Renoncer « au moi »

Nous ne pouvons évidemment nous conformer au prochain lorsqu’il y va, si peu que ce soit, de l’honneur de Dieu et de l’observance de sa loi : la condescendance deviendrait alors une faiblesse coupable. Mais il est beaucoup d’autres cas où il s’agit seulement de renoncer à affirmer notre personnalité, notre manière de voir, nos goûts, pour nous effacer devant la personnalité et le désir d’au- trui ; alors la condescendance devient une vertu solide ; loin de trahir la faiblesse, elle est une belle preuve de force morale, de cette force qui sait se vaincre et renoncer « au moi » pour l’amour de Dieu.

Père Gabriel de Sainte-Marie Madeleine, Intimité divine

Etre doux et humble de cœur

Il est toujours plus facile de s’irriter que de patienter, de menacer un enfant que de le persuader.

Écartez tout ce qui pourrait faire croire qu’on agit sous l’effet de la passion. Il est difficile quand on punit de conserver le calme nécessaire pour qu’on ne s’imagine pas que nous agissons pour montrer notre autorité ou pour décharger notre emportement. Mettons-nous à leur service comme Jésus qui est venu pour obéir, non pour commander. Redoutons ce qui pourrait nous donner l’air de vouloir dominer et ne les dominons que pour mieux les servir. C’est ainsi que Jésus se comportait avec ses apôtres en supportant leur ignorance, leur rudesse et même leur manque de foi. C’est pourquoi il nous a dit d’ap- prendre de lui à être doux et humbles de cœur. Éloignons toute colère quand nous devons corriger les manquements ou du moins modérons-la pour qu’elle semble tout à fait étouffée. Pas d’agitation dans notre cœur, pas de mépris dans nos regards, pas d’injures sur nos lèvres. Ayons de la compassion pour le présent, de l’espérance pour l’avenir : alors vous serez de vrais pères et vous accomplirez un véri- table amendement. Dans les cas très graves, il vaut mieux vous recommander à Dieu, lui adresser un acte d’humilité que de vous laisser aller à un ouragan de paroles qui ne font que du mal à ceux qui les entendent et d’autre part ne procurent aucun profit à ceux qui les méritent.

 

Saint Jean Bosco, Livre des Heures

Ce qui manque à l’homme

Ce qui manque à l’homme pour se laisser transformer par la grâce, c’est sans doute de s’y prê- ter, de quitter sa fange, de secouer ses ailes, de les essayer, de renouveler incessamment son essor, de se laisser saisir par le grand aigle aux irrésistibles serres et aux forces géantes ; mais c’est tout d’abord et plus encore de croire à sa vocation royale d’aigle divin, de la comprendre, de s’en pénétrer et d’en vivre. Ce qui est naturel est nécessaire ; ce qui est surnaturel est libre. C’est librement que l’homme se laisse prendre par l’aigle quand celui-ci les ailes grandes ouvertes fond sur lui pour l’associer à son vol.

R.P. Charton, L’âme transformée au Christ

Jésus me regarde

Là où il se trouve, Jésus continue à me regarder. Or il est d’abord au ciel. Peu d’auteurs parlent de ce regard de Jésus du haut du ciel et peu d’âmes semblent y penser. Il est cependant exact de dire, non seulement que ce regard existe, mais que dans la gloire, le regard de Jésus a encore plus de puissance que sur la terre. « Réjouissez-vous, ce sont bien ses yeux qui vous suivent ; c’est bien son cœur humain qui bat pour vous. Cherchez le vrai regard de Jésus et ce chaud regard vous ranimera. »

Chanoine Beaudenom, Les sources de la piété

Les rochers de l’ours

 

Ingrédients pour environ 20 rochers :

 150 g de chocolat noir

  • 2 œufs
  • 170 g de cerneaux de noix
  • 5 cuillères à soupe de sucre (+ ou – pleines selon vos goûts)

Préparation :

 Râpez le chocolat dans un saladier et écrasez grossièrement les noix dans un torchon avec un rouleau à pâtisserie.

  • Cassez les œufs. Séparez les blancs des jaunes. Battez les blancs en neige. Versez le sucre en pluie dessus et battez-les encore un peu.
  • Mélangez les noix avec le chocolat râpé. Ajoutez les blancs et mélangez le tout délicatement avec une spatule.
  • Avec une cuillère à soupe : disposez des petits tas de pâte sur la plaque huilée ou recouverte de papier sulfurisé. Faites cuire à 180/200°C environ 25 min. Bien surveiller.

Conseils et astuces :

Broyez le chocolat avec un mixer. Faites de même avec les noix mais grossièrement sans les mettre en poudre. (plus rapide)