Chant pour le départ des missionnaires

« L’oiseau qui chante ne sait pas si on l’entendra » (proverbe polynésien)

Charles Gounod (Paris 1818 – Saint-Cloud 1893), paroles de l’Abbé Charles Dallet

En ce temps de l’Epiphanie, pourquoi cette évocation de Charles Gounod ? 

En 1843, en début de carrière, Charles Gounod accepte le poste d’organiste et de maître de chapelle de l’église des Missions étrangères de Paris. En 1851, il compose la musique du «Chant pour le départ des missionnaires ». Ce départ en mission était accompagné de la cérémonie suivante : « les partant se tenaient alignés face au public devant le maître autel. Le public pénétrait alors dans le chœur, et chacun venait baiser les pieds des nouveaux missionnaires, puis les embrassait, tandis qu’éclatait le « chant pour le départ des missionnaires », composé par Gounod, organiste de la chapelle. »  Cette cérémonie se tenait dans la chapelle de l’Epiphanie et ce vocable avait été choisi pour sa signification, l’Epiphanie étant la première manifestation de Jésus aux Gentils, ainsi les missionnaires partaient-ils « manifester » Jésus-Christ aux païens.

Charles Gounod prendra l’habit ecclésiastique, s’inscrira au cours de théologie de Saint-Sulpice et écoutera les sermons de Lacordaire à Notre-Dame. Mais après la révolution de 1848, il renonce à sa vocation sacerdotale et quitte son poste des Missions étrangères. La vie de Charles Gounod sera alors un perpétuel tiraillement entre une Foi profonde (animée par une grande connaissance liturgique) et les passions qu’agitera sa sensibilité d’artiste.

Partez hérauts de la bonne nouvelle

Voici le jour appelé par vos vœux

Rien désormais n’enchaîne votre zèle

Partez amis que vous êtes heureux

Oh ! qu’ils sont beaux vos pieds missionnaires

Nous les baisons avec un saint transport

Oh ! qu’ils sont beaux sur ces lointaines terres

Où règne l’erreur et la mort

Refrain

Partes amis, adieu pour cette vie

Portez au loin le nom de notre Dieu

Nous nous retrouverons un jour dans la patrie

Adieu frère adieu.

En nous quittant vous demeurez nos frères

Pensez à nous devant Dieu chaque jour

Restons unis dans la sainte prière

Restons unis dans son Divin amour.

Ô Dieu Jésus, notre roi notre maître

Protégez-nous, veillez sur notre sort

A Vous nos cœurs, notre sang, tout notre être

A vous à la vie, à la mort.

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Douce et Humble

          Puisque la souffrance est notre lot à tous, il est nécessaire de savoir la porter, comme Dieu le veut. Je voudrais te donner des petits secrets pour garder l’âme paisible et aimable, afin qu’elle nous fasse grandir et rayonne, oui, rayonne sur ceux qui nous entourent.

          Dieu nous avait créés pour la vie éternelle. Avant le péché originel nous étions impassibles, faits pour être heureux sans souffrance. C’est pourquoi nous n’aimons pas souffrir, nous n’étions pas faits pour cela et en gardons le souvenir.

  Alors à Dieu tu demanderas les grâces nécessaires pour accepter et aimer ce qui t’est donné de douloureux, que ce soit physique, moral, spirituel, car par toi-même, sois en bien certaine, tu ne le peux.

Etre douce et humble à son image, tu souhaiteras.

  Accepter, c’est voir au-delà de l’évènement ou de la personne, la main même du Seigneur. Même si tu peux te sentir brisée, abandonnée, secouée dans la tempête, Dieu est là. Il le permet pour te corriger de certains défauts, pour te faire grandir, offrir en réparation d’un monde apostat, ou lui ressembler. En bon jardinier, Il sait comment tailler, sans jamais passer la mesure, pour faire fleurir et fructifier

  Alors au Christ tu diras : je ne sais pas souffrir, c’est trop dur pour moi, mais Vous Seigneur, Vous savez. Aidez-moi à regarder votre Passion car Vous avez porté tout cela avant moi, et n’avez pas ouvert la bouche, Vous êtes resté patient et bon.

