ACTUALITÉS CULTURELLES

  • Meximieux (01) :

Le 31 mars, deuxième édition du «  Printemps des jardins » dans le parc du château. Ville-meximieux.net

  • Aix en Provence (13) :

Festival de Pâques, du 13 au 28 avril, la musique à l’honneur au grand théâtre de Provence et au Théâtre du jeu de Paume. Festivalpaques.com

  • Arc- et –Senans (25) :

Jusqu’au 24 mars, « Froid ». Venez découvrir tous les mystères du froid avec ses effets sur les organismes vivants, un voyage au cœur des températures négatives. Salineroyale.com

  • Angers (49) :

« Les chambres des merveilles » jusqu’au 31 mars…quand l’insolite et le prodigieux des objets accumulés révèlent des mondes cachés…Un parcours sympathique dans une ambiance visuelle et sonore. Château-angers.fr

  • Mulhouse (68) :

« Quand les fleurs font l’étoffe » jusqu’au 29 septembre…les fleurs et la mode. Au très beau musée de l’impression sur étoffe, 14 rue Jean-Jacques Henner.

  • Paris (XIe) :

« Les lumières de Van Gogh », du 22 février au 31 décembre à l’Atelier des Lumières (38 rue Saint Maur) offre un voyage visuel et sonore qui plonge le visiteur au cœur de l’œuvre du peintre, de ses paysages ensoleillés ou scènes nocturnes, à ses portraits et natures mortes. Qui n’a jamais vu de près une toile de ce peintre talentueux, n’est pas en mesure d’apprécier son grand art !

  • Paris (XIXe) :

Ne manquez pas la dernière tournée mondiale du pharaon Toutankhamon et de son trésor à l’occasion du centenaire de la découverte de son tombeau royal, du 24 mars au 15 septembre à la Grande Halle de la Villette (211 Avenue Jean Jaurès 75019 Paris).

  • Bruxelles (Belgique) :

 20 février au 26 mai, « Bernard van Orley, Bruxelles et la Renaissance » au Palais des Beaux-Arts. Ce peintre, une des figures clés de la Renaissance du Nord, très tôt nommé peintre de la Cour par Marguerite d’Autriche, régente des Pays-Bas, alors que Bruxelles est le centre du pouvoir en Europe.

Bibliographie politique pratico-pratique dans le domaine de la science politique

Dans le désordre politique actuel, des citoyens se demandent parfois s’il ne conviendrait pas de revenir aux principes fondamentaux de la science politique, en préalable à une restauration de la poursuite du bien commun temporel.

En vue de faciliter ce travail forcément studieux, nous proposons ci-dessous les références de cinq ouvrages de Saint Thomas d’Aquin. Ces documents que l’on peut se procurer aisément et sans investissement exagéré devraient permettre au débutant d’assimiler les jugements universels et permanents que le Docteur réaliste nous propose sur le politique, par-delà les siècles. Cette doctrine qui reste très actuelle permet de se dégager rapidement de l’interprétation journalistique des évènements politiques pour développer sa propre analyse politique ; dans un deuxième temps elle autorisera une renaissance de l’authentique action politique. Sauf mention contraire, tous ces ouvrages sont disponibles dans les librairies dont les adresses suivent (liste non exhaustive) :

DPF, BP 1, 86190 Chiré-en-Montreuil.

Tél: 05 49 51 83 04.

Librairie Duquesne, 27 avenue Duquesne, 75007 Paris.

Librairie Notre Dame de France, 33 rue Galande, 75005 Paris.

Librairie Dobrée, 14 rue Voltaire, 44000 Nantes

Des éditions numériques de certains textes proposés dans cet article sont disponibles par le canal de la Revue Foyers Ardents.

  1. Les textes fondateurs de la science politique traditionnelle
  2. De Regno, traduction, notes et annexes par le R.P. Bernard Rulleau. édition Civitas 2010.
  3. Les principes de la réalité naturelle, Nouvelles éditions latines, collection Docteur Commun, 1963.
  4. Commentaire du traité de la politique d’Aristote, traduction de Serge Pronovost, éditions Docteur Angélique, 2017.
  5. Commentaire de l’Éthique à Nicomaque d’Aristote, traduction d’Yvan Pelletier, 1999 [accessible sur le site docteurangelique.free.fr].
  6. Les lois[1], traduction et notes du père Jean de la Croix Kaelin, édition Téqui, 2003

Nous préconisons la lecture des ouvrages dans l’ordre où ils se trouvent cités ci-dessus.

