Quelles formules de politesse employer dans les mails ?

 S’il est vrai que les mails dans leur style télégraphique, font souvent fi des formules de politesse, nous ne devons pas pour autant oublier l’usage des tournures plus sophistiquées que le BIZZZZ universel.

Voici quelques exemples :

A la place de « Bonjour », si vous ne connaissez pas l’interlocuteur, il vaut mieux écrire : Madame, ou Monsieur, c’est moins cavalier.

Les phrases doivent être complètes, et les formes respectées. On ne dit pas : « je m’excuse », mais « je vous prie de m’excuser » ;  « Merci d’avance pour la rapidité de votre réponse », mais « je vous saurais gré de me répondre rapidement ».

Au lieu de « Cordialement », ou « Salutations » : « Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes sincères salutations ». Une formule plus laconique serait : « Bien à vous ». Notez qu’une femme n’envoie pas de sentiments à un homme, et que l’on n’envoie pas son meilleur souvenir à un supérieur hiérarchique.

Si le ton est plus familier, rien n’empêche d’écrire, « Je t’embrasse affectueusement » ou « Affectueusement »  tout court, plutôt que « Bisous ».

Rien de très grave dans tout ça, me direz-vous ! Non, mais si nous n’y prenons garde, le français va se résumer à : « Salut », « ok », « Bye » ! Alors, essayons de sauver nos bonnes vieilles expressions un peu fanées, héritières de millions de chefs-d’œuvre épistolaires, sous peine qu’elles ne puissent plus être transmises aux jeunes générations qui ne les comprendront plus.

FEMME ET MÈRE

          A ta place de jeune fille, tu es appelée à la maternité, tu es déjà mère en quelque sorte.

C’est une grâce d’être femme ! Tout ton être est conçu pour être mère des âmes, c’est ta vocation propre.

          Cette maternité avant tout spirituelle ou physique – cette dernière t’étant donnée en son heure, ou non – t’inscrit dans les pas de la maternité divine de Notre Dame, à laquelle tu participes.

          En effet à l’image de la Vierge qui écoute, de la Vierge qui prie, de la Vierge Mère et de la Vierge qui offre, tu as la grande mission, un peu mystérieuse, d’enfanter les âmes à Dieu.

          Lorsque tu La contemples dans la prière et que tu l’imites dans Ses vertus, ton âme apprend d’Elle ce qu’il faut pour être

          Femme et Mère.

           Le monde a en effet tant besoin d’âmes données, qui de façon effacée et silencieuse, le portent dans le secret de leurs cœurs.

          Des femmes qui offrent leurs conseils dans le secret des âmes, consolent et donnent le meilleur d’elles-mêmes : un sourire, un encouragement, un temps d’écoute, un service, un remerciement, et laissent derrière elles un peu de la bonté de Dieu.

          Des femmes qui voyant ce qui manque à chacun, ne se posent pas en juges avec dureté mais qui par leurs prières, leurs mille et un renoncements quotidiens, méritent pour ceux qu’elles croisent.

          Des femmes qui sentent ce que d’autres ne voient pas et ont la force d’avertir à temps du danger.

          Des femmes, enfin, à l’âme très haute, qui non seulement méritent mais aussi prennent sur elles les péchés de ceux et celles confiées à leur cœur, étant alors très profondément

          Femme et Mère.

             La religieuse en est le plus bel exemple, elle qui sans cesse porte les intentions données, sans même les nommer, comme on porte physiquement un enfant, obtenant ainsi le retournement des cœurs et des grâces inestimables.

Tu peux, toi aussi, sans être sous l’habit, enfanter des âmes, et faire grandir en elles ce qu’il y a de meilleur, désirant pour chacune sa ressemblance au Christ. C’est Lui qui fera le travail en chacune, parce qu’après avoir deviné ses besoins, tu auras prié, offert et présenté au Divin Maître tes protégés.

          Que ce soient tes élèves, tes filleuls, tes neveux, tes amis, tes collègues de travail, malgré tes défauts, ta misère, tu peux, quelle que soit ta place, les maintenir dans l’amitié de Dieu mais aussi faire renaître à la grâce tant d’âmes.

