Tout est dans l’image à observer de près…
Pour porter un sac de pommes de terre de 10, 15 ou 20 kg, la prise est difficile… Non ! Très facile avec ce truc. A travers la maille du filet, saisissez à une distance d’un avant-bras, dans chacun de vos poings une pomme de terre. Ainsi, votre prise sera assurée grâce à ces pseudo poignées. Le seul inconvénient sera peut-être des mains saupoudrées de terre… Alors, mettez des gants ! Et vous ne porterez plus jamais de la même façon cette charge !
Je le redis : que les championnes de l’organisation n’hésitent pas à partager leurs trésors d’organisation en écrivant au journal. Partageons nos talents…
Auteur/autrice : Foyers ardents
Vices et vertus. Un combat qui se joue aussi dans l’art
Au Ve siècle, le poète chrétien Prudence écrivit la Psychomachie, poème épique en vers latin rédigé dans un style rappelant celui de l’Enéide de Virgile. Il relate le combat de l’âme qui, sous la plume de Prudence, prend la forme d’une lutte opposant de manière allégorique les vices aux vertus. Héritier d’une thématique populaire dans l’Antiquité, la Psychomachie fut l’un des poèmes les plus appréciés de la littérature médiévale.
Les vertus dans l’Antiquité
Dès l’Antiquité, différents auteurs théorisent les vices et les vertus. L’Apologue de Prodicos évoque Hercule, amené à choisir entre le chemin du vice, celui de la facilité, et celui de la vertu, ardu et semé d’embûches. De son côté, Aristote définit la vertu comme un juste milieu entre deux excès, les vices étant des déviations de ce juste milieu. C’est à lui que l’on doit la définition des quatre vertus cardinales : Prudence, Justice, Force et Tempérance.
Etymologiquement la vertu, virtus, dérive de vir, l’homme, ce qui en fait en apparence une qualité exclusivement virile. Pourtant, dans les arts comme dans la littérature, les vertus sont presque toujours représentées sous les traits d’une femme. Aux yeux des Romains, elles incarnent l’ordre et la discipline exigée du citoyen romain, par contraste avec la mollesse prétendue des « barbares ». Certaines sont divinisées telle la Concorde, fille de Jupiter et de Thémis, ou la Piété. Elles figurent notamment sur les monnaies impériales.
Dès les premiers siècles, les auteurs chrétiens comme Tertullien ou Grégoire le Grand reprennent la classification d’Aristote et christianisent les vertus et les vices. D’autres comme Prudence développent la thématique sous forme littéraire.
La psychomachie
La Psychomachie est largement connue et répandue dès les premiers siècles, mais il faut attendre le XIe siècle pour que les manuscrits enluminés du texte se multiplient. L’iconographie du combat des vices et des vertus apparaît alors également dans le décor monumental des églises. Comme auparavant, chaque vertu est personnifiée et dotée d’attributs, telle la Patience, casquée et armée, affrontant la colère aux cheveux hirsutes qui se blesse avec sa propre arme.
La plupart du temps, c’est le combat lui-même qui est mis en image : de manière très militaire un vice à terre est piétiné par une vertu dont la représentation est parée de toutes les marques du guerrier triomphant : heaume, bouclier, étendard, etc… Répété autant de fois qu’il y a de vices et de vertus, ce type de combat militaire apparaît parfois dans les intrados des fenêtres ou sur le tympan des portails. Apotropaïques, les vertus repoussent les vices en dehors de l’édifice.
Conclusion
La Psychomachie demeure populaire et largement répandue jusqu’à la fin du Moyen-Âge. Puis elle disparaît progressivement au profit du simple triomphe de la vertu sur le vice. Couronnées de laurier, les vertus chassent les vices comme sur le tableau d’Andrea Mantegna (XVIe siècle) où Minerve chasse les vices du jardin de la vertu.
Une médiéviste
La numération française et de ses bases
Pour faire suite à notre article (FA 40) : Au secours ! Mon enfant ne comprend rien en cours de calcul !
La page Soutien Scolaire s’enrichit tout au long de nos parutions par les conseils de notre ami, ancien instituteur qui nous offre le fruit de son expérience.
Après de nombreux conseils pour aider nos enfants en calcul et pour l’apprentissage de la conjugaison, nous présentons ici une explication de la numération française et de ses bases .
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Stratégie de sécurité nationale des Etats-Unis :quelles leçons en tirer pour la France ?
la « stratégie de sécurité nationale des États-Unis d’Amérique » signée par le président Donald Trump et publiée en novembre 2025 est un exercice auquel se livre périodiquement le gouvernement américain. Ce document marque une rupture avec la doxa qui prévalait depuis l’effondrement de l’URSS en 1991. Il se situe dans la lignée du discours du vice-président J.D. Vance à Munich le 14 février 2025 et de celui du président Trump à l’ONU le 23 septembre 2025, tout en allant plus loin sur le fond.
