L’aigle noir

Peut-être avez-vous observé lors de vos récentes vacances d’été à la montagne, un de ces aigles noirs planant dans le ciel ?

Il s’élance d’une falaise et aussitôt des corbeaux batailleurs l’assaillent de toutes parts, cherchant à lui crever les yeux pour l’aveugler. Mais lui, imperturbable, après quelques coups de griffes, continue en planant, son ascension paisible, porté par les courants ascendants.

Il monte, il monte, et en quelques tours dans le ciel, sans montrer aucun effort, il s’est élevé au-dessus de la mêlée des corbeaux qui n’arrivent pas à le suivre en dépit de leurs battements d’ailes effrénés. Sans se soucier des circonstances, des aléas, tout entier tendu vers le ciel, il y monte dans la paix et sans agitation.

Si parfois nous sommes inquiets pour le choix de notre orientation, pour la découverte de notre vocation, si parfois notre esprit se trouble à l’idée de pouvoir échouer dans nos études ; si parfois la critique nous atteint ; si parfois nous doutons de nos capacités à réussir dans nos entreprises ; si parfois notre âme se trouble ; si parfois nous perdons la paix intérieure, pensons à l’aigle noir. Le démon, tel les corbeaux criards, cherche à nous aveugler, à nous empêcher de monter vers le ciel. Il est l’ennemi de la paix et agit dans le trouble pour nous accrocher à la terre dans l’inquiétude. Au contraire, Jésus ne nous a-t-il pas dit : « Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix » ?

Comment conquérir et conserver cette paix intérieure qui est à la fois la base sur laquelle les vertus fleuriront plus facilement, mais aussi le résultat de la culture des vertus ?

La paix étant la tranquillité de l’ordre, si notre vie est en ordre, nous n’avons pas de vraie raison d’être troublé et de perdre la paix, donc chassons ces idées noires. A l’inverse, si nous n’avons pas la paix, commençons par remettre notre vie en ordre, et la paix reviendra.

 

Mais tout d’abord, qu’est-ce qui trouble la paix intérieure ?

C’est cette petite voix qui résonne en nous et dont nous avons du mal à discerner si elle vient de notre conscience, de notre ange gardien ou si elle vient du Malin.

Et alors, quelle attitude tenir face à cette petite voix lancinante qui certaines fois n’est pas loin de nous rendre fou ?

Voici quelques petits conseils simples, fruits de l’expérience et tout à fait modulables en fonction des situations qui sont toutes différentes bien entendu.

Commencer par prier et faire un acte d’abandon : « Mon Dieu, venez à mon aide, je suis là pour faire votre volonté. »

Si cela persiste, confier ces troubles, ces questions à un bon ami. Cela permettra de mettre des mots sur le ressenti, et parfois rien que cela pourra faire s’évanouir le trouble.

Limiter la rêverie et maîtriser l’imagination galopante : si je ressens cela, c’est que je suis fait comme cela ou pour cela… Tout ceci n’est que du vent : s’en tenir aux faits, se les rappeler, ne pas les interpréter.

Quand les questions persistent, il peut être important de prendre le temps de réfléchir sérieusement pour y répondre une bonne fois pour toutes. Par exemple, faire une retraite sur la question de la vocation sera très utile. Car dans ce cadre privilégié, nous serons plus à même de faire les bons choix, aidés par les méthodes de discernement de saint Ignace qui sont très efficaces pour identifier si une inspiration vient de Dieu ou du démon.

Ces moments dédiés à la réflexion permettent sinon de décider du moins d’approfondir notre choix, et il est important de ne pas remettre en question tout le travail et les décisions prises en retraite.

Si on a accordé le temps suffisant à l’examen de la question sous le regard de Dieu et que malgré tout celle-ci persiste, alors il faut y couper court et fuir sans scrupule. C’est encore le Malin qui vient nous troubler.

Un directeur spirituel sera aussi d’une très grande aide dans le cas d’un esprit souvent troublé.

