L’avis de G.K Chesterton

Il est intéressant de suivre la pensée de G.K. Chesterton, converti au catholicisme, dans la conclusion de son livre, L’Homme éternel, où il démontre tout ce que l’Incarnation de Notre-Seigneur Jésus-Christ a d’extraordinaire et comment il est l’élément fondateur et incontournable de notre civilisation. Il est à noter cependant que, quand il parle de l’Eglise catholique, il fait référence à celle qu’il connaissait en 1925, ou plutôt à l’Eglise catholique de toujours, comme nous aimons à l’appeler de nos jours.

« Au beau milieu de tout cela, une exception prodigieuse se dresse qui ne ressemble absolument à rien d’autre. Elle a un caractère définitif, comme la trompette du jugement, mais elle est aussi comme une bonne nouvelle et même comme une nouvelle trop bonne pour être vraie. Elle n’est rien d’autre que l’annonce retentissante de la visite du monde par son mystérieux constructeur. C’est la déclaration que réellement et même récemment, au moment central des temps historiques, un être unique et invisible s’est promené de par le monde. […]

Mais que le Créateur ait été présent à des scènes à peine postérieures aux petits soupers d’Horace ou qu’Il ait parlé avec des percepteurs et des fonctionnaires au fil des jours de l’Empire romain ; que ce fait ait été affirmé avec force par une civilisation imposante pendant plus d’un millénaire ; cela vraiment n’a rigoureusement pas d’équivalent au monde. C’est l’affirmation la plus fortement éclatante que l’homme ait jamais faite depuis qu’il parle un langage articulé au lieu d’aboyer comme un chien. […]

Elle est venue en ce monde comme le vent. Les messagers qui proclamaient cette annonce apocalyptique couraient à perdre haleine ; il n’y a rien d’exagéré à dire qu’ils courent encore. Ce qui intrigue le monde, ses sages philosophes et ses poètes fantasques, c’est que les prêtres et les fidèles de l’Eglise catholique se conduisent encore comme s’ils étaient des messagers. Un messager ne songe pas à ce que pourrait être le message qu’il porte, ni ne discute sur ce qu’il est probablement ; il remet le message tel qu’il l’a reçu. Ce n’est pas un système ni une fantaisie : c’est un fait. […]

Les porteurs de ce message se conduisent comme les hommes se conduisent en face d’un fait. Ce que l’on blâme dans la tradition catholique, l’autorité, le dogmatisme, le refus de se dédire ou de s’adapter, ne sont que des caractéristiques humaines naturelles d’un homme lorsqu’il est porteur d’un message relatif à un fait. […]

A bien regarder l’histoire religieuse du monde, il n’y a pas partage entre différentes tendances de mysticisme ou différentes formes de mythologie plus ou moins rationnelles. Il y a partage entre ceux d’une part qui portent cette nouvelle et ceux d’autre part qui ne l’ont pas encore entendue ou qui ne veulent pas encore la croire.

Ces coureurs ne cessent de prendre de l’élan par leur course même. Au fil des siècles ils parlent encore comme si quelque chose venait d’arriver. Ils n’ont rien perdu de leur rapidité et de leur élan de messagers ; ils ont encore le regard violent des témoins. L’Eglise catholique, qui est la cohorte des messagers, connaît encore ces élans spontanés de sainteté qui parlent d’une chose récente et brève ; une abnégation qui secoue le monde comme un suicide ; ce n’est pas sinistre ; c’est aussi gai que le saint François des oiseaux et des fleurs. Cela apporte plus de nouveau dans la vie de l’esprit que les écoles de pensée les plus modernes ; et, presque certainement, de nouveaux triomphes vont venir. Car ces hommes suivent une mère qui paraît chaque jour plus belle comme de nouvelles générations se lèvent et l’appellent bienheureuse. Nous pouvons nous laisser aller quelquefois à rêver que l’Eglise rajeunit comme le monde vieillit. »

Savoir dire merci ou l’art d’être héritier

Ma chère Bertille,

 

