Héritiers

Chers Grands-parents,
« Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux Fonts Baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de ses Fils qui prêchent la vérité de l’Evangile dans le monde presque entier et dont beaucoup l’ont scellée de leur sang, les prières de tant de Saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons dans la Gloire Céleste les frères bien-aimés de leur patrie, la piété généreuse de tant de ses Fils, qui, sans s’arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique, et, par-dessus tout, les gémissements de tant de petits enfants qui, devant les Tabernacles, répandent leur âme dans les expressions que Dieu même met sur leurs lèvres, appelleront certainement sur cette nation les miséricordes Divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra jamais, la Fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes. Un jour viendra, et nous espérons qu’il n’est pas très éloigné, où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une Lumière Céleste et entendra une voix qui lui répètera : « Ma Fille, pourquoi Me persécutes-tu ? » Et, sur sa réponse : « Qui es-tu, Seigneur ? », la voix répliquera : « Je suis Jésus, que tu persécutes. Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même. » Et elle, tremblante, étonnée, dira : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? » Et Lui : « Lève-toi, lave-toi des souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille Aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, Mon Nom devant tous les peuples et devant les rois de la Terre. » (Saint Pie X)

Nous ne nous poserons pas la question des racines de notre pays, car il faut vraiment être de mauvaise foi pour nier que la chrétienté a joué un rôle majeur dans la constitution de la France… La négation de cette évidence vient d’une volonté délibérée anticatholique de créer une nouvelle France déracinée !

Ce déracinement couvre tous les aspects du spectre de notre culture.

D’abord religieux, quand les révolutionnaires ont décidé de chasser Dieu de France. L’ancienne France chrétienne a été arrachée par la violence lors de la Révolution française. Mais, comme elle était trop enracinée, il a fallu y revenir plusieurs fois. En 1905, la rupture était actée, mais les racines demeuraient par les multiples usages créés par la chrétienté. Ses ennemis se sont méthodiquement attaqués à tout ce qui rattachait l’homme à Dieu et à sa nature.

Nous n’en citerons que deux exemples :

  • Le mariage – bien que le divorce soit autorisé – demeurait la référence commune des familles, même non religieuses. Notre époque a inventé le pacte d’union civile pour les unions provisoires, mais cela ne suffisait pas ! On a inventé cette notion du « mariage pour tous ».

  • La différence entre les sexes – évidence pour tous – a été gommée ! Le mépris de la virilité et de la féminité – la femme doit être un homme comme les autres – a peu à peu permis d’atténuer les différences, que ce soit dans les tenues, les comportements ou la répartition des tâches domestiques. Petit à petit, l’évolution a pénétré les esprits : la place du père et celle de la mère ont été profondément modifiées, quels que soient les milieux, et on en est arrivé à nier le fait évident que les hommes et les femmes sont différents et que la réalité biologique n’est pas un choix subjectif.

On pourrait multiplier les exemples à l’envi tant est systématique la volonté de séparer l’être humain de ce qu’il doit être. Il ne doit plus être un héritier (le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, souhaitait que les enfants soient « déréférencés »). Il ne doit plus manifester sa foi. Il doit adhérer aux valeurs de la République que sont la tolérance, le droit au blasphème, le respect des choix d’autrui (avortement, homosexualité…). Une chaîne de télévision a été condamnée à 100000 € d’amende parce que l’un des chroniqueurs avait placé les avortements dans le taux de mortalité d’un pays. Le fait de critiquer l’homosexualité est condamnable pénalement ! On a le droit de tout dire, on a le droit de blasphémer, mais il est interdit de remettre en cause les « acquis sociétaux » !

Alors, que faire ?

Notre position de grands-parents, ayant connu une société qui avait gardé quelques traits de la civilisation chrétienne (mariage, pudeur, autorité), nous permet de témoigner de ce qu’elle devrait être. Sans être très âgé, j’ai connu de vrais chefs de famille (il en reste heureusement). Je me souviens de l’ensemble du village se rendant à l’église le dimanche matin ; j’ai vu le divorce, jusque-là exceptionnel, entrer en force dans les familles ! J’ai connu un président de la République que l’avortement révulsait !

