MERCI !

Ce petit mot n’est pas insignifiant, mais bien plus, il peut être une source de joie de vivre au quotidien, pour soi-même, et pour toute la famille.

Quand  nous disons : « Merci ! », c’est d’abord au Bon Dieu que nous nous adressons : « Merci »  non seulement au moment des grâces après les repas, mais ce remerciement intérieur doit également orner nos journées et nous faire garder le sourire : « Merci pour cette bonne journée, merci pour ce paysage, merci pour cet instant de bonheur, merci pour ce petit clin d’œil de votre Providence, et surtout merci de nous avoir sauvés »…

Si nous nous attachons à ce sourire intérieur, non seulement nous chassons les grogneries et ronchonnements qui proviennent souvent de notre ingratitude, mais nous dilatons notre capacité d’amour et de reconnaissance, à tel point que cela finit par transparaître dans notre attitude extérieure.

C’est pourquoi il faut très tôt apprendre aux tout-petits aussi à dire « Merci ». Un grand « Merci » sans complexe, franc, direct qui balaie l’égoïsme et l’orgueil, en reconnaissant qu’ils sont débiteurs de la charité que quelqu’un d’autre leur a faite : «  Merci, Papa », « Merci, Maman ». Ils prennent ainsi conscience que tout n’est pas dû au petit tyran domestique exigeant et trépignant qu’ils peuvent vite devenir, à tout âge ; et apprennent également qu’ils sont encore plus redevables à Dieu qu’à leurs parents.

Remettre le « Merci » à l’honneur dans une famille, en commençant par la reconnaissance due à notre Créateur, c’est déjà participer un peu à la charité des Elus

Deuxième Mystère Douloureux : La Flagellation – Fruit de ce mystère : La mortification de nos sens

Le Rosaire des Mamans

Toute la nuit on a promené Jésus à travers Jérusalem, d’Anne à Caïphe, de Pilate à Hérode. Et maintenant, dans le jour clair de cette veille de sabbat, à bout d’arguments en face des pharisiens déchaînés, Pilate fait apporter de l’eau et se lave solennellement les mains : « Je suis innocent du sang de ce juste »

O Lâcheté humaine ! Ce juste dont il proclame l’innocence et qu’il n’a pas le courage de sauver, le voici maintenant par son ordre, attaché à la colonne de flagellation, et les soldats armés de fouets commencent à frapper. La souffrance physique, vous l’avez déjà connue dans votre vie. Mais cette fois, c’est la souffrance aiguë qui s’abat comme un ouragan sur la chair suppliciée, la déchirant sous le couperet des lanières de cuir ou la morsure des balles de plomb.

Mère du ciel, ô Marie, pendant ces quelques minutes où les dix grains vont passer entre mes doigts faites que je sache voir cette scène avec les yeux du cœur et qu’elle fasse éclater cette carapace d’accoutumance qui me vient de savoir depuis trop longtemps «  que le Christ a souffert sous Ponce-Pilate »… Voici les fouets, les lanières rougies et ce dos déchiré. Il me faut entendre le sifflement des fouets comme une poignée de vipères, voir ce sang qui ruisselle, cette chair qui éclate sous les coups répétés, cette mare de sang qui s’élargit aux pieds de la victime tirée par les poignets à un pilier bas, pour que les coups portent mieux.

« J’ai versé telle goutte de sang pour toi… » Mais oui, vous pensiez à moi, ce n’est pas une imagination pieuse, il fallait bien que vous y pensiez, pour je ne sois pas oubliée dans la Rédemption. Vous pensiez à moi comme à tous les autres, et chaque créature humaine vous était présente avec ses grands crimes ou ses moindres fautes.

 « Il a été frappé à cause de nos péchés, il a été transpercé par nos péchés, broyé par nos iniquités » dit l’Ecriture. C’est par ses plaies que nous avons été guéris.

