Parle-moi de ma mère

Notre citation pour mai et juin :

« Sache donc cette triste et rassurante chose que nul,

Coq du matin ou Rossignol du soir, n’a tout à fait le chant qu’il rêverait d’avoir ! »

Edmond Rostand ; Chantecler, IV, 6 (1904)

Afin de participer à notre manière, à la fête de toutes les mamans …

Parle-moi de ma mère

Carmen – Georges Bizet (1838-1875)

José : Parle-moi de ma mère ! Parle-moi de ma mère!
Micaëla : J’apporte de sa part, fidèle messagère, cette lettre…
José : Une lettre!
Micaëla : Et puis un peu d’argent, pour ajouter à votre traitement. Et puis…
José : Et puis ?…
Micaëla : Et puis… vraiment je n’ose… Et puis… et puis, encore une autre chose
qui vaut mieux que l’argent ! et qui, pour un bon fils aura sans doute plus de prix.
José : «Cette autre chose, quelle est-elle ? Parle donc …
Micaëla : Oui, je parlerai. Ce que l’on m’a donné, je vous le donnerai.
Votre mère avec moi sortait de la chapelle, et c’est alors qu’en m’embrassant :
Tu vas, m’a-t-elle dit, t’en aller à la ville ; la route n’est pas longue ; une fois à Séville,
Tu chercheras mon fils, mon José, mon enfant ! (bis)
Et tu lui diras que sa mère songe nuit et jour à l’absent,
qu’elle regrette et qu’elle espère, qu’elle pardonne et qu’elle attend.
Tout cela, n’est-ce pas, mignonne, de ma part tu le lui diras ;
et ce baiser que je te donne, de ma part, tu le lui rendras.
José : Un baiser de ma mère !

Micaëla : Un baiser pour son fils!…
José : Un baiser de ma mère !
Micaëla : Un baiser pour son fils!… José, je vous le rends comme je l’ai promis !
José : Ma mère, je la vois! Oui, je revois mon village !
O souvenirs d’autrefois ! doux souvenirs du pays!
O souvenirs du pays ! O souvenirs chéris !
O souvenirs! O souvenirs chéris,
Vous remplissez mon cœur de force et de courage!
O souvenirs chéris! Ma mère, je la vois, je revois mon village !

Micaëla : Sa mère, il la revoit ! Il revoit son village!
O souvenirs d’autrefois ! Souvenirs du pays !
Vous remplissez son cœur de force et de courage !
O souvenirs chéris ! Sa mère, il la revoit, il revoit son village !
José : (les yeux fixés sur la manufacture, à lui-même)
Qui sait de quel démon j’allais être la proie !
Même de loin, ma mère me défend, et ce baiser qu’elle m’envoie,
ce baiser qu’elle m’envoie, écarte le péril et sauve son enfant !
Micaëla Quel démon? quel péril ? je ne comprends pas bien … Que veut dire cela ?
José : Rien ! Rien ! Parlons de toi, la messagère ; Tu vas retourner au pays ?
Micaëla : Oui, ce soir même … Demain je verrai votre mère.
José : Tu la verras! Eh bien! tu lui diras :

Que son fils l’aime et la vénère et qu’il se repent aujourd’hui.

Il veut que là-bas sa mère soit contente de lui !
Tout cela, n’est-ce pas, mignonne, de ma part, tu le lui diras!
Et ce baiser que je te donne, de ma part, tu le lui rendras ! (Il l’embrasse).
Micaëla : Oui, je vous le promets… de la part de son fils, José, je le rendrai, comme je l’ai promis.

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Un secret dévoilé

En face de l’évolution qui menace la femme et la famille toute entière, il ne s’agit pas de se perdre en plaintes stériles, en regrets éternels ou de choisir une attitude purement passive. Toute maman aujourd’hui a pris conscience du danger qui menace cette institution que l’on croyait intouchable. Pendant longtemps on a regardé les femmes qui délaissaient leur foyer en s’interrogeant, en les enviant vaguement –pour les plus fortunées- de laisser leurs tâches ménagères à d’autres ou en plaignant celles qui étaient obligées d’assumer un double travail.