II Les commentaires des ouvrages de Saint Thomas d’Aquin cités

Le professeur Jean-Marie Vernier[2] introduisait fréquemment ses cours par le conseil suivant, qui s’est avéré singulièrement fondé par la suite : « Méfiez-vous des commentateurs, lisez saint Thomas dans le texte ». Néanmoins il ne peut être question de lire seul, sans aucun guide, les traités de l’aquinate. « Méfiez-vous des commentateurs » ne signifie pas « Débrouillez-vous tout seul ». Examinons préalablement ce qui justifie la recommandation de J-M Vernier :

Premier motif de suspicion légitime des commentateurs : les disciples de saint Thomas, que l’on appelle les thomistes, sont majoritairement des thomistes démocrates : ceux-ci sont d’abord démocrates et ensuite, thomistes. Les « thomistes démocrates qui formeront le contingent le plus écouté des thomistes français dans les années 1930 et jusqu’à la disparition quasi complète du thomisme de la vie intellectuelle française[3] » sont finalement tous des disciples de Jacques Maritain. Or celui-ci est partisan d’un « humanisme théocentrique[4] ». Certes la Somme de saint Thomas est un traité éminemment théologique et l’ordre théologique comprend la totalité de l’ordre naturel. Mais pour autant la Somme n’est pas un cursus de science politique[5]. Un critère significatif qui permet de reconnaître facilement un thomiste démocrate, c’est sa ferveur pour la question 105 de la Somme Théologique : par des « artifices parfois divertissants, parfois agaçants[6] » il va s’appliquer à faire de saint Thomas un « génial précurseur de la démocratie moderne[7] ».

Deuxième motif : les thomistes… sont rarement d’authentiques disciples de saint Thomas. Comme l’explique Étienne Gilson, celui qui s’efforce de retrouver la vraie pensée du Docteur Commun se trouve appartenir à une minorité dans une minorité :

« Et je crois pouvoir assurer qu’il ne suffit pas qu’un maître se dise thomiste, ou même qu’il pense l’être, pour qu’on soit sûr d’avoir affaire avec un fidèle disciple de saint Thomas.[8] »

Combien de thomistes qui ne sont que disciples de François Suarez ou de Jacques Maritain. Or, pour se limiter à une seule illustration, Thomas d’Aquin et F. Suarez[9] n’ont pas la même définition de la loi civile.

« La loi n’est rien d’autre qu’une ordination de la raison en vue du bien commun, établie par celui qui a la charge de la communauté, et promulguée. » (Thomas d’Aquin, Somme théologique, q. 90 a. 4)[10]   La loi est un précepte commun, juste et stable, suffisamment promulgué. (Francisco Suarez, Des lois, De legibus).[11]

On imagine les conséquences politiques d’un tel désaccord principiel. Une fois supprimé le bien commun dans la définition de la loi, on aboutit inéluctablement à la conception moderne de la loi. D’où le volontarisme politique et l’impossibilité de fonder la légitimité d’exercice[12].

Considérons à présent les commentaires susceptibles de faciliter la compréhension des ouvrages de saint Thomas cités supra. Le plus simple étant de reprendre un à un les cinq titres d’ouvrages :

  1. : Du gouvernement royal (De regno)

La traduction conseillée du De Regno par le R.P. Bernard Rulleau comporte un commentaire détaillé de chaque chapitre avec une application proposée pour des questions actuelles de politique (dans la France d’aujourd’hui).

  • Les principes de la réalité naturelle

L’application des principes de cet opuscule à la politique – qui reste notre préoccupation dans cet article – est opérée dans la brochure de Midelt Bernard, Nature de la société politique, diffusion AFS ou DPF, 2003.

