Quand les travaux de la vie quotidienne nous ennuient, c’est notre vide intérieur que nous projetons sur les autres. La continuité n’entraîne pas toujours la monotonie et ce qu’on fait par amour est toujours nouveau.
Gustave Thibon
La recette d'une famille heureuse !
Quand les travaux de la vie quotidienne nous ennuient, c’est notre vide intérieur que nous projetons sur les autres. La continuité n’entraîne pas toujours la monotonie et ce qu’on fait par amour est toujours nouveau.
Gustave Thibon
Les événements, c’est moi, dit Dieu.
C’est moi qui vous caresse ou qui vous rabote,
Mais c’est toujours moi.
Chaque année, chaque heure, chaque événement,
C’est moi,
C’est moi qui viens,
C’est moi qui vous aime,
C’est moi, n’ayez pas peur.
Charles Péguy
L’encadrement de cette précieuse gravure a été onéreux ou vous a demandé des efforts et du temps, si vous l’avez réalisé par vous-même.
Mais il arrive parfois que ces objets si décoratifs se détériorent. Le papier de la gravure se gondole, ou se « pique ». La cause est l’humidité du mur sur lequel le cadre est accroché.
Comment se prémunir de cette détérioration ? Le conseil vient d’une professionnelle qui recommande l’utilisation des bouchons de liège.
Il vous suffira de découper en rondelles un bouchon de ce type (comme un saucisson) et de coller quatre rondelles aux quatre coins du cadre. La gravure sera ainsi isolée du mur, les rondelles permettant également la circulation de l’air entre le mur et le cadre.
Un peu de patience, c’est minutieux à réaliser, mais le résultat en vaut la peine, pour la bonne conservation de vos aquarelles, gravure ou photos les plus chères.
N’hésitez surtout pas à partager vos astuces en écrivant au journal !
La reconnaissance du droit constitutionnel à l’avortement était-elle à peine achevée qu’une nouvelle réforme de société tout aussi mortifère était lancée avec l’adoption le 10 avril 2024 par le conseil des ministres d’un « projet de loi relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie ». Au-delà de la pudicité des termes utilisés, c’est bien l’euthanasie et l’aide à mourir que ce texte veut autoriser. Celui-ci a été adopté le 17 mai 2024 par la commission spéciale de l’Assemblée Nationale chargée de l’examiner, et figure à l’ordre du jour de la séance plénière du 27 mai au 6 juin 2024. Son adoption définitive n’est pas prévue avant le milieu de l’année 2025 et nous aurons l’occasion d’examiner son contenu dans un prochain numéro de notre revue.
Le lien entre avortement et euthanasie peut être facilement établi : après avoir porté atteinte à la vie lors de la conception, il est malheureusement logique de faire de même à la fin de celle-ci. Il ne s’agit pas dans cet article de comparer ces deux réformes dont la gravité et la transgression par rapport à la morale naturelle sont considérables, mais de réfléchir à la voie empruntée pour les faire aboutir. Plus de quarante ans séparent en France la mise en œuvre de ces deux « mesures de libéralisation ». Cet intervalle de temps a été plus réduit dans les pays du nord de l’Europe et même dans un pays anciennement catholique et dont la vie politique a longtemps été dominée par la démocratie chrétienne comme la Belgique. Il est toutefois possible de trouver des traits communs tant en ce qui concerne les motifs invoqués et surtout les moyens utilisés pour faire avancer ces deux causes.
Ces deux réformes sont en germe depuis les années 1970. La libéralisation de l’avortement est le prolongement inévitable de l’action du planning familial dans les années 1960. Pour l’euthanasie, des personnalités comme le sénateur Henri Caillavet et le docteur Pierre Simon ont contribué à introduire le sujet dans la vie politique. Le premier fut ancien ministre, Grand maître du Grand Orient de France et président de la Fraternelle parlementaire qui regroupe les députés et sénateurs francs-maçons de toutes obédiences et de tous bords politiques pour faire avancer les projets soutenus par les loges. Il fut un ardent promoteur de toutes les « libertés sexuelles » et proposa d’abaisser à treize ans la majorité dans ce domaine. Après la légalisation de l’avortement, en 1975, il déposa en avril 1978 une proposition de loi sur l’euthanasie. En 1986, il devint président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité qu’avait fondée en 1980 un autre dignitaire franc-maçon Pierre Simon, Grand maître de la Grande loge de France, auteur d’un ouvrage intitulé de façon contre intuitive « De la vie en toute chose », dans lequel il défend la liberté de l’avortement et de l’euthanasie. Ce fut aussi un défenseur de la procréation médicale assistée. Pierre Simon était très proche de Lucien Neuwirth, député puis sénateur de la Loire, qui fut à l’origine du vote de la loi de 1967 libéralisant la contraception. Il fut aussi collaborateur dans des gouvernements « de droite » de plusieurs ministres de la santé comme Robert Boulin, Michel Poniatowski et Simone Veil. Pour lui, la vie est un « agencement de cellules » qui peut être déclenché sur commande et arrêté de la même façon.