Aujourd’hui de nouvelles habitudes se sont glissées dans nos maisons et c’est monnaie courante que de voir nos jeunes mamans courir de la crèche au travail, faire leur ménage le week-end, et recourir aux plats préparés pour nourrir la famille. Si les inconvénients se résumaient à la nourriture cela serait un moindre mal –bien que cela ait son importance- mais comme vous le lirez dans nos différents articles, la mission prévue pour la femme dans le plan de Dieu est d’une autre mesure…

Une mission spéciale auprès de la famille, cellule de vie.

Permettez-moi de citer Napoléon Bonaparte : « L’avenir d’un enfant est l’œuvre de sa mère »… et non de la nounou ou de l’assistante maternelle aussi « parfaite » soit-elle…

Imaginez votre mission en pensant à vos 2, 3, 4, 6, 10 enfants… Quel avenir leur donnerez-vous ? Nos grands hommes, nos saints ne sont –ils pas parvenus à ce degré grâce à leurs mères ?

Et pourquoi donc une telle influence ?

Le premier livre d’images de l’enfant et ce, dès le premier jour, est bien le visage de sa maman et en particulier son regard.  Il est courant d’entendre que les enfants sont souriants comme leurs parents… ce n’est pas par hasard !

Mais comment transmettre cette vie intérieure, ce regard, ce sourire si on est absorbé par un rendez-vous, un souci au travail ?

Immédiatement l’enfant passera au second plan par « conscience professionnelle ».

Quelle mission enthousiasmante !

On la limite souvent aux petites tâches matérielles, synonymes d’esclavage domestique. C’est méconnaître la véritable « puissance » que la femme détient sur son foyer ! Les petites actions, qu’elle doit en effet accomplir, seront grandes si elle-même leur donne le souffle qui les élève ! Toute action secondaire a valeur devant Dieu pour sanctifier sa maisonnée et il faut les considérer comme des petits fruits confits que l’on ajoute dans un cake ! Ils perfectionnent la matière… Mais l’action principale n’est pas là.

On le sait, la mère agit sur deux plans, l’un matériel que l’on qualifiera de secondaire, – non pas qu’il soit sans importance car il est essentiel – mais il l’est quant à son essence. L’autre, primordial, il concerne tout ce qui touche à l’esprit : la transmission de la foi, la formation de la conscience et du cœur. Les deux étant naturellement mêlées au cours de la vie quotidienne.

La femme vit par son cœur et dans son cœur, portant ses tendresses avec elle partout où elle se trouve. Mais « la flamme que la femme a reçue s’éteint si elle ne la communique pas[1]. » Sa nature est ainsi faite qu’elle ne peut vraiment se réaliser que dans et par l’autre. Partout où sa vocation la mène, la femme est faite pour donner ; c’est son essence même.

On ne dira jamais assez combien la femme qui « aime » véritablement son époux a un rôle essentiel auprès de lui. Elle le fait monter ou elle le fait descendre suivant ce qu’elle est, elle-même. Le mariage n’est-il pas intrinsèquement un  don total ?

Auprès de ses enfants, elle ne sera pas seulement, celle qui enfante mais celle qui ouvre les vraies portes de la vie, de l’esprit, du cœur et de l’âme. La mère qui ne peut ouvrir à son enfant les portes de l’espérance et de la foi est encore plus pauvre que celle qui n’a pas un morceau de pain à lui donner ! Noble mais difficile tâche, que combien voudraient fuir aujourd’hui pour la laisser à d’autres ; l’enfant n’est bien souvent aujourd’hui qu’un jouet à câliner ou à claquer selon l’humeur du moment… Toute évasion devant sa mission ne cache-t-elle pas  en fait, une démission ?

Sur le plan spirituel

Quand la procréation devient le but secondaire du mariage, on place naturellement les enfants au second plan : C’est ce qui se passe quand les époux font de la joie de s’aimer, la fin de leur amour. Considérons plutôt le mariage comme l’école d’une joie d’aimer ensemble ! L’amour conjugal n’est pas un but en soi mais plutôt « un chemin qui ouvre sur l’immensité de l’amour paternel et de l’amour maternel, comme le fleuve ouvre sur l’océan[2]. »

Lors de la naissance du premier enfant, l’heure de l’ultime métamorphose sonne, le mari devient père et sa femme devient mère. Ils doivent y consentir sans réserve. Non pas par un sacrifice partiel mais par un don total pour leurs enfants: intelligence, volonté, temps, goûts, loisirs et souvent même moments d’intimité bien légitimes. C’est se sacrifier non plus l’un pour l’autre, mais l’un avec l’autre, ensemble et avec l’aide de Dieu.

