Les oligo-éléments (suite) Rhinites, rhino-pharyngites, sinusites

Ce sont les atteintes ORL les plus fréquentes tout au long de l’année, été comme hiver. Elles se traduisent par des éternuements en salve, de l’écoulement nasal appelé rhinorrhée, une douleur à la déglutition, une obstruction nasale.

Elles évoluent en 3 stades :

Le stade purement fonctionnel ou sthénique : c’est le début du cathare nasal avec les signes précédemment décrits, qui régressent spontanément en quelques jours ;

Un stade organo-fonctionnel dit asthénique, avec augmentation de l’obstruction nasale alors que les écoulements diminuent, avec œdème et épaississement de la muqueuse nasale ;

Un stade organique qui est une période d’œdème irréversible favorisant l’apparition de polypes nasaux.

Quelles en sont les causes ?

Des facteurs allergiques : cas des rhinites saisonnières liées aux pollens ;

Des virus et les bactéries : cas de rhinites aiguës épidémiques, des rhino-pharyngites de l’enfant, des rhinites au cours de maladies infectieuses (grippe) ;

Des intolérances médicamenteuses : par exemple l’aspirine et les anti-inflammatoires peuvent être responsables de rhinites dites vasomotrices.

De l’abus de vasoconstricteurs nasaux qui entraînent des rhinites atrophiques.

 

Traitement :

Rhinite allergique saisonnière :

– MANGANESE : une prise par semaine puis tous les 15 jours pendant 2 à 3 mois ;

– PHOSPHORE : une prise tous les deux jours ;

– SOUFRE :  une prise tous les deux jours.

Rhino-pharyngite infantile :

Rhinites infectieuses :

En période aigüe :

– CUIVRE : une prise matin et soir pendant 3 jours ;

– MANGANESE-CUIVRE : une prise par jour pendant un mois.

 

A titre préventif :

À partir de l’automne et pendant 3 à 4 mois, MANGANESE-CUIVRE en alternance avec SOUFRE  3 semaines par mois.

Rhinites vaso-motrices :

– MANGANESE-COBALT : une prise un jour sur deux en alternance avec MANGANESE-CUIVRE pendant 3 mois ;

– COBALT un jour sur deux en alternance avec SOUFRE.

 Rhino-sinusites infectées : rhinites avec écoulement postérieur :

– CUIVRE-OR-ARGENT un jour sur deux, en alternance avec MANGANESE-CUIVRE ;

– SOUFRE : une prise par jour.

En conclusion, le traitement se fera pendant trois mois au départ ; il est possible de faire plusieurs cures par la suite en respectant une période de repos de 3 mois entre les périodes de traitement.

 

Dr Rémy

 

De l’Europe à l’Union Européenne

L’Europe est à la fois le fruit d’une histoire d’une très grande richesse et un cadre géographique aussi diversifié que ses limites sont imprécises. Le terme Europe viendrait du nom d’une princesse de la mythologie grecque, originaire de Crète, enlevée par Zeus déguisé en taureau. Ce n’est pas une origine très glorieuse pour un continent qui a longtemps dominé le monde mais c’est la thèse officielle des institutions européennes. Il n’est pas facile de définir l’Europe. Si la frontière est clairement formée par l’océan Atlantique à l’ouest et la mer Méditerranée au sud, les limites sont imprécises à l’est et ont varié dans le temps. Le tsar Pierre le Grand a fixé la frontière orientale du continent aux monts Oural. Celle-ci s’infléchit vers l’ouest en descendant vers le sud en longeant le fleuve Oural, à l’intérieur du Kazakhstan, puis la mer Caspienne jusqu’au sud de Bakou en Azerbaïdjan. La limite prend le cap à l’ouest avec la mer Noire vers Istanbul et repart vers le sud en étant représentée par le Bosphore, le détroit des Dardanelles et la mer Egée. La Crète en raison de son appartenance à la Grèce et Chypre qui lui est très liée font partie de notre continent. L’inclusion de la Géorgie et de l’Arménie a été contestée parce que la limite au sud-est a longtemps été le Caucase tandis que leur appartenance à la Chrétienté a conduit à les y inclure. Les limites de l’Europe sont influencées par la politique même si elles traversent plusieurs pays comme la Russie, le Kazakhstan et la Turquie.  