Ces deux causes – avortement et euthanasie – furent introduites en même temps mais aussi défendues avec les mêmes arguments reposant sur le droit de disposer de son corps et les mêmes méthodes que sont la dramatisation de cas particuliers, l’acquittement des personnes violant la loi, les appels des « grandes consciences » et la progression par étape.
Pour l’euthanasie, nous avons eu plusieurs cas individuels médiatisés comme celui de Vincent Humbert, jeune pompier de 21 ans, victime en 2000 d’un accident de la route qui l’avait rendu tétraplégique, aveugle et muet. Le médecin qui a mis fin à ses jours en 2003, ainsi que sa mère qui peut être considérée comme sa complice furent acquittés. Près de vingt ans plus tard, avec le cas de Vincent Lambert, victime lui aussi d’un grave accident de la circulation, une nouvelle étape fut franchie puisque l’arrêt de toute alimentation fut ordonné en justice, face à une famille malheureusement divisée. Le lien entre avortement et euthanasie fut bien mis en évidence par le procureur général de la Cour de cassation, saisie au bout d’un très long parcours judiciaire, lorsqu’il a mis en garde les juges tentés de soutenir la position prise par la cour d’appel de Paris en faveur de la reprise de l’alimentation de Vincent, en leur disant que celle-ci aboutirait à remettre en cause le droit à l’avortement.
Parmi les appels des « grandes consciences », nous pouvons citer le manifeste des Prix Nobel en faveur de l’euthanasie lancé dès 1974, et l’avis du comité national consultatif d’éthique de mars 2000 qui admettait déjà une « exception d’euthanasie ». Ce même comité, en mars 2022, alors présidé par un catholique pratiquant dont l’épidémie du covid a assuré la notoriété, admettait, de façon strictement encadrée, « la possibilité d’un accès légal à une assistance au suicide », permettant l’aide à mourir non seulement des personnes en fin de vie mais aussi de celles « atteintes de maladies graves et incurables provoquant des souffrances réfractaires dont le pronostic vital est engagé à moyen terme ». Au-delà du jargon employé, il y a bien la mort sur ordonnance.
La progression par étape se vérifie pour l’euthanasie comme pour l’avortement. Pour celui-ci, la loi, a d’abord mis en œuvre une libéralisation temporaire, dans un délai limité, applicable à la femme en situation de détresse, avant de le consacrer par un droit constitutionnel. Pour l’euthanasie, la loi Léonetti du 22 avril 2005, avait pour objet d’empêcher également l’acharnement thérapeutique, qualifié d’« obstination déraisonnable » dans le traitement des malades en fin de vie et permettait ainsi au patient de demander, dans un cadre défini, l’arrêt d’un traitement médical trop lourd. Cette volonté peut notamment être exprimée par le biais de directives anticipées ou par le recours à une personne de confiance. Onze ans plus tard, la loi Léonetti-Clayes, du nom des parlementaires UMP et PS qui en furent à l’origine, promulguée le 2 février 2016, instaure un droit à la « sédation profonde et continue jusqu’à la mort » pour les malades en phase terminale, ainsi que des directives anticipées contraignantes pour le médecin. En 2024, la suppression par la commission spéciale de l’Assemblée Nationale de beaucoup des timides garde-fous présents dans le projet du gouvernement montre que celui-ci n’est qu’une nouvelle étape vers une plus grande libéralisation. Humainement parlant, l’histoire est malheureusement déjà écrite.
Thierry de la Rollandière
« Je suis maître de moi comme de l’univers ;
Je le suis, je veux l’être. Ô siècles, ô mémoires
Conservez à jamais cette illustre victoire.»
Ces quelques vers d’Auguste dans le Cinna de Corneille n’ont-ils jamais fait rêver les plus timides d’entre nous ? Quelle plus grande victoire que la victoire sur soi-même ? La victoire dont parle Auguste ici, est une victoire sur son esprit de vengeance lorsqu’il accorde de façon magnanime le pardon à Cinna, son assassin. Mais n’est-ce pas une victoire aussi grande sur soi-même que celle de surmonter sa timidité quand, introverti, le manque de confiance en nous peut aller jusqu’à nous paralyser ?
La timidité est une difficulté temporaire qui concerne principalement les plus réservés d’entre nous à l’âge où ils n’ont pas encore acquis suffisamment d’estime d’eux-mêmes pour pouvoir s’adresser aux autres sans crainte de leur regard. Elle concerne donc beaucoup de jeunes, et la bonne nouvelle c’est que l’on peut en sortir assez facilement à condition de le vouloir.
