Le Bon Dieu – Celles qui règnent – Les mères chrétiennes

« Le Bon Dieu n’est pas morose ; il n’aime pas les troubles, la tristesse, les

« bonnets de nuit ». Le Bon Dieu est la lumière et la joie ; et il ne demande qu’à communiquer des choses délicieuses à ses enfants. Evidemment, il ne le fait pas en plein ici-bas : la lumière est toujours mêlée d’ombres, et la joie de la croix. Parfois même les ombres sont bien épaisses ; et dans ces ombres on voit s’ajouter bien des fantômes. Ces  fantômes sont-ils autre chose que les ombres elles-mêmes, vues à travers notre imagination ? Evidemment on ne sait pas… Mais Dieu sait bien, Lui. Et voilà pourquoi le cœur qui a confiance en Lui garde sa sérénité. Il s’en remet à Lui du soin de le protéger ; il s’appuie sur  les Ave de son chapelet qui semble une défense bien fragile et qui sont en réalité une armure invincible. »

Silence cartusien Dom Guillerand

« Grâce à son épouse, l’époux trouve son nécessaire en sa propre maison : le nécessaire de sa vie temporelle, de sa vie affective, de sa vie intellectuelle  (…). Il n’a pour ainsi dire rien à chercher au dehors. (…) Tout se traite en douceur, tout se fait de concert,  tout s’accomplit en paix. L’épouse sent que son plaisir est surtout de faire plaisir, et que la joie de son époux est la plus aimée de ses joies. Certes, c’est une bien grande puissance, c’est une puissance divine que celle de  rendre un être vraiment et saintement heureux. Femmes chrétiennes, Dieu vous la donne et très spécialement au regard de vos maris. En vous donnant ainsi le pouvoir de les rendre heureux, il vous en impose très évidemment le devoir ; sinon le devoir d’y réussir, au moins celui d’y travailler. Cela implique de grandes vertus et oblige à plus d’un sacrifice ; mais c’est  la beauté et l’honneur du mariage qu’y entrant si avant et par tant de côtés dans le saint et délicieux mystère de l’union de Jésus avec son Eglise, on y participe aussi pratiquement à cette abnégation, à cette immolation en laquelle elle a son principe et sur laquelle elle est toute fondée. »

Conférences des mères chrétiennes – Tome 1 La femme forte – Mgr Gay

« Soyez de celles qui règnent vraiment : les détachées, les humbles et les douces. Vous ne pouvez pas être neutres ici-bas. Vos regards, votre physionomie, votre cœur, vos gestes, votre attitude,  votre vie, tout en vous est une puissance. Vous êtes fatalement une influence pour le bien, ou une influence pour le mal. Il vous appartient de choisir  comment  vous régnerez, par l’orgueil  et  l’amour du monde ou par l’humilité  de  la vertu  et le dévouement. Femmes qui voulez régner, ne cherchez pas ailleurs que dans vos foyers. La couronne est là. Ne vous soustrayez pas à vos devoirs immédiats. Ne changez pas l’ordre providentiel que Dieu a posé. »

Abbé Tissier

Le Roi d’Ys

« La conversation raccourcit la route, et le chant le travail » (proverbe russe)

 Temps de vacances, temps de bords de mer, la Bretagne est à l’honneur de cette chronique, peut-être certaines d’entre vous s’y rendront cet été ?

 Le Roi d’Ys

7 mai 1888, Opéra Comique, Paris

Edouard Lalo (1823-1892)

Interprétation par Mady Mesplé et Nicola Gedda

https://open.spotify.com/track/70SivV6spuvOi0JuUJWR ar?si=4inGFFh_QqGFMX4SaMmcTQ

Seul opéra de Lalo, le Roi d’Ys est inspiré par la légende de la ville d’Ys, capitale de la Cornouaille. Les deux héros, Mylio et Rozenn s’aiment et leurs noces se célèbrent dans la chapelle du Palais d’Ys. Saint Corentin apaise les flots qui menaçaient d’engloutir Ys.

Un des rares opéras du XIXème siècle, d’inspiration chrétienne… Je vous propose le duo des jeunes époux, qui se place au moment des noces.

 ROZENN

Cher Mylio!

MYLIO

Oui, le Seigneur est bon pour nous, Il nous délivre de cruels ennemis

Puisqu’il met votre main dans la mienne.

