Antiparasitaires naturels

Après avoir présenté quelques thérapies conventionnelles fabriquées par l’industrie, comme le Flubendazole (Fluvermal), l’Albendazole (Zentel) ou le Pyrantel (Combantrin) pour le traitement des infections parasitaires, traitements efficaces mais qui ne sont pas dépourvus d’effets secondaires, il faut maintenant parler des antiparasitaires naturels que sont les plantes.

Cependant il ne faut pas non plus s’imaginer que ces antiparasitaires naturels sont tout à fait anodins et dépourvus d’effets toxiques. Ce sont des plantes, certes, mais il faut également être attentif aux effets secondaires et toxiques de ces plantes. Ces remèdes naturels sont utilisés depuis des siècles. Parmi les plantes couramment citées on trouve l’anis, le noyer noir, le clou de girofle, la menthe frisée, l’ail, la gentiane, l’extrait de pépins de pamplemousse, le lapacho, le neem, la feuille d’olivier, l’origan, la propolis, la graine de courge, le lierre odorant, la tanaisie, le terminalia arjuna, le thym, la sève de vermillon et l’absinthe. Aujourd’hui nous porterons nos regards sur l’origan.

L’origan est une plante aromatique utilisée depuis des siècles en Egypte et en Inde, cette plante y est même considérée comme sacrée. À l’époque des Grecs et des Romains, cette plante était très appréciée et utilisée comme symbole de bonheur et d amour en étant offerte aux jeunes mariés. Son nom, origanum, signifie « joie des montagnes » (étymologie grecque : « oros-montagne » et « ganos-joie ») car elle embellissait les pentes et les coteaux arides.

L’origan, aussi appelé origanum vulgare, appartient à la famille des Lamiacées. Elle est aussi appelée marjolaine sauvage et possède une forte odeur de thym très reconnaissable. C’est une plante aromatique très utilisée pour parfumer les aliments, notamment les pizzas, les pâtes, les salades, les poissons, les viandes et diverses sauces, en ajoutant une légère touche piquante et aromatique aux plats. L’origan est très apprécié notamment dans la cuisine italienne et méditerranéenne, devenant une herbe pratiquement incontournable sur les pizzas. C est également une plante emblématique de la cuisine grecque où on le retrouve dans des plats comme le tzatziki ou la salade crétoise. De plus il se marie très bien avec le thym et le basilic.

 

D’un point de vue médicinal, l’origan possède de nombreuses vertus grâce à ses propriétés antioxydantes, antimicrobiennes, anti-inflammatoires et anticancéreuses.

Propriétés thérapeutiques :

  • Antibiotique : l’origan est un antibiotique naturel très puissant : il devient un allié de choix contre la grippe et autres maladies hivernales. Il a aussi une action antivirale. Il est avant tout connu pour ses propriétés antimicrobiennes : il agit comme un antibiotique naturel contre un large spectre de bactéries, virus et champignons. Cette efficacité est due à deux composants majeurs de son huile essentielle : le carvacrol et le thymol.

  • Antiparasitaire : il permet de lutter contre les problèmes intestinaux tels que les parasites intestinaux et les gastro-entérites.

  • Anti-inflammatoire : il contient une multitude de flavonoïdes qui sont de puissants antioxydants. Ceux-ci protègent des radicaux libres. Ils sont également anti-inflammatoires. Certains de ces flavonoïdes régulent le métabolisme des glucides, sont antalgiques et anti-allergiques. Selon une étude de Food Chemistry (2017), cette herbe aromatique possède une activité antioxydante supérieure à celle de nombreuses autres (romarin, thym, basilic), grâce à sa richesse en flavonoïdes, polyphénols, acides phénoliques. L’inflammation chronique, souvent silencieuse, est aujourd’hui reconnue comme un facteur-clé dans le développement de nombreuses pathologies : maladies cardiovasculaires, troubles métaboliques, affections neuro-dégénératives…

     

L’huile essentielle stimulerait la production de sucs digestifs pour faciliter la digestion des aliments. Ses propriétés carminatives aident à réduire la formation de gaz intestinaux, soulageant les ballonnements inconfortables. Enfin, son action légèrement spasmolytique contribuerait à détendre les muscles digestifs, apaisant les crampes et les spasmes.