L’objectif général de la stratégie américaine semble demeurer le même : les Etats-Unis doivent rester « le pays le plus fort, le plus riche, le plus puissant et le plus prospère du monde » mais le document regrette que, depuis la fin de la guerre froide, les élites américaines se soient convaincues « que la domination permanente des Etats-Unis sur le monde entier était de l’intérêt supérieur de notre pays. Pourtant, les affaires des autres pays ne nous concernent que si leurs activités menacent directement nos intérêts ». Les États-Unis n’ont pas toutefois cessé d’être impérialistes depuis le second avènement de Donald
Trump en janvier 2025 et celui-ci n’est pas devenu « isolationniste ». Cela dit, il veut limiter les interventions militaires américaines au minimum. Il rejette la théorie des néo-conservateurs qui voulaient voir les États-Unis imposer par les armes leur modèle démocratique dans tous les pays du monde. En suivant un tel raisonnement, Bill Clinton n’aurait pas bombardé la Serbie, George Bush junior n’aurait pas détruit l’Irak et Barack Obama n’aurait pas aidé Nicolas Sarkozy à anéantir la Libye. En outre, au-delà du principe, cette politique de domination permanente a un coût gigantesque que l’Amérique n’a plus les moyens de financer. La menace principale qui pèse sur les Etats-Unis se trouve en Asie où il
faut gagner la compétition économique et prévenir les affrontements militaires avec la Chine en rééquilibrant la relation et, pour cela, renforcer la dissuasion militaire en s’appuyant sur le Japon, l’Australie et surtout l’Inde, pivot de ce « Quad », alliance à quatre censée tenir la Chine en respect.
La stratégie de sécurité nationale dit expressément que les États-Unis respectent les traditions et le système politique de chaque pays, ainsi que la souveraineté des nations. La suite va à rebours de ce que font les dirigeants européens : « L’unité politique fondamentale du monde est et restera l’Etat-nation. » Le mondialisme est enterré, tout le monde l’a compris, sauf les dirigeants français et européens. Le document dresse à juste titre un
tableau sombre des nations européennes, dont la France, qui sont en pleine décadence et menacées de disparaître, ce qui rappelle les mots de Paul Valéry : « Nous autres civilisations, nous savons désormais que nous sommes mortelles. » C’est encore plus vrai des nations et c’est l’enjeu fondamental. Pour que la France demeure, il est impératif qu’elle retrouve sa grandeur. Le mot d’ordre de Donald Trump : « Rendez sa grandeur à l’Amérique (make America great again) » est exportable dans les autres pays.
Le document souligne que les pays européens représentaient 25% du PIB mondial en 1990 à comparer aux 14% d’aujourd’hui. Mais il y a pire : « Ce déclin économique n’est rien au regard de la perspective bien réelle et encore plus sombre d’un effacement civilisationnel.
Les sujets les plus graves auxquels l’Europe doit faire face sont : les entreprises de l’Union européenne et d’autres entités transnationales qui sapent la liberté politique et la souveraineté, les politiques migratoires qui sont en voie de transformer le continent et sont la source de conflits, la censure de la liberté d’expression et la disqualification de l’opposition politique, l’effondrement des taux de natalité, la perte des identités nationales et de l’estime de soi. »
Cette stratégie nationale de sécurité aborde aussi des sujets de politique intérieure, en évoquant notamment l’éradication des mesures de diversité, équité et inclusion qui instituaient une discrimination illégitime au détriment des personnes plus talentueuses et plus méritantes. Le document manifeste la volonté de refaire des États-Unis une « méritocratie » pour que seule soit prise en compte la valeur des individus. Il appelle à la ré-industrialisation des États-Unis, tout comme nous devrions faire de la réindustrialisation en France et en Europe une ardente obligation. Il rejette à bon droit le libre-échange érigé en
valeur suprême. Le document dénonce les théories du GIEC et l’origine anthropique du changement climatique : « Nous rejetons les idéologies désastreuses du “changement climatique” et du “zéro émission nette” qui ont tant nui à l’Europe, menacent les États-Unis et subventionnent nos adversaires. » L’adversaire en question est bien sûr la Chine, qui inonde le monde entier de ses panneaux photovoltaïques avec les encouragements béats des écologistes et de leurs affidés. L’immigration est l’un des sujets principaux traités dans
le document. Y est rappelée cette évidence trop souvent oubliée qu’une nation souveraine est libre de décider qui peut entrer, séjourner et s’installer sur son territoire.
La politique que préconisent le président Donald Trump et l’administration américaine dans ce document peut être pour nous une source d’inspiration. Il nous faut donc « un renouveau spirituel » et « cultiver la résistance ». Une phrase attire l’attention : « L’influence croissante des partis patriotiques européens est source d’un grand optimisme. » Nous voudrions le croire. A vue humaine, rien n’est moins sûr.