Enfin, tel l’aigle noir, cherchons seulement à monter vers le ciel, et portés par les courants ascendants de la grâce, les corbeaux batailleurs n’auront pas longtemps prise sur nous.

 

Antoine

 

Le chasseur (1974)

Michel Delpech (1946-2016)

Il était cinq heures du matin
On avançait dans les marais
Couverts de brume
J’avais mon fusil dans les mains
Un passereau prenait au loin
De l’altitude
Les chiens pressés marchaient devant
Dans les roseaux.

 

Par-dessus l’étang
Soudain j’ai vu
Passer les oies sauvages
Elles s’en allaient vers le midi, la Méditerranée
Un vol de perdreaux par-dessus les champs
Montait dans les nuages
La forêt chantait
Le soleil brillait au bout des marécages.

 

Avec mon fusil dans les mains
Au fond de moi, je me sentais
Un peu coupable
Alors je suis parti tout seul
J’ai emmené mon épagneul
En promenade
Je regardais le bleu du ciel
Et j’étais bien.

Par-dessus l’étang, soudain j’ai vu
Passer des oies sauvages,

Elles s’en allaient vers le midi, la Méditerranée
Un vol de perdreaux par-dessus les champs
Montait dans les nuages,

La forêt chantait
Le soleil brillait au bout des marécages.


Et tous ces oiseaux qui étaient si bien
Là-haut dans les nuages
J’aurais bien aimé les accompagner
Au bout de leur voyage

Oui tous ces oiseaux qui étaient si bien
Là-haut dans les nuages, j’aurais bien aimé les accompagner
Au bout de leur voyage.

Le chasseur (Les oies sauvages) • Michel Delpech (spotify.com)

 

Conséquences de la non prise en compte de Dieu dans la vie politique

« Ceux qui se laissent détourner du chemin,

le Seigneur les perdra avec ceux qui font le mal.» (Psaume 124)

 

On réduit trop souvent la prise en compte (ou non) de Dieu dans la vie politique française à un débat sur le respect (ou non) de la laïcité dans les lieux publics. Je propose ici de réfléchir à ses conséquences sur la conception même de la politique, ses buts et ses enjeux, en considérant les trois vertus théologales qui devraient fonder l’action politique envisagée de façon catholique : foi, espérance, charité.

La charité, tout d’abord

Les raisons louables de s’engager dans un combat politique ne manquent pas : défendre le respect de la loi naturelle, refuser la culture de mort, servir le Bien commun. Mais le faire sans charité, c’est-à-dire dans un seul souci humaniste qui considère ce que l’homme doit à Dieu tel un non-sujet pour ne s’intéresser qu’à ce que l’homme doit à l’homme, c’est courir le risque de céder à une passion politique néfaste : cette dernière, non raisonnée, ne peut en effet que conduire au péché : la surestimation idéalisée d’une cause dans l’orgueil d’avoir gagné ou la rancœur d’avoir perdu et, dans les deux cas, l’indifférence systémique au sort de son prochain. Concevoir la politique sans l’adosser à la vertu de charité revient ainsi à en pervertir le principe qui est l’organisation de la Cité terrestre dans l’intérêt de tous au regard de ce que nous devons collectivement à Dieu.

L’espérance, ensuite

Idolâtrer la seule cité terrestre en cédant ainsi à une passion politique non raisonnée conduit fatalement à désespérer du Ciel. La politique doit certes indiquer une route fiable afin de tracer un avenir collectif et heureux : sans avenir défini, l’être humain est perdu ; perdu, il se découvre inquiet ; inquiet, il devient violent. Mais une politique qui ne s’adosse plus sur l’espérance en Dieu est réduite à puiser dans les idéologies et les utopies terrestres des motifs d’espoir naturellement restreints. C’est la charité qui fonde l’envergure d’une action et l’espérance qui rassemble les énergies pour la mener à son terme. Agir sans espérance amène subtilement à ne plus croire à l’action, et donc à perdre cette envergure. Du représentant politique à son électeur, on s’installe alors dans un mépris réciproque qui ne peut que détériorer entre eux, par la suspicion, un lien social déjà précaire, puisque Dieu n’en est plus la finalité.

