Bienheureux les doux

Chers amis,

Bienheureux ceux qui sont doux, parce qu’ils posséderont la terre1.

C’est lors du sermon sur la montagne que Jésus parlant avec autorité nous offrit ce texte évangélique majeur, véritable itinéraire spirituel.

« On a dit de la douceur qu’elle était la couronne des vertus chrétiennes et un peu plus qu’une vertu2

Cette béatitude n’est pas l’apanage des faibles. Elle exige de nous force et amour afin de ne pas nous laisser durcir par l’ingratitude, l’orgueil, l’amertume ou le dépit. Elle réclame patience et magnanimité. Les vrais doux ne sont pas troublés par le mal, ils cherchent à imiter Notre-Seigneur qui s’est dit « doux et humble de cœur3 ». Ils veulent s’inspirer aussi de sa Mère que la liturgie appelle « douce entre toutes4 » car on ne conquiert pas le ciel par des cris et des injonctions mais plutôt par l’exemple et le sourire, la compassion et la vraie charité.

Vous trouverez dans ce numéro de quoi nourrir votre méditation et vous conserverez ainsi un peu de la paix de Noël qui a empli les cœurs de sa douceur. Vous découvrirez aussi une actualité juridique préoccupante que nul ne doit ignorer.

Dans les heures difficiles, prions saint François de Sales, lui qui sut modérer son tempérament impétueux pour mettre douceur et suavité dans toutes ses paroles. « Ce n’est pas par la grandeur de nos actions que nous plaisons à Dieu mais par l’amour avec lequel nous les faisons. C’est l’amour qui donne la perfection et le prix à nos œuvres. »

Implorons sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui se laissa imprégner par la tendresse maternelle de Notre-Dame, elle qui avait aperçu l’espace d’un instant toute sa douceur dans son sourire.

Pendant la récitation de notre chapelet et avant de réciter le « Je vous salue Marie », pensons au sourire que notre maman du ciel fait à chacun de nous, un sourire que nous ne voyons pas mais qui est beaucoup plus beau que tout ce que nous pouvons imaginer, un sourire qui devrait transfigurer nos vies dès que nous prononçons ces saintes paroles, à toute heure du jour et de la nuit.

Avec l’aide de Notre-Dame, travaillons notre caractère afin que notre douceur désarme tous nos adversaires et retire le venin de la douleur qui engendre bien souvent la révolte.

En ce premier janvier, chantons d’une seule voix le Veni Creator afin que Dieu nous aide à conserver paix et suavité dans les rencontres que nous ferons cette année, pour mener à Lui toujours davantage d’âmes au milieu de cette époque enthousiasmante.

Que Notre-Dame des Foyers Ardents veille sur chacun de nous.

Marie du Tertre

 

1 Matt. V.4

2 Amour et silence, par un chartreux

3 Matt. XI. 29

4 Hymne Ave Maris stella : Vierge sans égale, douce entre toutes, délivrés de nos fautes, rendez-nous doux et chastes.

 

 

Te Deum

Notre citation pour novembre et décembre :

« Chanter ne peut guère valoir

 Si au-dedans du cœur ne se lève le chant ;

 Ni le chant ne peut du cœur s’élever

Si n’y réside l’amour pur. » 

Bernard de Ventadour

 

« Te Deum laudámus, te Dóminum confitémur.
Te ætérnum Patrem, omnis terra venerátur.
Tibi omnes ángeli, tibi cæli et univérsæ potestátes :
Tibi chérubim et séraphim incessábili voce proclámant :
Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dóminus Deus Sábaoth.
Pleni sunt cæli et terra maiestátis glóriæ tuæ.
Te gloriósus apostolórum chorus, te prophetárum laudábilis númerus,
Te mártyrum candidátus laudat exércitus.
Te per orbem terrárum sancta confitétur Ecclésia,
Patrem imménsæ maiestátis ;
Venerándum tuum verum  et únicum Fílium ;
Sanctum quoque Paráclitum Spíritum.
Tu rex glóriæ, Christe.
Tu Patris sempitérnus es Fílius.
Tu, ad liberándum susceptúrus hóminem,
non horruísti Vírginis úterum.
Tu, devícto mortis acúleo, aperuísti credéntibus regna cælórum.
Tu ad déxteram Dei sedes, in glória Patris.
Iudex créderis esse ventúrus.
Te ergo quæsumus, tuis fámulis súbveni,
quos pretióso sánguine redemísti.
Ætérna fac cum sanctis tuis in glória numerári.
Salvum fac pópulum tuum,
Dómine, et bénedic hereditáti tuæ.
Et rege eos, et extólle illos usque in ætérnum.
Per síngulos dies benedícimus te ;
Et laudámus nomen tuum in sæculum,
Et in sæculum sæculi.
Dignáre, Dómine,
Die isto sine peccáto nos custodíre.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri.
Fiat misericórdia tua,
Dómine, super nos, quemádmodum sperávimus in te.
In te, Dómine, sperávi : non confúndar in æternum.»