  Etre douce et humble à son image, tu souhaiteras.

   Pardonner est souvent très difficile, quand le mal vient des agissements humains. Méprisés, incompris, critiqués violemment, nous réagissons souvent avec colère. Notre si profond besoin de reconnaissance et d’amour est nié tout à coup.

  Alors au Père tu demanderas la grâce de savoir pardonner, jusqu’à ce que ton cœur soit libéré, et tu prieras ou feras dire une messe pour celui qui t’a offensé. Parfois ce sera long mais tu verras la paix revenir et en sortiras plus forte, l’âme grandie. Combien de maux, d’inimitiés, de tristesses ont perdurés à travers le temps pour n’avoir pas voulu pardonner.

  Etre douce et humble à son image, tu souhaiteras.

  Il est bon d’être réconfortée dans nos peines par un cœur auprès duquel s’épancher. Mais certaines de nous peuvent vite se répandre et se plaindre outre mesure, faire grand cas de ce qui leur arrive. Nous oublions les souffrances de l’autre et sommes alors indélicates.

  Alors à Dieu tu diras : aidez-moi à rester discrète, à faire bonne figure et à prendre quand je le pourrai, une part de la souffrance de l’autre pour m’oublier et faire du bien.

  Parfois la force pourra me manquer, mais que ma souffrance ouvre mon cœur pour le rendre compatissant et aimant. Faites que je sache voir celui ou celle qui pourra m’aider et me tourner vers Vous.

  Etre douce et humble à son image, tu souhaiteras.

          Parfois nous augmentons notre propre souffrance dans les rapports humains. Notre croix est lourde à traîner mais n’y avons-nous pas mis de poids supplémentaire ? Nous nous plaignons de ne pas être aimées ou reconnues mais avons-nous été aimables, avons-nous rendu les autres heureux autour de nous ? Avons-nous été patientes, compréhensives ?

  C’est si facile de se sentir victime sans se remettre en cause…

  Savons-nous prendre une bouffée d’air, de détente pour reprendre des forces et ne pas offrir une âme contractée avec un visage triste et fermé ?

  Alors à Dieu tu diras : Seigneur, montrez-moi si j’ai bien fait mon devoir d’état pour ne pas peser sur les autres. Si je n’ai pas provoqué leur agacement dont je me plains maintenant. Si j’ai su exercer la vertu dans son juste milieu. Si je Vous ai rendu attirant à travers moi ?

  Etre douce et humble à son image, tu souhaiteras.

  Faire l’effort de s’habiller avec plus d’attention, de bien se coiffer, de se maquiller légèrement pour mettre sur sa personne comme des fleurs à sa fenêtre, est important pour nous, femmes. C’est un usage bien compris qui participe à notre bonne tenue physique et morale, comme une forme de charité pour ceux qui nous croisent.

  Alors tu te rappelleras que le Seigneur dit : « Quand tu jeûnes, parfumes-toi la tête ». Autrement dit, n’affiche pas ta souffrance pour que tous la remarquent bien.

  Rester féminine et soignée n’empêche pas une profonde vie intérieure et un « fiat » total. Au contraire, il est signe de l’équilibre de la vertu.

  Avec grandeur d’âme, douce et humble à son image, tu seras.

                          Jeanne de Thuringe

Le Journal d’Elisabeth Leseur est une illustration de ce qui précède. Il est une très bonne lecture pour montrer comment une âme qui connut de grandes souffrances physiques et morale put rayonner autour d’elle par son amabilité et son profond oubli de soi.

