Wraps au jambon et mayonnaise Ingrédients pour 6 personnes :
6 tortillas achetées ou faites maison
6 tranches de jambon
Mayonnaise
Salade, tomates, concombres.
Fromage (facultatif) Préparation : Couvrir les tortillas de jambon, mayonnaise, légumes désirés. Rouler le tout et c’est prêt ! Conseils et astuces :
Dîner rapide, qui plaît beaucoup aux enfants : ravis de manger « pour une fois » avec les doigts. Pratique quand vous devez laisser vos enfants à une baby-sitter ou à une tante ! Simple, rapide et très apprécié !
Peut être utile pour un pique-nique.
Recette des tortillas mexicaines:
250 g de farine blanche
1/2 cuillère à café de sel
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
12 cl d’eau tiède Dans le bol du robot, mélangez la farine, le sel et l’huile ; pétrissez en ajoutant progressivement l’eau tiède jusqu’à l’obtention d’une boule. Divisez-la en 6 portions. Etalez chaque portion avec un rouleau à pâtisserie pour former 6 disques. Faites-cuire dans une poêle huilée environ une minute et demi de chaque côté à feu moyen. Il ne vous reste plus qu’à les farcir comme vous le souhaitez !
L’ÂME TRANSFORMÉE AU CHRIST – R. P. Jules CHARTON – Ed. Saint Rémi – 2026 « Tout ce qu’elle voit, l’âme le voit sous l’angle de Jésus, pour ainsi dire, avec Jésus, à travers Jésus, pour Jésus. » Voilà ce à quoi ce livre de spiritualité veut nous faire parvenir. Tout vient de Dieu en nous mais nous devons correspondre à la grâce par la grâce. Il arrive à beaucoup d’âmes de bonne volonté de piétiner dans la vie spirituelle, de se décourager et de finir par être persuadées qu’elles perdent leur temps… Les trois parties de ce livre, très progressives et pleines de pédagogie, nous aideront à parvenir à cette union à Dieu et comme des pièces d’un puzzle, tout le travail réalisé précédemment se mettra alors en place clairement. Un livre essentiel, confié et certainement inspiré par Elisabeth de la Trinité, pour tous ceux qui veulent progresser dans la vie spirituelle.
UN MESSAGE A LA JEUNESSE DE FRANCE – P. Roger-Thomas Calmel – Ed. du Saint Nom – Les cahiers Saint Dominique – 2025 Pour échapper à la morosité des temps et conserver la jeunesse de l’âme, lisez ce petit dossier qui, par la bouche du Père Calmel, donne à tous le goût de l’idéal ! Toutes les questions essentielles y trouvent réponse : état de vie mais aussi crise politique, vie intellectuelle, contre-révolution, etc. Voilà comment apprendre à penser les temps actuels à la lumière de la sagesse de celui qui avait « le sourire lumineux et vainqueur » pour ne pas appartenir au groupe de ceux que « le diable s’acharne à rendre vieux, très vieux » ! Un livre qui devrait être lu par tous à partir de 16 ans, dès cet été !
SANS UNE ONCE DE MISERICORDE – Résister sous l’occupation japonaise en Malaisie – Sybil Kathigasu – Fayard – 2026 Pendant la seconde guerre mondiale, Sybil Kathigasu, infirmière, sage-femme, épouse et mère de famille, résista à l’occupation japonaise même pendant son incarcération grâce à sa foi et à sa force morale Elle trouva dans son amour du Sacré-Coeur la force qui lui permit non seulement de faire survivre sa famille mais encore d’organiser tout un réseau bien rodé. Sans intégrer aucun parti, elle apaisait chacun par son assurance et prit sur elle toutes les responsabilités pour protéger les siens des représailles. Un livre magnifique qui fortifiera la foi du lecteur en lui montrant qu’avec l’aide de Dieu tout est possible.
