Cela nous est tous arrivé. Un couvercle de bocal de confiture, de cornichons, d’olives, etc., résiste à nos efforts. A tel point que notre poignet peut en souffrir. Voici une astuce susceptible de vous aider.
Posez le bocal à l’envers sur la table (le couvercle se trouve en contact avec la table), et donnez une petite « fessée » sur l’envers du bocal (sans vous faire mal à la paume de la main). La pression conservée dans le bocal va s’échapper.
Retournez le bocal et vous aurez la surprise d’ouvrir la conserve sans difficulté.
Si la difficulté persiste, elle est due à des adhérence de sucre ou autres. Vous pouvez alors « retenter » l’expérience après avoir passé le dessus du bocal sous l’eau chaude.
Je le redis : que les championnes de l’organisation n’hésitent pas à partager leurs trésors d’organisation en écrivant au journal. Partageons nos talents…
Auteur/autrice : Foyers ardents
Protection de l’enfance :De nouvelles réformes pour pallier l’échec des politiques actuelles ?
Plusieurs réformes de la protection de l’enfance sont en cours de préparation : un projet de loi du gouvernement attendu ce printemps, une proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale sur le volet judiciaire de cette protection adoptée par les députés en janvier 2026 et une proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale sur la réparation des préjudices subis par les enfants du fait des services de protection, ainsi qu’un projet de loi du gouvernement déposé le 27 mai 2026 sur la protection de l’enfance. Ce texte propose des mesures pour faciliter l’accueil des enfants par des tiers de confiance, mieux contrôler les professionnels intervenant auprès des enfants et améliorer le suivi des enfants placés. Ces projets sont issus des travaux de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance dont le rapport a été déposé le 8 avril 2025.
Ce rapport de près de 500 pages constate une politique publique défaillante : depuis 1998, le nombre total des mesures d’aide sociale à l’enfance a augmenté de 44% et s’élève à environ 397 000 au 31 décembre 2023, alors que la population des moins de vingt et un ans n’a augmenté sur la même période que de 1,6%. Les mesures restent très judiciarisées et le modèle français se caractérise par un recours trop fréquent au placement. La France est le premier pays européen à placer ses enfants au lieu de mettre en place une véritable politique de prévention auprès des familles. En outre, le placement a de plus en plus souvent lieu dans un établissement où un enfant peut rester jusqu’à l’âge adulte ; la part de l’accueil familial diminue alors que le placement dans des familles bien sélectionnées est le plus à même de garantir à l’enfant un développement équilibré. Dans plusieurs départements, des enfants continuent d’être mis à la rue à leur majorité quand d’autres sont envoyés dans des hôtels.
Les enfants relevant de la protection de l’enfance sont en moins bonne santé physique et mentale et connaissent davantage l’échec scolaire. Ils ne font pas de bonnes études : 43% d’entre eux ont redoublé une fois, 24% au moins deux fois. Ils sont plus vulnérables face au chômage et à la pauvreté. Ces difficultés coûtent extrêmement cher à la société, que ce soit en matière de santé, de lutte contre la pauvreté ou d’emploi. La revue scientifique médicale britannique The Lancet chiffre à 38 milliards de dollars par an le coût économique total lié aux violences faites aux enfants en France, que celles-ci aient eu lieu ou non dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance.
Environ 45% des enfants pris en charge par la protection de l’enfance sont victimes de maltraitances. Des enfants se suicident ou décèdent, faute d’une prise en charge adaptée ou de la prise en compte de signalements. D’autres subissent des maltraitances de la part d’un service public dont l’objectif est de les en protéger. C’est le cas des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance du département du Nord qui ont été placés hors du département et ont subi les pires violences et humiliations de personnes qui exerçaient illégalement leur activité d’accueil. Des pouponnières en sureffectifs accueillent des bébés dans des conditions inadaptées et indignes, avec des conséquences dramatiques pour leur développement. C’est ainsi qu’est réapparu en France le syndrome de l’hospitalisme : il s’agit d’une dépression qui peut conduire des nourrissons à se laisser mourir.
Le rapport formule 92 recommandations autour de quatre grands axes.
La première porte sur la rénovation de la gouvernance de la protection de l’enfance. Les compétences sont diluées entre de nombreux acteurs (État, département, justice, associations, organismes de placement, aide sociale à l’enfance) et le pilotage de l’État est absent, faute d’une volonté politique et d’une appréhension globale de la protection de l’enfance.
Le deuxième axe est celui du repérage et de la prévention, qui reste un angle mort de la protection de l’enfance. Les difficultés actuelles de cette politique, renforcées par la saturation des structures d’accueil, la conduisent à éluder entièrement la réflexion de long terme sur la prévention. Il faudrait renforcer les moyens de la protection maternelle et infantile (PMI). En matière de mortalité infantile, il y a un peu plus de dix ans, la France était à la sixième place parmi les pays européens ; elle est aujourd’hui tombée à la vingt-sixième. Les bébés en pouponnière n’ont jamais été aussi nombreux.
