Il n’arrive pas à prononcer le mot « pardon » !  

« C’est plus fort que lui, mon mari est tout à fait incapable de me dire « pardon », ce mot ne peut franchir ses lèvres, il est trop orgueilleux et je veux arriver à le lui faire dire… C’est trop facile de toujours s’en sortir sans s’excuser ! »

Chère amie, ce n’est pas en vous énervant ainsi que vous obtiendrez ce que vous attendez si impatiemment. Vous savez comme il faut de la patience et de la douceur pour obtenir le progrès d’une âme ! Ce genre de défaut est plus particulièrement masculin, mais combien de femmes ont également à s’en corriger !

Il vous faut d’abord comprendre quelle éducation a reçu votre époux, car il est bien certain que si on lui avait appris enfant à demander pardon, la chose aurait été plus facile et naturelle par la suite. Si l’on n’a pas été exigeant sur ce point avec lui, vous avez raison de penser que cela est un tort. Vis-à-vis de vous bien sûr, et de tout prochain quel qu’il soit, mais cela peut surtout être grave dans sa vie spirituelle, dans la contrition qu’il doit avoir vis-à-vis de Dieu dans le sacrement de Pénitence.

La contrition est le regret d’avoir offensé Dieu. Il faut avoir ce grand regret pour obtenir le pardon de Dieu, devant le prêtre au confessionnal, si l’on veut que Dieu nous pardonne ces offenses que nous Lui avons faites. C’est par cette contrition que Dieu, de la main du prêtre, lavera notre âme des péchés avoués avec regret. Il est donc très important de donner l’habitude de demander « pardon » aux jeunes enfants. C’est peut-être la première chose à expliquer à l’époux qui peine à faire ce pas. Ensuite, il est normal d’avoir cette charité entre époux.

Si, par exemple, votre mari vous offre un joli bouquet de fleurs pour se faire pardonner, on peut considérer alors qu’il y a une vraie contrition, et même une volonté de réparation. Vous ne pouvez pas être indifférente à ce moyen « en acte » de demander pardon. Cela vaut peut-être même beaucoup plus que le « pardon » instantané et assez automatique prononcé par un mari qui se débarrasse d’une formalité sans aucun regret d’avoir peiné son épouse !

Comment aider à dire « pardon » ?

Vous avez compris que le plus important est la contrition. Si vous voyez votre mari tout malheureux de vous avoir fait de la peine, ou contrariée, c’est déjà beaucoup ! Vous avez un rôle à jouer pour l’aider à exprimer ce regret, et cela ne se fera sûrement pas par la force ou l’humiliation. Donnez-lui déjà l’exemple de vos « pardons » sincères et aimables si cela vous est plus facile qu’à lui. D’ailleurs, dans la plupart des peines ou querelles en ménage, les torts sont partagés. Demandez-lui donc pardon la première pour l’aider à suivre votre démarche. Il vous enviera, vous admirera d’y arriver si facilement, et cela le motivera davantage à y parvenir. Ensuite essayez donc un peu d’humour affectueux, une petite taquinerie qui le fera céder, un petit geste tendre qui l’encouragera… Ou bien encore attendez d’être le soir sur l’oreiller, dans la pénombre si cela lui est plus facile d’arriver ainsi à vous le prononcer.

Et votre mari attend-il, lui aussi, quelque chose de vous que vous n’avez pas encore fait ? Un petit effort de caractère, de comportement, un service matériel ? Voilà encore un bon moyen de l’encourager : « J’ai fait ce que tu attendais de moi, veux-tu bien aussi me faire plaisir en me demandant pardon ? »

Le plus important est d’abord le regret, viendra ensuite le mot « pardon » (et non pas l’expression « je m’excuse » qui ne veut rien dire. Comment pourrait-on s’excuser soi-même ?!).

Dans le mariage, comme dans la foi chrétienne, aimer et se pardonner ne vont pas l’un sans l’autre. Le pardon est un baume curatif pour l’âme de votre époux comme pour la vôtre, petite épouse triomphante alors d’avoir fait céder une fière pudeur masculine qui vous rendait malheureux autant l’un que l’autre !