  • Commentaire de la Politique d’Aristote:

La traduction de Pronovost peut être accompagnée de la lecture du livre d’Hugues Kéraly, Préface à la politique, éd. Nouvelles éditions latines 1974 (réédité en 2018) qui propose un commentaire du proème de Saint Thomas. Mais celui-ci est insuffisant et il doit être absolument complété par l’article de Marcel De Corte, « Réflexions sur la nature de la Politique », revue L’Ordre Français, n° de mai 1975.

  • Commentaire de l’Ethique à Nicomaque d’Aristote

Malgré son titre, cet ouvrage est un traité de Politique. Le Professeur Marcel De Corte a longuement commenté cet ouvrage de Saint Thomas d’Aquin dans le chapitre « L’Éthique à Nicomaque: Introduction à la politique », publié dans l’ouvrage Permanence de la philosophie : mélanges offerts à Joseph Moreau, édition La Baconnière, Neuchatel, 1977, à partir de la p.69.

  • Les lois

Il existe un commentaire exhaustif et technique de Laversin M-J dans le volume de la Somme Théologique intitulé « La Justice » de La Revue des Jeunes.

Bernard de Midelt  et Louis Lafargue


[1] Traité issu de la Somme Théologique, la Ilae, questions 90 à 97.

[2] Jean-Marie Vernier est l’auteur du texte français du Commentaire du Traité de l’âme d’Aristote par Thomas d’Aquin, Vrin, 2000.

[3] De Thieulloy Guillaume, Antihumanisme intégral. L’augustinisme de Jacques Maritain, édition Téqui 2006, p. 121.

[4] Maritain Jacques, dans Humanisme intégral. Un « Humanisme théocentrique » est un oxymore (figure de rhétorique caractérisée par un assemblage de mots apparemment contradictoires) qui a conduit Marcel de Corte à taxer Maritain d’angélisme.

[5] Meinvielle Julio, Critique de la conception de Maritain sur la personne humaine, édition Iris, 2011, pp. 54, 79 et 241.

[6] Jugnet Louis, Pour connaître la pensée de saint Thomas d’Aquin, Nouvelles Éditions Latines, 1999, chapitre « Le régime politique ».

[7] De Thieulloy Guillaume, op cit, p 121.

[8]  Gilson Etienne, Les tribulations de Sophie, éd Vrin 1967, pp 22 et 24.

[9] Ne pas s’imaginer un malentendu. F. Suarez s’inscrit ici ouvertement dans une critique de la conception de la loi de l’aquinate.

[10]  Bastit Michel, Naissance de la loi moderne, éd. Puf, col Léviathan 1990, p. 66

[11] Bastit Michel, Naissance de la loi moderne, éd. Puf, col Léviathan 1990, p. 312.

[12] Ne pas s’imaginer un malentendu. F. Suarez s’inscrit ici ouvertement dans une critique de la conception de la loi de l’aquinate.

Dans la joie et la bonne humeur !

« Quand il vous arrive de jeûner, ne prenez pas des airs tristes, sombres, renfrognés » nous dit Notre Seigneur qui connaît pourtant les duretés de la vie et les épreuves qui peuvent broyer le cœur de l’homme. N’avons-nous pas, en effet, assez de douleurs inévitables pour nous y complaire et nous rendre malheureux comme à plaisir ?!

Et si nous profitions de ce Carême pour éveiller en nous « le ravi de la Crèche »dont l’âme si pure et toute en Dieu, ne cesse de Le louer d’une joie spirituelle qui  rejaillit sur tout lui-même … ?  « Dieu aime les louanges de ceux qui sont humblement, doucement heureux…la joie est une caractéristique de la sainteté. » (P Gaston Courtois)

Dieu est joie, joie infinie. Il veut nous communiquer sa joie en nous communiquant sa vie. Si nous lui donnons notre confiance, notre reconnaissance, en Le mettant au cœur de nos pensées, de nos actions, dans un bel esprit d’abandon à sa volonté sur nous, alors Il infusera Sa joie à notre âme comme le soleil réchauffe la terre.

La joie est une vertu essentiellement chrétienne, elle est ce qui fait dire à ceux que l’on croise : « mais vous, vous avez quelque chose en plus ! » Oui, j’ai la foi, ce trésor qui brûle en mon âme, qui me fait aimer, sourire, et même parfois chanter !