          Par l’oraison, les sacrements, la lecture, le renoncement à la facilité du temps présent, le courage de garder ta dignité de baptisée, le maintien de ta joie intérieure et de ton sourire, alors que tu aurais envie d’exprimer tout le contraire, tu seras de plus en plus

    Femme et Mère.

      Jeanne de Thuringe

Comment parler à un musulman ?

Les citations des Ecritures nous incitant à être apôtres sont légion. Qu’il nous suffise de citer Saint Paul, dans sa première Epître aux Corinthiens, qui déclare : « malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile » (9,16) et bien sûr, Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même qui nous appelle à aller « par tout le monde prêcher l’Evangile à toute créature » (Mc 16,15).

Notre époque moderne a ceci de merveilleux que, la mondialisation aidant, nous n’avons plus, comme les apôtres, à parcourir des milliers de kilomètres, notre baluchon sur l’épaule, pour aller à la rencontre des nations, puisque ce sont les nations qui viennent pour ainsi dire aujourd’hui jusqu’à nous. Et elles arrivent charriant dans leurs bagages leurs coutumes et religions, au premier rang desquelles la religion musulmane.

On pourra le déplorer ou s’en réjouir, il n’en reste pas moins que les faits sont là et que le chrétien qui est appelé à tendre vers la sainteté, l’atteindra d’autant plus sûrement qu’en bon homme de terrain qu’il est, il ne la basera par sur des spéculations ou des pieux désirs mais l’ancrera dans la réalité (conformément aux enseignements du « doctor communis », Saint Thomas d’Aquin).

Il pourra donc être difficile de tendre de nos jours vers cette sainteté, si nous adoptons vis à vis de l’islam une attitude de fuite ou d’évitement. Nous ne pouvons plus en effet ignorer, au sens apostolique du terme, cette réalité toujours croissante de la présence de l’islam en France, à commencer par le nombre conséquent de ses adeptes, et ne pas y voir une invitation de la Providence pour apporter la bonne parole à des populations dont certaines en furent privées par les pouvoirs publics qui se sont succédés en France depuis la conquête de l’Algérie en 1830.

Dès lors, il convient de s’intéresser à ce sujet, car tous, que ce soit à l’école, au travail, ou à travers notre engagement dans des œuvres de bienfaisance ou d’apostolat, nous sommes amenés à côtoyer des coreligionnaires de confession musulmane que la Providence a placés à portée de nos mains. Peut-être sommes-nous en effet les instruments de salut qu’elle leur a prédestiné de toute éternité. Quelle responsabilité alors si nous venions à ne pas répondre, sciemment ou par négligence, à ce plan divin ?

Car le musulman, – contrairement à la plupart de nos contemporains dont le relativisme dissolvant vient étouffer dans l’œuf toute tentative de discussion sérieuse- s’affiche comme un croyant et ne manquera pas de le faire savoir à qui voudra bien l’entendre. Faites l’expérience. Vous avez un collègue musulman et ne savez comment aborder le sujet de la foi avec lui ? Posez-lui simplement la question : « Est-ce que tu crois en Dieu ? »  Sa réaction ne se fera pas attendre, presque choqué qu’il sera que vous puissiez douter de sa religiosité. Et trop heureux de vous démontrer également que « sa » religion « dépasse » toutes les autres.

Pourra venir ensuite la deuxième question : « Pourquoi es-tu musulman » ? A travers cette interrogation, vous pousserez votre interlocuteur à se poser la question de la raison de son adhésion à cette religion. Peut-être ne se l’est-il jamais posée en fait…

– Est-ce la sublimité de sa doctrine (loi du talion, lapidation de la femme adultère…) ? Vous pourrez l’inviter à comparer avec le message évangélique (pardon des offenses, « que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre »…).