Vous verrez ensuite comme, les années passant, mieux vous vous aimerez et plus il vous sera facile de vous dire du fond du cœur « pardonne-moi ! » 

Sophie de Lédinghen

 

 

Actualités culturelles

 France : Le château de Versailles dans la seconde Guerre Mondiale

Le château de Versailles a fait paraître il y a quelques mois une série documentaire portant sur la vie du monument au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Visible sur Youtube ainsi que sur le site internet du château, ce reportage permet de découvrir un pan souvent méconnu de l’histoire de la demeure royale. On y prend connaissance de l’évacuation totale des œuvres vers les châteaux de Brissac et Chambord, ainsi que de l’occupation des lieux par l’armée allemande dès le 14 juin 1940. Vidées de leur mobilier, de leurs œuvres d’art, mais aussi de leurs lambris, les pièces du palais prennent un aspect décharné que l’on a peine à imaginer aujourd’hui. Un documentaire fort intéressant basé sur des images d’archives inédites et impressionnantes !

https://www.chateauversailles.fr/presse/numerique/chateau-versailles-seconde-guerre-mondiale#un-monument-franais-au-cur-des-tensions-europeennes

 

  • France (Cherbourg)

Comme chaque année, l’émission de Stéphane Bern intitulée « Le Monument préféré des Français » a permis aux téléspectateurs de France 3 d’élire le site qui leur paraissait le plus représentatif du patrimoine français parmi les 14 en lice. C’est la gare maritime de Cherbourg-en-Cotentin, ainsi que le sous-marin Le Redoutable qui s’y trouve, qui ont remporté le concours pour cette année 2022. Inaugurée en 1933, la construction est un magnifique exemple du style art déco et constitue, en outre, la plus grande gare maritime transatlantique du monde. Il s’agit également du plus vaste monument de France après le château de Versailles. Quant au Redoutable, le plus grand sous-marin visitable au monde, il est le premier lanceur d’engin nucléaire français. N’hésitez pas à visiter cet ensemble exceptionnel si vous êtes de passage en Normandie.

 

  • Luxembourg (Habay-La-Vieille)

Tout a lieu dans le village d’Habay-La-Vieille, dans la province belge du Luxembourg, sur le site de la villa gallo-romaine de Mageroy. Alors qu’une classe scolaire menait une initiation aux fouilles archéologiques dans ce vaste domaine agricole occupé du Ier au IVème siècle après JC, une petite fille a involontairement fait une découverte plus qu’amusante. Piochant dans le sable, elle a par mégarde brisé en trois un petit dé à jouer en os datant des premiers siècles de notre ère… Néanmoins, cet accident a permis de révéler une chose étonnante : un liquide grisâtre s’échappant du dé brisé a permis de découvrir que ce dernier était truqué au plomb, ce qui n’altérait en rien son poids ni son aspect ! Comme quoi, les tricheurs ont toujours existé !

 

Mensonge et confiance

Il est une erreur que beaucoup de personnes font, car elles ne prennent pas le temps de considérer les conséquences de leurs paroles : on ne mesure jamais assez la perte de confiance qui résulte de la découverte d’un mensonge ! Car on reste dans l’illusion qu’il ne sera pas décelé ou pire, à force de pratiquer ce vice de l’intelligence, on en vient à ne plus avoir de notion de la vérité.

Mais, comme le disait Honoré de Balzac : « Un seul mensonge détruit la confiance absolue qui, pour certaines âmes, est le fond même de l’amour. »

Alors, si vous voulez toujours être cru, et aimé, il est une règle absolue, très difficile à tenir dans notre monde où nouvelles trompeuses et mensonges d’Etat sont légion : ne jamais mentir à un enfant, éviter d’exagérer ses propos, rester fiable vis-à-vis de son entourage professionnel et familial en préférant avouer que l’on ne sait pas, plutôt que de tromper. Car une fois que l’on a été pris en flagrant délit de mensonge, toute vérité énoncée devient douteuse pour la personne qui a été trompée une seule fois.

Alors attention, car comme le dit un proverbe anglais : La confiance vient en marchant, mais elle repart en courant !

Il est une erreur que beaucoup de personnes font, car elles ne prennent pas le temps de considérer les conséquences de leurs paroles : on ne mesure jamais assez la perte de confiance qui résulte de la découverte d’un mensonge ! Car on reste dans l’illusion qu’il ne sera pas décelé ou pire, à force de pratiquer ce vice de l’intelligence, on en vient à ne plus avoir de notion de la vérité.

Mais, comme le disait Honoré de Balzac : « Un seul mensonge détruit la confiance absolue qui, pour certaines âmes, est le fond même de l’amour. »

Alors, si vous voulez toujours être cru, et aimé, il est une règle absolue, très difficile à tenir dans notre monde où nouvelles trompeuses et mensonges d’Etat sont légion : ne jamais mentir à un enfant, éviter d’exagérer ses propos, rester fiable vis-à-vis de son entourage professionnel et familial en préférant avouer que l’on ne sait pas, plutôt que de tromper. Car une fois que l’on a été pris en flagrant délit de mensonge, toute vérité énoncée devient douteuse pour la personne qui a été trompée une seule fois.