Vous trouverez peut-être cela un peu abrupt, quand tout vous sourit, que vous envisagez le mariage ou la naissance de votre premier bébé avec joie, et que je vous parle de sacrifice…

Oui j’ai dit sacrifice mais un sacrifice offert pour un but supérieur, avec amour et joie ! Je ne nie pas que certaines heures et parfois certains jours nous paraîtront bien gris mais, avec une vie spirituelle forte, ces sacrifices seront souvent réalisés sans même y prendre garde.

Il ne faut pas nous laisser happer par l’esprit actuel qui veut faire passer pour des arriérées ou des femmes de ménage, les mères aux foyers, considérées administrativement comme « sans activité ». N’ayez pas peur d’être regardée comme des « rien du tout » ! Ne croyez pas non plus que vous rendrez davantage service aux vôtres en gagnant de l’argent à l’extérieur. N’inversons pas les valeurs ! Non, la société a tort et c’est vous, avec votre époux, qui avez raison ! Notre revue est là aussi pour vous encourager ; pour vous montrer que vous n’êtes pas seule, et que là est votre mission. Que cet état des choses soit bien clair dans votre esprit afin de faire un barrage inconditionnel et sans retour à tous les slogans qui pourraient vous ébranler !

Oui, la réalité ne sera pas toujours facile, oui la petite maison de vos rêves sera plus longue à acquérir et il vous faudra revoir vos capacités d’emprunt en ne tenant compte que d’un seul salaire, vous offrir une petite soirée à deux sera difficile car le budget sera restreint, oui les sports d’hiver deviendront un rêve inaccessible, mais tout cela et toutes les autres restrictions ne devront pas devenir sujets d’aigreur, de rancune vis-à-vis de la société rejetée en bloc.

Je vous donne aujourd’hui le secret du bonheur : il est uniquement dans la façon que vous aurez choisi à deux de vivre ce don ! Si vous l’offrez dans la joie et pour le salut de l’âme des vôtres, vous trouverez le bonheur dans l’accomplissement de votre devoir d’état ; si vous ne cessez de comparer, de regretter, de trouver des responsables, des coupables… vous ferez votre malheur et celui des vôtres !

Alors hauts les cœurs ! Ce bel héroïsme quotidien sera, pour vous et les vôtres, gage de salut !

J’ajouterais juste quelques secrets complémentaires…

– Cultivons notre vie spirituelle: entretenons une intimité avec Dieu, notre Père ; parlons lui des nôtres, de chacun en particulier, prions pour notre époux, prions pour notre foyer. C’est la mesure de la victoire, notre foi doit s’entretenir régulièrement par une étude renouvelée, dans la prière et le sacrifice.

– Entretenons notre pureté morale par des vertus profondes : ordre, simplicité, paix, disponibilité et sérénité.

– Ayons cette force chrétienne qui donnera à notre éducation la cohérence nécessaire et la faculté d’expliquer les principes inchangeables.

– Elevons nos enfants en leur donnant le sens de l’effort et du sacrifice : ce sera plus facile pour eux plus tard… L’éducation donnée par des parents attentifs aura dilaté le cœur de nos jeunes filles ; entretenons en elles la générosité, le sens du sacrifice, l’esprit de prière, le don de soi et aussi la soumission à l’autorité. Nous en ferons ainsi des femmes capables d’assumer pleinement leur mission.

Gardons l’espérance !

Ayons confiance ! « A brebis tondue, Dieu ménage le vent », les difficultés financières s’aplanissent bien souvent pour ceux qui, sans optimisme béat, mais avec ardeur et générosité étudient les solutions adéquates[3].

Que Notre-Dame des Foyers Ardents réchauffe vos cœurs et vous aide chaque jour à comprendre votre belle mission !

Notre comportement a valeur d’exemple, encore davantage aujourd’hui dans notre monde sans repère, auprès des nôtres, mais aussi auprès de notre famille, de nos voisins, de la société ; soyons le soleil qui rayonne !

Nous le savons, tout cela nous vaudra une belle place au ciel car Dieu seul connaît la valeur de cet héroïsme quotidien.

Marguerite-Marie


[1] Gina Lombroso – L’âme de la femme

[2] Marcel Clément

[3] Ne pas hésiter à se rapprocher du MCF qui pourra indiquer différentes solutions pour aider les familles.