Le mal ou le mystère de l’amour de Dieu

« Et à la neuvième heure Jésus cria d’une voix forte «Héloï, Héloï, Lamà sabacthàni », ce qui signifie « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

          Ces mots de Notre Seigneur au plus fort des souffrances de la Passion mettent en avant l’une des plus graves questions que l’homme se pose : celle de la nature du mal. Qui d’entre nous n’a jamais entendu cette phrase venant d’un ami non croyant : « Si Dieu existe et qu’il est bon, comment peut-il permettre le mal ? », ou cette autre que nous nous disons souvent à nous-même : « Mais qu’ai-je fait au Bon Dieu pour mériter cela ? ». La question du mal est centrale pour l’être humain dans sa quête de sens à donner à sa vie, essayons donc d’y apporter une réponse en dégageant une définition du mal, une raison de son existence et surtout un remède.

Qu’est-ce que le mal ?

Avant d’établir une distinction dans le mal, nous pouvons déjà établir qu’il ne s’agit de rien d’autre que d’une absence de bien. Est bien ce qui correspond à sa nature, ce qui atteint son but propre : le corps humain est « bon » quand il est en pleine santé, la maison est « bonne » quand elle est stable et assure un confort de vie à ses habitants, une loi est bonne quand elle protège le bien commun. Le mal sera que ce corps soit malade, c’est-à-dire privé de santé, que cette maison soit fissurée, que cette loi nuise au bien commun. Ces choses seront « mauvaises » parce que privées de leur fin, de leur raison d’être, parce qu’elles brisent l’ordre propre à chaque être.

Nous pouvons ensuite distinguer deux sortes de mal : le mal sensible et le mal moral. Le mal sensible est la souffrance que nous vivons lorsque nous nous blessons physiquement ou lorsque nous éprouvons de la tristesse. Cette souffrance est liée à notre nature humaine limitée, imparfaite, soumise à la matière. Elle nous permet d’apprendre ce qui est bien pour nous et ce qui nous nuit, elle nous est une sorte de guide dans notre vie. Nous pouvons le constater avec l’exemple de l’enfant qui doit se brûler à la flamme de la bougie pour comprendre que le feu peut être source de danger, ou encore avec la règle d’or « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse », qui sous-entend une volonté d’éviter de faire du mal à autrui parce que l’on connaît soi-même le prix de la souffrance. Cette sorte de mal revêt un caractère « social », guidant l’homme dans ses rapports aux autres mais aussi dans ses rapports avec lui-même en lui faisant sentir dans son être les conséquences de ses excès (boire jusqu’à l’ivresse, manger jusqu’à la maladie, …).

La seconde sorte de mal, le mal moral, établit une relation directement avec Dieu : il s’agit là du péché. On peut certes souligner que voler, mentir, tuer a des conséquences négatives pour la société, mais ce n’est que secondaire car il est directement une rébellion de l’homme contre Dieu, créateur de toutes choses et législateur suprême. Le péché est un refus de la Loi naturelle disposée par Dieu dans chaque être humain, cette Loi qui instinctivement fait comprendre à chacun la bonté ou la malice d’un acte par des sentiments tels que le plaisir ou le remords.

Que ce soit sous l’une ou l’autre forme, le mal semble s’opposer à la finalité de l’homme : le bonheur. Comment donc Dieu, lui qui est la Bonté infinie, peut-il permettre que nous souffrions et que nous l’offensions ?

Pourquoi le mal  ?

Ce « pourquoi » n’est pas une question en l’air car il est le principal obstacle à la venue de la Foi dans beaucoup d’âmes révoltées par cette apparente injustice. En effet, la réponse que nous entendons bien trop souvent est que l’existence du mal est incompatible avec l’existence d’un Dieu bon, ou même d’un Dieu tout court. On se réfugie alors dans le déisme (Dieu nous a créé mais il ne s’occupe pas de nous), dans l’agnosticisme (Dieu existe, mais il ne s’est pas révélé à nous et nous ne pourrons jamais le connaître même imparfaitement), ou encore dans l’athéisme pur. Le mal nous révolte parce que nous ne le comprenons pas, et pourtant il a tout à fait sa place dans l’ordre voulu par Dieu.