Est-ce suffisant de pleurer devant cette scène ?… Est-ce suffisant de sentir cette émotion de surface qui nous remue si facilement au spectacle de la souffrance physique ?… Les péchés dont vous assumez la responsabilité devant votre Père, c’est pourtant bien moi qui les ai commis. Vous qui me pardonnez, mon Dieu, puis-je consentir à ce que vous le fassiez gratuitement ? Non ! Je veux vous prouver que je désire ce pardon en réparant un peu moi-même les offenses qui vous viennent de mes péchés. Cette pénitence sacramentelle, cette pénitence de rien du tout que le prêtre m’impose avant de me donner l’absolution, n’est-elle pas seulement le rappel de la nécessité absolue de participer moi-même à mon propre rachat ?

Ma chair a péché, mon amour-propre a péché, ma sensualité a recherché toutes ces satisfactions. Ce corps, ces sens, ces yeux, que vous m’avez donnés pour vous servir, j’en ai fait, bien souvent, des instruments de jouissances coupables, j’en ai profité pour vous oublier, je les ai préférés à Vous. N’est-il pas juste que je « mortifie » ces sens qui me poussent si souvent à me préférer à Dieu ? Ne dois-je pas, en les mettant parfois sous le joug volontaire de la mortification, en leur refusant ici et là telle satisfaction légitime, leur faire sentir qu’ils ne sont pas des maîtres, mais des serviteurs.

Et après avoir fait pénitence pour moi ne me resterait-il pas à penser à tous les autres ? Ne vivons-nous pas dans ce grand et réconfortant mystère de la communion des saints où les efforts des uns servent aux autres ?

Suspendue à ma vie, il y a toutes mes tendresses humaines. Moi aussi, comme Jésus, en imitant son grand exemple, je veux essayer de réparer les défaillances des miens aux heures où la générosité leur manque. Ce petit homme né de moi et qui, dans l’ivresse de la découverte du monde, mord avec volupté dans tous les fruits défendus, je veux réparer pour lui. Mes petits ou mes grands renoncements travailleront à le purifier. Cet homme, mon compagnon, par mes humiliations je réparerai ses fautes. Ce frère, cette sœur, ces amis… et ceux qui ont passé avant moi la porte obscure de l’éternité et dont le visage me reste présent… Et au-delà de mes bien-aimés, les autres, tous les autres hommes, mes frères, qui vont sous le fardeau du péché… Comme à la messe quand le prêtre met dans le calice la petite goutte d’eau qui nous représente, il faut que nous soyons participants au rachat du monde.

« Pénitence ! Pénitence ! » Chaque fois que vous avez posé le pied sur la terre des hommes en ces dernières années, ô Marie, c’est pour redire ces mots avec une insistance impressionnante. O Vierge, ma Mère, ces larmes pures et brûlantes que vous cachiez dans vos mains, quand vous étiez assise sur les hauteurs de La Salette, et cet accent bouleversant de Fatima, n’est-ce pas pour nous rappeler cette terrible injonction de Jésus aux Juifs de son temps : «  Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous ! » O Mère, le monde en ce moment n’est-il pas déjà sur les bords de l’abîme? Et pourtant, le grand torrent de jouissances continue d’emporter le monde affolé de sensualité et d’orgueil. Donnez-moi la grâce de ne pas me laisser entraîner par les remous de la contagion. Donnez-moi de résister grâce à la pénitence, de ne pas m’effrayer de ce mot de « mortification ».

Pénitence ! Pénitence ! C’est vrai, nous savons bien que dans les temps actuels la justice de Dieu demande des réparations.

Il ne s’agit pas pour moi de me retirer dans le désert comme saint Jérôme, de vivre de pommes de terre moisies comme le curé d’Ars, de porter un cilice et de me donner la discipline !… mais n’ai-je pas les mortifications et les pénitences à la mesure de cette vie si « quotidienne » qui se déroule dans le cadre de mon foyer ? Ma vie quotidienne ne surabonde-t-elle pas d’occasions de petites pénitences ?

Vais-je, comme tant d’autres, m’ingénier à esquiver toutes ces mortifications à ma portée, comme si l’essentiel était de vivre à l’aise ? Non ! Je veux les accepter généreusement, en souvenir de la flagellation douloureuse. Cette migraine qui me serre les tempes au soir d’une journée trop chargée, ce refus de chercher mes aises, ce souci de laisser aux autres la meilleure part, ce sera ma manière, ô mon Dieu de vous prouver que j’ai compris la grande leçon de la flagellation et que mon cœur ne veut pas vous laisser souffrir tout seul. Moi aussi je voudrais avoir le courage de dire avec sainte Thérèse :

« O mon Seigneur, quand je considère combien vous avez souffert sans l’avoir mérité en rien, je ne comprends plus, je ne sais plus où j’avais la tête quand je désirais ne pas souffrir… »

D’après Paula Hoesl

Casser des œufs!