Thierry de la Rollandière
Le cœur léger
Il est appuyé contre la voiture, le moteur est encore chaud après la route pour venir à Flavigny. Il tire une taffe sur sa cigarette. Son sac est à ses pieds. Pendant le trajet, les parents et leur garçon ont parlé de mille choses. Au milieu des souvenirs évoqués, ses parents lui ont glissé quelques derniers conseils. Des conseils… beaucoup lui en ont donné. Ses parents, l’abbé, ses meilleurs amis aussi. Peu à peu, sa décision a pris corps dans son esprit. Aujourd’hui, il rentre au séminaire. Il est serein. Il crache un long panache de fumée. Puis il éteint sa cigarette en l’écrasant, sa dernière, avant de la jeter sans regret. Des regrets ? Il n’en a pas. Il sait ce qu’il fait. Il a tout laissé derrière lui. Sa vie est devant, au séminaire. « Je ne vous appellerai plus mes serviteurs, mais mes amis. »
Un homme est la somme de ses actes. Encore faut-il agir ! Notre société moderne corrompt l’agir humain. Aujourd’hui, on ne sait que réagir et ressentir. Les Français sont comme des feuilles mortes et des chiens crevés emportés par les eaux boueuses du fleuve. Tout n’est que masque et posture. Tout n’est que lâchetés déguisées en « valeurs ». Quels hommes aujourd’hui savent encore nager contre le courant du monde, libres dans la Charité, éclairés dans l’intelligence par la Foi et debout car affermis par l’Espérance ? Si peu… si rares… mais si éclairants pour les hommes perdus. Le jeune homme qui pousse la porte du séminaire, la jeune femme qui entre au couvent, les jeunes gens qui se passent l’alliance au doigt à 23 ou 25 ans, laissant derrière eux leurs égoïsmes, mettant l’amour de Dieu véritable au centre de leur vie, sont la lumière du monde et l’espoir de la Chrétienté. Mais pour en arriver là, tôt ou tard, ils auront acquis la vertu de prudence.
Le monde ne sait plus ce qu’est la Prudence. Il la voit comme un manque de courage, alors qu’elle est le courage. Le conseil d’abord, le jugement ensuite, l’agir enfin. Le prudent est celui qui agit, mais qui agit en vue de sa fin : l’amour de Dieu. C’est le jeune homme qui choisit une formation et un métier car il correspond à ses aptitudes, car il ne sera pas un obstacle au salut de son âme, et car il permettra de lui offrir une rémunération suffisante pour faire vivre sa famille. L’homme imprudent fondera ses choix sur son caprice, pour assouvir ses passions, ne cherchant que lui-même dans ses décisions. Ou il restera incapable d’agir, repoussant sans cesse les échéances.
C’est la jeune femme qui décide de prendre le voile, parce qu’elle en a les capacités intellectuelles et psychologiques, parce qu’elle veut correspondre à l’amour de Dieu sur elle. C’est le père de famille qui renonce à une mutation pour s’assurer que ses enfants soient dans une bonne école. Tant pis pour le parcours de carrière qui sera peut-être moins glorieux, ou tant pis pour l’aventure en outre-mer. C’est le ménage qui accueille généreusement une nouvelle vie dans son foyer, quitte à tirer un peu le diable par la queue et renoncer à des vacances ou un confort légitime, car ils savent que Dieu prend soin de ses enfants, mieux qu’Il ne nourrit les oiseaux du ciel ou ne vêt les lys des champs.
Au-delà des vies personnelles, les choix des hommes engagent la cité. La France est le fruit des décisions et de l’agir de nos pères. C’est parce que des hommes et des femmes, des clercs et des laïcs courageux se sont levés, que des écoles catholiques existent, que la messe de toujours est ce trésor continué et transmis malgré la turpitude de ce siècle, que des familles chrétiennes accueillent de nombreux enfants, que de jeunes gens poussent encore les portes des séminaires. Dans notre époque qui se saoule de sentiments dévoyés et de pulsions aussi violentes qu’instantanées, notre devoir de chrétiens est de préserver et d’affermir l’agir « bon », dans notre coeur comme dans celui de nos enfants. C’est le seul moyen pour que le courage ne meure pas dans notre pays qui fut chrétien et qui le redeviendra un jour, si Dieu le veut, et s’Il trouve encore des coeurs courageux.
C’est le mois de mars. Le directeur a égrené les noms des jeunes séminaristes qui s’apprêtent à recevoir le sous-diaconat. Tous ont répondu « adsum – présent ». Les ordinands sont dans le choeur maintenant. La dernière cigarette sur le parking de Flavigny est loin désormais. L’âme du jeune homme a grandi, nourrie de la grâce et de la vie du séminaire. Aujourd’hui, son coeur est prêt, rempli de charité. L’évêque termine son admonestation : « Proinde, dum tempus est, cogitate, et, si in sancto proposito perseverare placet, in nomine Domini huc accedite – donc, tandis qu’il est encore temps, songez-y, et, s’il vous plaît de persister dans votre saint propos, au nom de Dieu, avancez ici. »
Ce pas est sans retour, il engage toute une vie. Le jeune homme le fait sans regret, le coeur léger. Puis tous se prosternent. Les litanies des saints résonnent sous la voûte. Toute l’Eglise est tendue vers cet instant solennel qui continue une oeuvre éternelle. Les litanies des saints s’achèvent, mais dans le coeur des jeunes gens, tout ne fait que commencer.
Louis d’Henriques