Dans la vie quotidienne, la joie chrétienne se transforme en bonne humeur, un des meilleurs remparts contre la tentation. Car vous vous doutez bien que le démon attaque en nous cette joie que nous devons défendre avec acharnement ! Une âme joyeuse est plus disposée à la pratique de la générosité, du sacrifice, de la charité. La bonne humeur est un élan irrésistible à l’âme et devient une force dans nos affaires temporelles : elle apporte succès dans le travail, atténue la fatigue, supporte les contradictions, les imprévus, les contrariétés…L’âme joyeuse est plus sereine, plus lucide, elle attire les sympathies, inspire confiance,…la joie est même utile à la santé.

« Modération, calme et bonne humeur

Ferment la porte au nez du docteur ! »

Lorsque la fatigue prend le dessus sur le moral d’un des époux, le meilleur remède n’est-il pas la bonne humeur réconfortante de son conjoint qui vient alléger joyeusement l’atmosphère? Nous savons combien le pessimisme, la déprime peuvent avoir une mauvaise répercussion sur la santé…et je dirais même sur la santé du fonctionnement de notre ménage !

Une ambiance paisible et joyeuse (vous avez compris qu’il ne s’agit pas de ces joies superficielles faites d’excitations, mais de celle qui vient de l’âme proche de Dieu !) est aussi une condition de succès dans l’éducation car elle facilite l’effort généreux et fait accepter le mal qu’il faut se donner pour vaincre. « Ce qui rentre dans le cœur à la faveur d’un rayon de joie s’y grave bien mieux. » (P. Gaston Courtois) Une éducation qui sait encourager, aidera les visages à s’épanouir, admirera les actes de bonnes volonté, poussera à acquérir des qualités, contrairement à un commandement découragé et plein de reproches.

Aidez-vous votre mari ou épouse en arborant un air revêche sous prétexte de soucis ou de fatigue ?! Non, soyons « semeurs de joie », un « alléluia » de la tête aux pieds comme dit si allègrement Dom Guéranger ! Imitons cette sainte épouse (Elisabeth Leseur) qui cherchait à convertir son mari en veillant sur son attitude, sur sa toilette, se faisant « séduisante » pour le bon Dieu, rendant son foyer attrayant en vue d’un bien plus grand, d’une fin plus haute pour son époux.


La bonne humeur constante n’est pas chose facile…C’est une grâce que Dieu nous accordera seulement si nous la Lui demandons avec persévérance : « Seigneur, faites grandir Votre joie en mon âme ! »Cela viendra si nous faisons un effort personnel, celui de chasser de notre esprit tout nuage de tristesse, Dieu nous le demande. Etre bien décidé à ne pas se laisser envahir par des idées déprimantes (qui ne sont rien d’autre que des tentations du démon), avoir la volonté d’y résister en réagissant immédiatement : les mettre à la porte ! Ne pas ruminer nos ennuis, ce qui ne fait que les aggraver. Compenser une pensée négative par une idée optimiste : « je suis triste » deviendra « je suis joyeux », « je n’ai pas de chance »se transformera en « tout va bien ». Si je suis contrarié : « rien ne me vexe, rien ne me décourage, mon Dieu je Vous donne tout ».

Et si cela devient obsédant, prenez un papier et un crayon pour écrire tous vos points noirs, les analyser un par un, et chercher le meilleur remède pour les effacer. Pris séparément, ils seront plus faciles à éradiquer. Ou encore, mettez par écrit vos propres litanies de la joie !

La bonne méthode est vraiment celle de toujours voir le bon côté des choses, l’avantage à en tirer…  « Vous pouvez à votre choix voir dans une flaque d’eau ou la boue gisant au fond, ou l’image du ciel qui est au-dessus » le bien et le mal sont mêlés partout ! Prenons donc du recul en dominant la situation, ne nous laissons pas troubler par ce qui est en réalité une peccadille. Tant que nous ne sommes pas au Ciel, il est normal que notre vie de la terre ne soit pas parfaitement heureuse, transformons  les épreuves en grâces en attendant le bonheur infini qui nous est destiné. Le Ciel se  mérite !