En ce qui concerne le mal sensible, nous savons par les Ecritures Saintes qu’il s’agit d’un châtiment voulu par Dieu pour punir Adam et Eve du péché originel. Ceux-ci bénéficiaient de certains dons tels que l’immortalité, l’intégrité (les passions sont soumises à l’intelligence, elle-même soumise à Dieu) et l’impassibilité (Ils ne peuvent pas connaître la souffrance). Ces dons, appelés préternaturels, ont été perdus avec le péché originel et il s’ensuit que tout homme est condamné à connaître la souffrance quotidiennement (« Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » / « Tu enfanteras dans la douleur »). Le mal donc apparaît comme un désordre mais il permet de replacer l’homme dans un état de dépendance par rapport à Dieu. La souffrance est le prix à payer pour la faute de nos premiers parents, un moyen de remettre de l’ordre dans la Création : la faute appelle une punition qui remet le coupable à sa place de dépendance envers son supérieur et fait justice à ce dernier. Le mal sensible est donc une bonne chose puisqu’il maintient l’homme dans la considération de sa faiblesse et le pousse vers Dieu.

Que la souffrance soit permise par Dieu comme châtiment pour les péchés des hommes, soit. Mais alors, comment Dieu peut-il laisser l’homme l’offenser ? Comment peut-il laisser l’infiniment petit défier l’infiniment grand ? La réponse en un mot : liberté. La liberté est l’une des preuves de l’amour de Dieu pour nous, car elle sous-entend la faculté de connaître et donc d’aimer également, et donc d’être heureux. Or l’amour cherche naturellement à se diffuser, à se transmettre. Les passionnés le savent, eux qui ont une soif intarissable de partager ce qu’ils aiment, de le faire connaître à leurs amis. Mais aimer n’est pas du seul ressort des passions, il faut aussi une adhésion de la volonté, il faut vouloir aimer, il faut pouvoir choisir d’aimer, et c’est bien là qu’est le problème : je peux choisir d’aimer comme je peux le refuser. Refuser d’aimer Dieu, lui préférer des plaisirs passagers et vains tient plus souvent à l’ignorance et à la faiblesse qu’à de la véritable malice de notre part mais le fait est là : nous offensons délibérément un père qui nous a donné absolument tout ce que nous avons et ce père nous aime tellement qu’il se laisse écarter sans rien dire, ou presque.  Mais dans ce cas pourquoi ceux qui font le mal sont-ils si prospères, si heureux alors que les justes ne cessent de rencontrer les difficultés et la souffrance ? Si Dieu est un père aimant, ne doit-il pas combler ceux qui l’aiment de biens et priver les autres de tout ce qu’ils ont ? N’y a t’il aucune solution au mal ?

Le remède au mal

Le grand danger qui nous guette lorsque nous nous interrogeons sur la nature du mal est de le regarder sous un point de vue naturel, humain. Rien d’étonnant alors à ce que nous soyons perdus et doutant de la bonté de Dieu. Comprendre le mal, si tant est que l’on puisse réellement le comprendre, nécessite de regarder au-delà du plan terrestre, de se projeter dans l’éternité.

Nous savons par l’intelligence et par la Foi que chacun de nous sera récompensé ou puni de sa vie terrestre en allant au ciel ou en enfer ; par l’intelligence parce que la vie terrestre est absolument inconcevable sans cette éternité, et par la Foi parce que Notre Seigneur lui-même n’a cessé de nous le dire lorsqu’il était avec nous : « Bienheureux les pauvres, car ils auront le royaume de Dieu », « En vérité je vous le dis, vous pleurerez et vous souffrirez, tandis que le monde se réjouira. Mais votre tristesse sera changée en joie ».