Reine de la paix

Mon enfant, quand tu m’invoques dans les litanies, as-tu pensé qu’il t’appartient à toi aussi d’être, comme moi « Reine de la paix » ?

                Bien sûr, Reine de la paix je le suis lorsque mon Divin Fils me l’a accordée après ces guerres terribles où je suis venue réconforter les pauvres âmes, me montrant aux tout-petits comme à Pontmain ou Fatima.

                Mais bien plus, je voudrais te parler de cette paix intérieure que rien ne peut atteindre quand l’âme est toute à Dieu, abandonnée en Lui, et qu’elle diffuse autour d’elle un calme réconfortant, presque sans le vouloir.

                Quand la tempête extérieure ou intérieure fait rage en toi et autour de toi, par les tentations, les contrariétés, les oppositions, tes péchés ou ceux d’autrui, mets-toi à l’écart.

                A l’écart de tes activités, de ce bouillonnement, de cette agitation, en venant, même en pensée, au pied de la croix.

                Là tu m’y trouveras, transpercée par le glaive de douleur annoncé, mais gardant la paix profonde qui m’a permis de rester

                Reine de la paix.

                Paix de savoir que tout se déroulait selon les Ecritures, dans le plan divin. Puisque la paix est la tranquillité de l’ordre, apprends de moi, à reconnaître dans tous les évènements, sans te cabrer, sans t’affoler, la Volonté de Dieu, d’un Dieu infiniment miséricordieux. Tu y verras une main paternelle qui donne ou retranche, rabote ou sculpte ton âme pour qu’elle donne au centuple et rayonne. C’est à ce prix que tu pourras, à ton tour, être

                Reine de la paix.

                Ne laisse pas la tristesse, cette ennemie sournoise, gagner les replis de ton âme avec son cortège de regrets, découragements, murmures, soupçons, médisances, calomnies, qui loin de soulager l’âme, la rendent lourde et la coupent peu à peu de mon Fils. Ton cœur n’est plus alors le havre de paix qu’il devrait être pour ceux qui vivent à tes côtés, tu sèmes à ton tour tristesse et discorde, ne pouvant plus être alors

                Reine de la paix.

                Si, suivant mon exemple, tu acceptes simplement ce qui est, avec le paisible abandon de l’enfant se sachant tellement aimé de son Père que rien ne peut l’atteindre,

                Si tu fais de ta croix une joie, elle te fera grandir, te porteras et tu en verras les fruits. Sur ce chemin long et souvent déroutant, ma main maternelle sans faille te conduira et t’assistera toujours, t’obtenant toutes les grâces nécessaires car je suis

                Reine de la paix.

                     Alors à ton tour, au fil de tes jours, tu attireras les âmes qui viendront chercher aide et réconfort, sans même que ta peine intérieure soit devinée. La paix des grandes profondeurs, quelle que soit la houle de surface, sera tienne et tu sauras montrer aux autres le beau côté des évènements, des gens, parler toujours en bien pour favoriser l’harmonie et l’estime, le souci plus haut du bien commun, afin que Dieu soit vraiment loué et honoré en actes. La vertu de force et la douceur d’un cœur compréhensif, joyeux et miséricordieux, puisées dans la prière, te donneront alors d’être

                Reine de la paix.

                                                                                                                                                     Jeanne de Thuringe

Actualités culturelles

  • Simiane-la –Rotonde (04) :

Du 25 mai au 10 juin 2019, le jardin de l’Abbaye de Valsainte voit la vie en rose avec ses 550 variétés de rosiers. Jolie idée de promenade en famille ! Valsainte.org

  • Eure-et Loire (28) :

« 1719-2019 Madame de Maintenon, le tricentenaire » jusqu’au mois de décembre au château de Maintenon. Consulter les nombreux événements programmés sur le site châteaudemaintenon.fr

  • Toulouse (31) :

« Collection Motais de Narbonne, peintures françaises et italiennes des XVIIe et XVIIIe siècle, jusqu’au 2 juin à la Fondation Bemberg, Hotel d’Assézat.