Alors, gardons et transmettons les marques de la civilisation. Nous sommes français et catholiques ; nous ne devons donc pas vivre comme ceux qui ne croient à rien ! Maintenons dans nos familles les belles vertus qui ont fait la force de notre patrie : le mariage, l’amour des enfants, la prière, la virilité chez les garçons, la féminité chez les filles, l’autorité, la pudeur1… toutes choses que nous a enseignées notre sainte religion et qui sont attaquées avec persévérance par nos semblables. Il ne s’agit pas d’être bizarres ni de vivre comme il y a 100 ans ! Cela ne serait pas compris par nos contemporains – que ce soit dans les attitudes, la tenue ou les comportements –, mais comprenons à quel point la modernité cherche à nous imposer des codes qui, tous, nous éloignent de la culture chrétienne.

Soyons des réactionnaires ! Souhaitons revenir à l’ordre catholique sur lequel s’est fondée notre civilisation ! Et soyons-en fiers ! Le père de Foucauld disait – et cela peut surprendre – qu’il avait eu plus à enseigner la fierté que l’humilité aux catholiques d’Afrique… N’en sommes-nous pas là ?

Prions notre bonne patronne, sainte Anne, de nous aider à rester fidèles et à reconstruire et transmettre notre belle civilisation chrétienne.

Des grands-parents

1 A Fatima, Notre Dame a déclaré « il y aura des modes horribles qui blesseront mon Cœur Immaculé ». Il ne s’agit évidemment pas de la tenue dans les nations païennes mais bien de celle des familles catholiques !

Une pochette en deux coutures


Chères couturières,
Bientôt les vacances, les départs en camp. Où ranger les affaires de toilette ? Vous cherchez une petite attention pour les maîtresses de vos enfants : une petite trousse pour son indispensable crayon rouge et son stylo à encre ? Une petite pochette pour le beau chapelet reçu à la première communion de votre grand garçon ? Voici un patron de pochette soignée et très rapide ! Une chute de tissu et deux coutures, voici votre pochette doublée, s’il vous plaît !
Bonne couture !
Atelier couture

La maison

Que dire d’une terre qui serait vierge de toute habitation ? Elle serait belle sans doute, sous la lumière révélant ses contours et ses couleurs, mais vide de toute civilisation, de toute culture, de toute vie humaine. Aussi viens-je te chanter nos maisons qui montrent ce que les anciens ont bâti, au sens vrai et au sens moral.
Maisons d’ici-bas

Au début de brandes et de bois, puis de pierres avec un intérieur de plus en plus abouti, nos maisons ont longtemps suivi le développement de notre civilisation, selon le climat et le sol, sorties de terres d’où elles semblent plantées, témoignant du savoir-faire humain et de l’ingéniosité acquise au fil des siècles. Mais surtout, elles ont veillé à protéger leurs habitants, à leur transmettre une âme.
Depuis plusieurs années elles obéissent à des modes, des injonctions ou des lubies, et perdent leur rôle ancestral.
Maison d’ici-bas


Ainsi la maison n’est pas qu’une architecture, ou le témoignage d’une réussite sociale, mais avant tout un lieu presque sacré (les Romains le savaient bien avec l’autel des dieux lares, dieux du foyer). Un lieu où l’harmonie choisie doit préparer et entretenir l’entente entre tous ceux qui y vivent. Il est donc important de choisir une maison à sa taille où chacun aura de la place pour son équilibre nerveux – même si le confort est moindre – et qui ne nous mangera pas par la fatigue ou la charge financière.
Maison d’ici-bas

Une maison où l’épouse reine du foyer veillera à la beauté simple, avec bon goût et esprit pratique pour que l’œil et l’âme s’y reposent. Une maison port d’attache de la famille, accueillante, reflétant un cœur ouvert pour ceux qui y vivent au quotidien, y rentrent le soir, y reviennent à l’âge adulte, y viennent en amis, ou en hôtes de passage. Une telle maison reste inscrite au fond de la mémoire, avec ses bruits, ses odeurs, son atmosphère.
Maison d’ici-bas