La foi, enfin

Désespérer du Ciel et soustraire à Dieu « le caractère unique de sa Seigneurie », comme le dit saint Thomas d’Aquin, cela revient donc en dernier ressort à pécher contre la foi. De la tiédeur à la lassitude, de la lassitude au doute, du doute à l’apostasie : le sens même de la vie en communauté se décompose car il a perdu sa raison d’être la plus sublime, comme en témoigne, dans cette société cybernétique liquide et désagrégée, l’absence d’urbanité dont nous subissons les effets. Les utopies pullulent, les idéologies s’accroissent, les sectes prospèrent : mondialisme, islamisme, noachisme, wokisme, antispécisme, dataïsme, transhumanisme… « Dieu est mort » et les individus ne peuvent, semble-t-il, que subir les événements redoutables qui découlent d’un semblable dérèglement lorsque, partout, s’accroissent les conflits entre les générations, la guerre entre les races et les sexes, les violences entre des citoyens de plus en plus isolés et livrés à tous les ennemis de Jésus-Christ Lui-même.

« Pour que vous viviez avec Dieu »

On ne peut gagner un combat contre un mal aussi endémique sans en avoir bien compris l’origine : nous ne sommes collectivement pas en paix parce que nous avons péché contre Dieu. Comme le dit le saint curé d’Ars : « Par le péché, nous méprisons le bon Dieu, nous crucifions le Bon Dieu ! Que c’est dommage de perdre des âmes qui ont tant coûté de souffrances à Notre-Seigneur ! Quel mal vous fait Notre-Seigneur pour le traiter de la sorte ? Si les pauvres damnés pouvaient  revenir sur la terre !… S’ils étaient à notre place !… Oh ! Que nous sommes ingrats ! Le Bon Dieu nous appelle à lui et nous le fuyons. Il veut nous rendre heureux et nous ne voulons point de son bonheur ; il nous commande de l’aimer et nous donnons notre cœur au démon1… » Ce n’est donc pas la passion politique en soi qu’il convient de fuir ou de combattre, mais son origine, qui est le péché originel et tous ceux que génèrent sans cesse notre nature blessée. Mais comment comprendre en profondeur la façon de demeurer en paix dans une cité terrestre dont le destin reconduit de siècle en siècle paraît être de ne l’être jamais ?

Tout commence par un vrai repentir, une véritable contrition qui, avant d’être œuvre de l’Agir, soit authentiquement œuvre de l’Esprit. Dans les paroles que le prêtre murmure à l’oreille de chacun d’entre nous avant qu’il ne quitte le confessionnal, se trouve la clé de toute action politique raisonnée : tout ce qu’on pourra faire de bon sur terre ne se départira jamais de ce qu’il nous faudra supporter de pénible. Ainsi, pour que le combat politique retrouve une visée catholique et porte ses fruits, il doit reposer sur le socle irréfragable de la foi, de l’espérance et de la charité. Cela n’est possible que si chacun accepte de porter sa propre croix. Tel est la secret de cette Paix si particulière qu’apporte la contrition, et que le Seigneur Seul sait et peut donner.

Encore une fois, écoutons ces paroles données lors de l’absolution :

« Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde ; par la mort et la résurrection de son Fils, il a réconcilié le monde avec lui et il a envoyé l’Esprit Saint pour la rémission des péchés : par le ministère de l’Eglise, qu’il vous donne le pardon et la paix. (…) Que la Passion de Jésus-Christ, notre Seigneur, l’intercession de la Vierge Marie et de tous les saints, tout ce que vous ferez de bon et supporterez de pénible contribuent au pardon de vos péchés, augmente en vous la grâce pour que vous viviez avec Dieu. »

G. Guindon

 

1 A. MONNIN, Le Curé d’Ars, vie de Jean-Marie Vianney, t.1, 1861, 3e éd

 

 

Un bel ourlet!

