Editorial

Chers amis,
Nous profitons de l’arrivée des beaux jours pour proposer une nouveauté aux mamans et aux jeunes filles : vous trouverez, d’ici quelques jours, dans le grenier de « notre maison » un patron gratuit, téléchargeable et facile à monter pour pouvoir fabriquer vous-même votre garde-robe ! Rubrique souvent réclamée qui voit enfin le jour grâce à deux amies talentueuses et professionnelles qui vous feront ainsi profiter de leur compétence et de leur goût pour l’élégance féminine !
Au cours de l’année 2017, centenaire des apparitions de Fatima, nous avons entendu de nombreuses fois ces réflexions : « cette apparition a maintenant pris de l’âge ; il fut un temps où l’on priait contre l’expansion du communisme mais aujourd’hui il n’existe plus ! Voyez le score du parti… »
Mais alors ! Notre-Dame se serait-elle trompée d’objectif ?
« La Russie répandra ses erreurs… »
Au-delà de cette injustice faite à Notre-Dame, réfléchissons un peu… D’où vient donc l’origine de l’école laïque ? D’où viennent ces idéologies qui règnent chez nous aujourd’hui ? N’y aurait-il pas quelques points communs entre toutes les interdictions et les règlements auxquels nous sommes soumis chaque jour et le régime de Staline ? Le mondialisme ne serait-il pas une des conséquences directes du communisme ?
Je ne m’étendrai pas sur ces réflexions à la portée de tous car les exemples sont nombreux. Il s’agit juste de comprendre pourquoi Notre-Dame voyait juste.
Notre « Discussion en famille » et une nouvelle rubrique : « Se former pour rayonner » achèveront d’éclairer ceux qui n’avaient pas perçu ce côté caché des choses.

A la suite de cette belle fête de Pâques qui a réchauffé nos âmes, voici les mois de mai et de juin : deux mois qui, en même temps que le renouveau de la nature, voient nos cœurs renaître à l’espérance :
Mois de mai, mois de Marie. Spontanément tout cœur de catholique se tourne vers sa mère céleste avec le désir de vivre dans une plus grande intimité avec elle. C’est un grand réconfort que de rencontrer le long de notre chemin spirituel la douce figure d’une maman. Avec elle tout devient plus facile, le cœur découragé, las et agité par les tempêtes, trouve une force et une espérance nouvelles et reprend la route en regardant son Etoile.
Mois de Juin, mois du Sacré-Cœur. L’objet de cette dévotion est l’amour de Jésus et son Cœur en est le symbole. « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes ». S’il est impossible d’éliminer de la vie toute douleur, il est cependant possible à celui qui vit pour Jésus, de souffrir en paix, sans amertume et de trouver dans le cœur de Notre-Seigneur le repos des fatigues de son âme.
Que Notre-Dame des Foyers Ardents et son Divin Fils apaisent nos cœurs et nous aident à garder confiance au milieu des difficultés de la vie présente.
Marie du Tertre

Foyers Ardents N°9

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Vous trouverez ici des titres que nous conseillons sans aucune réserve pour chaque âge de la famille.

En effet ne perdons pas de vue combien la lecture d’un bon livre est un aliment complet ! Elle augmente la puissance de notre cerveau, développe la créativité, participe à notre développement personnel, nous distrait, nous détend et enfin elle enrichit notre vocabulaire.

Il faut, dès l’enfance, habituer vos enfants à aimer les livres ! Mais, quel que soit l’âge, le choix est délicat tant l’on trouve des genres variés… N’oubliez jamais qu’un mauvais livre peut faire autant de mal qu’un mauvais ami !