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Mes plus belles pages… Pour les mamans

Conseil d’Elisabeth de la Trinité à sa sœur Guite, mère de famille nombreuse :

 « Et ta méditation ? Je te conseille de simplifier tous tes livres, de te remplir un peu moins, tu verras que cela est bien meilleur. Prends ton crucifix, regarde, écoute. Ne te trouble pas, quand tu es prise comme maintenant et que tu ne peux faire tous tes exercices : on peut prier le Bon Dieu en agissant, il suffit de penser à Lui. Alors tout devient doux et facile, puisque l’on n’est pas seul à agir et que Jésus est là. 

Quand on l’aime, les choses extérieures ne peuvent distraire du Maître et tu es à la fois Marthe et Marie. Rappelle-toi toujours qu’Il te cherche et qu’Il t’aime. Qu’il veut te transformer en un autre Lui-même : laisse-toi emporter sur ces monts lumineux où se consomme enfin l’Union avec Dieu ! Puisqu’Il demeure en toi, il faut que tu le donnes, que partout et toujours ton âme le rayonne. »

 

 

ACTE DE FOI

« Bien vivre n’est rien d’autre qu’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit, » et comment aimer Dieu si nous ne le connaissons pas ? Aimer Dieu ! Vaste programme ! Et l’aimerons-nous jamais assez ?

La maman pourra lire ou simplement s’inspirer de ces pensées pour entretenir un dialogue avec ses enfants ; elle l’adaptera à l’âge de chacun mais y trouvera l’inspiration nécessaire pour rendre la présence de Dieu réelle dans le quotidien matériel et froid qui nous entoure. Elle apprendra ainsi à ses enfants, petit à petit, à méditer ; point n’est besoin pour cela de développer tous les points de ce texte si un seul nourrit l’âme de l’enfant lors de ce moment privilégié. Ainsi, quand les difficultés surgiront, que les épreuves inévitables surviendront, chacun aura acquis l’habitude de retrouver au fond de son cœur Celui qui ne déçoit jamais !

Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous nous avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Eglise, parce que vous ne pouvez ni vous tromper ni nous tromper.

Composition de lieu

Dieu est Tout-Puissant, et omniscient, c’est-à dire qu’Il sait tout : Il n’a jamais eu besoin d’apprendre ou de comprendre ; non, Il sait, tout simplement. L’univers est comme un livre ouvert devant lui, qui voit d’un seul regard le passé, le présent et l’avenir.

Corps de la méditation

Jésus nous a dit : « Je suis la Voie, la Vérité, et la Vie. » Comment la Vérité pourrait-elle se tromper ? Comment Dieu infiniment parfait pourrait-Il nous tromper ? Dieu EST la Vérité, puisqu’en Lui et par Lui réside toute chose ; il suffit que Dieu veuille quelque chose pour que cela soit ! Il est tout puissant sur sa Création : Il peut laisser le vent se lever et calmer la tempête ; rien n’arrive sur terre sans qu’Il le permette. Cela ne veut pas dire qu’Il veut tout, mais rien de ce qui se produit n’arrive sans qu’Il le permette, même si nous n’en comprenons pas toujours le sens.

Et moi, je veux croire de toutes mes forces ce que m’a enseigné Dieu à travers le Père, le Fils et le Saint Esprit. Il a voulu me révéler certains de ses mystères, et a choisi pour cela plusieurs moyens : tout d’abord Il s’est révélé par la Bible et les prophètes, qui ont annoncé la venue de son Fils bien-aimé. Puis Jésus a parlé, il est le Verbe, la deuxième personne de la Sainte Trinité. Et son enseignement est résumé dans les quatre Evangiles que nous ont laissés les saints Luc, Matthieu, Marc et Jean.

Mais le Bon Dieu veut aussi m’instruire des vérités du salut par l’intermédiaire de l’Eglise assistée de l’Esprit-Saint. Il veut passer par elle pour m’apprendre la Vérité, et je veux également croire toutes les vérités que l’Eglise nous enseigne depuis des siècles.

Je veux croire, fermement et complètement, à chacune des vérités de la Foi. Ma pauvre intelligence limitée me permet à peine d’effleurer les grands mystères… Mais les anges eux-mêmes comprennent-ils tout ? Nous sommes de pauvres créatures limitées par notre nature, et les plus intelligents d’entre nous sont encore loin de la science divine ! Quelle belle occasion de pratiquer l’humilité, et en même temps d’aimer à apprendre mon catéchisme ! Pour croire, il faut savoir ce qu’il faut croire !

Colloque

De tout mon cœur, je crois, ô mon divin Père, à toutes les vérités qui sont le socle de l’Eglise catholique. Je prends la résolution de bien apprendre mon catéchisme afin de mieux vous connaître et d’augmenter ainsi en moi la vertu de Foi. Sainte Vierge Marie, mon bon ange, je me confie à vous : ne permettez pas que je perde le premier des cadeaux que j’ai demandé le jour de mon baptême, par la voix de mon parrain et de ma marraine :

« Que demandez-vous à l’Eglise de Dieu ?

– La Foi.

– Et que vous procure la Foi ?

– La Vie éternelle. » Ainsi soit-il.

Germaine Thionville