 

De fil en aiguille

Un bel ourlet, garantie d’un vêtement « fait main qui n’en a pas l’air » !

 

Chères couturières,

Pour coudre pour soi, il faut maîtriser quelques techniques. Sinon, nos vêtements resteront au placard et même en cousant beaucoup, nous « n’aurons rien à nous mettre » … ! Parmi les éléments techniques, mais pas si difficiles avec un petit peu de méthode, il y a les ourlets. Vous connaissez l’ourlet qui plisse avec ce tissu coupé dans le biais, impossible à replier ? Et l’arrière de la jupe trop court car l’ourlet a été réalisé à la même hauteur sur tout son périmètre ?

Prenez aujourd’hui avec moi la résolution de ne plus faire d’ourlet-sabordage en 5 minutes pour terminer le plus vite possible ces vêtements que nous passons quelques heures à réaliser…

Bonne lecture de notre fiche, en espérant qu’elle vous soit d’une aide utile pour vos prochains ouvrages !

Atelier couture

https://foyers-ardents.org/wp-content/uploads/2024/09/2024_08_14_Ourlet_fiche-site-003.pptx

 

 

L’instant présent

L’instant présent est d’abord celui de la présence de Dieu : « Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. » Dieu est l’éternel présent. Nous devons être convaincus que chaque instant, quel qu’en soit le contenu, est plein de la présence de Dieu, riche d’une possibilité de communion spirituelle avec lui. On ne communie à Dieu ni dans le passé, ni dans le futur, mais en vivant chaque instant en sa présence.

Au lieu d’être constamment projeté dans le passé ou dans l’avenir, il faudrait apprendre à vivre chaque moment comme se suffisant à lui-même car Dieu est là, et si Dieu est là je ne manque de rien.

Notre sentiment de vide, de frustration, d’inquiétude, l’impression de manquer de telle ou telle chose vient souvent du fait que nous vivons dans le passé (regrets, déceptions…), ou dans l’avenir (peurs, vaines attentes…) au lieu de vivre chaque instant en l’accueillant tel qu’il est, riche de la présence de Dieu qui nous nourrit et nous fortifie. Vivre ainsi l’instant présent dilate le cœur ! « Apprenons à lancer notre cœur à Dieu », recommande saint Bernard. Le Seigneur se sent alors comme chez Lui dans l’âme qui s’abandonne tout à Lui.

 

Aujourd’hui

Sans me soucier du passé ni de l’avenir, aujourd’hui je décide de croire, aujourd’hui je veux mettre toute ma confiance en Dieu, aujourd’hui je choisis d’aimer Dieu et mon prochain, et le jour suivant, nouvel « aujourd’hui » qui m’est accordé par la grâce divine, je recommence. Et ainsi de suite inlassablement, sans chercher à mesurer mes progrès, sans me décourager de mes faiblesses, sans me targuer de mes réussites, ne comptant pas sur mes propres forces, mais m’appuyant sur la Providence dans une présence de Dieu constante.

Sainte Thérèse de Lisieux disait : « Pour t’aimer ô Jésus, je n’ai rien qu’aujourd’hui… C’est parce qu’on pense au passé et à l’avenir qu’on se décourage et qu’on se désespère. »

Ce qui nous écrase, c’est bien souvent la projection dans l’avenir. Ce n’est pas la souffrance, mais l’idée que nous en avons. « Le grand obstacle, c’est toujours la représentation et non la réalité. La réalité, on la prend en charge, on la hisse sur ses épaules, et c’est en la portant que l’on accroît son endurance. Mais la représentation de la souffrance, – qui n’est pas la souffrance car celle-ci est féconde et peut nous rendre la vie précieuse – il faut la briser. Et en brisant ces représentations qui emprisonnent la vie derrière leurs grilles, on libère en soi la vie réelle avec toutes ses faces, et l’on devient capable de supporter la souffrance réelle dans sa propre vie. »

 

Femme, pourquoi pleurez-vous ? Qui cherchez -vous ?

