Conseils du Curé d’Ars

 

Chers parents, ne vous contentez pas de reprendre, de surveiller, d’instruire : priez, priez Dieu sans cesse qu’Il répande sur votre travail la rosée de sa grâce, qu’il féconde vos efforts et bénisse vos sollicitudes. Sans Lui, l’œuvre de l’éducation reste incomplète, souvent condamnée à l’échec et toujours improductive pour le ciel.

Saint Curé d’Ars

 

 

Le Concile de Trente nous enseigne que la messe apaise la colère de Dieu, convertit les pécheurs, rend gloire au bon Dieu et attire toutes sortes de bénédictions sur la terre. Hélas ! Si les pères et mères le comprenaient bien et qu’ils sussent en profiter, leurs enfants ne seraient pas si misérables, si éloignés du chemin du Ciel. Mon Dieu, que de gens pauvres auprès d’un si grand trésor ! 

Saint Curé d’Ars

 

 

Ne pleure pas Marie

Catherine Garret « La Vendée Militaire », 1977

 

Ne pleure pas Marie, de la guerre

Il s’en reviendra bientôt

Près de toi Marie pour cueillir

Les raisins du vin nouveau.

 

Refrain :

Chante et puis chante le jour

Chante et puis chante l’amour (bis)

 

Promet moi, Marie, de n’ jamais

Jamais désespérer

Souviens-toi Marie qu’il faut souffrir

Pour gagner sa liberté.

 

Prie pour lui Marie, quand il fera

Coup de fusil, coup de faux

Prie pour lui Marie quand tu verras

Piétiner les coquelicots.

Si tu vois, Marie, sur la terre

Couler des larmes de plomb

Dis-toi bien, Marie, qu’on ne fera

Jamais taire notre chanson.

Catherine Garret chante La Vendée Militaire – Ne pleure pas Marie – https://www.bing.com/videos/search?q=vend%c3a9e+militaire+ne+pleure+pas+marie&&view=detail&mid=634A2A9011D17AB171C5634A2A9011D17AB171C5&&FORM=VRDGAR&ru=%2Fvideos%2Fsearch%3Fq%3Dvend%25C3%25A9e%2Bmilitaire%2Bne%2Bpleure%2Bpas%2Bmarie%26form%3DQBLH%26sp%3D-1%26pq%3Dvend%25C3%25A9e%2Bmilitaire%2Bne%2Bpleure%2Bpas%2Bmarie%26sc%3D1-36%26qs%3Dn%26sk%3D%26cvid%3D4DE457DE99F44510AC5AB9818DEA06CA

 

Ma bibliothèque

ENFANTS :

Pour les tout-petits : Chants d’oiseaux du jardin – Didier Jeunesse – 2022

– Dès 5 ans : Mes premières vies de saints : Saint Joseph, Saint Pierre, Saint Paul, Saint François d’Assise, Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus – Quentin Moreau – 2021

Dès 6/7 ans : Les petites bêtes du jardin – Edition Grenouille – 2022

– A partir du lycée (au plan culturel) :  Les cathédrales gothiques – Ouest-France – 2022

– Pour tous : Le grand livre du potager – Artemis – 2022

 

ADULTES (à partir de 16 ans)

– Jeunesse : Préparation éloignée à des fiançailles chrétiennes – Abbé Delagneau – Marchons Droit

– Spiritualité : Le prophète Daniel – Dom Jean de Monléon – Saint Rémi – 2022

Culture : Le guide de l’antiquaire – Solar – 2020

Pour les garçons et filles dès 20 ans : Mon journal de sage-femme – Lisbeth Burger – Chiré – 2021

– Petit roman d’été : La princesse Priscilla s’est échappée – E.Von Arnim – réimp. 2022 – Bartillat

 

Pour compléter cette liste, vous pouvez vous renseigner sur les Cercles de lecture René Bazin :

cercleReneBazin@gmail.com  (à partir de 16 ans- Culture, Formation)

 

La Revue : « Plaisir de lire » propose un choix de nouveautés pour toute la famille (distraction, histoire, activités manuelles) Envoi d’un numéro gratuit à feuilleter sur écran, à demander à :

PlaisirdeLire75@gmail.com 

 

Pendant les fiançailles

Voici quelques lignes glanées dans un livre de Savoir-Vivre des années 701, mais qui sous ses termes désuets, décrit la même réalité qu’aujourd’hui, et nous indique la façon de se tenir en société quand on est fiancé. Je vous laisse y trouver votre miel, et apprécier ce qui était couramment admis dans une société qui était encore majoritairement catholique.

 

« Aujourd’hui, la timide fiancée ne voit plus son fiancé en la présence d’un chaperon. Elle sort seule avec lui, part parfois chez des amis aux sports d’hiver en sa compagnie, entreprend des vacances en auto-stop sous son aile protectrice, loge dans le même hôtel, etc…

En fait, on ne connaît pas très bien ce que la jeune fiancée de l’époque moderne ne se permet pas avant le mariage. La morale reste immuable. Aux jeunes gens de la respecter (…)

 

Il est d’ailleurs bon, pour autant que ce soit possible, de ne pas prolonger les fiançailles au-delà de six mois à un an. Des fiancés « éternels » ne trompent personne sur la qualité de leur amour, soit sur leur intention de se marier.

Certains jeunes gens et jeunes filles, faisant fi de préjugés désuets, donnent parfois à leurs fiançailles toutes les apparences d’une vie commune. Ils en seront les premières victimes, car après les douces illusions, le désenchantement ne tardera pas.

