La langue de l’Eglise

Des éléments de la langue latine ancienne, façonnée et disciplinée par les mains de l’Église, sortit une langue nouvelle, belle des grâces de la jeunesse, brillante des ardeurs de la foi, douée des promesses de l’éternité et courant à la conquête du monde. Des martyrs lui donnèrent la fermeté, des docteurs inspirés lui donnèrent l’élévation, des orateurs y firent passer la foi qui brûlait leurs âmes. C’est ainsi que se forma cet idiome merveilleux qui a reçu et qui conserve tout ce qu’il y a de vérité sur la terre, qui est la langue même que l’Église parle à Dieu. 

Monseigneur Gaume, prélat du Nivernais

 

Heureuse l’Eglise!

La barque qui sillonne aujourd’hui le lac de Génésareth nous représente l’Église battue par les flots du monde. Le Seigneur s’endort afin de ménager aux justes l’épreuve dont ils triompheront, afin de laisser aux pécheurs l’espace et le temps de faire pénitence.

Heureux en effet les chrétiens ! Heureuse l’Eglise contre qui tous les efforts combinés de ses ennemis seront impuissants ! Dirigée par le gouvernail de la foi, l’aiguille infaillible de sa boussole tournée vers l’étoile des mers, elle poursuit sa course sur la vaste étendue des flots. Les anges sont aux rames. Les cœurs des saints couronnent le pont de ce glorieux navire. Au milieu d’elle, comme un mât inébranlable, est élevé l’arbre salutaire de la croix. L’Esprit-Saint enfle les voiles de son souffle, et que le vent de l’erreur soit déchaîné ou que le ciel soit serein, il ne le conduit pas d’une manière moins assurée au port du repos éternel.

Ludolphe le Chartreux – Vie de Jésus-Christ

 

Treizième station

« Bien vivre n’est rien d’autre qu’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit, » et comment aimer Dieu si nous ne le connaissons pas ? Aimer Dieu ! Vaste programme ! Et l’aimerons-nous jamais assez ?

La maman pourra lire ou simplement s’inspirer de ces pensées pour entretenir un dialogue avec ses enfants ; elle l’adaptera à l’âge de chacun mais y trouvera l’inspiration nécessaire pour rendre la présence de Dieu réelle dans le quotidien matériel et froid qui nous entoure. Elle apprendra ainsi à ses enfants, petit à petit, à méditer ; point n’est besoin pour cela de développer tous les points de ce texte si un seul nourrit l’âme de l’enfant lors de ce moment privilégié.

Ainsi, quand les difficultés surgiront, que les épreuves inévitables surviendront, chacun aura acquis l’habitude de retrouver au fond de son cœur Celui qui ne déçoit jamais !

Après la contemplation du Notre Père et de la Salutation angélique, nous vous proposons celle du Chemin de Croix. En effet, sa méditation, source de nombreuses grâces, est un exercice souvent négligé hors du temps du Carême, elle est pourtant source de nombreuses grâces. Une illustration facilitera le recueillement des plus jeunes.

Dans le recueillement de ma chambre ou d’un oratoire, je m’applique à fermer mes oreilles à toutes les sollicitations de la vie quotidienne, et même au chant des oiseaux dans le jardin : je ne veux perdre aucune miette de mon cœur à cœur avec mon Père bien-aimé, et pour cela je fais surtout le silence dans mon âme. Dieu parla à Elie dans une brise légère, et pas dans la tempête !

Treizième station : Jésus est descendu de la Croix et remis à sa Mère

Composition de lieu

Qui n’a jamais vu dans une église, ou au moins sur une image, la Pieta, cette poignante représentation de la Sainte Vierge tenant le corps de son Fils sans vie entre ses bras ? La mère douloureuse contemple son enfant, et embrasse ses plaies bénies. Autour d’elle, les saintes femmes et saint Jean se sont approchés en larmes, ils n’ont pas encore compris quelle victoire leur Maître venait de remporter.

Corps de la méditation

Pécheur, pauvre fou ! Peux-tu regarder sans frémir la mère des douleurs, portant son fils inanimé entre ses bras ? Le vieillard Siméon ne mentait pas, quand il a promis à Marie, toute jeune maman, qu’un glaive de douleur lui transpercerait le cœur. Quelle souffrance horrible, celle d’une maman à laquelle on a ôté la vie de son fils !

Marie, à ce moment-là, est bien la seule à garder encore la Foi. Qui pourra la consoler ? Tous ceux qui l’entourent sont pécheurs, et sont donc coupables de la mort de Jésus. Saint Jean-Baptiste et saint Joseph, les âmes les plus pures de la terre après elle, viennent de pénétrer au Paradis, dont Notre-Seigneur a ouvert les portes il y a quelques instants. Tous les amis de Jésus sont dans le >>> >>> désarroi le plus complet, le Saint-Esprit n’est pas encore venu illuminer leur âme pour les aider à saisir le grand mystère de la Rédemption.

Jésus s’est fait « pécheur » pour moi, pour réparer mes péchés. Et voilà Notre-Dame qui le tient dans ses bras, et elle m’appelle à venir, malgré mon indignité, pour me confier à elle. Jésus, avant de mourir, a dit à saint Jean : « Fils, voici ta mère… » Saint Jean, c’est moi, et tous les pécheurs qui accepteront cet ultime cadeau de Jésus. La sainte Vierge a suivi Jésus tout le long du chemin de croix, elle est restée trois heures au pied de cette croix où elle a cueilli chacune de ses dernières paroles, comme un testament sacré. Et la voici notre mère.