Ta lettre de remerciement pour les quelques jours passés ensemble pendant les vacances m’a beaucoup touchée. Savoir remercier avec autant de naturel et de simplicité est une vraie qualité que je t’encourage à cultiver ! Pourquoi ? Parce que celui qui sait dire merci se dispose à recevoir encore. On aime à donner à celui qui a un coeur reconnaissant ! Ta petite carte pleine de gratitude me donne bien envie de te proposer un autre séjour chez moi. Toi aussi, tu en as sans doute fait l’expérience : tu préfères aider quelqu’un qui saura te remercier qu’un ingrat qui te considère comme son serviteur. A celui qui sait remercier, on donne plus facilement. Parce que dire merci, c’est chasser la tristesse et s’ouvrir à la joie. Tu remercies pour un bienfait reçu, tu y concentres ton attention. Tu regardes donc ce qui est positif et détournes ton regard de tout ce qui ne va pas. Remercier, c’est cesser de se morfondre et trouver mille raisons dans la journée de se réjouir et de rendre grâce pour ce qui va bien. Celui qui remercie trouve plus que la joie, il a trouvé le chemin du bonheur : dire merci, c’est reconnaître que nous sommes débiteurs et que nous ne pouvons pas rendre de manière égale le bienfait reçu. Notre langue le manifeste dans l’expression « être à la merci », Notre-Dame de la Merci, libératrice des captifs. Dire merci, c’est avouer humblement que nous sommes et restons débiteurs, c’est être dans la vérité. Or, seule la vérité procure le bonheur.

Qui remercier ?

Tu connais cette phrase de saint Paul « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ?1 ». C’est si juste : tout nous a été donné. Nous avons des dettes incalculables envers Dieu, puisque de Lui découlent notre vie et tous les biens naturels et surnaturels, des dettes envers nos parents, envers notre pays… Si c’est à eux principalement que va notre reconnaissance, elle ne doit pas s’arrêter là : nous devons encore avoir de la gratitude envers nos ancêtres défunts, qui nous ont transmis un patrimoine familial, être reconnaissant envers nos maîtres : ceux qui nous apprirent à lire, écrire, penser, ceux qui éveillèrent en nous le goût des belles choses, qui surent développer nos talents. Nous devons être reconnaissants même envers notre patrimoine qui nous parle du passé : leçon de foi que ces cathédrales qui jalonnent notre sol français, leçon de contemplation que ces mélodies si pures du grégorien, empreintes de la méditation des chrétiens qui nous ont précédés, leçon d’histoire que ces vestiges des châteaux-forts, ces tranchées de la première guerre mondiale, ces monuments aux morts présents dans toutes nos villes : au prix de quel héroïsme la France a autrefois conservé ses frontières… La liste serait bien longue !

Comment remercier ?

Cette question te vient alors peut-être à l’esprit : comment remercier pour tant de bienfaits ? C’est simple : en sachant profiter des richesses qui nous sont offertes, en sachant être héritier. Remercier Dieu, c’est le prier dans le secret de ton cœur ou avec tous les chrétiens le dimanche et dans l’enthousiasme des pèlerinages, des processions. C’est avoir un cœur toujours disposé à recevoir sa grâce. Comment remercier ses parents et ceux qui nous font du bien ? Est-il besoin de répondre ? Tu trouveras mille moyens de leur faire plaisir : un service rendu sans qu’on nous l’ait demandé, un petit cadeau, un appel téléphonique ou une lettre quand on est loin de la maison… Tu sauras bien être inventive, si tu es reconnaissante !  

Comment remercier nos ancêtres pour l’héritage qu’ils nous ont transmis, cette civilisation chrétienne, ce beau pays de France ? En ayant de cesse de le découvrir ! Je sais que tu aimes te promener pour découvrir les beaux monuments qui sont près de chez toi. Cultive ce goût ! Sois curieuse de l’Histoire de France : cherche à savoir ce qui s’est passé dans la région où tu habites, qui a fréquenté ces lieux avant toi et l’héritage qu’ils y ont laissé. Et, puisque tu es un peu artiste, je ne peux que t’encourager à cultiver tes talents comme une héritière :

  • Aimes-tu dessiner ? Choisis un peintre célèbre, un maître, dont tu aimes les oeuvres et entraîne-toi à les imiter, tu apprenas beaucoup. Ne juge pas trop vite en disant « je n’aime pas du tout le style de tel grand peintre », prends le temps de le découvrir car, s’il a marqué l’histoire, c’est qu’il avait du génie. Après l’avoir découvert, tu pourras mieux le juger.