Une maison où chacun sait qu’il sera compris, écouté, pardonné, dont l’ambiance est paisible, où l’on sait se retrouver, rire et prier, expliquer et comprendre. Une maison qui reflète, à son échelle, l’esprit de bonté de l’Eglise car les principes évangéliques y sont vécus, mais n’est pas pour autant un petit monastère, chacun y vivant selon son devoir d’état.
Une maison où chacun se gêne un peu pour l’autre, où il est habituel d’improviser avec chaleur et bonne humeur un couvert, un couchage.
Maison d’ici-bas


Une maison où ce qui est laid, immoral, dangereux pour les âmes, est banni, où Dieu est chez lui de manière familière. Une maison qui recentre sur l’essentiel par sa beauté et son agencement simples, harmonieux. Une maison qui dit l’histoire d’une famille, d’un terroir, de notre France.
Une maison qu’il faudra savoir au dernier jour quitter et qui, si nous l’avons bien pensée, nous aura préparés à notre demeure éternelle, notre
Maison d’En-Haut.


Jeanne de Thuringe

L’écoutez-vous ?


Je ne suis pas graphologue, et n’ai aucune notion de cette science, et pourtant il m’arrive, devant une écriture inconnue, de chercher à deviner quelque chose de la personnalité de mon correspondant. Le psychologue à qui vous montrez les dessins de votre enfant de quatre ans vous fera des remarques surprenantes sur son caractère. Il est bien vrai que tout ce qui émane d’un être le révèle, et plus une œuvre a exigé de talent, plus elle est révélatrice de sa personnalité, de la profondeur de ses pensées. Une cantate de Bach nous fera pénétrer dans l’âme du musicien, la merveilleuse cathédrale Notre-Dame à Paris, si admirablement restaurée, nous révèle de façon éblouissante la personnalité profonde d’un maître d’œuvre au Moyen-Age, mais aussi celle de tant d’ouvriers restaurateurs qui ont réellement mis leur cœur et leur foi dans leur talent pour faire renaître de ses cendres ce fleuron catholique médiéval.

Il en est de même dans la Création tout entière… Comment ne pas y voir des choses extraordinaires sur son Auteur car « les cieux racontent la gloire de Dieu », au spectacle d’une nuit fourmillant d’étoiles ? Les tonnerres déchaînés, la mer en colère ont révélé aux hommes la toute-puissance de Dieu. Sans aller si loin, le regard d’un jeune enfant, parce qu’il est une fenêtre ouverte sur « l’innocence », la pureté, nous touche profondément. La Création tout entière est une confidence de Dieu, encore faut-il savoir lire ces confidences pour les comprendre. Que « d’illettrés », parfois bardés de diplômes, mais absolument inaptes à déchiffrer ce « mot d’amour du Bien-aimé » qu’est une simple fleur sur le bord du chemin.

Une bible en images
Gens mariés, qui vous plaignez de ne disposer que de peu de temps pour prier, approfondir votre foi, vous oubliez qu’il n’y a pas que les livres qui parlent de Dieu ; vous avez chez vous « une Bible en images » si l’on peut dire, et bien facile à feuilleter. Je veux parler de toutes ces réalités familiales que sont les vôtres : l’amour conjugal, la paternité, la maternité, l’enfance, la maison, les événements… Ce que Dieu a trouvé le plus explicite dans le quotidien de chacun pour se faire connaître. Depuis tant de siècles, les écrivains se servent du mariage pour faire comprendre aux hommes à quelle intimité avec Dieu ils sont appelés. « Comme l’épouse fait la joie de l’époux, ainsi tu feras la joie de ton Dieu ». Le père de famille n’est-il pas la meilleure référence que trouve le Christ pour nous faire saisir ce que Dieu est pour nous, et sa grande miséricorde ? « Si vous, tout pécheur que vous êtes, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit-Saint à ceux qui l’en prient ! » Et pour nous transmettre le secret d’une vie spirituelle toute-puissante sur le cœur de Dieu, Jésus-Christ nous invite à considérer l’enfance : « Si vous ne devenez semblables à ces tout-petits, vous ne pourrez entrer dans le Royaume des Cieux. »

Vraiment, si vous saviez épeler cette Bible en images qu’est votre vie de famille, combien vous en sauriez long sur la vie intime de votre Dieu, et sur les inépuisables richesses de son amour qui peut, « par sa puissance qui agit en nous, faire infiniment au-delà de nos demandes et de nos pensées ».