L’Europe a été depuis l’Antiquité jusqu’au XXe siècle, le centre du monde intellectuel, artistique, religieux, économique et politique. Son déclin s’est amorcé avec la première guerre mondiale et Paul Valéry a pu alors la décrire comme un petit cap au nord-ouest de l’Asie. Dans un discours prononcé à Zurich en 1922, ce philosophe décrit une Europe fondée sur trois piliers, l’héritage culturel grec, le droit romain et l’unité chrétienne. Cette vision, qui aujourd’hui apparaît idyllique, appartient à l’histoire. 

D’un point de vue politique, l’Europe est aujourd’hui divisée en cinquante Etats qui se partagent une superficie d’environ 10 millions de kilomètres carrés. Le nombre d’Etats a beaucoup varié, passant de 300 en 1789 à 19 en 1871 et 25 en 1914. A défaut d’unité, l’histoire du continent a connu la domination d’un pouvoir politique : l’Empire Romain dans les premiers siècles de notre ère, qui a survécu en Orient jusqu’au XVe siècle, puis l’Empire Carolingien auquel a succédé le Saint-Empire Romain Germanique. La fin du Moyen-Âge et la Renaissance vont voir surgir des divisions religieuses, au XIe siècle entre catholiques et orthodoxes, puis au XVIe siècle entre catholiques et protestants. La Réforme protestante va entraîner une fracture entre les pays européens qui fait encore sentir ses effets aujourd’hui.  La menace islamique puis turque a longtemps pesé sur le continent du VIIIe siècle en Espagne jusqu’à l’échec de la prise de Vienne (Autriche) en 1683. Le pape Pie II, dans une lettre de Europa du 21 juillet 1453, fait part de ses inquiétudes à l’égard de cette menace alors que l’Europe se livre à des guerres intestines laissant les ennemis de la Croix se déchaîner contre elle.

 

Le philosophe de la Renaissance, Erasme, avance l’idée d’un grand ensemble européen réunissant les Etats chrétiens et fondé sur les valeurs de tolérance et de paix. Sully, ministre de Henri IV, a évoqué l’union de l’Europe. Au XVIIe siècle, un autre français, l’abbé de Saint-Pierre, publie un essai sur la paix perpétuelle en Europe. Le rêve européen reprend de la vigueur au XIXe siècle après les désastres causés par les guerres de la Révolution et de l’Empire. Victor Hugo appelle à la création des Etats-Unis d’Europe qui seraient le pendant des Etats-Unis d’Amérique dans le but de démocratiser l’organisation politique du continent. C’est surtout après la première guerre mondiale que le projet européen progresse dans les esprits pour éviter le retour à la guerre même si la montée des nationalismes, notamment en Italie et en Allemagne, n’a pas permis à ce projet de prospérer. L’Europe sort exsangue du second conflit mondial. Les Etats-Unis et l’URSS se partagent le monde. La décolonisation réduit l’influence des anciennes puissances européennes et, surtout, l’Europe est profondément divisée par ce que Winston Churchill a appelé le rideau de fer.  L’ancien – et futur – Premier ministre britannique, dans un discours prononcé à Zurich en 1946, appelle de ses vœux l’unité européenne dans un but défensif contre l’URSS. 

D’un point de vue économique, les Etats-Unis vont aider l’Europe occidentale à se relever, grâce, en particulier, au plan Marshall, tout en subordonnant leur aide à une coordination des politiques économiques des pays bénéficiaires. Dans le domaine diplomatique et militaire, est signé en 1949 le traité de Washington qui crée l’Alliance atlantique entre les Etats-Unis, le Canada et des pays d’Europe occidentale, en plus de la Grèce et de la Turquie. Ce traité sera complété en 1950 par un accord sur l’organisation du traité de l’atlantique nord (OTAN).

La même année, le 9 mai 1950, la construction européenne, au sens où l’on entend cette expression aujourd’hui, est lancée avec la déclaration prononcée par le ministre français des Affaires étrangères, Robert Schuman, dans le salon de l’horloge du quai d’Orsay. Cette déclaration, qui a été écrite par Jean Monnet, appelle la France et l’Allemagne, ainsi que les pays européens qui souhaiteront les rejoindre, à placer leur production de charbon et d’acier sous une haute autorité commune. Quatre pays les rejoindront : la Belgique, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas, et le 18 avril 1951 est signé le Traité de Paris créant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). C’est le début de l’Europe des six. Nous trouvons dans ce traité une organisation basée sur une base triangulaire qui sera reprise avec quelques aménagements dans les traités européens successifs avec une haute autorité au sommet qui sera l’exécutif, et, se partageant le pouvoir législatif, une institution représentant les Etats, le conseil des ministres et une assemblée parlementaire représentant les peuples, aux côtés d’une cour de justice chargée de veiller au respect des traités.       