Alors attention, car comme le dit un proverbe anglais : La confiance vient en marchant, mais elle repart en courant !

 

CONFIANCE ET ABANDON

Chère Bertille,

 

Dans ta dernière lettre tu me dis que, de plus en plus, dans les conversations de sortie de messe, à table, dans les réunions de famille, il n’est question que de nouvelles alarmantes, d’inquiétudes. Les sujets sont variés : combien de temps vont tenir nos écoles catholiques ; la nouvelle épidémie de grippe ou de COVID sera-t-elle plus virulente ? Comment se chauffer en raison de l’augmentation des prix ? Comment trouver du travail avec les réglementations actuelles ? Les informations tournent en boucle ; chacun est penché sur son portable à l’affût des dernières nouvelles… Avenir bien sombre pour une jeune fille qui est dans l’âge des grandes espérances. C’est le moment où les projets d’avenir se forment. De quoi sera fait demain ?

 Je comprends ton inquiétude, et j’aimerais pouvoir t’aider à tirer le meilleur parti de cette situation en prenant un peu de hauteur.

Ma réflexion se construira autour de trois questions essentielles : Quel est le but de la vie et pourquoi sommes-nous sur terre ? Quelle est ta place, en tant que jeune fille dans la société qui traverse cette période de crise ? Où pourrais-tu trouver la force d’avancer sereinement ? 

 Nous avons tous tendance à chercher une vie idéale, sans inquiétude, sans obstacle à nos projets, à notre volonté. Mais finalement, qu’est-ce qu’une vie idéale ? Je laisse Guy de Larigaudie répondre à ma place : « la vie idéale est celle où Dieu, individuellement, nous veut moine, poète, cordonnier ou assureur. »1 La vie idéale, c’est faire notre devoir d’état d’étudiante, de jeune professionnelle, à l’époque où le Bon Dieu nous a placées. Cette vie idéale doit être atteinte même si nous ne comprenons pas le monde dans lequel nous vivons, ni pourquoi la crise de l’Eglise dure si longtemps, ou pourquoi il est de plus en plus difficile de vivre en chrétien dans ce monde. Il ne nous appartient pas de répondre à toutes ces questions. Le Bon Dieu permet que nous ne comprenions pas tout, et même rien : « nous ne comprenons rien à rien. Il y a autant de mystère dans la croissance d’un grain de blé que dans le mouvement des étoiles. Mais nous savons bien que nous sommes seuls capables d’aimer, et c’est pour cela que le moindre des hommes est plus grand que tous les mondes réunis. »2 Eh oui, ma chère Bertille, nous sommes sur terre pour aimer Dieu, voilà le but de notre vie et notre gloire !

 

Le monde dans lequel nous vivons a besoin de joie, de bonheur, d’amour. La vocation de la femme est justement d’apporter ce rayon de soleil. « Le rayon de soleil éclaire, réchauffe et réjouit le cœur de l’homme. Il en va de même pour la femme qui remplit son rôle. (…). La femme réchauffe les énergies, les stimule ; elle sait encourager d’un regard dans l’effort persistant. Elle aide chacun à donner le meilleur de lui-même. Sa force d’âme réside dans le fait qu’elle sait oublier ses fatigues et ses soucis pour se dépenser au bien de ceux qui l’entourent. Enfin, par son égalité d’humeur, le charme de son sourire, ses délicatesses, sa joie communicative, ses attentions sans cesse renouvelées, elle réjouit le cœur de ses proches.»3 Voilà ta place de choix, ma chère Bertille, dans notre société qui a perdu toute joie de vivre !

 

Mais comment trouver la force et la persévérance ? « La femme puisera sa constance dans une solide piété qui gardera son âme dans la paix et la joie.»4 La piété est cette habitude de vivre sans cesse en présence du Bon Dieu. Cette attitude nous permet de nous abandonner de plus en plus en la sainte Providence et de mettre notre confiance en Dieu. Le Bon Dieu n’a pas eu besoin de nous pour créer le monde, ni pour nous créer. Nous devons tout à Dieu, notre existence, la vie surnaturelle par la grâce du baptême, les petites joies quotidiennes. Pourquoi ne pourrions-nous pas rester confiants dans ses bras ? C’est donc en Dieu, ma chère Bertille, que tu trouveras la force d’avancer sereinement, « faire de sa vie une conversation avec Dieu ».5

 

Le secret de la joie, ma chère Bertille, est de faire avec amour ton devoir d’état à la place et à l’époque où le Bon Dieu t’a placée, peu importe si l’orage du monde gronde. Tel un vaisseau avançant paisiblement à travers les vagues car c’est le Bon Dieu qui souffle dans les voiles.