La foi de Marie-Madeleine a été mise à rude épreuve. Tantôt paisible et priante, tantôt pleurante et souffrante… La foi de la grande convertie a été modelée, purifiée par la sage pédagogie de Dieu. On aurait pu penser que cela suffisait, mais il n’en est rien ! La bonne et fidèle Madeleine va subir une nouvelle purification. Comment Jésus va-t-il s’y prendre ? En laissant quelque temps la pauvre femme troublée par ses propres pensées, ses manières, ses projets… >>>  >>> Or ce côté trop humain doit être anéanti pour que l’âme puisse se plonger sans retour dans la joie de la Résurrection.

Il est tôt le matin, Marie-Madeleine se rend au sépulcre qu’elle trouve vide, la pierre roulée. Une peur panique, irrépressible, l’angoisse du tombeau vide la gagne subitement. Saisie de vertige, elle court auprès de Pierre et Jean : « Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l’ont mis ! » Elle retourne ensuite au sépulcre et se retrouve seule, elle s’agite, tout en pleurs parcourant le monde par son imagination affolée…

On se souvient que Marie-Madeleine avait tout donné à Jésus, à commencer par elle-même. Elle avait vu en lui sa miséricorde éternelle et s’était livrée à Lui. Jésus était sa vie, sa joie, son espérance, son tout. Et Le voilà perdu, disparu. Que Lui a-t-on fait ? Où est-Il ?

La foi de Madeleine traverse un nouveau purgatoire, une épreuve terrible mais nécessaire pour jouir bientôt de « l’union transformante ». C’est en passant par le feu que le sable devient verre. La pécheresse convertie doit apprendre que Dieu n’est jamais plus présent que lorsqu’on le croit absent. Bossuet a très bien exprimé ce mystère :

« Vous plaindrez-vous qu’il vous a trompée ? Non, non il ne vous trompe pas ; ou s’il nous trompe, c’est d’une autre sorte. C’est qu’il nous unit à lui plus intimement dans le temps même que tous nos sens n’éprouvent qu’éloignement et séparation. C’est ainsi que l’amour doit être traité pendant ce pèlerinage.

Il faut qu’il se nourrisse de la foi, qu’il ne vive que d’espérance ; qu’il croisse parmi les détachements et les privations les plus tuantes ; car il faut non seulement qu’il meure martyr de Jésus-Christ, que ses propres ardeurs soient son martyre, et que son bien-aimé même soit son tyran. […] Telle est la conduite, tels sont les détours, telle est la tyrannie de l’amour divin durant ces temps misérables de captivité et d’exil1. »

« Le chrétien de tous les temps n’est pas exempt de telles épreuves. Il connaît aussi l’angoisse du tombeau vide quand il assiste impuissant à la perte de la foi chez un fils ou un frère, au désastre d’un foyer qui se déchire, aux sacrilèges liturgiques, aux profanations du sacerdoce. Autant de tombeaux, autant de sanctuaires souillés par la main des impies, autant de désastres qui laissent l’homme de Dieu désarmé, autant de vides qui arrachent les larmes de compassion, autant de tabernacles qu’il faut rendre au Seigneur. Quel tourment pour le cœur qui aime Dieu ! Mais l’Esprit Saint passe et prépare l’âme à la vision2. »

« A chaque jour suffit sa peine », essayons de suivre cet enseignement du Christ, et de ne pas ajouter à la peine du jour, qui est déjà bien suffisante, celle d’hier et celle de demain ! Pour cela exerçons-nous à ne porter que la difficulté d’aujourd’hui, en remettant le passé à la Miséricorde divine, et l’avenir à la Providence.

 

Sophie de Lédinghen

 

 

1 Bossuet, Discours inédit

Sainte Marie-Madeleine, la foi victorieuse. Ed. du Saint Nom