Effets secondaires : l’huile essentielle d’origan est très puissante et présente une causticité élevée ! Elle est réservée aux adultes et adolescents et pour des occasions exceptionnelles ; elle s’utilise sur des temps très courts. Cette huile ne peut être utilisée par les femmes enceintes. La prise d’huile essentielle d’origan par voie orale est réservée à la prescription médicale et toute personne asthmatique ou épileptique doit demander un avis médical avant d’utiliser cette huile essentielle. Son action antimicrobienne peut aussi affecter l’équilibre de votre flore intestinale. Cette flore joue un rôle important dans la digestion, l’immunité et même le bien-être psychologique. Pour cette raison, on vous invite à utiliser, en parallèle, des probiotiques.

Dr Rémy

Patiences

Première est la patience de Dieu Lui-même. En considérant la constance avec laquelle Il songe toujours à notre bien, plus encore que les ennemis de notre salut ne pensent à notre mal, nous pouvons en pressentir toute la précieuse qualité. C’est une patience sûre, vigilante et droite, qui ne se décourage jamais ni ne dévie, une patience endurante, à l’image de celle qui anima l’espérance des anciens prophètes, puis qui conduisit Jésus-Christ de la crèche à la Croix. La patience de Dieu ne se perd jamais dans l’inaction ou l’attente vaine : elle est agissante à travers la Providence, efficace à travers la Grâce. Cette véritable patience, celle qui consiste à supporter tous les maux pour acquérir le Bien suprême procède, dit saint Thomas d’Aquin, « de l’amour surnaturel ». C’est pourquoi nul ne peut l’acquérir, la véritable patience, sans le secours de la grâce sanctifiante. « Quand l’ennemi travaillera à ravager le champ de mon âme, Ô Dieu bon, aidez-nous à supporter nos maux avec cet esprit de patience dont Jésus nous a donné de si grands exemples1 » : ainsi priait saint Antoine de Padoue.

Contemplons à présent la patience à l’œuvre dans le minutieux labeur de la Création. Car Dieu a voulu qu’elle nous soit comme un livre ouvert. Pour qu’une graine croisse, il y faut certes du temps : pas une seconde de ce lent processus ne s’égare cependant dans de vains instants. Et s’il semble, de prime abord, que rien ne s’agite dans un paysage naturel, tout, pourtant, derrière cet apparent calme, demeure en incessant travail : comme le rappelle Héraclite, « on ne se baigne jamais dans le même fleuve ». La nature est un harmonieux modèle d’activités, dont la moindre possède sa signification au regard de tout l’ensemble, modèle que louèrent les poètes de chaque époque, avec une semblable admiration. « Adopte le rythme de la nature, son secret est la patience », conseille l’américain Emerson. Il y a là une sagesse dont la portée universelle n’est plus à démontrer, dont les hommes modernes, malgré leurs idéologies moralisatrices, font peu de cas. C’est qu’ils ne comprennent plus le propos du Docteur Angélique : « Si la nature humaine était intacte, l’inclination de la raison y prévaudrait. Mais dans la nature corrompue, ce qui prévaut, c’est l’inclination de convoitise. Et c’est pourquoi l’homme est plus enclin à supporter les maux là où la convoitise trouve son plaisir dès maintenant, que de supporter les maux en vue des biens futurs désirés selon la raison2. »

L’impatience caractérise ainsi l’esprit humain, même celui le plus apparemment maître de lui-même. Si Bernanos a pu parler, en son temps, à propos du monde moderne, d’une conspiration contre la vie intérieure, que dirait-il aujourd’hui ? L’homme post moderne entraîné à la compétition avec les autres et confronté à des interactions sociales de plus en plus complexes, a soif de résultats immédiats dans toutes les prétendues performances de son développement personnel. Cela s’observe dans tous les domaines, qu’ils soient publics ou privés ; l’impatience affecte toutes nos activités, partout, conditionne tous nos comportements, la hardiesse de nos utopies politiques comme celle de nos désirs particuliers. Elle motive aussi bien les spéculateurs des marchés qui incitent au crédit que les publicistes des médias qui poussent à la consommation, les politiciens que les coachs de vie. La vitesse, l’immédiateté, les réseaux sociaux, l’IA ne sont là que pour forger des armées d’impatients, bien disciplinés…

Que peut un catholique face à cela ? Si la patience est une vertu, c’est d’abord parce qu’elle nous rapproche de l’esprit de Force. Or la force est un don du Saint-Esprit. Prions-nous assez ce dernier ? « Agir et souffrir sont les deux objets du Don de Force » note Mgr Gaume3 qui cite saint Paul comme exemple : « Courons par la patience dans la carrière qui nous est ouverte. » La patience est bien, en effet, une médecine des passions, qui vient à bout tout autant du caprice que du désespoir, tant elle aide à supporter tous les maux. L’exemple des martyrs, triomphants jusque dans la mort, en est la plus éclatante preuve. Saint Polycarpe, le presbytre dont le martyr à Smyrne marqua l’Église primitive, exhortait ainsi les Philippiens dans la Lettre qu’il leur adressa. « Soyons donc les imitateurs de la patience de Jésus-Christ et, si nous souffrons pour son nom, rendons-lui gloire. C’est ce modèle qu’il nous a présenté en Lui-même, et c’est cela que nous avons cru  4. »