Ma Rozenn, je t’aime.

ROZENN

O mon époux ! je t’aime, ô Mylio ! Je t’aime !

MYLIO

A l’autel j’allais rayonnant! Mon amour était ma prière, Je tremble maintenant

D’un bonheur trop grand pour la terre. Dieu qui me remet, comme un trésor sacré Un de ses anges sous ma garde,  Désormais me regarde.

ROZENN

Dans mon cœur enivré Ne tressaille qu’une pensée, C’est que toujours je sentirai

Ma main par la tienne pressée, Je ne connais, et n’ai connu jamais

Que la route par toi suivie, Et ta vie est ma vie !

MYLIO

Que le ciel, se penchant sur nous, Mêle son éternelle flamme

Au baiser que l’époux Donnant toute son âme, Met au front de la femme  !

ROZENN

Je t’aime! O cher époux!

A toi toute ma vie !

MYLIO

Des chemins où tu dois marcher à mon côté, Sois la seule clarté,

De tous mes rameaux, sois la rose !

ROZENN

Mylio !

MYLIO

Et, laissant jusqu’au soir tes regards dans les miens, En mes songes reviens

Quand ma paupière sera close.

ROZENN ET MYLIO

Aimer, c’est la loi sainte, la douce loi ! Dans l’ivresse infinie, à toi, toujours à toi!

Je t’aime et mon cœur, enfin, sur ton cœur se pose !

Pour celles qui souhaitent mieux connaître cette œuvre, vous pouvez aussi découvrir la célèbre aubade de Mylio : « Vainement ma bien-aimée … »

https://open.spotify.com/track/4XgbnwtDGMX0SH5RLJVzJ9?si=MBanO-qkTF-_p1wkHwwzaQ

 La première interprétation de cet opéra connut un succès immense et Edouard Lalo fut promu officier de la Légion d’Honneur l’année suivante.

Les dangers de l’Aluminium

L’Aluminium est un élément qui fait partie des constituants de l’écorce terrestre ; en quantité, il arrive en 3ème position après l’Oxygène et le Silicium. Il est naturellement présent dans le sol et dans les eaux, y compris celles destinées à la consommation humaine.

Ses propriétés physico-chimiques en font un métal très utilisé dans différents domaines tels que l’industrie du bâtiment, celle de l’agro-alimentaire dans les emballages de produits, les conservateurs, les colorants, les additifs, ainsi que la fabrication d’ustensiles de cuisine ; en pharmacie dans les pansements gastriques, les adjuvants de vaccins, le verre pharmaceutique ; en cosmétique, dans les anti-transpirants, les produits de maquillage…

Les principales voies d’exposition sont :

-la voie orale : aliments, eaux, médicaments ;

-la voie cutanée : cosmétiques, anti-transpirants, vaccins ;

-la voie respiratoire : inhalation de poussières.

Exposition par voie orale :

L’absorption par voie digestive est évaluée par différentes études de l’ordre de 0,1 à 1%. Différents paramètres font varier la dose absorbée : l’état de santé, l’âge, le contenu de l’estomac, la formulation de l’aluminium.

Les aliments : En plus de sa présence naturelle dans certains aliments (légumes sauf pomme de terre, les pates…), l’aluminium se retrouve dans les  produits  transformés issus de l’industrie agroalimentaire comme colorant, anti agglomérant, affermissant et dans les additifs alimentaires (E 541, E 173, E 520, E 1452). Cette voie est une voie d’exposition majeure.

Les ustensiles de cuisine : en contact avec les aliments ou les matériaux d’emballage.

L’eau de boisson : L’aluminium est naturellement présent dans l’eau de boisson car présent dans l’environnement. De plus, les sels d’aluminium sont utilisés pour le traitement de l’eau ; il faut savoir que des contrôles sanitaires sont effectués régulièrement pour ne pas dépasser les recommandations (valeur réglementaire de 0,2 mg/l) valeur fixée par la DCE32, par l’OMS33.

Exposition cutanée : L’aluminium est présent dans les cosmétiques, les déodorants ou anti-transpirants sous forme de sels d’aluminium, dans les rouges à lèvres sous forme colloïdale ou dans les dentifrices. Il n’y a pas d’étude suffisante actuellement pour évaluer la biodisponibilité cutanée de l’aluminium cependant l’AFSSAPS 34  recommandait une diminution de la teneur en aluminium des cosmétiques et de ne pas utiliser de cosmétiques sur peau lésée ou irritée.