 Je te souhaite une bonne et sainte année remplie d’une joie profonde !

Anne 

 

Sois tranquille  

 

Mon enfant, un jour, j’ai dit à Marthe qui s’agitait avec fièvre pour me recevoir : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et te troubles de beaucoup de choses. Or une seule est nécessaire… »

 

Or bien souvent, bien trop souvent, tu es comme Marthe, agitée, agacée, désemparée et triste.

Que de sujets d’inquiétude, et pourtant si tu savais comme Je t’aime et mène tout pour ton plus grand bien, tu te reposerais dans Mes bras comme un enfant, alors,

Sois tranquille.

 

Par Mon Incarnation, J’ai connu la vie des hommes, partagé leurs joies, leurs peines, leurs souffrances. En prenant la nature humaine pour Ma Passion, j’ai été un Dieu proche, vivant, qui a vécu comme eux, sans privilèges ni facilités, dès le début.

Ma Mère et saint Joseph furent jetés sur les routes au moment de Ma naissance pour le recensement, puis ont dû fuir à cause de moi leur pays sans aide, pour une contrée étrangère, païenne, dont ils ne connaissaient pas la langue.

Pourtant, Mon Père veillait sur nous et rien ne nous a manqué, même si nous avions tout juste le nécessaire. Ma Mère a toujours tout attendu de Lui et fait confiance, sachant pourtant quelles seraient ses souffrances associées à Ma Passion.

Alors, lorsque tu avances dans la vie avec appréhension, ne sachant pas ce qu’il convient de faire ou si telle entreprise réussira,

Sois tranquille.

 

De toute éternité, mon Père a pensé à toi, te faisant naître dans cette famille, dans cette ville, dans cette époque, avec tes qualités et tes défauts, et t’a donné l’état de vie qui est le tien. Tes péchés et tes faiblesses, tes renoncements, tes regrets, tes relèvements, Il les connaît déjà. Lui qui sonde les reins et les cœurs, te connaît mieux que toi-même.

La grâce est là qui t’accompagne si tu la demandes et si tu te jettes toute confiante dans Ses bras, comme un enfant,

Alors lorsqu’il faut avancer, recevoir Son Pardon sans rien dissimuler, quand une entreprise te coûte, ne crains rien,

Sois tranquille.

 

Bien souvent, tu imagines tel résultat, désire telle issue à ton épreuve ou ton doute. Tu organises déjà intérieurement ton scénario, heureux ou malheureux.

Mais la Volonté du Père n’est pas forcément la tienne, parfois oui, parfois non. La vie quotidienne est tissue de petits riens, de fidélités imperceptibles mais nécessaires et cette régularité donne la paix intérieure. Certains ont des vies toutes simples, toutes discrètes, sans grands résultats, ni belles réponses.

C’est dans cette humilité confiante, combat parfois caché mais bien réel que la grâce de sainteté travaille dans leur âme, qu’ils sont un témoignage du Père, presque malgré eux. La paix et la joie en sont les fruits. Alors à leur image,

Sois tranquille.                             >>>   >>> Lorsque Ma Croix est à son tour mise sur tes épaules, avec son âpreté, sa soudaineté, sa violence, incompréhensive, presque injuste, ne crains rien.

Elle est là dans un dessein d’amour mystérieux qui te fera grandir et te prépare dans l’Eternité une place de choix. Je suis toujours à tes côtés et mets alors sur ta route ce qu’il faut pour t’aider à la porter, même si c’est difficile.

Tu y rencontras Ma Mère, Simon de Cyrène et Véronique.

Toujours, tu constateras que l’issue en est bien plus belle que tout ce que tu avais pu imaginer.

Et puis dans tes manques de charité, dans tes jugements téméraires, Je te montrerai souvent tes erreurs, ta mauvaise compréhension des intentions et comme tu alourdis seule les difficultés avec ton prochain. Certaines âmes ont des mystères intérieurs que Seul je connais.

Là aussi, apprends à regarder avec Mon regard, sans chercher à tout comprendre et

Sois tranquille.

 

A l’heure dernière, quand Mon Père te rappellera, Je serais là avec Ma Mère pour le dernier combat. Le découragement et l’indignité te tenteront, mais si tu as toujours su être confiante et joyeuse en Dieu, malgré les vents contraires, tu aborderas le rivage de l’Eternité et le Père te dira

Entre tranquille dans la paix de mon Royaume car tu as combattu le bon combat.

 

                Jeanne de Thuringe