Te Deum

Notre citation pour novembre et décembre :

« Chanter ne peut guère valoir

 Si au-dedans du cœur ne se lève le chant ;

 Ni le chant ne peut du cœur s’élever

Si n’y réside l’amour pur. » 

Bernard de Ventadour

 

« Te Deum laudámus, te Dóminum confitémur.
Te ætérnum Patrem, omnis terra venerátur.
Tibi omnes ángeli, tibi cæli et univérsæ potestátes :
Tibi chérubim et séraphim incessábili voce proclámant :
Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dóminus Deus Sábaoth.
Pleni sunt cæli et terra maiestátis glóriæ tuæ.
Te gloriósus apostolórum chorus, te prophetárum laudábilis númerus,
Te mártyrum candidátus laudat exércitus.
Te per orbem terrárum sancta confitétur Ecclésia,
Patrem imménsæ maiestátis ;
Venerándum tuum verum  et únicum Fílium ;
Sanctum quoque Paráclitum Spíritum.
Tu rex glóriæ, Christe.
Tu Patris sempitérnus es Fílius.
Tu, ad liberándum susceptúrus hóminem,
non horruísti Vírginis úterum.
Tu, devícto mortis acúleo, aperuísti credéntibus regna cælórum.
Tu ad déxteram Dei sedes, in glória Patris.
Iudex créderis esse ventúrus.
Te ergo quæsumus, tuis fámulis súbveni,
quos pretióso sánguine redemísti.
Ætérna fac cum sanctis tuis in glória numerári.
Salvum fac pópulum tuum,
Dómine, et bénedic hereditáti tuæ.
Et rege eos, et extólle illos usque in ætérnum.
Per síngulos dies benedícimus te ;
Et laudámus nomen tuum in sæculum,
Et in sæculum sæculi.
Dignáre, Dómine,
Die isto sine peccáto nos custodíre.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri.
Fiat misericórdia tua,
Dómine, super nos, quemádmodum sperávimus in te.
In te, Dómine, sperávi : non confúndar in æternum.»

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Mes plus belles pages… Pour les mamans

Conseil d’Elisabeth de la Trinité à sa sœur Guite, mère de famille nombreuse :

 « Et ta méditation ? Je te conseille de simplifier tous tes livres, de te remplir un peu moins, tu verras que cela est bien meilleur. Prends ton crucifix, regarde, écoute. Ne te trouble pas, quand tu es prise comme maintenant et que tu ne peux faire tous tes exercices : on peut prier le Bon Dieu en agissant, il suffit de penser à Lui. Alors tout devient doux et facile, puisque l’on n’est pas seul à agir et que Jésus est là. 

Quand on l’aime, les choses extérieures ne peuvent distraire du Maître et tu es à la fois Marthe et Marie. Rappelle-toi toujours qu’Il te cherche et qu’Il t’aime. Qu’il veut te transformer en un autre Lui-même : laisse-toi emporter sur ces monts lumineux où se consomme enfin l’Union avec Dieu ! Puisqu’Il demeure en toi, il faut que tu le donnes, que partout et toujours ton âme le rayonne. »

 

 

ACTE DE FOI

« Bien vivre n’est rien d’autre qu’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit, » et comment aimer Dieu si nous ne le connaissons pas ? Aimer Dieu ! Vaste programme ! Et l’aimerons-nous jamais assez ?

La maman pourra lire ou simplement s’inspirer de ces pensées pour entretenir un dialogue avec ses enfants ; elle l’adaptera à l’âge de chacun mais y trouvera l’inspiration nécessaire pour rendre la présence de Dieu réelle dans le quotidien matériel et froid qui nous entoure. Elle apprendra ainsi à ses enfants, petit à petit, à méditer ; point n’est besoin pour cela de développer tous les points de ce texte si un seul nourrit l’âme de l’enfant lors de ce moment privilégié. Ainsi, quand les difficultés surgiront, que les épreuves inévitables surviendront, chacun aura acquis l’habitude de retrouver au fond de son cœur Celui qui ne déçoit jamais !

Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous nous avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Eglise, parce que vous ne pouvez ni vous tromper ni nous tromper.

Composition de lieu

Dieu est Tout-Puissant, et omniscient, c’est-à dire qu’Il sait tout : Il n’a jamais eu besoin d’apprendre ou de comprendre ; non, Il sait, tout simplement. L’univers est comme un livre ouvert devant lui, qui voit d’un seul regard le passé, le présent et l’avenir.

Corps de la méditation

Jésus nous a dit : « Je suis la Voie, la Vérité, et la Vie. » Comment la Vérité pourrait-elle se tromper ? Comment Dieu infiniment parfait pourrait-Il nous tromper ? Dieu EST la Vérité, puisqu’en Lui et par Lui réside toute chose ; il suffit que Dieu veuille quelque chose pour que cela soit ! Il est tout puissant sur sa Création : Il peut laisser le vent se lever et calmer la tempête ; rien n’arrive sur terre sans qu’Il le permette. Cela ne veut pas dire qu’Il veut tout, mais rien de ce qui se produit n’arrive sans qu’Il le permette, même si nous n’en comprenons pas toujours le sens.