Colloque

Priez pour moi Sainte Mère, tout particulièrement à l’heure de ma mort. Restez au pied de ma croix, qu’en vous regardant je reprenne courage, et qu’après ma mort ce soit dans vos bras que je sois présenté devant l’éternel juge. Ainsi je ne craindrai rien. Mais en attendant, laissez-moi contempler, avec un regret profond et ma reconnaissance éperdue, toute l’étendue de mon péché sur le corps de votre divin Fils exsangue. Vous m’avez donné Jésus, et voilà comment je vous le rends ! O Marie, implorez pour moi la miséricorde de mon divin Père, et donnez-moi le courage de chercher à réparer toutes les offenses qui sont faites chaque jour à votre Cœur Immaculé.

« Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère, et je vous aime… »

Germaine Thionville

Comment lutter contre la présence, dans nos cuisines, de nos « amis » les insectes ?

L’été est là, avec ses joies venues d’un temps chaud et ensoleillé…

 

Mais une de ses contreparties est le réveil vigoureux de nos amis les insectes, très utiles, mais assez importuns lorsqu’ils s’invitent dans nos cuisines et qu’ils s’introduisent dans les corbeilles de fruits ou de légumes.

Gardez soigneusement vos bouchons de liège (pas ceux qui imitent le liège), et coupez-les. Vous disperserez ces morceaux parmi les fruits et légumes. Les émanations de cette écorce font alors fuir guêpes et moustiques (ou autres).

Vous pouvez aussi essayer cette astuce au pied de vos plantes d’intérieur et des plantations de votre jardin.

N’hésitez surtout pas à partager vos astuces en écrivant au journal !

 

Un moyen privilégié de servir l’Eglise : la formation doctrinale

En mai dernier, Léon XIV a été élu pape. Les réactions n’ont pas manqué ! Les uns ont vu en lui un pape incarnant une rupture avec le précédent pontificat. D’autres, au contraire, assurent qu’il se trouve dans la continuité de son prédécesseur. Les uns voient dans l’élection du pape un espoir pour l’Eglise tandis que d’autres ne veulent plus y croire. Bref, personne n’a le même avis mais tous le donnent !

Ce phénomène est malheureusement le symptôme de notre monde qui n’arrive plus à prendre le temps du recul nécessaire pour juger convenablement des choses. Cette agitation est malheureusement continuelle car notre société de l’information ne cesse d’agiter le monde par ses nouvelles et donc de le déstabiliser. Et l’Eglise n’est pas épargnée par le monde médiatique, loin de là ! Quand les médias ne nous mettent pas en avant des scandales d’hommes d’Eglise, ils nous vantent une Eglise au service de l’homme où l’idée même de Dieu et d’une transcendance sont évacuées. A cela s’ajoutent les blogs et les réseaux sociaux où chacun fait part de ses états d’âme.

Nous pourrions alors tomber dans le découragement, la lassitude en nous disant : « A quoi bon ! » Nous pourrions également tomber dans une sorte d’indifférentisme qui nous laisserait dire : « Tout va mal, je me borne à mon devoir d’état, à mes préoccupations personnelles et advienne que pourra… ». Pire encore, nous pourrions douter de l’Eglise !

Alors que faire ? Nous devons prendre conscience que si les hommes changent, Dieu ne change pas. En effet, Dieu est tel qu’il est. Il a créé et voulu les choses telles qu’elles sont. Les opinions des hommes n’y changent rien. Quoi de mieux alors que de se réapproprier l’enseignement constant de la Rome Eternelle en prenant chaque semaine un temps pour l’étude du catéchisme, des conciles ou encore des encycliques des papes ? Le catéchisme sous forme de questions/réponses1, les conciles et les encycliques permettent de répondre à des interrogations bien précises que nous pouvons nous poser ou que notre entourage (professionnel, par exemple) nous pose sans que nous y ayons les réponses immédiates.

 A une interrogation portant sur les prêts à intérêts, nous pouvons nous reporter à l’encyclique Vix pervenit de Benoit XIV (1745). Pour contrer les erreurs du libéralisme et du socialisme, nous pouvons relire l’encyclique Quanta Cura ou encore le Syllabus de Pie IX (1864) (en étudiant le Syllabus, nous pouvons d’ailleurs remarquer que nous sommes contaminés par des erreurs de notre temps déjà condamnées dans certaines propositions il y a un siècle et demi). Et ainsi pour les sujets qui attendent une réponse approfondie pour nous-même, un ami, une connaissance.

L’étude doctrinale est une lumière et un guide pour nous-même et notre prochain. Elle nous apprend à former un jugement sûr sous l’autorité de l’Eglise, concernant les grandes questions de notre religion, au-delà de l’influence des opinions subjectives qui encombrent l’esprit et le troublent.

Au-delà du pessimisme ambiant et des épreuves que l’Eglise traverse à l’intérieur ou à l’extérieur, nous apprenons alors à mieux l’aimer et à davantage apprécier sa prudence et sa sagesse. C’est le meilleur service que nous pouvons lui rendre, mais également à nous-même et à notre prochain.

Laurent

 

1 On pourra prendre par exemple Le catéchisme catholique de la crise dans l’Eglise de M. l’abbé Matthias Gaudron