Les Etats membres de la CECA n’allaient pas s’arrêter en si bon chemin et, dès 1952, vont signer un nouveau traité toujours à Paris sur la Communauté européenne de défense (CED). L’occasion de ce traité a été fournie par les Etats-Unis qui, en raison de la guerre de Corée, ont souhaité alléger leur présence militaire en Europe, ce qui devait être compensé par le réarmement de la jeune République fédérale allemande créée en 1949. Comme les Français étaient alors hostiles à un tel réarmement, la création d‘une armée européenne aurait permis d’exercer une tutelle sur les forces militaires allemandes par les cinq autres états membres. Ce traité, très soutenu par les Etats-Unis, fut ratifié par tous ses signataires à l’exception de la France et n’est donc pas entré en vigueur. L’Assemblée nationale française a rejeté le traité à la suite d’un long débat où se sont opposés d’un côté les démocrates-chrétiens et les socialistes qui y éteint favorables, et de l’autre les gaullistes et les communistes qui le combattaient pour des raisons différentes d’ailleurs. Ce clivage de la classe politique française va durer jusqu’à la fin du XXe siècle, en fait jusqu’au ralliement du parti gaulliste à l’union européenne et à la quasi-disparition des communistes du paysage politique. Le réarmement allemand va quand même être mis en œuvre, sur des bases moins supranationales dans la mouvance de l’OTAN.

La construction européenne va reprendre son cours avec la négociation puis la signature, le 25 mars 1957, au Capitole à Rome, du traité instituant la Communauté économique européenne (CEE) entre les six Etats-membres de la CECA. Ce traité, très important, va créer le Marché commun et est toujours en vigueur sous le nom de traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Nous y consacrerons un prochain article.

Thierry de la Rollandière

 

Le sourire

« Les âmes intérieures rayonnent la joie. Cela se traduit par un sourire tout surnaturel. Ce sourire est à la fois un culte et un apostolat. C’est un culte envers Dieu : « Dieu aime celui qui donne avec joie.» Sourire ainsi, c’est proclamer que Dieu est bon. Quand on sourit, même dans l’épreuve, la croix au lieu de paraître lourde est légère. Sourire est un apostolat. Trop souvent autrefois, les chrétiens semblaient se cacher. Ce temps est passé. On est fier d’afficher sa foi et sa joie. Ce sourire continuel, même au milieu des difficultés, est la preuve d’un abandon confiant en Dieu. À cause de lui, les incroyants se convertissent ; c’est le meilleur apostolat. Les âmes enthousiastes rayonnent ainsi par leur sourire, leur vie avec Dieu. L’âme joyeuse est apôtre, elle attire à Dieu les hommes en manifestant aux hommes ce que produit en elle la présence de Dieu. »

Dom Godefroy Bélorgey

 

Pucerons et fourmis sur les rosiers

 

Le printemps voit arriver les premiers boutons de roses, participant aux réjouissances des yeux. Quelques jours passent et les fourmis arrivent ! Et les pucerons s’agglutinent sur les promesses des roses non encore écloses. L’été et l’automne ne verront donc que peu de fleurs ?

Afin de se débarrasser de ces nuisibles, cette petite astuce évitera en outre d’acheter des produits plus ou moins efficaces et coûteux. Dans un pulvérisateur, déposez trois cuillères de liquide vaisselle spécial « peaux sensibles ». Ajoutez de l’eau pour remplir le pulvérisateur. Au crépuscule, pulvérisez cette solution sur les branches de votre rosier et sur les parties infestées. Ceci empêchera les fourmis d’y grimper, étouffera les pucerons et les fera tomber des branches.

 

N’hésitez surtout pas à partager vos astuces en écrivant au journal !

 

Huitième station

« Bien vivre n’est rien d’autre qu’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit, » et comment aimer Dieu si nous ne le connaissons pas ? Aimer Dieu ! Vaste programme ! Et l’aimerons-nous jamais assez ?