Si nous faisons notre devoir de notre mieux, sans nous préoccuper de façon exagérée de ce que l’on peut penser de nous mais pour Dieu qui connaît nos pensées et notre bonne volonté, nous serons en paix. Organisons notre vie, assurons-nous de repas et d’un sommeil suffisants pour éviter de « vivre sur les nerfs ». Dès que l’énervement gagne…arrêtons-nous quelques minutes pour retrouver une maîtrise intérieure. Si des choses agacent l’autre (désordre, imprévoyance, retard…) il vaut mieux les anticiper pour éviter tout frottement et perte de calme. Faisons de temps en temps l’inventaire des bienfaits dont on bénéficie et gardons le sourire (« avoir un visage souriant, n’est-ce point comme si l’on avait mis des fleurs à la fenêtre ? »), travaillons à rendre les autres heureux : nous oublier et soulager notre prochain est une recette infaillible ! Ne voyons que le bon côté des choses…et le beau côté des gens !

Voici donc un joli programme pour nous plonger joyeusement dans ce Carême ! Nos âmes, si elles sont en état de grâce, portent Dieu en elles. Abandonnons-Lui nos causes de tristesse et oublions-les pour ne penser qu’à Lui. Terminons avec le bon Père Courtois : 

« La joie est fruit de l’amour. Elle ne supprime pas le sacrifice, elle le transfigure en lui donnant la plénitude de sa valeur et de sa fécondité ».

De grand cœur, saint et joyeux Carême à tous !

Sophie de Lédinghen

  PS : Vous trouverez un autre article pour vous aider à faire un bon  Carême dans notre FA 2 ou sur le  site : https://foyers-ardents.org/2017/03/24/comment-faire-un-bon-careme-en-famille/

Vin d’épine et petits fours aux amandes…

Un apéritif maison !
Vin d’épine

4 litres de bon vin rouge
1 litre d’eau de vie ( alcool pour fruits 40 degrés )
700 gr de sucre roux
1 grand sachet de feuilles et branches d’épine, cueillies au petit printemps, avant la floraison  (buissons qui se trouvent sur les talus à la campagne ou au bord de mer ).

Laisser macérer pendant 10 jours dans un grand récipient puis filtrer et mettre en bouteille. A déguster avec modération pendant l’été. Se conserve aussi plusieurs années.

Et des petits gâteaux pour le thé du dimanche :

Petits fours aux amandes

Préparation 5 mn
Cuisson 20 mn

Ingrédients (pour une trentaine)
100 gr de poudre d’amandes
100 gr de sucre
2 œufs

Préchauffer le four à 160° degrés.
Mélanger les ingrédients.
Mettre dans des moules à financiers
Enfourner. Déguster froid ou tiède.

Bon appétit !

La femme, missionnaire

Dieu a radicalement modifié le regard du monde sur la femme en faisant de l’une d’entre elles, sa Mère. Penchons-nous aujourd’hui sur la mission qu’Il nous a confiée.

Les sociétés païennes, les civilisations non chrétiennes se sont montrées souvent très dures envers les femmes. Mais le Christ, dès le début de sa vie publique les considéra, tout comme les hommes, en personnes humaines, aptes à recevoir son message. En tout premier lieu, c’est à sa Mère qu’il réserva une place toute particulière lors de sa vie cachée et jusqu’au Golgotha.

C’est l’Eglise qui, la première, considéra que la femme était un être à part entière. L’histoire ne le renia pas, on sait qu’il y eut des Abbesses, des princesses envoyées en ambassade par le Pape, des régentes ou des reines, et même de simples religieuses auprès desquelles des évêques n’hésitaient pas à demander conseil…

Toujours artisan de paix, l’Eglise sanctifia l’union des époux et réclama, en tant que matière du sacrement le « oui » de la femme – avec celui de l’homme – lui reconnaissant ainsi la faculté d’exercer sa liberté. Elle mit l’accent sur la complémentarité dans le foyer, mettant l’homme à sa place de chef de famille et réservant à la femme la responsabilité d’en être le cœur.

Dans l’Evangile, les femmes ont compris le message du Christ et plusieurs même le suivirent jusqu’au tombeau. Nombreux sont les prénoms féminins qui illustrent le martyrologe, trace indélébile et témoignage de ces âmes, semences de chrétienté.

