Le jupon pour doubler facilement les jupes légères

Chères couturières,

Partagez-vous avec moi ce souci de devoir ajouter des doublures à chaque nouvelle jupe ? Les tendances actuelles sont longues et fleuries, mettant en valeur le charme féminin, mais ces tissus sont aussi légers que transparents… Le plus simple est de vous équiper d’un ou plusieurs jupons que vous pourrez adapter à votre tenue du jour selon sa couleur ! Nous vous proposons un patron ajusté de la jupe élastiquée pour un équipement aussi essentiel que discret ! Bonne couture !

Atelier couture

https://foyers-ardents.org/wp-content/uploads/2026/09/59_jupon_fiche-site.pdf

Le silence des époux, arme ou bienfait ?

Il y a les bons jours. Ceux qui voient les époux converser agréablement, guidés par une bonne humeur qui facilite l’échange d’idées à tout propos, et que rien ne semblerait pouvoir ternir… Et les moins bons jours, où une fatigue, une contrariété prend le dessus dans une humeur maussade pétrie de mauvaise volonté, faisant tourner au vinaigre toute tentative de discussion. Eh oui, dans les foyers comme dans le ciel il peut faire beau comme mauvais d’un jour à l’autre, si ce n’est même plusieurs fois par jour ! Il est bien connu que la femme est versatile, et que le mari… Non, non, je ne dirai rien de désobligeant, saint Benoît recommandant de « garder sa bouche de tout propos », de retenir sa langue afin de ne pas pécher par elle. Faut-il alors nous réduire au silence ? Au silence, non ; quoique dans certaines circonstances il soit recommandable. Mais de façon générale, nous devons veiller à régler notre manière de parler en retranchant ce qui est défendu, parlant avec modération, et gardant toujours une retenue.

Ce que l’on ne doit pas dire

Toute parole mauvaise est à bannir, celle qui est stérile, qui ne travaille ni pour la gloire de Dieu, ni pour l’édification du prochain, ce qui va contre la charité. Garder le silence pour ne rien répondre est une clé de l’âme qui peut nécessiter parfois beaucoup de volonté. Surveiller ses paroles, ne pas parler pour ne rien dire, ne pas porter de jugement téméraire, ni médire. Les injures, murmures, détractions, plaisanteries déplacées, réflexions amères. Toute parole qui sent l’orgueil, le dépit, l’insuffisance. Tout ce qui peut froisser ou scandaliser, décourager, porter au relâchement, ou au contraire irriter, mettre en colère, violence, révolte, mépris des autres. Dans ces circonstances, il vaut mieux se taire, pour nous-même comme pour nos interlocuteurs. Se taire, et rechercher le silence apporte aussitôt la paix de l’âme et de l’esprit en nous unissant à Dieu, et entretient ainsi la paix entre les hommes. Entre époux, si nous avons un petit reproche ou au contraire un encouragement à manifester, il faudra trouver le moment favorable pour que l’autre entende avec son coeur. Ce peut être une petite habitude qui nous agace et que l’on souhaiterait faire changer, ou une contrariété dans une phrase maladroite. Ne profitons jamais d’une dispute ou d’un mouvement de fatigue pour lancer en l’air un reproche qui n’a rien à voir avec le reste, et que l’on aura lâché pour se soulager ou « marquer un point » ! Si l’on veut obtenir gain de cause, faisons en sorte que les conditions d’écoute soient bonnes et saines, pour devenir fructueuses.

Cela sera dit avec le sourire, en choisissant des mots délicats pour ne pas vexer, ni même blesser.