– Peut-être alors la rapidité de sa diffusion ? Mais la religion vraie a-t-elle besoin des armes pour s’imposer (cf. les guerres de conquêtes fulgurantes de l’islam au premier siècle de l’Hégire jusqu’à Poitiers en occident et en Inde en Orient) alors que sa seule force de persuasion devrait suffire, y compris au milieu des persécutions, comme ce fut le cas durant les trois premiers siècles qui virent le catholicisme convertir l’empire romain ?

Les miracles alors viendraient apporter leur secours à une raison en proie au doute ? Contrairement à la religion catholique qui foisonne de miracles attestés, y compris contemporains, l’islam est une religion sans miracle. Allah ne dit-il d’ailleurs pas à son prophète dans le Coran qu’il n’aura d’autre signe à apporter à ceux qui lui en demandent que la force de ce livre ? Bizarrement, dans les hadiths (faits et gestes du prophète) ou dans la sira (vie de Mahomet), écrits quelque 200 ans après les faits qu’ils sont censés relater, les miracles attribués au prophète sont légions (il se met à multiplier les dattes, de l’eau coule de ses doigts…). Outre l’historicité plus que douteuse de ces récits, rien en tout cas qui s’apparente de près ou de loin à des cas comme les guérisons de Lourdes, l’exacte conformité du Saint Suaire avec les Evangiles et son origine inexpliquée, à l’instar de l’image de la Vierge de Guadalupe.

Pour finir d’instiller le doute dans son esprit, il pourra être de bon ton de souligner quelques contradictions (en 41:9 la création se serait faite en 2 jours, contre 6 jours en 7:54… ) et erreurs (la Trinité des chrétiens serait ainsi de croire au Père, au Fils et à … Marie – 5:116…) dans le Coran, qui dit pourtant de lui-même qu’il est un livre infaillible (17:88). Mais il faudra toujours veiller à être délicat avec son interlocuteur et ne pas attaquer frontalement et grossièrement son livre et son prophète (ce qui n’empêche pas de dire la vérité), au risque de le voir sinon se refermer (à juste titre) comme une huître.

Car c’est sans doute la Charité qui est la clé de voûte de cet apostolat. Et il faudra en outre que cette Charité soit presque palpable dans votre conversation à tel point que votre interlocuteur devrait en venir à se demander : quel est cet homme (certains penseront peut-être ce « mécréant ») qui porte un tel regard d’amour sur moi ?

La grâce maintenant ne force pas le libre-arbitre. Au musulman qui refusera d’aller plus loin ou qui s’enfermera dans une argumentation stérile du style « le Coran est la parole de Dieu car c’est le Coran qui le dit » (ne riez pas, c’est le type de démonstration que l’on retrouve dans ce livre), il ne vous restera plus que la prière… Et à cet égard, nous pouvons faire nôtre cette belle prière de monseigneur Pavy, l’un des premiers évêques d’Alger au XIXème siècle. Puisse à travers sa pieuse « récitation » Notre-Dame d’Afrique palier alors nos faiblesses et nos limites dans cet apostolat à la fois si sublime et si ardu: « Cœur Saint et Immaculé de Marie, si plein de miséricorde, soyez touchée de l’aveuglement et de la profonde misère des musulmans. Vous, la mère de Dieu fait homme, obtenez-leur la connaissance de notre sainte religion, la grâce de l’embrasser et de la pratiquer fidèlement, afin que par votre puissante intercession, nous soyons tous réunis dans la même foi, la même espérance et le même amour de votre divin fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui a été crucifié et qui est mort pour le salut de tous les hommes et qui, ressuscité plein de gloire, règne en l’unité du Père et du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il ».

 Jean Félix

“Allez par tout le monde et prêchez l’Évangile à toute la création.“

La première chose que devra faire toute personne désireuse de toucher le cœur des musulmans sera de hisser son âme à la hauteur de ses ambitions. Ainsi, pourquoi ne pas consacrer un jour par mois, le premier vendredi par exemple, pour offrir un jeûne à cette intention.