MA MAMAN DU CIEL – Mai jour après jour avec la Vierge Marie – Aurélie Kervizic – Ed. Maëlic – 2026 Même si le mois de mai est passé, n’hésitez pas à acquérir ce livre qui nourrira la prière des mois d’été ou le mois du Rosaire ! Pour chacun des 31 jours du mois Aurélie Kervizic raconte une histoire qui saura trouver le chemin des coeurs pour les rapprocher de notre Maman du ciel. Comme dans chacun de ses précédents ouvrages l’auteur illustre elle-même ses récits (apparition, récit historique ou moins connu, mais tous réels) qui forment un magnifique bouquet de louanges !
Depuis plusieurs années, nous avons vu la parution de nombreux livres dissertant sur le rôle et la stature du chef, comme si ce sujet méritait d’être particulièrement traité en ce moment, ou plutôt, comme si la perte générale de l’autorité nécessitait de remettre au goût du jour cette notion primordiale du chef, de la tête, du guide. Après avoir saboté toute idée d’ordre ou de hiérarchie, avoir dénigré toute forme d’autorité, le vide laissé par la démagogie du « Tous Chefs », laisse un goût amer aux post-soixante-huitards qui déplorent les conséquences de causes qu’ils ont chéries, et chérissent peut-être toujours…
Car, enfin, comment retrouver des restes de la société patriarcale mise à mal depuis 200 ans ? Quels réflexes perdus après des décennies d’exercice d’une autorité galvaudée, pourraient guider des parents ou des supérieurs qui n’ont eux-mêmes pas connu de réelle structure ou de formation ? Qui, finalement, pourrait servir de modèle de chef ?
Il semble qu’une des réponses soit la transmission par l’exemple : qu’un jeune homme, ou une jeune femme, ait eu la chance de connaître dans son entourage proche, une belle figure d’homme ou de femme remarquable, qu’il ait eu un père ou une mère, un patron ou un supérieur de valeur, notable dans son attitude ou sa façon de prendre des décisions, il saura s’appuyer sur cette expérience ou sur la solidité que représente cette personnalité pour lui demander des conseils, ou pour s’efforcer d’imiter les qualités qu’il a discernées en lui.
Même si les hommes de valeur, ayant de réelles qualités de chef, se font de plus en plus rares, leur influence, à l’image de celle de saint Joseph, chef de la Sainte Famille, discrète mais efficace, rayonne toujours, et d’autant plus que, s’ils persistent dans la conformité au Bien, ils recèlent une parcelle de la stabilité de l’autorité divine.
Alors, soyez de vrais chefs, et vous en attirerez beaucoup d’autres !
Chers grands-parents, Si l’on se réfère à saint Thomas d’Aquin, le chef – la tête – est celui qui est placé « au-dessus ». Les premières qualités qu’il doit avoir sont l’intelligence, c’est-à-dire une bonne compréhension des choses, et la prudence, qui lui permettra d’apporter une réponse adaptée aux situations. Nous ne nous inscrirons évidemment pas en faux devant les descriptions lumineuses du Docteur commun.
Il nous semble pourtant qu’aujourd’hui, à une époque où la hiérarchie n’est plus une évidence – et c’est peu de le dire ! – la qualité qui manque le plus aux chefs quels qu’il soient – dirigeants, chefs de familles, chefs scouts, responsables en tout genre – pourrait être définie comme ce que le maréchal Foch appelait la force d’âme, qui est la conviction du bien fondé de la mission que le Bon Dieu nous a donnée unie au courage et à la volonté de l’accomplir. Aldous Huxley disait que « pour étouffer par avance toute révolte », il faudrait « bannir le sérieux de l’existence, tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, entretenir une constante apologie de la légèreté », en gros, faire croire aux hommes que, pour être heureux, il fallait juste profiter au mieux de la vie !
Or, la vie est une chose sérieuse !
A notre âge de grands-parents, nous voyons que notre vie a été structurée par quelques grands choix – ayant pu paraître secondaires à d’autres – qui ont modelé notre existence. Cela peut commencer par des décisions simples, de prière en famille, de disposition d’internet, puis des décisions plus visibles, de mariage, de vocation, de paroisse, de choix d’écoles pour les enfants… Ces choix, nous les avons souvent faits naturellement et parfois – et heureusement – après mûre réflexion mais pensant opter de manière juste et équilibrée…
C’est là qu’intervient la force d’âme, en premier lieu, en étant convaincu de l’importance des choses. Nous connaissons une grand-mère qui face à l’effondrement de sa famille aimait à dire, croyant être sage « Eh oui, maintenant, c’est comme ça, on n’y peut rien ! » On devine les graves conséquences de telles réflexions !