  • Aimes-tu la musique ? Il me semble d’ailleurs que tu joues d’un instrument. Profites-en pour interpréter les oeuvres célèbres des grands noms de la musique. Si tu apprécies davantage un compositeur, passionne-toi pour lui : écoute ses mélodies, assiste à des concerts, lis sa biographie… Tu es à l’âge des grandes passions qui vont forger ta vie !

  • Aimes-tu la nature, les animaux ? Renseigne-toi sur leurs moeurs, passe du temps à les observer, tu rendras hommage ainsi au Créateur, cultive un petit coin de jardin, réalise un herbier…

  • Je pourrais ainsi continuer longtemps une liste d’idées pour remercier, mais le mieux est sans doute qu’elles viennent de toi-même. Plus on apprend à dire merci, plus on trouve des moyens d’exprimer sa reconnaissance et d’être héritier. Que tes remerciements soient l’expression d’une attitude du cœur et pas une banale formule de politesse formulée à la va-vite. Tu possèderas ainsi la clé du bonheur et tu profiteras pleinement de toutes les richesses qui te sont offertes. Tu es à l’âge où ces découvertes façonnent une personnalité et te marqueront pour toute la vie… Sache en profiter !
  • A très bientôt, ma chère Bertille,

  • Anne

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Euthanasie (suite)

Lorsque ce numéro de Foyers Ardents parviendra à ses lecteurs au début du mois de mai 2026, les propositions de loi en discussion au Parlement sur les soins palliatifs et sur l’aide à mourir feront l’objet d’un prochain examen en deuxième lecture par le Sénat. Toutefois, il nous est apparu important de rendre compte des étapes franchies au début de l’année 2026, à savoir la première lecture au Sénat en janvier et la deuxième lecture à l’Assemblée Nationale en février. La poursuite de l’examen du texte sur l’euthanasie fait partie des priorités du président de la République pour 2026, annoncées dans son allocution du 31 décembre 2025, « nous irons enfin au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité ».

Nous avons laissé ces textes votés en première lecture à l’Assemblée nationale au mois de mai 2025. Initialement prévu à l’automne 2025, leur examen par le Sénat a été différé en raison de la chute du gouvernement Bayrou et des débats chaotiques sur le budget. Comme ce fut le cas à l’Assemblée, la proposition de loi sur les soins palliatifs n’a pas soulevé de contestation et a été votée à la quasi-unanimité. L’examen du texte sur l’aide à mourir a été beaucoup moins consensuel. La commission des affaires sociales du Sénat a procédé à un examen approfondi du texte avant sa discussion en séance publique. La commission n’a ni soutenu la version du texte approuvée par les députés, ni rejeté ce dernier pour des raisons de principe, mais a tenté de dégager une troisième voie : elle a admis la possibilité de reconnaître une « assistance médicale à mourir », version atténuée de l’« aide à mourir » : elle a supprimé l’obligation pour les médecins d’informer les malades sur l’aide à mourir, elle a élargi le bénéfice de la clause de conscience aux pharmaciens et aux personnels des services et établissements médico-sociaux, elle a supprimé le délit d’entrave à l’aide à mourir et elle a limité la possibilité de recourir à l’assistance médicale à mourir aux personnes éligibles à la sédation profonde et continue prévue par la loi Clayes-Léonetti de 2016, c’est-à-dire aux malades atteints d’une affection grave et incurable, dont le pronostic vital est engagé à court terme et dont les souffrances sont réfractaires aux traitements ou bien insupportables.

La discussion en séance publique a commencé le 20 janvier 2026 sur le texte adopté par la commission. Les débats ont été beaucoup plus sereins qu’ils ne l’avaient été à l’Assemblée en mai 2025 et qu’ils ne le seront en février 2026. Le gouvernement, représenté par Mme Stéphanie Rist qui a remplacé Mme Catherine Vautrin en tant que ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, a soutenu sans surprise le retour au texte voté par les députés. Les mânes de Rousseau (« de violentes douleurs du corps, lorsqu’elles sont insupportables, peuvent autoriser un homme à disposer de lui ») et de Simone Veil ont été invoqués. Le parallèle avec le droit à l’avortement a été fréquemment effectué avec des slogans du type « mon corps, mon choix ». Une sénatrice écologiste a appelé à « tenir la religion à distance de l’hémicycle ». Elle a été entendue.