Par ailleurs, l’histoire de l’Eglise et plus particulièrement de la liturgie, nous offre l’exemple d’une prière qui s’est forgée au cours des siècles en réaction notamment au péril du Mahométanisme : l’Angélus. Qu’on se souvienne notamment d’Urbain II, en 1090, lors du lancement de la première croisade, ou encore de Callixte III, presque 4 siècles plus tard, en 1455, face au terrible Mahomet II qui avait pris 2 ans plus tôt Constantinople et qui s’était juré, après avoir servi de l’avoine à sa monture sur l’autel de la basilique Sainte Sophie, de répéter son exploit sur celui de Saint Pierre… Ceux qui n’auraient pas ou plus l’habitude de réciter l’Angélus pourront  donc y trouver un noble motif pour (re)mettre le pied à l’étrier. Quant à ceux qui auraient tendance à le négliger, ils pourront être sûrs que leur application et leur fidélité à l’observer ne manqueront pas de porter des fruits de conversion, fussent-ils invisibles…

Assez exceptionnellement il faut bien l’admettre, il se pourra que votre interlocuteur émette des réticences à parler religion avec vous. Pour qui voudra donc briser la glace dans ce cas, il pourra être utile de rappeler l’épisode des premiers sectateurs de Mahomet qui, face aux persécutions dont ils faisaient l’objet à la Mecque, trouvèrent un refuge auprès du roi chrétien, le Négus d’Abyssinie qui refusera de les livrer ensuite à une délégation de Qoraïchites (principale tribu juive de la Mecque opposée à la prédication de Mahomet) venue les réclamer. Le Coran garde une trace de cette aventure  dans la sourate 19, verset 58 : »Quand les versets du Tout-Miséricordieux leur étaient récités (au Négus et à sa cour), ils tombèrent prosternés en pleurant ».Ceci étant posé, il conviendra de ne surtout pas négliger le plan de la charité, car toute cette préparation spirituelle  ne portera ses fruits que si le « vecteur », c’est à dire vous, est parfaitement modelé. C’est pourquoi, dans toute discussion, il faudra que votre interlocuteur musulman sente, presque physiquement, que vous avez quelque chose qu’il n’a pas ou plutôt que vous êtes quelque chose qu’il n’est pas. Et ce quelque chose c’est justement la charité. Il  devra sentir que vous ne pouvez faire autrement que l’aimer. Non pas d’un sentiment vaguement altruiste et superficiel, dont il pourra le plus souvent être lui-même capable, à l’instar de beaucoup de nos contemporains, mais d’un véritable amour de Charité, c’est à dire ce désir profond de vouloir le bien de l’autre et quel plus grand bien que la découverte de la Vérité et sa « possession » éternelle au ciel ?

Plus tard, la suna (tradition) nous apprend que ce sera une délégation des chrétiens (sans doute monophysites) de Najrân (au Yémen) qui seront reçus par Mahomet qui leur permettra d’aller prier à la mosquée.

Plus récemment, les exemples de Saint François d’Assise, accueilli en 1219 (lors de la 5ème croisade) par le sultan musulman d’Egypte ou encore de Charles de Foucauld (1858-1916), dans son  ermitage de Tamanrasset, pourront également être évoqués.

Intellectuellement parlant, qu’il soit bien clair qu’à moins d’une assistance spéciale du Saint-Esprit, vous ne retournerez pas comme une crêpe un musulman convaincu en une seule discussion. Tout au plus pourrez-vous instiller un peu de doute dans cet esprit qui n’aura souvent jamais appris à douter dans le sens où il n’aura jamais confronté sa foi à sa raison. Et ce sera déjà énorme…

Attendez-vous également à vous faire reprocher l’illogisme de votre religion puisque, professant la Sainte Trinité, vous serez taxé par le fait même de polythéisme, ou plutôt d' »associationisme », pour reprendre un terme que l’on retrouve à foison dans le Coran dans la mesure où vous associez à Dieu, d’autres divinités, à savoir Jésus (nommé « Issa ») et… Marie. Ce à quoi vous aurez beau jeu de rétorquer que ce dernier point est effectivement une belle erreur que l’on retrouve dans le livre sacré des musulmans et que si vous êtes un « associateur », ils sont eux, selon la belle expression de Saint Jean Damascène dans son « De Haeresibus », des « mutilateurs », qui prétendent mieux connaître Dieu qu’il ne se connaît lui-même. Par ailleurs, le Coran n’affirme-t-il pas que Dieu est inconnaissable (27:65)… ?