Si nous sommes timides, nous n’avons souvent que peu d’estime de nous, et nous avons tendance à chercher l’estime qui nous manque dans le regard des autres. Le problème est que nous ne sommes pas certains de l’obtenir et cela risque de blesser notre orgueil. Nous préférons donc plus souvent ne pas nous exposer à ce regard pour ne pas mettre en danger le peu de confiance en nous qu’il nous reste. Ayant de ce fait peu d’occasions de rentrer réellement en relation avec nous et de découvrir notre personnalité, les autres peuvent donc avoir tendance à nous méjuger un peu rapidement ce qui, de ce fait, diminue encore notre estime personnelle et alimente le cercle vicieux de la timidité.
Petit à petit, si ce défaut n’est pas combattu pied à pied, nous nous renfermerons sur nous-même et nous irons de tristesse en dépression. Une timidité excessive est ainsi un véritable frein au développement de notre personnalité d’homme et de chrétien libre et autonome, et peut aller jusqu’à nous bloquer sur le plan professionnel ou personnel.
Alors comment lutter contre ? Puis-je réellement me sortir de cette timidité qui me paralyse ?
– Non, c’est fichu, je suis né comme cela, je suis condamné à supporter ma timidité et ses tristes conséquences jusqu’à la fin de ma vie !
– Eh non ! Ce n’est pas vrai. N’écoute pas l’esprit menteur qui cherche à t’enfoncer en utilisant les faiblesses de ta nature ! Au fond, c’est sur l’orgueil et le respect humain qu’il joue sa gamme.
– Au contraire, compte sur ton ange gardien qui est le mieux placé pour te sortir de cette ornière. Quand tu n’oses pas ou que tu as peur de t’adresser à quelqu’un, invoque son ange gardien pour qu’il le dispose favorablement, et le tien pour qu’il t’inspire les bons mots. Demande-lui, ainsi qu’au Saint-Esprit, de t’envoyer le don de Force. Et armé des secours du ciel et de la communion fréquente, qui est le meilleur moyen d’obtenir de l’aide pour grandir dans cette vertu de Force, il ne te reste plus qu’à passer à l’action.
Sache pour commencer qu’au moins 50% des gens ont été timides à divers degrés dans leur vie et que 80% d’entre eux ont réussi à beaucoup progresser en vieillissant.
Ensuite, exerce-toi chaque jour à faire une action que tu n’oses pas faire par timidité, en la considérant comme le petit défi du jour.
Commence par des choses assez faciles :
– Te regarder dans la glace et remercier Dieu pour tout ce qu’il a fait pour toi,
– Dire quelques mots au clochard que tu croises le matin,
– Faire un compliment à la boulangère,
– T’obliger à développer quand on te pose une question,
– Expliquer tes choix,
– Décrire à ton entourage ce que tu ressens devant une situation,
– Lever la main en cours pour poser une question devant tout le monde,
– Quand tu es devant une situation qui te paraît ridicule, rire de toi et dédramatiser,
– Répondre au téléphone,
– Appeler spontanément un ami, etc.
Et lors de ton examen de conscience, remémore-toi les réussites que tu as eues durant la journée. Cela te permettra de te rendre compte progressivement que tu es capable de surmonter cette peur du regard des autres, et ainsi d’augmenter ta confiance en toi.
Le cercle vertueux se met alors en place : c’est ainsi plus facile de s’adresser aux autres qui de ce fait, te connaissent mieux et t’estiment davantage parce qu’au fond tu es un chic type, et ils te le disent, tu en prends ainsi conscience et tu n’as donc plus peur de ne pas l’être, etc, etc…
Un autre moyen qui peut aussi t’aider, c’est d’imaginer tout ce que tu pourrais faire si tu osais t’adresser aux autres sans crainte. Cela ne te donne-t-il pas envie d’y parvenir ? Ah si seulement j’osais …
Oui tu en es capable, avec l’aide du Ciel et un peu d’exercice, tout est possible ! Il faut simplement le vouloir. Et la volonté, c’est comme un muscle qu’il faut exercer et entraîner pour qu’il révèle toute sa puissance.
Parles-en aussi à un bon ami. Cela fera d’abord un bon exercice pratique, et tu découvriras sans doute qu’il a eu ou qu’il a les mêmes difficultés. Cela vous permettra de vous entraider et de vous lancer des défis d’audace.
Enfin, si tu suis ces quelques conseils, au bout de quelques mois, les progrès seront déjà tangibles et dans quelques années, personne ne pourra deviner que tu es un « ancien timide ». Ta confiance en toi ne dépendra plus du regard des autres, mais sera placée sous le regard de Dieu.
Et souviens-toi que « l’audacieux se trompera parfois, le timide toujours, l’audacieux pourra échouer, le timide n’ayant rien entrepris, rien risqué, ne réussira jamais ».
Devenir audacieux, c’est tout le bien que je te souhaite, cher ami, en « situation temporaire de timidité ».
Bon courage et en avant, le jeu en vaut vraiment la chandelle !
Antoine