Les méfaits du silence

Tout silence n’est pas bon, et les époux ne sont pas forcément à l’abri de celui qui résulte d’une vexation, susceptibilité, contrariété, indifférence, et que j’appellerai une bouderie, un « puisque c’est comme ça, je ne dis plus rien ! » Se servir du silence comme d’une arme peut blesser profondément. Il y a ce silence pesant qui fait souffrir volontairement l’autre, et l’intense silence qui prouve la souffrance de celui qui se tait ou répond par monosyllabes ; silence plus douloureux que si l’on montrait sa colère ! Ce genre de silence peut parfois avoir un effet terrible. Les mots, même douloureux, apportent au moins de la clarté. Le silence, lui, laisse place aux sous-entendus, aux suppositions, à la culpabilité et à une confusion émotionnelle déstabilisante. N’ayons pas recours à ce genre de pratique plus destructrice qu’autre chose et qui, si elle dure, pourrait laisser des traces sur la confiance mutuelle des époux. Et si l’on a vraiment quelque chose de sérieux à reprocher et que l’on a besoin de se réfugier quelque temps dans le mutisme pour s’apaiser, ou « avaler ce qui s’est mis en travers », et être à même de s’exprimer paisiblement, on peut très bien expliquer que l’on n’est actuellement pas en mesure de discuter et que l’on a juste besoin d’un peu de temps pour pouvoir le faire. Cela aura un effet immédiat sur l’atmosphère, et permettra à l’un et l’autre de réfléchir selon le contexte de la situation, éveillant soudain deux bonnes volontés

Les bienfaits du silence

Il y a les ménages qui ont toujours des choses à se raconter, et ceux qui n’en éprouvent aucun besoin, c’est selon la nature des personnes. Mais pour tous, le silence apporte la paix à l’âme, et par là même la paix au corps. Le silence n’est pas du mutisme, la voix est une des plus nobles prérogatives de l’espèce humaine, et parce que le langage est une faculté d’un grand prix, il importe de ne pas l’avilir par des besognes inutiles, de le garder au contraire dans toute sa force et toute sa pureté pour l’usage auquel il est destiné, c’est-à-dire pour louer Dieu : « Mettez une garde à ma bouche, une sentinelle à mes lèvres… faites que j’évite non seulement les paroles méchantes et honteuses, mais aussi les inutiles. » Entre époux, apprenons donc à nous taire pour ne pas blesser l’autre, ni même l’agacer ; pour ne pas envenimer la conversation, pour s’empêcher de peiner ou de mettre en colère. Tout n’est pas bon à dire, essayons de nous retenir de parler dans certaines situations. Ainsi, monsieur, si lors d’un trajet en voiture votre épouse est étonnamment muette, sachez qu’elle est tout bonnement terrorisée. Elle craint que vous ne voyiez jamais les piétons traverser, et que tout en conduisant vous régliez votre GPS, sans interrompre votre conversation téléphonique ! Et qu’elle a décidé de se taire en voiture puisqu’elle « imagine toujours des scenarios improbables » … Alors que dire juste un petit mot l’aurait, en de telles circonstances, bien soulagée ! Quant à vous, madame, reconnaissez que vous mettez les nerfs de votre époux bien à l’épreuve, lorsque vous vous apprêtez à sortir ensemble le soir, et que, l’heure de partir approchant, vous tournoyez avec fébrilité, répétant que rien, ni votre tenue, ni votre coiffure ne conviennent, et que vous hésitez encore sur le choix de vos boucles d’oreilles ! Le pauvre n’ose même pas vous rassurer, et vous dire que tout est bien, sachant trop à quoi il s’exposerait en retour ! Telle est la vertu du silence, comme un arbre d’où l’on recueille les fruits de paix. Ne pas se laisser envahir par les passions, se contrôler dans un silence constructif ou réparateur peut se rapprocher d’une forme remarquable d’héroïsme. Le modèle sur lequel nous devons régler notre manière de parler entre époux chrétiens est un esprit de douceur qui doit nous porter à garder en toutes circonstances la modération, la courtoisie, l’affabilité dont Notre-Seigneur a donné dans sa vie le parfait exemple. Efforçons-nous d’allier sans cesse, comme lui, la dignité et la douceur dans nos propos.