– Dès 3 ans : Les enfants sages – I. Bohatta – Transfiguration – janv. 2018

– A partir de  6 ans : Les abeilles – Ch. Baillet – Piccolia – janv. 2018

– 8-10 ans : Louis, un soldat poilu – L. Bègue – Ed. Belize – sept. 2017

– 12-14 ans : Percy Wynn – F. Finn – Ed. Clovis – janv. 2018

– Formation 15 ans et plus : Les martyrs noirs de l’Ouganda – Saint Rémi – Marie André – février 2017

Adultes (à partir de 16 ans)

– Formation : Histoire incorrecte de l’école-V. Subias Konofal – oct. 2017

– Histoire : La légende noire du Moyen-Age – Cl. Colombi – Kontre Culture – sept.2017

– Réflexion : L’île Bouchard, rempart et salut de la France – E. Humbert – Chiré- nov. 2017

– Beau livre : L’enfance de Jésus selon Fra Angelico. M. Feuillet – Desclée de Brouwer- oct. 2017

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Pour compléter cette liste, vous pouvez vous renseigner sur les Cercles de lecture, René Bazin : cercleReneBazin@gmail.com  (à partir de 16 ans- Culture, Formation)

La Revue : « Plaisir de lire » propose un choix de nouveautés pour toute la famille (distraction, histoire, activités manuelles) Envoi d’un numéro gratuit sur simple demande à : PlaisirdeLire75@gmail.com

Histoire des styles : Louis XIV (3)

                Louis XIV restera toujours profondément marqué par la Fronde qu’il a vécue enfant, dormant sur la paille lors de la fuite du château de Saint Germain. Cela explique son désir d’asseoir sa puissance pour éviter les déchirements entre les grandes familles du royaume et les tentatives de soulèvement contre l’autorité royale.

                Le style qui porte son nom est donc tout empreint de cette magnificence, qui aura pour conséquence de développer les arts en France, les manufactures, et un savoir-faire de luxe, encore inégalé et toujours envié.

                Il se distingue par l’ampleur de ses formes, l’éclat des dorures et des matières chatoyantes : l’écaille de tortue, la marqueterie colorée, le bronze doré, et les bois précieux.

                Colbert et Le Brun mettront tout cela en ordre en créant la manufacture des Gobelins et la compagnie des Indes, c’est donc à cette époque que les bois exotiques sont introduits en France : amarante, bois de rose ou de violette. Depuis 1660 (un an avant le règne de Louis XIV) le développement du commerce a entraîné l’enrichissement de la bourgeoisie qui souhaite vivre dans des demeures meublées avec élégance, ce qui jusque-là était la seule préoccupation des grandes familles nobles.

                Versailles est même meublé avec le magnifique mobilier d’argent qui sera fondu en raison des difficultés économiques et militaires de la fin du XVIIème.

C’est ainsi qu’apparaît la marqueterie Boulle (du nom de l’ébéniste qui la développe) avec de véritables décors de feuillages, d’animaux, et des découpes d’une précision remarquable.

               Les décors des alcôves, plafonds et cabinets (meubles sur pieds) sont richement ornés de sujets inspirés de l’Antiquité, trophées et divinités, au début du règne du roi Soleil (figure d’Apollon) et ensuite dans la seconde moitié de guirlandes, draperies dites à la Berain (du nom du dessinateur en vogue à l’époque, dont l’atelier était voisin au Louvre de celui de Boulle, d’où une influence réciproque).

                Les sièges sont de plus en plus massifs, avec des sculptures imposantes. Les pieds sont au début, carrés, sculptés en balustres et reliés par une entretoise en X. Les accotoirs incurvés se terminent par une crosse souvent en forme de feuille d’acanthe.

                  A la fin du XVIIème siècle les pieds sont incurvés en « console », les sculptures plus fines et les dossiers arrondis.

                Si la bourgeoisie utilise des tissus de laine pour recouvrir les sièges, à la Cour la garniture des sièges et du lit, assortie à la tenture murale et aux rideaux, est changée deux fois par an, été (soieries claires et fleuries) et hiver (velours épais, damas ou brocarts).

                Les lits sont magnifiques, certaines cérémonies ayant lieu dans la chambre du Roi ; le mimétisme d’un lit imposant recouvert d’étoffes très riches se répand.

                Une grande variété de tables apparaît en noyer ciré pour les plus simples, d’autres dorées avec dessus de marbre ou de marqueterie de pierres dures pour les plus sophistiquées.