L’Eglise se servit de la puissance de l’épouse croyante sur le cœur de son mari afin de convertir les peuples païens. Ce furent les femmes et les vierges chrétiennes qui civilisèrent les barbares en faisant passer le christianisme dans les mœurs. On connaît Clotilde, Geneviève, Radegonde mais souvenons-nous  aussi de toutes celles qui vivaient dans l’ombre, agissant seulement par leur exemple, leur bonté, leur puissance de don et leur beauté d’âme.

Aux époques troubles, elles apparaissent animées du souffle de Dieu : Catherine de Sienne traverse les Alpes pour arracher le Pape à son exil d’Avignon ; Colette de Corbie court les routes pour adjurer pape, cardinaux, monastères, de travailler à la réforme urgente de l’ordre de Saint François. Ces femmes n’ont pas peur. La force de Dieu est en elles.

Dieu ne parle qu’à travers les âmes limpides et claires, c’est pourquoi Il se sert si souvent des « bergères » : Geneviève, Jeanne, Bernadette, Thérèse. « Quand Dieu veut parler à la France, il fait monter des prés, sortir des bois, jaillir des sources, une jeune fille…[1] »

N’oublions pas non plus celles qui à l’intérieur de leur maison maintiennent la foi. Elles « plantent » inlassablement l’Eglise au cœur de leur mari, de leurs enfants. Elles sont des apôtres entre le foyer et la table. Au-dessus de la cheminée familiale, il y a le Christ qu’on prie en famille, matin et soir. Tout en salant la soupe, elles enseignent à leurs enfants le catéchisme et donnent la foi qui vit en elles, comme elles ont donné leur lait. Elles prêchent par l’exemple, elles prient et offrent pour leurs enfants. C’est la force de la Communion des Saints. Comme sainte Thérèse, « je marche pour un missionnaire », marchons nous aussi, offrons, prions pour notre Sainte Eglise. Ayons des âmes de missionnaires !

« Si tu ne peux être un firmament dans le ciel, sois une étoile dans ta maison », dit le proverbe. Bien souvent la seule façon pour nous de participer concrètement et efficacement à l’œuvre de l’Eglise est l’accomplissement parfois héroïque et souvent répétitif de notre devoir d’état quotidien. C’est ainsi que Sainte Sylvie veillait sur le futur Saint Grégoire le Grand, que Maman Marguerite forma Don Bosco, que Marguerite Sarto développa l’âme de celui que l’on nommerait Saint Pie X… C’est ainsi que se forgea la chrétienté… Tous ces martyrs, ces confesseurs, ces saints, ces docteurs de l’Eglise, ces papes, ces saints rois qui transformèrent le monde et participèrent au rayonnement de l’Eglise eurent de saintes mères, fidèles à leur devoir d’état.

Nous sommes des héritiers

L’Eglise révèle à toutes les générations le trésor de vérité qu’elle a reçu de son époux. Elle transmet un capital avec toutes ses richesses : son enseignement divin, sa sagesse politique, sa culture intellectuelle et scientifique, son patrimoine artistique, son rayonnement par les Croisades et l’expansion de ses missions, l’équilibre de vie enseigné à tous. Elle nous livre aussi le sang de ses martyrs, l’exemple de ses saints, l’héroïsme de ses âmes inconnues, les larmes de beaucoup, et les vertus des anciens.

A nous donc de recevoir cet héritage dans son ensemble, sans trier ce qui nous convient ou non… Il nous faut assimiler ce qui nous est transmis et en vivre au quotidien en puisant dans l’exemple de nos ancêtres qui ont appartenu à cette grande famille qu’est l’Eglise. A nous de faire fructifier les talents que nous avons reçus comme l’explique l’Evangile[2]. Car un bon héritier, loin de conserver pour lui tous ses biens, a les yeux tournés vers l’avenir et transmet à ses descendants le trésor qu’il a perçu en l’accroissant encore !

Montrons notre reconnaissance à cette Mère qui a tant fait pour nous, aimons-la dans son épreuve et apportons-lui, à notre niveau, notre soutien, notre réconfort et notre prière ; tel est notre devoir.

Marguerite-Marie


[1] Marie Noël

[2] Saint Mathieu Chapitre 25