Sophie de Lédinghen

La foi et les consécrations épiscopales

Il n’y a réellement qu’un seul mot à prononcer pour comprendre et approuver les consécrations épiscopales du 1er juillet 2026 : la Foi. Elle constitue ce trésor inestimable que Notre divin Sauveur nous a légué. Nous n’avons rien de plus grand qu’elle ici-bas et, d’une certaine manière, rien ne nous importe d’autre qu’elle : la recevoir, la garder, la transmettre à ceux qui viennent après nous. Elle nous donne toute notre espérance et toute notre joie et c’est d’elle que vient encore en nous toute notre force pour aimer et pour vivre de cet amour. Nous sommes prêts à tout perdre plutôt que de la perdre et qui voudrait l’arracher de notre coeur emporterait notre coeur avec elle. Elle nous relie à une merveilleuse chaîne de générations qui se la sont fidèlement passée l’une à l’autre et nous ne voulons pour rien au monde être ce maillon faible qui, le premier, lâcherait et mettrait en danger et son âme et celle de sa progéniture puisque sans elle, « il est impossible de plaire à Dieu1. »

Que notre attachement à la Foi entraîne aujourd’hui pour nous que Rome nous excommunie et nous déclare schismatiques ressortit au mystère d’iniquité… Et un mystère étant un mystère, il ne peut être entièrement expliqué. Mystère d’iniquité à l’oeuvre au sein même de l’Église. Mystère d’iniquité qui nous laisse dans cette profonde souffrance de voir le pape et les évêques eux-mêmes gagnés à l’erreur. Nous ne savons comment cela est possible. Nous ne savons comment il est devenu possible que nos pasteurs en soient arrivés à persécuter celles de leurs ouailles qui n’ont jamais eu aucune autre volonté que de demeurer catholiques et qui préféreraient mille fois mourir à l’instant plutôt que ne plus l’être. Nous ne comprenons pas. Nous devons seulement nous dire que nous offrirons cette relégation et cette proscription qu’on nous inflige comme un sacrifice pour que nos chefs religieux sortent de leur aveuglement. Nous nous souviendrons que, pas plus que les lois injustes ne sont des lois, les décrets injustes ne sont des décrets valides. Excommuniés, comme saint Athanase et sainte Jeanne d’Arc l’ont été, voilà comment nous le sommes. Et nous sommes certains qu’un jour, l’Église nous lavera de cet opprobre et de cette injustice comme ces saints en ont été lavés.

Nous ne prétendons pas que nous demeurons les derniers de nos générations à être catholiques et nous sommes même certains du contraire. Mais nous affirmons que, dans ce temps d’apostasie, la Fraternité Saint Pie X, grâce à ses évêques, reste l’îlot le plus sûr pour la conservation et la transmission de la Foi. En effet, la transmission de la Foi exige la dénonciation nette et publique des erreurs et des hérésies professées, dénonciation quasiment toujours absente des milieux qui se veulent conservateurs, milieux qui ont eux-mêmes admis bien des nouveautés délétères ou qui, s’ils en voient la malice, ne sont pas en position pour les dénoncer. Ne pouvions-nous, comme les catholiques du Japon, nous maintenir dans la Foi, sans évêques et bientôt sans prêtres, le temps que durera encore cette crise ? C’est ce à quoi nous aurions été contraints si le sacre d’un évêque contre le consentement explicite du pape avait été un acte intrinsèquement mauvais. Mais, ainsi que Monseigneur Lefebvre l’avait dit en 1988 et que la chose a été redite en 2026, ce n’est que l’usurpation d’une juridiction épiscopale qui constituerait un acte schismatique, non point le sacre en lui-même. Voilà qui fait que pour une motivation excessivement grave, la transmission de l’épiscopat est légitime en de telles circonstances et est un bienfait immense qui est rendu aux âmes seulement attachées à la Foi.

Alors, ne nous laissons pas impressionner par des mots et ne soyons pas faibles en face du regard que le monde portera sur nous. Rappelons que Notre-Seigneur nous a prévenus : « Le disciple n’est pas au-dessus des maîtres, ni le serviteur au-dessus de son Seigneur… S’ils ont traité le maître de maison de Béelzéboul, combien plus le feront-ils pour ceux de sa maison2 ! » Et encore : « Celui-là qui tiendra jusqu’au bout, celui-là sera sauvé3. »