Guillaume Guindon

1 Litanies de la patience 2 Saint Thomas d’Aquin, Somme, III, Question 136 3 Traité du Saint Esprit, « Le don de force », p 606. 4 Polycarpe de Smyrne, « Aux Philippiens », IX, 1

 

La prudence au foyer

Pour être heureux autant qu’on le peut ici-bas, il nous faut vivre selon l’ordre moral : être vertueux et éviter les vices. On appelle vertu une disposition habituelle et ferme à faire le bien. Elle permet non seulement d’accomplir des actes bons, mais aussi de donner le meilleur de soi-même. De toutes ses forces naturelles et spirituelles, une personne vertueuse tend vers le bien, elle le recherche et le choisit dans des actions concrètes.

Or, les vertus morales forment un édifice harmonieux ; si une seule s’effondre, tout l’ensemble est en danger. Si l’on n’est pas honnête, sincère ou courageux, la vie entière sera désorganisée, désordonnée. Dans la vie morale, comme dans un édifice, il y a des piliers qui supportent l’ensemble : ce sont les vertus cardinales. Dans cet édifice, quatre vertus soutiennent toutes les bonnes dispositions : la Prudence, la Force, la Tempérance et la Justice.

La famille catholique est le premier lieu d’exercice des vertus ; elle doit être un foyer d’apprentissage où la nature humaine de chacun de ses membres se forge, aidée par la grâce du baptême et des sacrements.

En nous enseignant les vertus cardinales, l’Église donne aux hommes les clés nécessaires à la maîtrise de leur tempérament, les encourageant à ordonner leurs passions, à affiner leur intelligence et à dompter leur volonté. Ces dispositions mises en œuvre favorisent dans nos âmes le travail des vertus théologales : la Foi, l’Espérance et la Charité. Ici, nous parlerons de la vertu de prudence, qui doit régir toute vertu, même les autres vertus cardinales.

La prudence, vertu de l’intelligence

La prudence est la juste appréciation de ce qu’il faut faire dans un cas déterminé. Elle est une vertu intellectuelle, car elle concerne des opérations commandées par l’intelligence. On peut distinguer trois étapes dans l’exécution d’un acte : la délibération, le jugement (ou choix) et l’ordre (ou mise en œuvre).

Prenons l’exemple d’une mère dont l’enfant gravement malade exige une présence constante. Nous sommes dimanche et elle est seule avec lui : doit-elle le quitter pour aller à la messe ?

La délibération fait apparaître un conflit de devoirs entre sa présence auprès de son enfant et l’assistance à la messe. Elle comprend alors que la charité lui impose de ne pas quitter son enfant, car sa vie est en jeu. Cette obligation passe avant le devoir dominical. Après ce jugement, elle choisit de rester près de son enfant et renonce à la messe. Elle met ensuite en œuvre sa décision.

La prudence est donc une sagesse pratique par laquelle la raison discerne ce qu’il faut faire pour bien agir dans la vie courante.

La prudence morale repose sur l’obéissance à des principes conformes à la raison, comme le code de la route. De même, les martyrs ne recherchent pas le danger : c’est par raison qu’ils refusent de renoncer à l’essentiel.

La vertu d’humilité intervient dans la prudence. L’être humain étant sociable, il doit considérer les autres comme ses semblables : ne pas chercher à dominer, savoir écouter, ne pas être influencé aveuglément ni vaniteux. Être attentif à son prochain, c’est parfois céder, même si l’on est dans son droit, lorsque cela sert un bien supérieur.

Vices opposés à la prudence

La précipitation (ou témérité) s’oppose au bon conseil par défaut de réflexion. L’action devance la réflexion et empêche souvent de choisir la meilleure option.
Exemple : un enfant tombe sans gravité. Sa mère accourt immédiatement, ce qui l’encourage à pleurer sans effort. Or, le bien de l’enfant serait de l’aider à se relever lui-même et à surmonter cette petite épreuve. On prépare ainsi l’adulte qu’il deviendra.