Le troisième axe est celui de la prise en charge des enfants qui est aujourd’hui inadaptée à leurs besoins. Face à des décisions de justice non exécutées et à des conditions d’accueil souvent indignes, le rapport recommande de renforcer les moyens de la justice civile des mineurs. Les inégalités territoriales sont nombreuses. De nouvelles structures d’accueil devraient être construites en privilégiant les petites unités. Les services de l’État, les régions et les départements devraient accompagner les enfants jusqu’à leur autonomie. Il faut aussi systématiser le contrôle des antécédents judiciaires de toutes les personnes qui interviennent dans le cadre de la protection de l’enfance.
Dernier axe des recommandations du rapport : renforcer l’attractivité des métiers de la protection de l’enfance qui ont du mal à recruter, ce qui donne un taux de vacance des postes de 9%, ce qui entraîne un fréquent recours à l’intérim.
« Une société se juge à la manière dont elle traite ses enfants. » Cette formule, attribuée à Nelson Mandela, trouve une résonance particulière au regard de la mauvaise organisation des services de protection de l’enfance qui est le reflet de l’accueil pour le moins défectueux que notre société réserve aux enfants nés et à naître. Les mesures administratives que proposent les pouvoirs publics ne règleront rien sans une reconnaissance du rôle de la famille comme élément structurant de la société. Nous en sommes encore loin.
Thierry de la Rollandière
La petite jupe élastiquée : un intemporel
Chères couturières,
Facile, économique, ajustable tant en longueur qu’en largeur, la petite jupe élastiquée a bien des atouts ! Avec ce patron, vous défiez les plus grandes marques de vêtements pour enfants, tout en habillant vos demoiselles avec décence. Finies les jupettes aux allures de joueuses de tennis, ainsi que les tissus transparents… A vous les cotonnades en été et les velours en hiver !
Le patron est donné en 3 / 4 ans mais le principe est expliqué pour toutes les tailles… De 3 ans à 99 ans ! En jupe de grossesse, vous pouvez prévoir la place de l’élastique par-dessus ou par-dessous le bébé, c’est très confortable aussi.
Bonne couture !
Atelier couture
https://foyers-ardents.org/wp-content/uploads/2026/07/58_jupe-elastique_fiche-site.pdf
Hasta luego – Hugues Aufray (né en 1929)
Foyers Ardents n°58 – juillet 2026 43
Hasta luego, à bientôt si Dieu le veut Hasta luego, on se reverra sous peu
On a trois mois de réserves au fond des cales Allez les gars, on va hisser la grand-voile
Laissez passer les enfants de la nuit Ils vont chercher le grand vent de l’oubli
Toi qui n’as rien embarque-toi avec nous Donne-moi la main car ta place est parmi nous
Hasta luego à bientôt si Dieu le veut Hasta luego on se reverra sous peu
Toi qui as peur cache-toi derrière mon bras Car voici l’heure enfin d’être fier de toi Laissez passer les enfants de la nuit Ils vont chercher le grand vent de l’oubli
Toi qui doutes regarde-moi dans les yeux Suis ma route elle te mènera vers Dieu
Hasta luego, à bientôt si Dieu le veut Hasta luego, on se reverra sous peu
On a trois mois de réserves au fond des cales Allez les gars on va hisser la grande voile Laissez passer les enfants de la nuit Ils vont chercher le grand vent de l’oubli
Laissez passer les enfants de la nuit Ils vont chercher le grand vent de l’oubli
La la la la la la la la la la La la la la la la la la la la
L’école des chefs
À 10 ans, Paul vivait dans une famille à l’organisation millimétrée, des affiches de consignes dans chaque pièce rappelaient les règles : tours de service à table, horaires de travail, consignes de propreté dans la salle de bain… Les parents surveillaient de près chaque activité : d’une part parce que ce qui mérite d’être fait mérite d’être bien fait, mais aussi par peur d’erreurs au bricolage ou à la cuisine.
À 30 ans, Paul est employé dans l’administration. Ne comptez pas sur lui pour aider un usager dans le besoin et perdu dans les procédures, pour débloquer une situation ou rendre service à un collègue. Pas de zèle ! Pas d’initiative ! Pas d’histoire ! Il doit rester couvert comme on lui a toujours appris !
Apprendre à être chef !
Pourtant, nous n’avons jamais autant eu besoin de bons chefs ! Les entreprises, les administrations, les mouvements scouts, les associations en réclament régulièrement. « Comment se fait-il qu’on ait à se plaindre partout d’une telle pénurie de chefs ? Cela ne viendrait-il pas de ce que, depuis plusieurs générations, l’éducation donnée a eu pour but bien plus le succès aux examens que la formation de personnalités fortes, animées du désir d’action et assoiffées de responsabilités ?