Dimanche 1er avril 2018, Dimanche de Pâques … Après le recueillement de la nuit pascale, tout le monde pense à la fameuse chasse aux œufs !

Et bien je viens vous parler, non des simili œufs sucrés et chocolatés, mais des œufs de tous les jours que vous allez sans doute utiliser pour confectionner vos desserts de ces jours de fête.

Savez-vous casser un œuf ? Un geste pas toujours si bien maîtrisé finalement …

Voilà un truc infaillible pour éviter le mélange des blancs et des jaunes, ou les minuscules coquilles qui ont une fâcheuse tendance à plonger dans la pâte à gâteau.

Prenez l’œuf dans vos doigts et tapez-le doucement et précisément sur la table (une seule fois), comme si vous vouliez aplatir légèrement la paroi en contact avec la table. Vous obtenez une fissure. Vous placez vos deux pouces de chaque côté de cette fissure et vous ouvrez  votre œuf.

La cassure sera nette, et les jaune et blanc bien distincts …

A vous maintenant les beaux blancs d’œufs parfaitement montés !

Je le redis : que les championnes de l’organisation n’hésitent pas à partager leurs trésors d’organisation en écrivant au journal. Partageons nos talents …

Les usages

Chers grands parents,

De plus en plus, dans nos familles, sous l’effet de la contagion ambiante, les usages catholiques et français qui structuraient la vie s’estompent voire disparaissent. La vie moderne, l’urgence permanente, la fatigue nous font perdre les usages élémentaires d’élégance qui faisaient notre culture.

Ces abandons ne sont pas anodins car ces usages ont été forgés au cours des siècles par la catholicité. Ils sont révélateurs d’un enracinement de notre religion dans notre vie quotidienne.

Aux Etats-Unis, où les usages étaient autrefois très marqués, tout a disparu en deux générations. Tout le monde se souvient du film « la petite maison dans la prairie » où les parents président la table, les tenues, les usages sont appliqués à la lettre, le déjeuner commence par le bénédicité… Aujourd’hui, si vous allez dans une famille américaine, tout a disparu. La famille s’installe comme elle arrive, il n’y a plus de réelle heure pour les repas, chacun va se servir dans le frigidaire et quitte la table à son gré. Les enfants saluent leurs parents par un « hey » qui pourrait aussi bien s’adresser à un camarade de leur âge…

Ces nouveaux usages ne sont pas sans effet sur la vie morale. Un prêtre affecté dans le Kansas nous disait que, quand une famille retournait à la tradition, il y avait tout un travail d’éducation à refaire car cet abandon des usages était en fait le triomphe de l’individualisme !

Nos vieux usages sont, dans une certaine mesure, la marque de la vertu catholique. Ils sont l’acceptation d’usages communs, donc de modestie, d’attention aux autres… on se sert après les autres, on passe le plat, on s’endimanche (ce qui est l’application visible du troisième commandement « tu sanctifieras le jour du Seigneur »). Leur abandon est donc, dans une certaine mesure, le triomphe de l’individualisme !

Que faire ? Ne rien changer ? Sûrement pas, les usages doivent s’adapter à l’époque !

Il faut discerner, dans les changements actuels, ceux qui sont nécessités par l’époque (logement petits, délais restreints pour les repas …) et ceux qui sont les fruits de l’individualisme ou de la paresse !

Je pense que les usages doivent respecter quelques règles : La première étant qu’il y a des règles 1 ! Je n’en retiendrai que deux qui me paraissent essentielles parce que porteuses de vertu.

  • On parle aux adultes avec respect. Si les jeunes se saluent d’un simple « « bonjour ! », quand ils saluent leur père, c’est « bonjour papa 2».
  • Les repas doivent être organisés pour être des moments d’attention aux autres et de conversations 3. Les tenues doivent être correctes, « endimanchées » le dimanche et l’usage doit faire que chacun est tourné vers les autres.