R.P. Joseph


1 Hébreux 11,6
2 Mt 10,24
3 Mt 10, 22

Editorial

Chers amis,

« Je garderai mes voies, afin que je ne pèche point par ma langue. J’ai mis à ma bouche une garde, lorsque le pécheur s’élevait contre moi1. » Dans tout conflit, un bon général cherche à identifier la stratégie de l’ennemi, or on raconte que l’une des tactiques du Général Sun Wu2 pour contraindre son rival à abandonner la lutte sans combat était de l’abreuver constamment d’informations… Ne reconnaît-on pas là une technique reprise aujourd’hui ? Sommes-nous conscients du brouhaha dans lequel notre âme vit continuellement ? Parvenons-nous à trouver le silence, non seulement celui qui envahit nos oreilles (ce qui est déjà quelque chose de rare) mais aussi le silence de l’âme ? Lorsqu’on évoque le silence, certains songent au bruit qui nous entoure, d’autres aux informations et aux bavardages dont ils nourrissent leur existence. Mais peu réalisent à quel point le silence de l’âme est essentiel car souvent on constate qu’elle se parle sans cesse à elle-même et oublie de laisser Dieu s’exprimer.

N’est-il pas temps de se demander honnêtement quel est le Dieu que nous voulons servir ? Quelle est la parole que nous voulons écouter ? Est-ce celle du monde qui crée agitation et bruit, et qui par une stratégie bien rodée nous met sous l’empire du stress annihilant toute réflexion ? Est-ce celle qui, guidée par notre imagination et nos réflexions personnelles, finit par noyer toute réflexion et nous empêche de prendre du recul en laissant les sentiments prendre autorité sur la raison ? Ou est-ce celle de Dieu qui pacifie l’esprit, nourrit l’âme et apporte la sérénité ?

Dom Guillerand3 nous donne trois conseils : Ignorons ce qui se passe dans le monde : prions pour lui, « sans nous retourner », sinon notre âme sera dans le tumulte et notre ennemi aura la part belle. Gardons notre esprit et notre coeur. Tout ce qu’on nous dit de celui-ci, de celui-là, de ses allées et venues, éveille des images, des réflexions, des discussions, des critiques intérieures ; bref, c’est le bruit que Dieu hait ; notre âme n’est pas un forum. L’exemple de notre sérénité, notre transparence aux rayons de Dieu qui nous habite, porteront plus au bien que tous nos discours. Notre âme ne doit refléter que Dieu. N’ayons pas souci de nous-même. Ne parlons pas de nous-même à nous-même. N’épiloguons pas sur les difficultés de notre vie. Dieu aime qui donne en riant. « Recevez, Seigneur… » : chaque jour, par notre prière du matin, nous nous offrons au Divin Coeur de Jésus, pourquoi ensuite ne pas laisser Celui à qui l’on a tout donné, guider notre vie en nous abandonnant à sa Providence ?

Ce numéro vous fera découvrir les différents moyens pour garder le silence intérieur et « rester toujours sous le contact de Jésus4 ». Vous lirez aussi la vie de saint Jean Népomucène qui offrit sa vie pour avoir gardé le silence sur la confession de sa pénitente. Un bel exemple pour notre temps ! Demandons-lui de nous aider à savoir garder pour nous les secrets qui nous sont confiés. Que Notre-Dame qui « conserva toutes ces choses en son coeur » et saint Joseph, l’homme du silence, nous aident à acquérir cette belle vertu. « Dites avec conviction mais sérénité : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour moi, pauvre pécheur », puis vivez en paix, sous l’aile protectrice de Dieu qui vous aime3. »

Bien amicalement,
Marie du Tertre

1 Psaume de David 38-2
2 Général chinois du VIe siècle avant J-C, réputé pour sa stratégie militaire
3 Les portes du silence – Dom Guillerand
4 L’âme transformée au Christ – Père Charton

Être un homme

Être un homme, vois-tu, c’est triompher du doute,
Cet ennemi mortel, frère du désespoir.
C’est marcher jusqu’au bout, ferme et droit sur la route
Qui mène à la vertu, passant par le devoir.
C’est garder le front haut au jour de la détresse.
C’est porter sans faiblir, l’âme grande en tout lieu.
C’est nourrir dans son sein la force et la tendresse.
C’est aimer ses parents, sa patrie et son Dieu,
C’est rechercher toujours l’épine avant la rose.
Être grand dans la paix, vaillant dans le combat.
Donner son bras, son sang, à la plus noble cause.
Prier, parler, aimer : être apôtre et soldat !
Paul Veron