Les secrets de la bible en images
Des époux peuvent découvrir, à partir de leur amour mutuel et dans les petites choses de tous les jours, ce que doit être l’oraison, l’action de grâce, un Fiat généreux, la contemplation, la prière de demande ou d’offrande, un instant d’élévation du cœur…

Et voici, saisie sur le vif, la méditation d’un père de famille qui sait déchiffrer dans sa « Bible en images » les leçons divines. Ce jour-là, c’est son petit garçon qui lui a transmis le message :

« Merci, mon petit homme. Je t’aide à apprendre les premières leçons du catéchisme, mais c’est toi qui es mon maître quand, jouant ensemble, je te mets debout sur une table et te dis : « Saute. » Alors tu t’élances dans un grand éclat de rire. Tu sais bien que je t’attraperai au vol.
Le soir quand tu es couché, ce n’est plus ton éclat de rire que j’entends, mais la Voix qui me dit : « As-tu une foi semblable à celle de ce petit ? Que sais-tu risquer pour moi ? Et pourtant mes bras sont tellement plus forts que les tiens… »

Époux chrétiens, « si vous entendez la voix de Dieu, n’endurcissez pas vos cœurs ». Or vous qui êtes mariés, vous ne pouvez pas ne pas entendre Dieu si vous écoutez, car en votre foyer, il vous parle de mille manières.
Mais voilà : l’écoutez-vous ?

Sophie de Lédinghen

 

Antiparasitaires naturels : l’ail

L’une des plantes précédemment citées dans la rubrique des antiparasitaires est une plante que nous connaissons bien et que nous utilisons couramment en cuisine : il s’agit de l’ail.
L’ail est reconnu depuis l’Antiquité comme une panacée chez les Hébreux, les Grecs, les Romains, il était utilisé pour soigner diverses affections : les gousses d’ail broyées faisaient effet d’antiseptique naturel, d’antiparasitaire mais aussi de traitement pour les affections respiratoires et les troubles digestifs.

Composition
L’ail contient des composés soufrés mais aussi du manganèse, cuivre, phosphore, potassium, fer, zinc, sélénium, vitamines A, B6, B9, C et E.
Ces composés sont contenus dans l’Allicine qui se forme lorsque l’ail est coupé cru ou haché. Les propriétés de l’Allicine sont antibiotiques, antivirales, antiseptiques et antifongiques.

Propriétés médicinales

  • Prévention des maux de l’hiver : rhume et bronchite ;

  • Prévention des affections cardiovasculaires par son action sur la diminution du cholestérol sanguin et des triglycérides ;

  • Prévention de l’athérosclérose ;

  • Diminution de la tension artérielle par un effet de vasodilatation ;

  • Diminution du taux de glucose sanguin d’où un intérêt dans le traitement du diabète ;

  • Prévention des cancers digestifs en particulier cancers de l’estomac et de l’intestin ;

  • Effet anti-inflammatoire et antioxydant ;

  • Effet antiparasitaire intestinal : action sur les vers et les oxyures ;

  • Effet de coupe-faim en favorisant la satiété.

Mode d’emploi
En pratique, il suffit de consommer une à deux gousses d’ail cru par jour, dans une salade, haché ou écrasé. La cuisson altère l’Allicine et il faudrait trois fois plus d’ail cuit pour observer les mêmes propriétés qu’avec l’ail cru.

Précautions d’emploi
Il ne faut pas consommer d’ail avant une intervention chirurgicale car il y a interaction avec la prise d’anticoagulant et majoration de l’effet anticoagulant.
Il est à noter que la consommation d’ail cru entraîne une mauvaise haleine : il faut alors mâcher du persil ou de la menthe parce que la chlorophylle contenue dans ces plantes absorbe les composés soufrés qui sont à l’origine de la mauvaise haleine.

En conclusion, l’ail est une plante d’utilisation courante en particulier dans la cuisine méditerranéenne ; elle a des propriétés multiples dont un effet antiparasitaire connu depuis l’Antiquité, mais aussi de nombreuses autres propriétés qui sont utilisées pour les affections courantes de l’hiver et servent à la prévention de ces infections hivernales.

Dr Rémy