Evitez-donc d’aborder ce sujet dans un premier temps, tellement il est une pierre d’achoppement pour les musulmans. En islam, l’enfer n’est pas éternel. Vous pourrez avoir bu de l’alcool, omis les cinq prières rituelles quotidiennes et même mangé du porc, vous irez alors passer un certain temps, et même un temps certain en enfer, mais vous n’y serez pas pour l’éternité. Les seuls qui auront droit pour toujours à ces terribles supplices décrits à l’envi dans le Coran, sont ceux qui auront donné des associés à Allah, c’est à dire vous, puisqu’à côté de Dieu, vous placez le Fils et Marie… (4:48). Cette donnée explique par ailleurs comment il est difficile, pour un musulman, de franchir le pas, tellement l’enjeu est psychologiquement énorme pour lui.

Un des grands arguments avancé par les musulmans pour justifier la suprématie de leur religion est l’argument chronologique. Leur religion étant la dernière révélée elle est la seule véritable puisque elle est l’aboutissement des messages délivrés au peuple juif par Moïse et aux chrétiens par Jésus. D’ailleurs, le Coran parle de Mahomet comme du sceau des prophètes (33:40) qui vient parachever et clore à la fois la révélation.

Il est pourtant aisé de montrer que l’islam, loin d’être un perfectionnement du message évangélique, n’en est que la corruption, dans la mesure où il opère un virage à 180° en reprenant de manière littérale et servile des commandements de l’ancien testament qui n’avaient leur justification qu’en raison de la faiblesse des hommes (la répudiation – cf. le Christ qui déclare aux Pharisiens en Matthieu 19,8 : « C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n’en était pas ainsi ») ou en vue de préparer la venue du Christ et d’annoncer les sacrements de la Nouvelle Alliance (cf. la circoncision, qui préfigure le baptême).

Enfin, il conviendra d’avoir à l’esprit la grande loi de l’abrogation en islam, qui trouve son fondement notamment dans le verset 106 de la sourate[1] 2 (« la vache »). Selon cette théorie, admise par tous les théologiens musulmans, les sourates et/ou versets ultérieurs abrogent des versets antérieurs qui seraient contradictoires. Le problème est que parmi les sourates les plus violentes, figure notamment la sourate 9 (« le repentir ») avec son fameux verset 5 (appelé le verset du sabre) qui abroge à lui seul des dizaines (certains parlent de plus de 200) de versets plus pacifiques ou tolérants. En effet, la sourate 9 est considérée comme l’avant dernière, voire la dernière sourate révélée par Dieu à Mahomet !

Quelle différence alors avec le message évangélique où Jésus nous enseigne que les commandements se résument à aimer Dieu par dessus tout et son prochain comme soi-même pour l’amour de Dieu. Si la sourate 9 est l’aboutissement de la révélation musulmane, faut-il considérer l’injonction de « tuer les associateurs où que vous les trouviez… » comme l’état ultime de la révélation ? Ne s’agirait-il pas plutôt d’une insupportable régression par rapport à l’enseignement du Christ ?

Jean Félix

Vous souhaitez en savoir plus sur l’apostolat auprès des musulmans, vous pouvez contacter notre groupe : saintjeandematha@hotmail.com

[1] Etymologiquement, sourate signifie une enceinte, quelque chose qui délimite. On peut le traduire par chapitre qui regroupe et donc « délimite » un certain nombre de versets.

Le Besoin de se donner

Ma chère Bertille,

Merci pour ta lettre avec toutes ces bonnes nouvelles et la description de ta nouvelle vie d’étudiante. C’est un nouveau rythme à prendre, seule dans cette grande ville à devoir régir ta vie, seule catholique dans ton université, seule face à Dieu pour faire sa Volonté. Il te faut prendre des résolutions adéquates pour Le suivre et ne pas perdre tes bonnes habitudes et tout ce que ta famille et les bonnes écoles t’ont transmis jusqu’ici.