Et moi, je veux croire de toutes mes forces ce que m’a enseigné Dieu à travers le Père, le Fils et le Saint Esprit. Il a voulu me révéler certains de ses mystères, et a choisi pour cela plusieurs moyens : tout d’abord Il s’est révélé par la Bible et les prophètes, qui ont annoncé la venue de son Fils bien-aimé. Puis Jésus a parlé, il est le Verbe, la deuxième personne de la Sainte Trinité. Et son enseignement est résumé dans les quatre Evangiles que nous ont laissés les saints Luc, Matthieu, Marc et Jean.

Mais le Bon Dieu veut aussi m’instruire des vérités du salut par l’intermédiaire de l’Eglise assistée de l’Esprit-Saint. Il veut passer par elle pour m’apprendre la Vérité, et je veux également croire toutes les vérités que l’Eglise nous enseigne depuis des siècles.

Je veux croire, fermement et complètement, à chacune des vérités de la Foi. Ma pauvre intelligence limitée me permet à peine d’effleurer les grands mystères… Mais les anges eux-mêmes comprennent-ils tout ? Nous sommes de pauvres créatures limitées par notre nature, et les plus intelligents d’entre nous sont encore loin de la science divine ! Quelle belle occasion de pratiquer l’humilité, et en même temps d’aimer à apprendre mon catéchisme ! Pour croire, il faut savoir ce qu’il faut croire !

Colloque

De tout mon cœur, je crois, ô mon divin Père, à toutes les vérités qui sont le socle de l’Eglise catholique. Je prends la résolution de bien apprendre mon catéchisme afin de mieux vous connaître et d’augmenter ainsi en moi la vertu de Foi. Sainte Vierge Marie, mon bon ange, je me confie à vous : ne permettez pas que je perde le premier des cadeaux que j’ai demandé le jour de mon baptême, par la voix de mon parrain et de ma marraine :

« Que demandez-vous à l’Eglise de Dieu ?

– La Foi.

– Et que vous procure la Foi ?

– La Vie éternelle. » Ainsi soit-il.

Germaine Thionville

 

Être belle-mère

Être belle-mère s’apprend jour après jour. C’est parfois l’occasion de se sanctifier et de se renoncer pour le bien familial, afin de laisser un peu de douceur derrière nous. Voici quelques « recettes » pour nous aider, toujours

Avec un cœur aimant.

Soyons des belles-mères accueillantes, nous fûmes d’abord belles-filles, souvenons-nous en… N’oublions ni le respect dû à l’autre famille, même si ce qu’elle a donné peut être différent, ni que nous avons confié notre enfant à son conjoint.

Pour créer un climat de confiance, pas de remarques ni critiques négatives. Sachons plutôt remercier des attentions, faire de petits compliments, penser aux dates anniversaires et aux fêtes, s’intéresser en profondeur à notre gendre ou à notre belle-fille, aux siens. Cherchons à connaître ses goûts et à lui faire plaisir, à organiser des jeux en commun. La vie de famille doit être rendue aimable, mais sans faiblesse excessive,

Avec un cœur aimant.

Notre époque refuse l’autorité en tous domaines. Nous-mêmes, pour garder la foi et l’héritage de notre civilisation, devons lutter. Cela durcit les caractères si nous n’avons pas assez de vie intérieure. Il est alors souvent inévitable que les relations familiales se tendent, que les jeunes générations ne sachent plus rester à leur place et perdent le respect des anciens.

Sachons être patientes envers ces attitudes dans l’air du temps : gardons le silence dans les oppositions, pardonnons, supportons et offrons humiliations et peines pour nos « valeurs ajoutées ». Notre-Seigneur n’a pas fait autre chose pour nous, en étant doux et humble de cœur. Mais pour le bien commun, rappelons le respect dû quand l’harmonie de notre famille peut être atteint,

Avec un cœur aimant.

Lorsque c’est vraiment nécessaire, sachons attendre… N’intervenons pas dans un moment de colère, pour n’agir qu’avec tact et discernement, et seulement après avoir prié.

Ne rendons pas importants des points mineurs, mais veillons seulement à ce qui touche à la foi, à la morale chrétienne ou qui pourrait nuire à la cohérence familiale. Sachons adapter les règles de vie en commun selon la santé et les aptitudes de chacun, valoriser les compétences,

Avec un cœur aimant.

Lors de fatigues, épreuves, ou difficultés dans le foyer, soyons discrets et n’attisons pas l’incendie. Au contraire, favorisons la bonne entente, n’hésitons pas à proposer la garde de nos petits-enfants pour permettre un temps de détente à deux ou une retraite de foyer et prions pour eux,

Avec un cœur aimant.

Nos enfants sont responsables de leur foyer, nous sommes désormais en arrière-plan. Nous avons fait des erreurs, forts de notre manque d’expérience. Ils feront aussi les leurs… Parfois, il faut beaucoup de temps pour réaliser que l’on se trompe.

Il n’existe pas d’école pour être époux, parents, beaux-parents ou grands-parents. Seuls les bons exemples reçus et la vie intérieure nous aident.

Alors restons bienveillantes. La prière sera parfois la meilleure des solutions, même si nous n’en voyons pas les fruits ici-bas. Nous aurons alors laissé le souvenir

D’un cœur aimant.

                     Jeanne de Thuringe