  • Chaumont-sur-Loire (41) :

« Jardins de Paradis », du 25 avril au 3 novembre, des jardins éphémères imaginés par des paysagistes, jardiniers, scénographes…de nombreuses belles surprises ! Domaine-chaumont.fr

  • Roubaix (59) :

« L’Algérie de Gustave Guillaumet », jusqu’au 2 juin le Musée de la Piscine rend hommage à une figure essentielle de la peinture orientaliste du XIXe siècle. Roubaix-lapiscine.com

  • Paris (75 116) :

« Un firmament de porcelaines » du 13 mars au 10 juin au Musée national des Arts Asiatiques-Guimet, 6 place d’Iéna, 75116. Pour ceux qui aiment les camaïeux de bleu…

  • Saint-Germain-en-Laye (78) :

« Renaissance à Saint-Germain-en –Laye » du 31 mars au 14 juillet au musée d’Archéologie Nationale de Saint-Germain-en-Laye. Première grande exposition en l’honneur du roi Henri II à l’occasion du 500e anniversaire de sa naissance.

Charpentier !

Charpentier ! Tel était le métier de Saint Joseph notre saint patron dont nous venons de célébrer la fête ! Etait-ce un « bon » métier ou un métier dégradant ? Un métier réservé aux personnes « n’ayant pas fait d’études » comme disent les savants ayant fait 5 ans en 10 années. Comment juger d’un métier et surtout comment choisir son métier ? Sur quels critères et dans quel but ?

Etant donné que depuis un certain Adam, nous devons travailler pour vivre, la fin première d’un métier est de nous permettre de gagner de quoi subsister. Non seulement pour nous-mêmes mais pour tous ceux qui nous sont à charge et qui ne sont pas en mesure de gagner leur pain (nos enfants), ou dont ce n’est pas la mission, comme notre femme.

Une autre fin de notre métier est de participer au bien commun de la société en y jouant le rôle social qui nous incombe, ce qui permet de développer notre personnalité et de nous épanouir en réalisant notre mission sur terre et en gagnant des mérites pour le ciel.

Un « bon » métier doit donc nous permettre de gagner suffisamment pour élever chrétiennement une famille nombreuse : ce qui veut dire beaucoup d’argent. Les bonnes écoles (et ce doit être une priorité pour nous que d’y mettre nos enfants) sont un véritable investissement !

Un « bon » métier doit vous permettre de jouer un rôle dans la société en vue du bien commun. C’est le cas de beaucoup de professions.

Cependant, il doit en premier lieu vous permettre de gagner votre ciel, ce qui exclut ceux qui vous contraindraient à poser des actes immoraux ou qui vous mettraient dans l’incapacité d’accomplir votre devoir de chrétien.

Enfin un « bon » métier doit vous permettre de vous épanouir en accomplissant la mission que la Providence vous a réservée. Il doit donc par nature correspondre à vos aptitudes et à vos aspirations. Ne cherchez pas à être marin si vous avez une peur bleue de la mer, ou mécanicien si seule la littérature vous passionne.

Et dans le contexte actuel, je dirais même que le premier critère (celui de votre salut étant évident) doit être celui de vos aptitudes, de vos goûts et aspirations. En effet, aujourd’hui, à condition d’être excellent, la plupart des métiers aussi bien manuels qu’intellectuels peuvent rémunérer suffisamment pour élever une famille. Si certaines professions comme celle d’ouvrier dans l’industrie par exemple, sont encore trop faiblement rémunérées, de nombreux métiers de l’artisanat offrent une alternative intéressante aux « classiques » métiers intellectuels pour lesquels tous ne sont pas fait. Mieux vaut être un bon artisan qu’un piètre ingénieur ! Qui n’a pas entendu son plombier, couvreur ou garagiste se plaindre de ne pas trouver de jeunes sérieux et fiables à embaucher même à un tarif tout à fait correct ? La condition essentielle est un travail permanent à la recherche de l’excellence, principalement conditionnée par la volonté d’apprendre, de bien faire et de toujours vouloir progresser. Il y a donc de la place pour tout le monde à condition d’être fiable et compétent, ce qui est facile quand on fait un métier qui nous plaît.

Alors cher ami, bon courage pour trouver ta voie, ou surtout celle que le Bon Dieu te réserve. Ne te limite pas aux professions intellectuelles et surtout, quel que soit ton domaine de prédilection, vise l’excellence. C’est à ce prix et à ce prix seulement que tu parviendras à t’épanouir, à gagner suffisamment pour pouvoir faire vivre ta famille et permettre à ta femme d’exercer elle aussi sa mission, sa belle mission de mère et d’éducatrice auprès de tes enfants au cœur d’un foyer rayonnant.

Charles