On oublie trop souvent que le rôle de chef n’est pas réservé à une super-élite, mais que tout homme normal est appelé, peu ou prou, à exercer le noble métier de chef, ne serait-ce qu’au titre de chef de famille1. » La société est une pyramide de chefs2 !
À nous, pères de famille, au-delà de notre bon exemple, de former nos garçons dès l’enfance pour qu’ils deviennent de bons chefs, du latin « caput » : la tête. Le langage courant avec son bon sens nous fera rechercher une tête haute, pensante, tête de colonne, qui entraîne vers le bien commun, et non pas une tête brûlée ou tête de mule… Rassurons-nous, être chef, cela s’apprend ! Dans L’école des chefs, le P. Courtois l’explique en 15 leçons pratiques : compétence, sens du réel, décision et ténacité, etc3. Dès 7 ans, la pédagogie scoute donne des responsabilités aux louveteaux. Leur progression continue jusqu’au clan routier. Dès l’enfance, les parents doivent responsabiliser leurs enfants et encourager leurs initiatives.
Qui ose gagne !
C’est la devise des forces spéciales anglaises. « Dans la vie, il faut savoir se battre et savoir que l’on peut échouer à chaque instant. Ceux qui vivent dans la crainte de l’échec, de la difficulté ou de la honte d’échouer ne réaliseront jamais leur potentiel4. » Le Bon Dieu nous demande de développer les talents qu’il nous a donnés. Encourager un enfant à aller au-delà de ses limites lui permet de se rendre compte qu’il n’est pas tout à fait celui qu’il croit mais davantage ! Prendre des risques, c’est réaliser qu’on a grandi, qu’on est plus autonome, qu’on a plus de courage qu’on ne l’imaginait, et tout cela permet de gagner de la confiance en soi. On se rend compte que le monde et nos capacités ne s’arrêtent pas aux murs de notre chambre ! Piste noire ? Non. Marathon ? Non. Le père mesurera le chemin restant à parcourir par l’enfant avant de lancer de tels défis et de l’y préparer. Les étapes peuvent être un bricolage, un jardinage, la cuisine, le rangement, un service à rendre, l’effort physique ou intellectuel… La réussite augmentera la motivation pour continuer à progresser. Le père saura néanmoins qu’un échec ou une imperfection de réalisation ne définissent pas la capacité de l’enfant, mais font partie du chemin vers le succès. Il devra le faire comprendre au jeune qui s’en désole.
Comprendre pour prendre l’initiative
Le Maréchal Foch a travaillé sur les principes d’action pour les chefs. Ses réflexions sont encore d’actualité5, elles méritent plusieurs lectures tant elles sont concentrées. Foch fait appel à l’observation du réel, l’intelligence et le travail, l’esprit de décision, la capacité de conviction puis d’initiative, la gestion du temps, autant de qualités à travailler et qui s’appliquent bien au-delà du domaine militaire.
« Comprendre la situation et ses enjeux, évaluer les causes potentielles, les conséquences des actions ou absences d’action, identifier les opportunités et les risques à courir pour décider du temps d’avance nécessaire pour décider juste, élaborer une stratégie fondée sur la conviction et la définition des objectifs à atteindre en vue d’obtenir un résultat final recherché pertinent6. »
Le chef doit prendre le dessus par :
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Le temps, le bon moment pour agir ou attendre,
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Les dimensions et le champ de l’action, concentrer ses forces,
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Le mental, la conviction pour contrer l’indécision et le doute.
« Pas de victoire possible sans le commandement vigoureux, avide de responsabilités et d’entreprises audacieuses, possédant et inspirant à tous la résolution et l’énergie d’aller jusqu’au bout, sans action personnelle faite de volonté, de jugement, de liberté d’esprit (même au milieu du danger), dons naturels chez l’homme doué, avantages acquis par le travail et la réflexion chez l’homme moyen. »
Responsabiliser les jeunes par étapes, les aider à réussir et à apprécier la joie de leur action, c’est les préparer à un avenir plus heureux. C’est aussi préparer le redressement de la société et de l’Église. C’est parce qu’ils auront été formés en capacité de chefs que nos fils et filles pourront prendre des initiatives et des responsabilités au niveau qui se présentera. Quelle belle perspective pour nous encourager dans nos actions éducatives de chaque jour ! L’avenir dépend aussi de nous !
Hervé Lepère
1 Abbé Gaston Courtois, L’école des chefs
2 Maréchal Lyautey
3 Lire également Être chef du même auteur.
4 Amiral Mc Raven, 37 ans dans les forces spéciales US.
5 Un colloque de prospective interarmées y a été consacré en 2017.
6 Maréchal Foch