                Le bureau apparaît vers 1670,  caractérisé par huit pieds, des tiroirs et un grand plateau. Toutes les faces sont richement ornées du même décor que le plateau, car il est placé au centre de la pièce.

                Enfin, le bureau en évoluant, donnera naissance à la commode, placée dans la chambre, avec un décor très varié.

                Cette époque se caractérise donc par une grande créativité de meubles et de décors, mais aussi un style très chargé qui s’affinera beaucoup au XVIIIème siècle comme nous le verrons.

                                                                                                                      Jeanne de Thuringe

VACCINATIONS : EFFETS SECONDAIRES

    Après avoir présenté le mécanisme de la vaccination ainsi que le calendrier vaccinal,  il est à présent utile d’évoquer l’un des aspects de cette question qui ne laissera personne indifférent : les effets secondaires ou indésirables des vaccins.

Avant d’aborder ce point précis, il convient de rappeler que tout médicament, avant d’être commercialisé, doit subir des tests qui ont pour but d’en vérifier l’efficacité au plan thérapeutique  et d’établir l’innocuité du produit sur le plan des effets secondaires.  En effet le vaccin est un médicament particulier par 4 aspects principaux :

  • Son mécanisme d’action (mise en jeu du système immunitaire) ;
  • Son processus de fabrication (médicament biologique) ;
  • Ses indications d’utilisation (prévention, enfants ou personnes fragiles) ;
  • L’impact de son utilisation sur la population.

Ces tests sont appelés des essais cliniques qui évoluent en quatre phases :

Phase I : c’est la première administration chez l’homme après les études menées chez l’animal ; elle permet de tester la tolérance et l’immunogénicité ; elle porte sur quelques dizaines de volontaires sains.

Phase II : elle permet de connaître la tolérance du vaccin sur une population plus étendue et de définir la dose à utiliser ainsi que le calendrier vaccinal ; l’étude porte sur quelques centaines de volontaires sains.

Phase III : elle conduit à établir l’efficacité et la sécurité du vaccin  et constitue l’élément «pivot» pour les données d’enregistrement et permet d’obtenir l’AMM[1] ; le nombre de volontaires sains qui y participe est de l’ordre de 1 000 à 10 000.

Phase IV : c’est la phase de la pharmaco-épidémiologie qui est une étude à grande échelle ;  elle ne peut donc se faire qu’après la commercialisation du vaccin ; le nombre de personnes qui y participe est supérieur à 10 000.  Donc tous les effets secondaires apparaissant lors de l’utilisation publique d’un vaccin, rentrent dans cette phase. C’est cette surveillance post-AMM qui est indispensable pour l’évaluation du rapport bénéfice-risque.

Au bout de cette série de tests, il est donc possible de définir un certain nombre d’effets secondaires :

  • Le premier effet qui suit une vaccination est la réaction inflammatoire : elle n’est pas obligatoire mais elle est fréquente ; il s’agit d’une réaction locale au point d’injection avec rougeur, douleur, chaleur et tuméfaction, qui correspond à la mise en jeu de la réponse immunitaire innée.  Ces symptômes bénins s’estompent  en quelques jours.
  • Sur le plan général, on peut noter la survenue de douleurs articulaires, musculaires, de fièvre, de céphalées. Là encore, ces effets restent bénins même s’ils sont plus gênants et s’estompent en quelques jours aidés par la prise d’antalgiques classiques comme le Paracétamol.
  • Plus graves sont les réactions allergiques à la vaccination ; elles sont exceptionnellement graves mais heureusement rares : il s’agit du choc anaphylactique qui met en jeu le pronostic vital et peut se présenter comme un état de malaise, associé à une tachycardie précédant une hypotension brutale pouvant entraîner une perte de connaissance.

            Nous verrons dans le prochain numéro les maladies auto-immunes et autres conséquences ainsi que les conclusions de l’OMS et de la Cour de justice de l’Union Européenne de 2017.

Dr. N. Rémy

[1] Autorisation de Mise sur le Marché.