Je vois que tu portes intérêt à tes études et je t’encourage à acquérir ce métier que tu devras peut-être exercer. Mais je vais essayer de répondre à tes interrogations : « D’un côté, je suis attirée par le monde, les invitations, la belle vie, mais d’un autre côté je sens en moi le désir de me donner, de consacrer ma vie à un bel idéal… »

– Tu rêves d’idéal : Mariage, vocation religieuse… ? Ces deux voies demandent le don de soi renouvelé chaque jour, chaque minute même parfois, car la vie n’est pas facile tous les jours. Mais ce bel idéal pour le moment n’a pas encore pris forme. La vie d’étudiante est un temps de préparation. Regarde les sportifs qui se préparent à leurs courses, ils se privent de beaucoup de choses, font d’énormes efforts pour y arriver. Ils ne peuvent se présenter sans un minimum d’entraînement. Pour la jeune fille c’est pareil. Elle doit se préparer à sa vocation de femme par un entraînement continuel.

« A quoi bon la vie, sinon pour la donner ? » murmure Violaine avec ferveur dans l’Annonce faite à Marie de Claudel.

La nature de la femme est faite pour le don de soi. La maternité physique en est bien la preuve. Tout le corps de la femme est fait pour donner la vie, et il est normal que ces élans de générosité rejaillissent en toi.

Je t’entends me dire : « mais en attendant  se donner à quoi ? Je n’ai pas de mari, d’enfants ou de couvents ? »

– A ton devoir d’état d’abord ! C’est le plus beau don de soi et le plus facile. Pas besoin d’aller chercher loin. Il se répète chaque jour. Bien étudier tes cours, prier chaque jour, faire les tâches de la vie courante. Crois-moi c’est la plus belle préparation que tu puisses faire pour te préparer à ta vie future. Et en même temps c’est la plus difficile car c’est toujours la même chose qui se répète, la routine s’installe. La vie de la Sainte Vierge n’avait rien d’extraordinaire à Nazareth. Elle s’est occupée de sa maison, de sa cuisine, de son ménage et de son repassage. Et pourtant ses actions avaient une valeur infinie car  elle s’est donnée totalement : donnée corps et âme. Rien de grand ne se fait sans effort persévérant.

A côté du devoir d’état, tu as besoin de te donner plus particulièrement aux autres. Et là le monde nous propose diverses occupations qui épanouissent la jeune fille parce qu’elle s’oublie pour faire du bien aux autres : mouvement de jeunesse, apostolat (MJCF, Milice de Marie), s’occuper des enfants malades dans les hôpitaux, gardes d’enfants, faire du soutien scolaire… bref les occupations peuvent être variées selon tes préférences. Et toutes ces petites actions te prépareront à donner de ton temps, à te pencher vers la misère humaine, à écouter, à éduquer et c’est dans ces moments que tu trouveras la joie et la paix.

C’est toujours le premier pas qui coûte mais ensuite la saine joie nous envahit car il y a la satisfaction d’avoir fait un peu de bien, d’avoir donné son temps pour les autres.

Combien de jeunes filles se lancent avec frénésie dans la vie mondaine. Elles ne pensent qu’à leur plaisir et satisfaction personnelle, et le jour où elles sont mariées l’atterrissage est difficile.  Elles ne sont pas habituées à la solitude, à l’abnégation, elles trouvent la routine bien difficile et cherchent des compensations multiples pour y échapper. Mais  elles manquent terriblement à leur devoir d’état.

Alors ma chère Bertille tu sais ce qu’il te reste à faire. Fuis toute cette vie mondaine, et donne-toi avec générosité. La récompense sera à la hauteur de ton don. Le bon Dieu voit toutes tes bonnes œuvres et surtout tes intentions.

Je te souhaite une bonne continuation et t’embrasse bien affectueusement.

 Maïwenn