Le chef, notamment le chef de famille, doit savoir que la vie est une chose sérieuse et qu’il a un rôle essentiel dans l’orientation de sa famille ! Sa mission principale dans ce domaine sera, avec son épouse, de réfléchir, décider et, avec la pédagogie nécessaire, imposer. Souvent sa première difficulté viendra de lui-même, de sa propre médiocrité !
Il devra donc d’abord corriger ses défauts. Il nous semble qu’en la matière au moins deux axes d’efforts doivent être suivis par le chef :
Se forger de fortes convictions. Notre environnement « anti-Christ » ne nous porte pas naturellement vers la vérité. Nous devons donc travailler, lire, discuter pour comprendre ce que nous devons faire. Appuyer nos choix sur du concret et non des sentiments. Les choix médiocres nous satisfont facilement et paraissent souvent comme une sagesse aux yeux de monde. Pourtant, le Ciel appartient aux violents !
Corriger ses défauts ! Notre tempérament peut souvent être la cause de choix mauvais ou de mauvaise manière de les faire passer. Les conséquences du péché originel peuvent nous orienter :
soit vers l’impulsivité, calmons-nous et prenons du recul,
soit vers la mollesse, secouons-nous et agissons.
Tout cela n’est pas grave. Le seul péché rédhibitoire est l’absence de convictions !
Après cela, il faudra faire preuve de courage ! Un ami bien placé nous disait récemment que nos gouvernants étaient parfaitement au courant de la situation catastrophique vers laquelle ils conduisaient notre pays mais qu’ils n’osaient pas agir. Ne soyons pas comme cela ! Agissons, décidons, imposons (avec la pédagogie nécessaire), mais ne laissons pas aller à vau l’eau sous prétexte de garder nos amis ou d’éviter la crise !
Vous, chefs de famille ! Sachez que vos choix peuvent avoir des conséquences éternelles ! Nous connaissons des familles, bien correctes, qui ont dérivé en une puis deux générations, et tout perdu. Nous en connaissons d’autres, qui, sous l’impulsion de parents énergiques, ont gardé le cap et fourmillent de vocations et de pieux ménages. Evidemment, tout ne vient pas des parents. Nos descendants sont libres. Mais souvent, ces belles familles doivent – au moins en partie – leur existence à des parents courageux qui ont su, envers et contre tout, poser des choix décisifs !
Dans l’esprit du père de la cybernétique1, l’ère du chef politique s’était achevée avec la Seconde Guerre mondiale. Le gouvernement politique humain, en un mot, avait failli en entraînant les hommes vers les deux catastrophes d’Hiroshima et de la Shoah. Il fallait donc lui trouver un remplaçant. Lequel ? La cybernétique (du mot grec signifiant gouvernail) naquit de cette problématique. Elle fut popularisée en France par le père dominicain Dominique Dubarle. Dans cet après-guerre traversé par des courants philosophiques aussi destructeurs que le nihilisme, l’existentialisme ou l’absurde, elle suscita de grands espoirs et une abondante littérature dans toutes les sciences humaines. L’idée était de transmettre aux machines la ressemblance de l’homme à Dieu, qui se manifeste dans la faculté de s’autoréguler seul, de parler, d’apprendre de ses expériences et de produire.
Ces machines capables de s’autoréguler seules face au désordre du monde seraient-elles plus fiables, parce que moins subjectives, qu’un chef politique enclin à devenir un dictateur ou un tyran ? L’utopie cybernétique était née, à la croisée totalitaire du communisme et du nazisme. Dans un premier temps, elle souleva non seulement l’enthousiasme de la recherche scientifique, mais aussi celui de philosophes et de théologiens en mal de concepts nouveaux, de nombreux romanciers de science-fiction en mal de scénarios séduisants, de nombreux sociologues, psychiatres, pédagogues, en mal d’expériences novatrices à proposer à leurs clientèles. Sans doute, les espoirs qu’elle avait engendrés, les attentes qu’elle avait suscitées durant cette folle décennie des années soixante, étaient trop grands. Le soufflé retomba au fil des deux décennies suivantes. Il fallut attendre la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin pour voir le fantasme d’un gouvernement mondial par les machines ressurgir chez les élites dirigeantes.