Je ne parlerai pas de tous les autres usages, nécessaires à une bonne vie commune concernant l’usage du téléphone, de la musique, du réflexe du service 4

Tous ces principes doivent évidemment être appliqués avec discernement. Les vacances sont un moment de détente et les ménages peuvent être fort différents. Des exceptions, dictées par la charité et le souci de la bonne ambiance doivent permettre à ces usages, tout en facilitant la vie commune, d’être mis en application d’une manière qui ne soit pas pesante. On permettra par exemple aux petits de rejoindre le déjeuner pour le dessert du dimanche, on tolérera, à titre exceptionnel, un retard au déjeuner pour finir une activité…

Tout cela doit être compris dans le sens où ces usages ont été adoptés : faciliter la vertu et la vie commune par des comportements chrétiens et communs.

Prions sainte Anne de nous conseiller dans ce délicat travail de grands-parents et de nous aider à piloter nos familles avec l’autorité et la délicatesse nécessaires.

Des grands-parents

1 On me dira que les règles ne sont pas les mêmes chez les autres grands-parents. Ça n’est pas grave ! Les enfants doivent comprendre que les familles ont leurs usages propres. Si l’on ne fait pas de la même manière chez grand-père et grand-mère que chez bon-papa et bonne-maman c’est aux enfants de s’adapter !

2 En application de « tes pères et mères honoreras, afin de vivre longuement ».

3 A cet égard, il est certainement bon que les petits déjeunent avant les grands et ne soient pas ensuite admis à la salle à manger.

4 Il arrive parfois que la grand-mère soit la seule personne  à la cuisine pendant que tout le monde discute !

La colère

L’enfant naît avec son tempérament, son caractère, ses qualités propres…c’est ce que j’appellerais sa « matière première ». Le travail de l’éducation doit passer par là pour pétrir, modeler, façonner jusque dans les détails, lutter contre les défauts et développer ensuite les qualités qui feront de cet enfant un adulte vertueux !

Regardez ce petit Eloi, sa nature est d’être extrêmement colérique : il explose pour un oui ou pour un non…la moindre contrariété le met hors de lui. La scène est alors impressionnante : cela commence par des pleurs, puis des cris en se roulant parfois par terre en se remuant dans tous les sens…il n’hésite pas à frapper son petit frère ou à casser la belle construction qu’il vient de faire, pour « soulager » sa colère. C’est instinctif pour lui !

Si les parents d’Eloi cèdent à ses colères et font ce qu’il désire, ils les renforceront et l’encourageront à hurler davantage pour imposer ses caprices. Si par ailleurs ils perdent leur calme et se mettent eux-mêmes en colère, ils renforceront celle de l’enfant. Dès lors il saura qu’il peut obtenir d’eux ce qu’il veut, n’importe quand, avec une bonne colère.

N’essayez pas de raisonner un enfant en rage ou de l’en distraire avec des paroles. Il n’est plus alors qu’une tempête d’émotions et n’est pas en état d’écouter votre discours raisonnable. Surtout, n’essayez pas de faire passer sa fureur en le menaçant d’une fessée « Tais-toi, ou bientôt tu sauras pourquoi tu pleures ! », ce qui revient à vouloir éteindre un feu avec de l’essence…

Alors, que faire quand votre enfant de deux ans et demi fait une grosse colère ? Comment lui faire comprendre que cela ne sert à rien ? Chaque parent doit trouver le moyen de le calmer et de l’aider à maîtriser sa nature explosive. Certains sauront rester sans rien dire et attendre que la crise se calme d’elle-même ; d’autres diront fermement « Va dans ta chambre, je viendrai te voir dès que tu seras calmé. »

 Dans ces cas-là, la maman d’Eloi le prend calmement par la main, sans lui parler, et le conduit dans la salle de bain où elle lui passe un gant d’eau fraîche sur la figure tout en lui parlant fermement mais paisiblement : « Tu sais comme c’est mal de te mettre en colère. Tu dois être plus fort que ta colère et lui dire de se taire ! Quand il y a quelque chose qui ne va pas, tu viens me voir pour que nous voyons cela ensemble : si tu n’arrives pas à faire ta construction, je peux t’aider ! Si ton petit frère casse ton jeu et que tu ne peux l’empêcher, tu viens me chercher…mais, surtout, tu ne laisses pas venir ces vilaines colères !» Après avoir demandé pardon à sa maman, le petit bonhomme l’embrasse et retourne jouer tout apaisé.