La maman pourra lire ou simplement s’inspirer de ces pensées pour entretenir un dialogue avec ses enfants ; elle l’adaptera à l’âge de chacun mais y trouvera l’inspiration nécessaire pour rendre la présence de Dieu réelle dans le quotidien matériel et froid qui nous entoure. Elle apprendra ainsi à ses enfants, petit à petit, à méditer ; point n’est besoin pour cela de développer tous les points de ce texte si un seul nourrit l’âme de l’enfant lors de ce moment privilégié.

Ainsi, quand les difficultés surgiront, que les épreuves inévitables surviendront, chacun aura acquis l’habitude de retrouver au fond de son cœur Celui qui ne déçoit jamais !

Après la contemplation du Notre Père et de la Salutation angélique, nous vous proposons celle du Chemin de Croix. En effet, sa méditation, source de nombreuses grâces, est un exercice souvent négligé hors du temps du Carême, elle est pourtant source de nombreuses grâces. Une illustration facilitera le recueillement des plus jeunes.

Huitième station : Jésus console les filles de Jérusalem

 Je me recueille quelques instants, et je me mets en présence de Dieu, que j’adore présent dans mon âme, présent dans la Sainte Hostie, et présent sur ce chemin de la Croix que je médite. C’est pour mieux vous aimer que je veux contempler votre Passion, ô mon Sauveur !

Composition de lieu

Un cortège de femmes suit la colonne de soldats qui escortent Jésus sur le chemin du Calvaire. On peut entendre les malheureuses se lamenter, et pleurer à grands cris sur Notre-Seigneur. Celui-ci prend le temps de s’arrêter un instant pour leur dire quelques paroles, qui résonnent pour moi aussi : « Ne pleurez pas sur moi, mais pleurez plutôt sur vous-mêmes, et sur vos enfants. » (Luc XXIII ; 28)

Corps de la méditation

Ce sont vos premières paroles, ô mon Jésus, depuis le début de ce chemin de Croix. Vous êtes ému de la compassion de ces malheureuses femmes, et pourtant vous leur demandez de ne pas pleurer sur vous.  C’est sur ceux qui repoussent la grâce, sur ce qui engendre le péché qu’il faut gémir : pleurer sur ceux qui ne veulent pas de la rédemption, du salut. Le vrai malheur c’est de vous perdre, car vous êtes la Voie, la Vérité et la Vie. Ce ne sont pas de vains mots, vous êtes la Vie, c’est-à dire que ceux qui ne veulent pas de vous, ceux qui se séparent de vous perdent la vie ! Quel malheur ! Ces femmes pleurent sur Jésus. Moi aussi je pleure sur vous, ô mon Sauveur bien-aimé. Et j’oublie de pleurer sur moi, qui suis la cause de toutes vos souffrances. Je ne pleure pas sur moi, et si je le fais c’est sans prendre les moyens de me corriger vraiment. Sainte Marie-Madeleine, elle, a pleuré sur ses péchés, puis elle a accompagné Jésus sur le chemin de la Croix, pour souffrir avec lui, et réparer.  « Je pleure de ce que vous ne pleurez pas assez », dit un jour le saint curé d’Ars à l’un de ses pénitents. Oui, je dois pleurer mes fautes, et celles de ceux qui ne veulent pas du Salut par la Croix. Et je ne veux pas me contenter de pleurer quand je vous vois souffrir, en passant. Chaque jour, courageusement, au moment de mon examen de conscience, je veux me repentir sincèrement, et prendre la résolution de cesser d’être la cause de tant de douleur. Verser des larmes de douleurs pour que votre Mère ne pleure plus sur mon impénitence.

Colloque

Sainte Vierge Marie, obtenez-moi de pleurer, d’abord sur mes péchés qui sont une offense à la perfection du Bon Dieu, puis sur Celui qui s’est immolé pour moi, et pour tous les pauvres pécheurs qui accepteront d’être lavés dans son sang. Ne permettez pas que je meure impénitent, c’est-à dire sans le pardon de Jésus. Mon saint Ange, accompagnez-moi dans mon examen de conscience quotidien, afin que je me repente et que je reprenne chaque jour le chemin du Ciel. Permettez-moi, mon doux Jésus, de vous accompagner fidèlement sur le chemin de la Croix, et que mes larmes mêlées à celles de ces femmes me méritent, ainsi qu’aux pauvres pécheurs, la rémission de nos trop nombreuses fautes.

 

Germaine Thionville