Il est nécessaire qu’il y ait de la souffrance sur Terre pour nous rappeler que nous sommes pécheurs et pour nous élever vers Dieu. Il est nécessaire qu’il y ait de l’injustice et que les hommes de mal triomphent sur Terre pour que les justes grandissent en Foi et en Charité : Notre Seigneur lui-même a dit « Il faut qu’il y ait des scandales ». St Paul nous en donne l’explication : « Il faut qu’il y ait des hérésies parmi vous, afin que les frères qui sont d’une vertu éprouvée soient manifestés parmi vous », et St Thomas d’Aquin ajoute : « Les bons sont en effet incités au bien par les mauvais. S’il n’y avait pas eu les hérétiques, la science des saints, comme celle de St Augustin et de tant d’autres, n’aurait pas brillé dans le monde ». Dieu laisse la Terre à ceux qui le rejettent, car son royaume « n’est pas de ce monde ». Ils paieront le prix de leur infidélité dans l’éternité. A ceux qui le suivent il envoie les embûches et les souffrances sur la Terre pour les purifier, comme on purifie le métal en le faisant passer dans le feu. Mais jamais il ne les abandonne et chacun des actes d’amour qu’ils posent augmente leur part du Ciel. Et en cela nous pouvons reconnaître à quel point est grand l’amour de Dieu pour nous : plus nous rencontrons d’épreuves, plus nous avons l’occasion de gagner en « capital céleste » en renouvelant notre soumission à la volonté de Dieu.

  « Si tous les maux étaient empêchés par Dieu, il manquerait beaucoup de bien dans l’univers. Le lion ne vivrait pas, s’il ne tuait pas certains animaux ; et il n’y aurait pas la patience des martyrs s’il n’y avait la persécution des tyrans ». C’est ainsi que St Thomas d’Aquin résume la question du mal. Depuis le péché originel le mal fait partie de notre lot. Nul ne peut y échapper et la seule attitude digne d’un chrétien est de le supporter comme Notre-Seigneur a supporté sa Croix et de l’offrir comme participation à son œuvre de Salut des âmes. Ainsi le chrétien achète le Ciel pour lui mais également pour les autres, et cela n’a pas de prix :

« Vivre d’amour, C’est essuyer ta face,

C’est obtenir des pécheurs le pardon.

O Dieu d’amour ! Qu’ils rentrent dans ta grâce

Et qu’à jamais ils bénissent ton Nom. »

(Ste Thérèse de l’Enfant Jésus)

              RJ

Les crêpes du 2 février!

PLUS RAPIDE, PLUS EFFICACE …

 Les 1001 astuces qui facilitent la vie quotidienne !

Une rubrique qui tente de vous aider dans vos aléas domestiques.

Pour garder mes crêpes au chaud …

 2 Février : Fête de la Présentation de Jésus au Temple,

Chandeleur, et tradition culinaire qui va de pair : la confection des crêpes, plutôt même du TAS de crêpes …

Qui va les déguster et comment ??? Chaudes bien sûr, mais comment les garder chaudes justement ?

 « Chandeleur sans chaleur, crêpes sans odeurs »  ! Comment éviter que mes crêpes confectionnées avec amour pour la plus grande joie des petits et grands ne soient froides comme l’hiver au moment du dessert …

Vous pouvez les laisser attendre au four, à petite chaleur bien sûr, le risque est qu’elles se dessèchent ! Une lectrice nous adressa aimablement ce truc en début d’année 2019, truc que j’ai précieusement gardé pour ce temps des gourmets : faites d’une casserole une bouillotte ! Avant la préparation des crêpes, faites bouillir une casserole d’eau, éteignez le feu, et posez une assiette sur la casserole. Commencez vos crêpes tranquillement en les déposant au fur et à mesure sur l’assiette. Lorsque votre pâte est épuisée, recouvrez simplement le sommet de la pile de crêpes d’une assiette. Vos crêpes resteront ainsi chaudes et croustillantes, à point pour régaler votre maisonnée.