Les débats ont tourné court puisque, dès le deuxième jour de la discussion, le Sénat, qui examinait par priorité l’article du texte concernant les personnes éligibles à l’assistance médicale à mourir, a rejeté cette disposition en raison du vote conjugué des sénateurs hostiles à l’euthanasie et de ceux qui estimaient que le texte de la commission était trop timoré. Le texte ainsi vidé de sa substance a été rejeté le 28 janvier 2026 par 181 voix contre 121. Lors des débats, un amendement a élargi la clause de conscience aux directeurs d’établissement.

Le texte est retourné en février à l’Assemblée nationale qui, à défaut de texte voté par le Sénat, est repartie du texte qu’elle avait adopté neuf mois auparavant. Les débats ont été longs, très animés mais décevants. Tous les amendements visant à introduire des “garde-fous” à l’aide à mourir ont systématiquement été rejetés et dénigrés. Les députés porteurs de ces amendements ont été qualifiés d’« inhumains » ou de « dépourvus de compassion ». Les promoteurs de l’euthanasie se sont employés à brouiller les limites entre soins palliatifs et euthanasie : l’amendement rappelant que les soins palliatifs n’ont pas vocation à hâter la mort a ainsi été rejeté. Loin de chercher à protéger les personnes vulnérables des dangers de la mort administrée, les députés ont rejeté tous les amendements cherchant à exclure de ce dispositif les malades psychiatriques, ceux atteints de maladies neurodégénératives, de schizophrénie, les personnes sous tutelle et curatelle, les personnes incarcérées, mais aussi les personnes porteuses de déficiences intellectuelles.

Enfin, l’« aide à mourir » ne concerne pas que les personnes en fin de vie. La proposition de loi ouvre le suicide assisté et l’euthanasie à une population plus large que les seules personnes en fin de vie. Les conditions cumulatives « pour pouvoir en bénéficier » imposent d’avoir au moins dix-huit ans, d’être de nationalité française ou résider de façon stable en France, d’être atteint d’une « affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qui engage le pronostic vital, en phase avancée, caractérisée par l’entrée dans un processus irréversible marqué par l’aggravation de l’état de santé de la personne malade qui affecte sa qualité de vie, ou en phase terminale ». La notion de « phase avancée » ne s’applique pas uniquement aux personnes en fin de vie. En effet, une maladie incurable ne signifie pas qu’il n’existe pas de traitements appropriés, mais que la maladie persiste malgré les traitements existants. Ainsi des personnes ayant encore plusieurs années d’espérance de vie pourraient-elles être éligibles à l’euthanasie.

La proposition de loi sur l’aide à mourir a été adoptée le 25 février 2026 par 299 voix contre 226 et 37 abstentions, soit avec un score un peu moindre qu’en première lecture (305 pour, 199 contre et 57 abstentions). Dans la dernière ligne droite, l’Assemblée a dû revenir sur certaines dispositions qu’elle avait votées pour élargir la portée du texte afin de ne pas compromettre son adoption. Elle est ainsi revenue sur la liberté du patient de choisir, sauf en cas d’incapacité physique à y procéder, entre auto-administration et administration par un médecin ou un infirmier, ainsi que pour exclure qu’une souffrance psychologique seule puisse permettre de « bénéficier » de l’aide à mourir.

Le texte est inscrit à l’ordre du jour du Sénat qui doit en discuter au mois de mai 2026, mais le texte voté en février par l’Assemblée nationale en constitue le point d’équilibre politique.

Que retenir de ces débats ? Les opposants au texte se sont montrés conscients de son caractère très permissif et du fait que la porte que ses promoteurs font plus qu’entrebâiller va s’ouvrir encore davantage au fil du temps. Ensuite, la voie médiane de l’assistance à mourir choisie par la commission sénatoriale ne marche pas. Quelques députés se sont montrés courageux en s’opposant à la grande majorité de leur groupe, macroniste ou même socialiste, pour tenter de rejeter ou d’infléchir la proposition. Enfin, la majorité des opposants à l’aide à mourir avait soutenu la constitutionnalisation de l’avortement en 2024. Soutiendront-ils demain la légalisation de l’euthanasie et après-demain son inscription dans la Constitution ?