L’inconstance consiste à abandonner, au moment d’agir, le bien reconnu auparavant. La raison a jugé correctement, mais la volonté ne suit pas.
Exemple : un enfant privé de dessert pour un mensonge obtient finalement ce dessert par faiblesse des parents. Cela nuit à son éducation morale.

La négligence provient d’une inertie volontaire. Les bonnes intentions ne suffisent pas : elles doivent être soutenues par une prudence concrète.
Exemple : omettre la prière du soir par fatigue, tout en maintenant d’autres habitudes, revient à inverser les priorités. Il vaut mieux adapter la prière que la supprimer totalement.

La liste pourrait être plus longue : on pèche contre la prudence par défaut ou par excès (étourderie, légèreté, confiance aveugle, orgueil, tromperie, inquiétude excessive, etc.).

Lorsque l’esprit fait appel à la prudence, il trouve dans la force la capacité de surmonter les obstacles et d’obéir à la raison. Selon les situations, la force soutient la prudence : l’âme résiste ou combat pour atteindre le meilleur bien.

Il n’est guère de plus grande satisfaction que d’avoir bien accompli sa journée ou de voir grandir de vrais hommes et de vraies femmes en ses enfants. L’exercice de la vertu dans le devoir d’état apporte un contentement profond, malgré les difficultés de la vie. C’est ainsi que nous pourrons restaurer patiemment la société et l’Église.

Sophie de Lédinghen

La chanson d’ici

La chanson d’ici

 Ici quand on s’arrête

On fait son nid comme un oiseau

On laisse fuir le temps et l’eau

Et les nuages sur sa tête Ici, quand on s’arrête

 

Refrain :

C’est ici mon pays

Mon peu de terre, mon peu de ciel

Ici que pousse mon soleil

Et que ma vie passe trop vite

Avec ses fleurs et ses limites

C’est ici mon pays

 

Ici quand mon cœur aime

Il faut que tout aime avec lui

Que le jour chante avec la nuit

Que la joie vienne après la peine

Ici, quand mon cœur aime (Refrain)

 

Ici quand le temps passe

On voit fleurir d’autres vingt ans

Qui nous ramènent au bon temps

De ceux qui chantent à notre place

Ici, quand le temps passe (Refrain )

C’est ici mes vieux amis

Chansons d’ici – Album par L’Accroche-Choeur, ensemble vocal Fribourg | Spotify

“Media vita in morte sumus”

Le chœur de Foyers Ardents

« … Mais, entre ces accords, à mon gré le plus doux, C’est l’air vague et plaintif, la sourde cantilène

Que les matelots grecs, hôtes fréquents chez nous, Chantent sur leur navire, assis vers la poulaine.

 Sans varier d’un son, d’où viens-tu, chant si vieux, Héritage flottant qu’un siècle à l’autre envoie ? Est-il vrai, matelots, que, parmi vos aïeux,

On le chantait aux jours de la guerre de Troie ?… Joseph Autran « Chanson du soir » Les poèmes de la Mer, 1859

 

Le « Media voce sumus » est sans doute d’origine byzantine, très ancienne. Cette antienne apparaît dans les textes du XIe siècle. Il est rapporté dans la vie de saint Thomas d’Aquin que ce dernier pleura un soir, lors de l’office des complies de Carême en l’entendant.

Saint Thomas d’Aquin ne souhaitant d’autre récompense que le Seigneur, a trouvé cette demande magnifiquement concrétisée dans le texte de cette antienne.

 

“Media vita in morte sumus”

 

Media vita in morte sumus ; quem quærimus adjutorem, nisi te, Domine ?

qui pro peccatis nostris juste irasceris.

Sancte Deus, Sancte fortis, Sancte misericors Salvator, amare morti ne tradas nos.

In te speravimus, patres nostris Speraverunt et liberasti eos.

Sancte Deus, Sancte fortis, Sancte misericors Salvator, amare morti ne tradas nos.

En cette vie nous cheminons à moitié dans la mort

Que cherchons-nous comme aide

Si ce n’est Vous, Seigneur ?

Vous qui Vous irritez justement pour nos péchés.

 

Dieu Saint, saint et fort

Saint miséricordieux Sauveur

Ne nous livrez pas à l’amère mort.

 

Nos pères ont placé leur espoir en Vous

Ils ont espéré et Vous les avez libérés.

 

Dieu Saint, saint et fort

Saint miséricordieux Sauveur

Ne nous livrez pas à l’amère mort.

 

 

Media vita in morte sumus • Chœur de l’abbaye de Saint-Wandrille de Fontenelle