Plus nombreux cependant sont ceux qui veulent faire de leurs fiançailles une période d’attente, de découverte mutuelle et de respect. Ceux-là, par leur amour, par leur patience et par leur vertu, mériteront le bonheur tant attendu du mariage.

Les fiancés idéaux ne sont pas ceux qui se croient obligés d’exposer au grand jour et en public toute l’étendue de leurs sentiments mutuels. Cela ne concerne qu’eux. Deux tourtereaux qui s’isolent, oublient le reste du monde et chuchotent entre eux sans arrêt, gênent les autres, les privent de leur compagnie. Personne ne leur demande une démonstration. En public, en réception, on leur demande de briller chacun de tous leurs feux, mais pour tous et pas pour eux seuls. Monsieur adressera la parole autour de lui, Mademoiselle ne craindra pas de quitter, fût-ce pour deux minutes, la main de son protecteur aimé. La terre n’arrêtera pas de tourner s’ils se séparent pour quelques secondes (…)

Un fiancé n’est pas un bagnard. Il peut encore sortir, rencontrer ses amis, se faire inviter et les inviter. (…) Sa fiancée, versant dans l’excès contraire, ne courra pas les réceptions auxquelles son fiancé n’est pas invité ou ne peut se rendre. Elle n’est pas au couvent, mais elle a déjà pris des engagements. Elle a donné une promesse, elle porte au doigt un gage d’amour qu’elle ne peut trahir. »

Jacqueline BUS, Top Savoir-Vivre, éd. Dupuis, 1973

 

Une promesse  

Chère Bertille,

           Dans mon dernier courrier, nous avions abordé la question de la vocation de la femme, au sens large. Comme tu constates que de plus en plus d’amies se fiancent dans ton entourage, je voudrais en profiter pour te dire quelques mots sur le sujet des fiançailles.

           Tout d’abord, les fiançailles au niveau historique existaient chez les Hébreux. Le fiancé offrait à la fiancée ou au père de la fiancée, un anneau d’or ou un objet de grand prix. Un grand festin terminait la journée. Dès le jour des fiançailles, la fiancée appartenait à son fiancé et lui devait fidélité jusqu’au mariage qui arrivait assez rapidement.

  Aujourd’hui, les fiançailles sont toujours une promesse de mariage. Une promesse vraie, mutuelle et acceptée de part et d’autre. Il est bien concevable qu’un engagement aussi important comme le mariage soit préparé par les préliminaires des fiançailles. Malheureusement, la législation actuelle ne tient pas compte des fiançailles. Seule l’Eglise en est la maîtresse. Les fiançailles chrétiennes sont un contrat réciproque entre deux personnes déterminées, avec le désir de se marier.

  Pour arriver aux fiançailles, il faut savoir prendre conseil avec prudence : écouter, réfléchir et méditer. Les meilleurs conseillers sont nos parents, car ce sont eux qui nous connaissent le mieux. Il y a aussi les prêtres que nous rencontrons régulièrement et quelques amis proches. La prière nous permet de tout mettre sous le regard de Dieu et de tout juger selon sa volonté. Car plaire à Dieu et faire sa volonté, là est l’essentiel.

  Avant que les passions ne prennent le dessus, il faut découvrir le caractère de l’autre, ses goûts, ses qualités morales, ses aptitudes… Cela demande beaucoup de renoncement intérieur, d’humilité et de franchise. C’est alors que l’on pourra se décider et choisir un père ou une mère pour ses futurs enfants.

  L’amour entre une jeune fille et un jeune homme se construit sur le même modèle que l’amitié. Mais c’est une amitié plus profonde. Il faut aimer avec bienveillance, c’est-à-dire de façon désintéressée. Le Père Noble dit « Aimer une personne pour l’utilité ou le plaisir qu’elle nous assure, c’est l’aimer égoïstement, pour ce bénéficiaire qui est soi-même. Au contraire, aimer quelqu’un et lui vouloir du bien : voilà l’amour d’amitié » et encore « le synonyme de l’amour, c’est « l’union », union des esprits, des cœurs, des vies… L’amour vrai résiste à la séparation. Sans doute, la séparation est la dure épreuve de l’amitié, mais elle est aussi la pierre de touche de sa solidité1 ».

 

  Voici quatre signes qui pourront aider à juger si c’est la bonne personne :

– L’estime mutuelle fondée sur des qualités réelles que l’on peut énoncer et qui consistent surtout dans la pratique de la vertu.

– La sympathie mutuelle. Les fiancés doivent être heureux de parler ensemble.

– La confiance mutuelle. Elle entraîne la certitude de ne plus être tout seul face aux difficultés et aux peines de la vie.

– Le plein accord sur l’idéal de la vie et du mariage chrétien.

 

  Le temps des fiançailles, c’est le temps pour apprendre à mieux se connaître, se confier ses défauts, apprendre à se pardonner (car le mariage sera aussi une vie de pardon), se faire confiance, se demander >>> >>> secours… Regarder l’autre vivre, agir, parler… Découvrir son tempérament, son caractère, sa santé, ses talents. Comprendre et accepter ce qui en principe ne changera pas…

  Ma chère Bertille, je te souhaite de construire de belles amitiés profondes, basées sur la générosité réciproque, et ainsi tu seras prête à répondre à l’Amour qui t’est réservé depuis toute éternité : l’amour parfait avec Dieu dans la vocation religieuse, ou l’amour humain pour fonder un foyer.

Je t’embrasse avec toute mon affection.                 

Anne

1 L’amitié de H.-D. Noble, O.P.