Je le redis : que les championnes de l’organisation n’hésitent pas à partager leurs trésors d’organisation en écrivant au journal. Partageons nos talents …

 

La souffrance

          Chers grands-parents,

 « Si nous ne sommes pas des saints, ce n’est pas que les croix nous manquent, mais l’amour qui leur donne la beauté, le mérite et la fécondité ».  Le Christ nous enseigne lui-même que c’est en portant notre Croix que nous nous sauverons. Mais comme cette vérité est difficile à admettre ! Certes nous savons, comme nous l’enseigne l’Imitation, qu’il « faut nous résoudre à souffrir si nous voulons aimer le Christ et le servir toujours » et « qu’une vie sans croix est une vie sans amour 2» ! Mais comment accompagner ceux qui souffrent !

Et pourtant, toutes nos familles sont et seront marquées par l’épreuve. Qu’elle touche à la santé, à l’orientation des enfants, aux difficultés psychologiques ou matérielles (maladies physiques ou psychiques, absence d’enfant, chômage, échecs de toutes natures, difficultés d’éducation…). Quoi que nous fassions, la souffrance nous accompagnera toujours. Il y a certes des périodes heureuses mais fatalement, il faut savoir en accepter de plus difficiles. A nos âges de grands-parents, nous avons souvent eu à supporter des épreuves et en avons quelque expérience mais, comment accompagner la souffrance de nos enfants et petits-enfants.

Il nous a semblé que cet accompagnement pouvait, dans l’ordre chronologique, suivre trois voies : compatir – soulager – expliquer.

Compatir :

« Quand on dit que l’on est atteint d’un cancer, chacun à quelque chose à vous dire. Il y a les injonctions à se battre, … avoir un mental d’acier, … les copains qui vous disent combien vous êtes un modèle de force… Bien peu prennent le temps de vous dire simplement  »  je suis désolé de ce qui t’arrive … » ». Voilà ce que conseille sagement un « coach » lambda sur internet. « Pleurez avec ceux qui pleurent » nous ordonne saint Paul. Il ne s’agit pas de sensiblerie mais de partage de la souffrance. Rien n’est plus dur pour un éprouvé que de voir sa peine incomprise, de constater que les autres l’ignorent ou pire, n’y voient que douilletterie ou faiblesse. Quelle que soit la souffrance, accompagnons nos enfants, montrons que nous comprenons leur douleur, que nous souffrons et prions avec eux ! Compatir c’est à dire « souffrir avec ». Le Christ le premier a voulu partager notre condition d’homme avec nos inquiétudes et nos souffrances.

Soulager :

Bien sûr ! Tout ce qui peut être fait raisonnablement pour soulager la peine ou la douleur doit être fait. Que ce soit par une aide matérielle, des médicaments ou tous autres moyens, nous devrons être présents pour aider à supporter une douleur devenant difficilement supportable.

Expliquer :

C’est la partie la plus délicate de notre mission. La Croix fait partie du plan Divin mais il est bien souvent héroïque de l’accepter sans réticences. Face à la souffrance, chacun a son cheminement propre. C’est avec une grande délicatesse qu’il faudra, si nécessaire, enjoindre le souffrant à la résignation et à l’union au Christ. A expliquer que toute souffrance – même la plus petite – est faite pour être unie au sacrifice de la Croix. Cette résignation est tellement contraire à l’esprit du monde qu’elle aura souvent du mal à être acceptée !

Il vaut certainement bien mieux parler de la vertu rédemptrice de la souffrance avant que celle-ci n’arrive. Sans préparation, il sera bien plus difficile de faire accepter l’épreuve au moment où celle-ci se produira. Le sacrifice de la Croix et les vies de saints nous montrent de nombreux exemples prouvant la nécessité de la Croix pour notre salut et même parfois pour note bonheur terrestre.

Prions saint Joachim et sainte Anne, attristés de ne pas attendre d’enfant, patrons des grands-parents de nous éclairer dans notre rôle délicat et plein de renoncements qui peut avoir une telle importance pour nos petits. Bon courage à tous !

Des grands-parents

 

1 Père Mateo (1875 – 1960), prêtre péruvien miraculé, promoteur de l’intronisation du Sacré Cœur dans les familles, auteur « Jésus Roi d’Amour ».

2 Sainte Catherine de Sienne.