Exposition par voie respiratoire :

Cette voie est mineure en raison de la faible présence d’aluminium dans l’atmosphère. Elle concerne surtout certains professionnels. L’absorption se fait par inhalation de poussières d’aluminium qui arrivant au niveau de la muqueuse respiratoire sont piégées par les mouvements mucociliaires des cellules épithéliales et passent ensuite dans l’appareil digestif qui les élimine par voie naturelle ; mais certaines particules pénétrant au niveau des voies respiratoires supérieures peuvent contaminer l’épithélium nasal et atteindre le cerveau.

Les risques pour la santé :

Longtemps considéré comme sans danger pour l’homme du fait de sa très faible absorption par l’organisme, de nombreuses études montrent à présent que l’aluminium peut être toxique :

  1. Au plan neurologique : encéphalopathies et perturbation des fonctions psycho- motrices. Des études du Dr Romain Gherardi sur les vaccins contenant de l’aluminium montrent une neurotoxicité chez la

Sur la question de la démence ou de la maladie d’Alzheimer, un rapport de la Direction Générale de la Santé de novembre 2003, ferait état d’une augmentation du risque de démence ou d’Alzheimer pour une concentration hydrique d’aluminium supérieure à 0,2 mg/litre ; mais actuellement et officiellement, vis-à-vis des médias, cette relation entre aluminium et Alzheimer n’est pas retenue35.

  1. Au plan cutané : certains cancers du sein seraient liés à l’utilisation de déodorants ou antitranspirants contenant de l’aluminium. D’où l’insistance actuelle des publicitaires concernant la vente de déodorants dépourvus de sels d’aluminium.
  2. Au plan immunologique : apparition d’allergies. C’est un domaine étendu tant les allergies sont nombreuses ; on a pu recenser quelques cas de dermatite atopique érythémateuse après des vaccinations, notamment celle contre la grippe.

Nous aborderons dans le prochain numéro le problème de l’aluminium utilisé dans les vaccins.

Dr. N. Rémy

32 DCE : Directive Cadre Eau

33 OMS : Organisation mondiale de la santé.

34 AFSSAPS : Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. [A noter que l’Afssaps a disparu en 2012 pour laisser la place à l’ANSM, l’agence nationale de sécurité du médicament].

35 Rapport de l’Afssaps, InVS (Institut national de Veille Sanitaire), Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) de 2003.

Histoire des Styles 5

La régence

 De 1715 à 1723, en attendant la majorité de Louis XV, arrière-petit-fils de Louis XIV, la Régence est assurée, par « Monsieur », Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV.

Mais le style « Régence » a commencé dès le début du XVIIIème siècle, donc il couvre en réalité un peu plus de 25 ans, de 1700 à 1730 environ et annonce le style Louis XV, plus intime, plus chaleureux que celui du Roi Soleil, pompeux et solennel.

C’est donc un style de transition comportant encore des éléments du style XIV mais aussi ceux qui figureront sous Louis XV.

Les meubles des pièces d’apparat sont encore imposants mais les dimensions se réduisent vers moins de solennité et les lignes courbes adoucissent la rigueur des formes héritées de Louis XIV. Ce style correspond à la fuite de l’étiquette pesante instituée à Versailles et considérée comme asphyxiante. Les commandes de meubles viennent donc davantage de riches ou nobles particuliers que de la Cour, et s’adaptent à la taille des pièces qui se réduisent vers plus d’intimité.

L’ornementation des meubles est plus fantaisiste que le style précédent et le placage notamment en bois de violette (palissandre) ainsi que le bronze sont plus fréquents. Celui-ci cerne le plateau des meubles pour le consolider, sert pour les « mains » (poignées) des tiroirs et protège notamment les pieds, sous forme de sabots.

Le chêne est employé pour les beaux meubles, le peuplier et le sapin pour les plus courants. Les bois fruitiers, noyer, hêtre et tilleul servent pour les sièges, le bois doré se trouve sur les consoles, les encadrements et les sièges d’apparat.

