milieu du monde actuel ; tu remarques les différents comportements de tes amies et tu ne sais quel modèle prendre… Tes compagnes ne sont pas de mauvaise volonté, mais elles n’ont pas forcément conscience du message qu’elles véhiculent, sur leur rôle de femme, sur l’image qu’elles donnent ou qu’on leur fait donner. Elles sont souvent manipulées sans qu’elles en aient pris conscience par un monde qui volontairement veut détruire la véritable essence de la femme.

Bien souvent elles essaient de se frayer une place dans le monde actuel en se faisant aussi discrètes que possible pour ne pas que l’on risque de remarquer qu’elles sont -tout de même- un peu hors du commun (issue d’une famille classique, venues d’une école qui se tient, allant à la Messe le dimanche…), ou au contraire, elles adoptent un comportement un peu frondeur mais qui cache en réalité une grande fragilité. Elles essaient de maintenir juste la tête hors de l’eau en essayant de ne pas boire la tasse, et en craignant toujours de n’être pas assez « comme les autres », tout en gardant comme un réflexe la peur de perdre son âme ; mais à jouer à ce jeu dangereux tu en as vu plus d’une tomber et cela te fait peur.

            A toi donc qui me poses cette question, toi qui as de grandes aspirations, je parle franchement et je te dis qu’il n’y a, devant Dieu, qu’une seule solution : il te faut choisir entre Eve ou Marie…

Eve, qui tenta et perdit Adam en se perdant elle-même et toute sa race…

Marie, mère de Dieu, à qui nous devons la liberté de pouvoir éviter le péché et de parvenir aux joies éternelles.

            Cela peut te sembler difficile mais tu verras qu’une fois que tu auras déterminé ton choix avec l’aide de Dieu, le chemin te paraîtra clair, même s’il te demande de l’héroïsme.

Et plutôt que de te sentir mal à l’aise partout, plutôt que d’avoir peur de passer pour une extra-terrestre au milieu de tous, plutôt que de craindre d’avouer tes différences, tu seras fière de témoigner. Témoigner que ta différence est ta force. Témoigner de ta joie d’être enfant de Dieu, de ton hérédité familiale, de tes certitudes que nul doute ne vient troubler, de la force immense que tu as d’être issue d’une famille catholique et solide.

Il ne s’agit pas non plus de sortir avec ton drapeau et de chercher à provoquer ; il ne s’agit pas non plus de partir maladroitement à la conquête du monde… Mais il te faut réfléchir sérieusement à ta vocation de femme. Tu feras le bilan de ce que tu as reçu et de ce qui te manque pour être là où le Bon Dieu t’a réservé une place. Tu deviendras ainsi la femme forte de l’Evangile ; fière d’être ce que tu es, rayonnante,  prête à transmettre ce que tu as reçu et même davantage ! Ta vocation est de briller, non comme une « star » éphémère mais comme les étoiles du ciel avec ta pureté de corps, d’âme et de cœur et sache–le, tu peux en être fière et bien d’autres t’envient en secret !

Tu dois être le sel de la terre ; c’est le rôle que Dieu te réserve alors pourquoi chercher à s’affadir assez pour se fondre dans la masse ?

Voilà, ma chère Bertille, la réponse à ta question. Rien ne sert de se désoler sur ce qui est : le passé est derrière nous mais l’avenir est devant et il est entre nos mains sous le regard de Dieu ; comme notre mission est grande et enthousiasmante !

Je t’embrasse et te souhaite une belle rentrée.

Madalen

Parlons des oreilles …

Les 1001 astuces qui facilitent la vie quotidienne !

Une rubrique qui tente de vous aider dans vos aléas domestiques.

 C’est une amie qui m’a donné cette astuce :

Un shampoing rapide et un peu maladroit … un enfant qui immerge sa tête en prenant son bain …des débuts laborieux à un cours de natation … Vous avez – votre enfant – a les oreilles bouchées d’eau …

Ce n’est pas terrible, c’est inconfortable, c’est désagréable, et si vous supportez cela avec bonne humeur, voilà un petit bougon qui se plaint.

Dites-lui de sauter d’un pied sur l’autre, en balançant sa tête de côté … Je vous promets un sourire étonné et ravi !

Vous appréciez cette rubrique ? Vous trouvez ces astuces intéressantes ou vous en connaissez de bien meilleures ? Alors … partageons nos talents ! N’hésitez pas à écrire au journal.

Cinquième Mystère Douloureux : Jésus meurt sur la Croix

Fruit de ce mystère : Le don de soi

            En haut du chemin, il y a la petite colline où le drame s’achève. Le dénouement est brutal comme le reste. Cette tunique arrachée, ce corps meurtri étendu sur le bois rude et ces clous qui s’enfoncent dans les membres ! Notre cœur chrétien a peine à regarder ces scènes affreuses !

Et maintenant, sur le ciel de fin d’après-midi, voici que se détache la Croix de Jésus entre les deux autres condamnés. Au pied de celle qui porte l’écriteau : « Jésus, roi des Juifs », il y a le groupe, -si petit hélas !- des amis : sa mère et les saintes femmes… Seul Saint Jean est là, revenu, happé par son cœur. Peut-il laisser mourir seul, l’ami, le bien-aimé, sur la poitrine duquel sa tête reposait si tendrement quelques heures auparavant ?