À cette occasion, l’appellation cybernétique fut remplacée par celle d’intelligence artificielle. Cela permettait aux théoriciens, qui avaient échoué dans un premier temps à conquérir les esprits, de se présenter à de nouvelles générations avec un sens apparemment neuf, pour prendre un nouvel essor. La linguistique américaine avait entre-temps imposé les nouvelles théories de la communication issues de Palo Alto, privilégiant la relation au contenu et le tout communication au tout politique ; les notions de management s’étaient imposées dans la vie politique, médiatique, industrielle, économique et culturelle. L’opinion était prête.
D’autant plus que l’expression intelligence artificielle avait quelque chose de plus convivial que le mot cybernétique. Ici, pas de notions indélicates de contrôle ni de gouvernement à première vue, mais celle d’une assistance, presque bienveillante, d’une aide à la personne. C’est, bien sûr, oublier les nombreuses utilisations des IA sur les terrains sécuritaires, militaires, administratifs, monétaires, où peu à peu leur réalité de systèmes de pilotage, de contrôle, d’attaque ou de défense s’est affirmée sans ambiguïté. Qu’est-ce qu’une IA ? C’est au fond un simple algorithme, c’est-à-dire un système cybernétique qui s’autorégule seul et traite des informations, selon un principe d’input et d’output des plus banals, lui permettant d’acquérir, d’analyser et de décider. En soi, cette modélisation des phénomènes n’est ni bonne ni mauvaise (c’est d’ailleurs le principal argument de Wiener, la fameuse objectivité de la machine), mais devenue système de gouvernance des sociétés humaines, elle a une tendance à l’uniformisation totalitaire.
Avec cette nouvelle appellation, l’utopie cybernétique avait trouvé son mode opératoire pour pénétrer la société par les esprits. Cette utopie n’est au fond qu’une resucée de l’utopie communautariste des encyclopédistes portée par les bénévoles de Wikipédia, sur le principe d’une mise en commun de tous les savoirs et de tous les pouvoirs du monde. Sauf que cette fois-ci, cette mise en commun – qui ne sert que de paravent à la prise de contrôle des données par les gouvernants – est réalisée par un opérateur censé être objectif et infaillible : la machine, derrière laquelle les gouvernants réels se cachent évidemment.
Ce transfert d’autorité de l’homme à la machine suppose l’application d’une loi très simple : la mise au pas égalitaire de chaque individu devant le vertueux nouveau chef d’État, chef de famille, professeur, médecin, soldat, journaliste, traducteur, compagnon, j’en passe et des meilleurs. L’idéologie cybernétique est profondément égalitariste. Elle suppose en effet la partition de la société en micro-communautés réunies en réseaux, et capables de s’autoréguler selon des normes prédéfinies par d’autres. Comprenons bien : dans le monde réel, nous sommes des personnes autonomes. Dans la cité cybernétique, un citoyen n’est plus qu’un ensemble de données spécifiques, s’autorégulant à l’intérieur d’un système englobant tous les autres citoyens, réduits eux-mêmes à des données. Des éléments de langage comme village global ou démocratie planétaire furent chargés de qualifier cette utopie.
C’est ainsi qu’une IA nous perçoit : un corps d’interactions enregistrées, de déplacements géolocalisés, de dépenses contrôlées, sans compter des données médicales, civiles, religieuses et judiciaires, ensemble qu’on pourrait nommer un profil. Tout l’enjeu de ceux qui pilotent cet univers cybernétique est de ne laisser d’autre marge de manœuvre à la personne que celles qu’on accorde à son profil. De ce point de vue, la période de confinement a été un excellent test pour évaluer la capacité d’adaptation des populations à ce type de réduction de l’une à l’autre.