Cette fois, Eloi est allé plus loin dans sa colère…il a envoyé son gros camion dans la vitre de la chambre qui a volé en éclats ! Le choc a instantanément calmé le petit garçon qui s’est rendu compte de la gravité de son geste. Maman arrive un peu inquiète de savoir si l’enfant s’est blessé et, soulagée, le prend calmement par la main pour qu’il l’écoute en la regardant : «  Je suis vraiment triste de ce que tu viens de faire par colère ! »

Le petit garçon refreine un peu ses sanglots mais se justifie avec énervement. « Viens prendre un verre d’eau dans la cuisine. Crois-tu vraiment que ce qui te contrariait était si grave qu’il fallait casser la vitre ? Tu es bien ridicule de te laisser aller ainsi pour si peu ! » Petit à petit l’enfant se calme et sa maman l’emmène devant le crucifix : «  Nous allons dire une petite prière pour demander pardon à Jésus si triste de te voir en colère, et nous réciterons un Je vous salue Marie pour demander à la Sainte Vierge de t’aider à être bien fort pour t’aider à résister à ce gros défaut. Tu sais, la colère t’entraine vers le mal, et j’ai de la peine de voir que mon petit garçon n’y résiste pas. » Après cette petite prière maman regarde encore Eloi et lui dit : «  Tu comprends que tu as fait une bêtise en cassant la vitre et qu’il est normal que tu sois puni. Ce soir tu seras privé de dessert. Maintenant demande-moi pardon et fais-moi un gros baiser ! »

Peu à peu Eloi arrivera à maîtriser cette colère : elle sera de moins en moins forte, puis moins fréquente, il arrivera à prendre du recul et à se dire que ce qui le contrarie « n’est pas si grave ! », il arrivera à se réjouir d’avoir gagné ces petits combats et même à les offrir à Jésus! Imaginez de quoi pourrait être capable, une fois adulte, un enfant auquel on n’aurait pas appris à réprimer cet instinct ? Imaginez-le seulement au volant d’une voiture alors qu’on vient de lui faire une queue de poisson… !

Ajoutons un mot sur les colères faites en public ou au supermarché….

L’éducation commence à la maison ! ! Si l’enfant apprend à lutter contre ses défauts à la maison, à l’extérieur, une simple parole ou un regard entendu devrait suffire à le reprendre. Si ce n’est pas le cas et que commence un caprice, parlez fermement mais gentiment à votre enfant et qu’il sache que la punition « tombera » à la maison ! Il trouvera juste alors de recevoir la fessée méritée.  Si vous menacez sans jamais mettre à exécution…alors vous perdez la main et c’est votre enfant qui prend le pouvoir !

Nous avons parlé ici de la colère, car c’est un défaut très visible que tout le monde connaît, et qu’il est facile de comprendre que c’est en travaillant son contraire (le calme, le recul, la diversion…) que l’on apprendra à la combattre. Il en est à peu près de même pour tous les défauts : la paresse se combat par le courage, l’orgueil par l’humilité, la gourmandise par la tempérance, etc…

L’éducation demande du courage de la part des parents ; des enfants deviennent tyranniques parce que leurs parents sont faibles. Sachez absolument leur dire « non ! ». N’est-ce pas les préparer à leur vie future que de les préparer à l’adversité ?! Certains parents ont trop peur que leurs enfants ne les aiment pas s’ils leur opposent un refus…mais bien au contraire, leur mettre des barrières les rassure ! Bien sûr, certains enfants ont des caractères forts qui les rendent plus résistants…mais s’ils ont de qui tenir, vous devriez très bien y faire face ! Le but est d’en faire des hommes responsables, avec une conscience droite qui les entraîne sur le chemin du Salut.

Alors, n’oubliez jamais chers parents, si nous ne sommes pas responsables de la « matière première » de nos enfants, nous sommes totalement responsables de ce que nous en faisons !

Sophie de Lédinghen