Et ce sont les heures d’attente, les mystérieuses, les solennelles heures d’attente de toutes les agonies quand on épie autour d’un être qui s’en va, les derniers mots, les derniers regards, les dernières pensées… Oh ! Agonie de Jésus… Mère immobile, pauvre Mère ! Il ne vous reste que l’échange suprême de vos pensées. « Femme, voici votre fils ; Fils voici votre mère… » C’est le seul héritage que Marie reçoit de son Bien-Aimé : la pauvre humanité à aimer avec tout son cœur de mère. A cette heure solennelle, c’est l’adoption suprême. Elle ne répond rien. Elle reçoit cette mission. Et dans le grand silence de la terre et des cieux, dans ce grand silence de l’âme, Jésus put dire : « Tout est consommé ».

O Marie, apprenez-moi le sens profond de ce mystère. Je ne médite pas mon rosaire aujourd’hui pour apprendre à mourir mais pour apprendre à vivre.

« Donne-toi, comme mon Fils s’est donné… »

La vie chrétienne est amour, et l’amour est un don. Tout ce qui nous fait nous retourner sur nous-mêmes est misérable et infécond. Il faut franchir les étroites limites de notre « moi », briser ce tenace égoïsme qui sans cesse, comme un enfant mal élevé, crie : « Et moi ? » Ma joie c’est le don que je fais de moi-même ; je ne suis riche que de ce que je donne !

Et à qui me donnerais-je, mon Dieu, si ce n’est à vous ? Oh, Notre-Dame, aidez-moi à bien comprendre ce sens profond de toute vie chrétienne. Que pour moi les rapports avec Dieu ne soient pas un accord soigneusement passé : « Je donne ceci pour que vous me donniez cela. Votre part, la voilà Seigneur : cette Messe du dimanche, ces prières, moyennant quoi je suis tranquille et vous n’avez plus rien à me demander. J’équilibre mon budget spirituel… » Non ce n’est pas cela ! Ah ! je peux bien multiplier les prières, les aumônes et mêmes les sacrifices, si je ne me donne pas moi-même, je ne donne rien… Mon Dieu, faites que je regarde au fond de moi-même. N’aurais-je pas enterré moi aussi au fond du jardin ce « talent » que je n’ai pas envie que vous me demandiez… ?

Otez de moi cet esprit d’avarice spirituelle qui toujours calcule et suppute ses chances de gains et de perte. Si je vous donne tout, que me restera-t-il pour moi ?… Si je commence à vous donner généreusement tout ce que j’ai, n’allez-vous pas Seigneur, vous autoriser à en prendre plus ?… Est-ce-que je ne la sens pas au fond de moi-même cette peur lorsque j’entends votre demande… ? « Mon Dieu, jusque là, je veux bien, mais pas plus loin… Cela est à vous mais le reste est à moi !… »

O Notre-Dame, vous qui avez tout donné, aidez-moi à tout donner à mon tour. Chaque élan vers vous, mon Dieu est une richesse.

A qui me donnerais-je, mon Dieu, à travers vous ?… Mais à tous. Les autres sont là autour de moi : mon mari, mes enfants, cette amie, ce voisin, tous ceux que j’appelle mon prochain. Si je veux les aimer vraiment, non des lèvres mais du cœur, il faut que je me donne sans compter, en m’oubliant moi-même. Dans les grandes choses comme dans les petites ! Le monde souffre d’une pénurie d’amour parce que nous retenons pour nous ce qui devrait aller aux autres, parce que nous mesurons parcimonieusement notre cœur… Nous sommes des avares de notre tendresse, de notre compassion, de notre temps. Ce sourire qui mettrait une lumière dans la maison de cette pauvre femme, cette visite toujours remise, cette lettre attendue, ce désir personnel que je fais passer en priorité…

Mon Dieu ! Jamais sans doute vous me demanderez le suprême témoignage de « donner ma vie pour ceux que j’aime » car cela reste exceptionnel mais aidez-moi à ne pas oublier que ce soir en rentrant, mon mari attendra un sourire même si je suis épuisée, mes enfants auront besoin de moi même si j’ai un livre passionnant à terminer, et je pourrais énumérer toutes ces joies personnelles à sacrifier avec le sourire parce que quelqu’un est là qui frappe à la porte de mon cœur. Vais-je dire : Non ! Je n’ai pas le temps » à tous ceux qui ont besoin de moi ?…

« J’aurais commis peut-être bien des fautes, mais au moins je ne me serais pas épargné » écrivait Jacques Rivière. Il y en a tant qui s’épargnent ! Ils ont beau dire « qu’ils se dépensent sans compter », ce n’est vrai qu’en apparence. Ils s’agitent, ils se fatiguent, ils donnent ce qu’on ne demande pas, ils essaient de compenser… mais ils retiennent toujours ce qu’on aimerait tant recevoir : ce don profond qui est un renoncement à soi-même.

Vierge Marie, notre « moi » est si tenace qu’il n’est pas facile de s’en dépouiller. Faites que je comprenne la leçon de l’amour suprême de Jésus en Croix. Que je sache la retrouver chaque fois que j’assiste à la Messe, sans me laisser happer par mes soucis. Que cette goutte d’eau mise dans le calice me rappelle que la Messe est aussi mon offertoire et que le Christ veut que nous y associions notre offrande. Faites que je donne humblement ma vie quotidienne avec ses banalités pour qu’à travers toutes ces petites choses ce soit vraiment le meilleur de moi-même qui se donne.

Vierge Marie, vous qui étiez au pied de la croix, témoin de cette grande offrande, prenez avec cette dizaine mon grand désir pour qu’il devienne une réalité.

D’après Paula Hoesl