Les motifs décoratifs que l’on retrouve tant sur le bois que les bronzes sont:

  • les jeux de fond : quadrillage, losanges, fleurettes
  • les motifs d’origine humaine : masques et mascarons, têtes de faune ou de femme
  • les motifs d’origine animale : la coquille est très caractéristique de ce style, l’aile de chauve-souris qui ressemble un peu à la coquille, placée aux mêmes endroits, les singes, dauphins, dragons, oiseaux, chimères
  • les motifs d’origine végétale : palmettes composées de cinq feuilles réunies à la base, feuille d’acanthe allongée et assouplie, feuille aquatique plate et à  nervures.

Si en début du style les sièges ont encore des traverses en X reliant les pieds, à la fin ils auront disparu comme nous le voyons sur les deux photos ci-dessus où le bois de noyer simplement ciré est très apprécié. Ils sont garnis (rembourrés) recouverts de tapisserie, cuir ou riches tissus. Parfois les garnitures sont amovibles pour changer les tissus selon les saisons.

Les sièges cannés ou dits « foncé de canne » se développent et sont appréciés pour leur simplicité. Ils sont laissés tels quels l’été et recouverts d’ « un carreau » (coussin plat) fixé par des rubans l’hiver.

La commode dite « tombeau » portée par des pieds très bas, est vraiment caractéristique de l’époque, mais la commode à arbalète due à l’ébéniste Cressent, aux lignes plus légères, est rapidement adoptée.

La table bureau est très fréquente, de grande taille avec plateau rectangulaire ceinturé d’un jonc en cuivre, et trois tiroirs avec poignées de bronzes.

Celle de salle à manger n’existe pas encore (simple planche posée sur tréteaux) et  les tables dites de « milieu » très petites et très élégantes sont rares.

Quant aux buffets ils sont encore dans la ligne de ceux du style Louis XIV, de même que les armoires, sauf que leurs façades peuvent être galbées.

Le style Louis XV principalement féminin dans les courbes, la délicatesse des  motifs, est donc peu à peu annoncé et les familles d’ébénistes développeront un savoir- faire de plus en plus abouti avec une profusion de petits meubles.

Jeanne de Thuringe

Ma bibliothèque

Vous trouverez ici des titres que nous conseillons sans aucune réserve pour chaque âge de la famille.

En effet ne perdons pas de vue combien la lecture d’un bon livre est un aliment  complet ! Elle augmente la puissance de notre cerveau, développe la créativité, participe à notre développement personnel, nous distrait, nous détend et enfin elle enrichit notre vocabulaire.

Il faut, dès l’enfance, habituer vos enfants à aimer les livres ! Mais, quel que soit l’âge, le choix est délicat tant l’on trouve des genres variés… N’oubliez  jamais  qu’un  mauvais livre peut faire autant de mal qu’un mauvais ami !

  • Dès 4-5 ans : Mon abécédaire et L’abécédaire à colorier – Saint Jude – 2018
  • A partir de 6 ans : Mon arbre – Gerda Müller – Ecole des Loisirs – 2018
  • 8-10 ans : Le Guide Nature : A la campagne – Salamandre –
  • A partir de 12 ans : Les jumeaux de Pékin – G. Victor – Ed. Elor à se procurer chez DPF – 2004
  • 14 ans et plus : Les trois peines du rossignol – René Bazin – Via Romana 2018

Adultes (à partir de 16 ans)

  • Nouvelle : Le nœud d’Abel – Mona Mikaël – ESR – 2018
  • Formation : Conseils aux jeunes de 18 à 25 ans – Acquisition de la maturité ; choix d’un état. Abbé Delagneau –Marchons Droit – 2014
  • Histoire : Le Comte de Saillans – et B. Ferrand – SPM Lettrage – 2017
  • Spirituel : Le secret admirable du Très Saint Rosaire – Saint L-M Grignion de Montfort – Edition du seuil – 1982
  • Réflexion : Traité de la joie de l’âme chrétienne – Père de Lombez – Edition du Sel – 2014

Pour compléter cette liste, vous pouvez vous renseigner sur les Cercles de lecture René Bazin : cercleReneBazin@gmail.com (à partir de 16 ans- Culture, Formation)

La Revue : « Plaisir de lire » propose un choix de nouveautés pour toute la famille (distraction, histoire, activités manuelles) Envoi d’un numéro gratuit, à feuilleter sur écran, sur  simple demande à : PlaisirdeLire75@gmail.com