Pour que la volonté d’une personne se conforme à celle de son simple profil, il faut un endoctrinement constant, lequel ne prend plus la forme d’un apprentissage intellectuel long, coûteux et fastidieux, comme ce fut le cas avec les idéologies traditionnelles. Plus subtilement, l’endoctrinement à la cybernétique de chacun passe par l’adoption d’une relation quotidienne avec la machine, relation si intégrée à la survie existentielle qu’elle en devient le fondement. Le smartphone, par ses constantes mises à jour, ses diverses sollicitations, ses nombreuses applications et ses multiples usages, aura joué dans ce mode de conditionnement un rôle aussi discret que fondamental. Le citoyen cybernétique se trouve dorénavant circonscrit par un entourage capable de façonner son esprit, guider ses déplacements, orienter ses achats, modeler ses désirs, gérer ses divertissements tout en mémorisant les interactions de plus en plus réduites qu’il conserve avec le monde réel.
En Corée du Sud, récemment, une IA androïde nommée Gabi a été intronisée moine dans l’ordre Jogye, la plus grande école de bouddhisme du pays (voir photo). Produit par la société chinoise Unitree, vêtu d’une robe traditionnelle blanche et safran, Gabi a dû promettre de vouer sa vie à Bouddha en diffusant les enseignements du Bouddha aux fidèles, afin de soulager les vrais moines, sinistrés par la crise des vocations. D’une hauteur de 1,32 m, d’un poids de 35 kg, d’un prix de 13 500 $, Gabi s’est plié à la cérémonie qui l’a ordonné moine bouddhiste avec l’humble simplicité d’un novice…
La société chinoise Unitree a également façonné pour l’université de Kyoto, au Japon, un autre humanoïde monacal, baptisé Buddhabot (de Buddha et bot, robot). Buddhabot donne lui aussi des conseils spirituels et assure de sa bienveillante présence les fidèles. Nathalie Simondon, fille de Gilbert Simondon (1924-1989), l’un des théoriciens français de la cybernétique, a déclaré à son sujet : « Il s’agit ici en réalité d’interroger un système informationnel et non un homme vivant, dont la parole est légitimée par de longues heures de méditation et une expérience vécue de la transcendance. Il n’y a pas chez le robot d’épreuve existentielle, de vraie vie spirituelle, seulement un discours automatisé. » Un discours automatisé peut donc se substituer, selon elle, pour réciter et commenter l’imposant corpus bouddhique, à un être vivant, dès lors qu’il fournit des réponses contextualisées aux questions qu’on lui pose. Autoapprenant, Buddhabot est aussi capable d’accomplir à moindre coût pour les familles des rituels religieux funéraires. Le Japon est confronté au vieillissement de la population et au dépeuplement rural ; aussi ces robots moines apparaissent comme des solutions pour maintenir des communautés religieuses et des cérémonies traditionnelles.
Le monde chrétien se croit-il protégé de ce genre de folies ? Rappelons qu’à Wittemberg (Saxe-Anhalt), l’Église protestante évangélique de Hesse et Nassau, qui célébra en 2017 les 500 ans de la Réforme protestante, engagea un pasteur robot bien nommé BlessU-2, qui souhaitait aux fidèles la bienvenue en leur demandant s’ils préféraient recevoir une bénédiction avec une voix d’homme ou de femme. De sérieux théologiens se demandèrent à l’occasion si une machine pouvait ou non bénir un humain. Pour le roboticien Masahiro Mori (1927-2025), l’un des pionniers de la robotique japonaise, la réponse est sans aucun doute positive : en référence au grand poète et maître zen Dōgen (1200-1253), qui affirmait que la nature de Bouddha était partout, il estima en effet qu’elle peut aussi bien se trouver dans un algorithme mathématique que dans l’acier luisant d’un robot…
Quel tyran, quel dictateur, quel antéchrist de l’ancien monde aurait eu l’audace de rêver à un tel outil pour asseoir sur l’humanité sa totale et constante domination ?
G. GUINDON
1 Norbert Wiener, mathématicien juif américain qui se revendiquait héritier et descendant du Maharal de Prague, un rabbin du XVIe siècle influent dans la kabbale et dans la cour de Rodolphe II. Familier des rencontres de Macy, auteur de God and Golem Inc., il fut le principal théoricien de la cybernétique.