Thierry de la Rollandière

Ma Bibliothèque

LEON HARMEL – L’origine catholique de la paix sociale dans le monde contemporain – E. Saucourt-Harmel – Edition Salvator – 2025
Ami de Léon XIII, propagateur de la doctrine sociale de l’Eglise et inspirateur de l’encyclique Rerum novarum, Léon Harmel, chef d’entreprise textile, crée un modèle unique d’usine chrétienne. On remarque la grande cohérence qui existe entre sa vie personnelle – nourrie par la prière et l’union à Dieu – et son action, tant au niveau des progrès techniques que dans les ressources humaines. En cette fin du XXe siècle, dans un contexte difficile tant au niveau social, économique que culturel et religieux, il prône une association en confiance avec les ouvriers.
Ceux qui s’intéressent à l’origine de la doctrine sociale de l’Eglise seront passionnés par cette grande figure à qui l’on doit aussi la mise en place de la politique familiale.


CHAQUE JOUR AVEC ELISABETH LESEUR – Une pensée par jour – ordonnancé par le R.P. Cassien-Marie – Edition Tradition franciscaine – 2026
Imprégnées par la délicatesse et la douceur de cette belle âme morte en 1914, ces pages sauront donner au lecteur force et courage pour accomplir devoir d’état quotidien et mission par Dieu assignée. Après sa con-version, Elisabeth Leseur brûle d’amour pour les âmes et offre chaque instant de sa vie pour leur salut. Ses pensées, ses prières nous aideront à nous rapprocher de Dieu tout au long de l’année en nous mettant à son école : « Toute âme qui s’élève élève le monde. »


LE CURE D’ARS ET SAINTE PHILOMENE – Maxime de Montrond – Editions de Chiré – 2025
Nombreux sont ceux qui aiment prier le saint Curé d’Ars et qui, par lui, ont découvert les vertus de sainte Philomène. La réédition de ce petit livre permettra de raviver ces deux dévotions et de bénéficier des grâces de ces deux grands saints unis maintenant au ciel comme dans nos prières. Neuvaines et litanies à sainte Philomène enrichissent encore ce récit.


MA JOLIE PATISSERIE – Larousse – 2025
Et comme il ne faut pas négliger les bons moments passés en famille, (repas familial du dimanche, cérémonies de Baptême ou de Communion par exemple), vous trouverez dans ce beau livre un grand choix de re-cettes de desserts faciles ou plus élaborés pour le bonheur de tous !

Histoire et culture chrétiennes : des recettes de vie sur mesure

Toute notre vie quotidienne est imprégnée de notre culture et de nos habitudes et traditions familiales, régionales, nationales. Si bien que, sans que nous y prêtions garde, dès notre tendre enfance, nous avons été biberonnés à un climat, des odeurs, des lieux, un mode de communication, une ambiance, qui ont forgé tout notre être non par une greffe artificielle, mais par un attachement progressif de toutes nos fibres sensibles et intellectuelles. Ce mode de vie et de pensée, c’est ce qui pour nous, même dans notre vieillesse, apparaîtra toujours comme la référence, la norme. Nous nous en rendons bien compte quand, voyageant à l’étranger, nous sommes frappés par telle ou telle particularité d’autres civilisations, qui nous étonne, ou même nous heurte. D’autant plus que, pour nous Français, un long habitus de siècles de culture chrétienne a façonné la vie de tous les jours dans ses moindres détails. 1800 ans de christianisme et de polissage des mœurs des peuples barbares qui nous composent, ne s’effacent pas par une simple décision législative ou utopie passagère de déconstruction.

Il reste un tissu vivant de chrétienté dans nos églises, nos villages, mais surtout dans nos familles encore authentiquement catholiques, patrimoines vivants d’une civilisation qui n’a pas dit son dernier mot.

Cette pérennité, qui trouve sa stabilité dans l’essence même du Créateur, auquel elles s’efforcent de se conformer, s’abreuve à la source de l’immutabilité : Dieu même.

Il n’y a donc aucune raison que les « recettes » de civilisation chrétienne de tous ces siècles passés, qui ont survécu jusqu’à nous, résistant à l’épreuve du temps, ne soient pas également parfaitement adaptées à notre XXIe siècle.