Notre vue est courte, nous ne voyons pas loin en nous-mêmes et nous avons un instrument bien propre à nous boucher les yeux : l’amour-propre qui nous cache les avenues de la prudence. La vie, personnes et choses, tourne sans cesse autour de nous. Nous ne voyons pas bien ou si nous voyons bien, nous n’avons pas la fermeté nécessaire pour nous imposer à nous-mêmes notre juge-ment. Pour ménager nos attaches, nos habitudes, nous rusons avec les inspirations de l’amour de Dieu. La vertu de prudence s’insère dans cette psychologie de misère : devenue nôtre il nous appartient de la manier, nous en gardons l’initiative. Pour venir en aide à cette faiblesse le Saint-Esprit s’interpose. Tantôt Il insinue, stimule, tantôt Il reprend, gourmande. Tantôt Il se fait juge : Il nous témoigne à l’inté-rieur que c’est bien ou que c’est mal. Soyons convaincus que nous sommes sous Son influence. Faisons-nous une habitude de recourir à Ses lumières quand le besoin s’en fera sentir, Il nous aidera à point nommé.
Père A. Gardeil, Le Saint-Esprit dans la vie chrétienne
Auteur/autrice : Foyers ardents
Les lourds sacs de patates
Tout est dans l’image à observer de près…
Pour porter un sac de pommes de terre de 10, 15 ou 20 kg, la prise est difficile… Non ! Très facile avec ce truc. A travers la maille du filet, saisissez à une distance d’un avant-bras, dans chacun de vos poings une pomme de terre. Ainsi, votre prise sera assurée grâce à ces pseudo poignées. Le seul inconvénient sera peut-être des mains saupoudrées de terre… Alors, mettez des gants ! Et vous ne porterez plus jamais de la même façon cette charge !
Je le redis : que les championnes de l’organisation n’hésitent pas à partager leurs trésors d’organisation en écrivant au journal. Partageons nos talents…
Vices et vertus. Un combat qui se joue aussi dans l’art
Au Ve siècle, le poète chrétien Prudence écrivit la Psychomachie, poème épique en vers latin rédigé dans un style rappelant celui de l’Enéide de Virgile. Il relate le combat de l’âme qui, sous la plume de Prudence, prend la forme d’une lutte opposant de manière allégorique les vices aux vertus. Héritier d’une thématique populaire dans l’Antiquité, la Psychomachie fut l’un des poèmes les plus appréciés de la littérature médiévale.
Les vertus dans l’Antiquité
Dès l’Antiquité, différents auteurs théorisent les vices et les vertus. L’Apologue de Prodicos évoque Hercule, amené à choisir entre le chemin du vice, celui de la facilité, et celui de la vertu, ardu et semé d’embûches. De son côté, Aristote définit la vertu comme un juste milieu entre deux excès, les vices étant des déviations de ce juste milieu. C’est à lui que l’on doit la définition des quatre vertus cardinales : Prudence, Justice, Force et Tempérance.
Etymologiquement la vertu, virtus, dérive de vir, l’homme, ce qui en fait en apparence une qualité exclusivement virile. Pourtant, dans les arts comme dans la littérature, les vertus sont presque toujours représentées sous les traits d’une femme. Aux yeux des Romains, elles incarnent l’ordre et la discipline exigée du citoyen romain, par contraste avec la mollesse prétendue des « barbares ». Certaines sont divinisées telle la Concorde, fille de Jupiter et de Thémis, ou la Piété. Elles figurent notamment sur les monnaies impériales.
Dès les premiers siècles, les auteurs chrétiens comme Tertullien ou Grégoire le Grand reprennent la classification d’Aristote et christianisent les vertus et les vices. D’autres comme Prudence développent la thématique sous forme littéraire.
La psychomachie
La Psychomachie est largement connue et répandue dès les premiers siècles, mais il faut attendre le XIe siècle pour que les manuscrits enluminés du texte se multiplient. L’iconographie du combat des vices et des vertus apparaît alors également dans le décor monumental des églises. Comme auparavant, chaque vertu est personnifiée et dotée d’attributs, telle la Patience, casquée et armée, affrontant la colère aux cheveux hirsutes qui se blesse avec sa propre arme.
La plupart du temps, c’est le combat lui-même qui est mis en image : de manière très militaire un vice à terre est piétiné par une vertu dont la représentation est parée de toutes les marques du guerrier triomphant : heaume, bouclier, étendard, etc… Répété autant de fois qu’il y a de vices et de vertus, ce type de combat militaire apparaît parfois dans les intrados des fenêtres ou sur le tympan des portails. Apotropaïques, les vertus repoussent les vices en dehors de l’édifice.
Conclusion
La Psychomachie demeure populaire et largement répandue jusqu’à la fin du Moyen-Âge. Puis elle disparaît progressivement au profit du simple triomphe de la vertu sur le vice. Couronnées de laurier, les vertus chassent les vices comme sur le tableau d’Andrea Mantegna (XVIe siècle) où Minerve chasse les vices du jardin de la vertu.
Une médiéviste
La numération française et de ses bases
Pour faire suite à notre article (FA 40) : Au secours ! Mon enfant ne comprend rien en cours de calcul !
La page Soutien Scolaire s’enrichit tout au long de nos parutions par les conseils de notre ami, ancien instituteur qui nous offre le fruit de son expérience.
Après de nombreux conseils pour aider nos enfants en calcul et pour l’apprentissage de la conjugaison, nous présentons ici une explication de la numération française et de ses bases .
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Stratégie de sécurité nationale des Etats-Unis :quelles leçons en tirer pour la France ?
la « stratégie de sécurité nationale des États-Unis d’Amérique » signée par le président Donald Trump et publiée en novembre 2025 est un exercice auquel se livre périodiquement le gouvernement américain. Ce document marque une rupture avec la doxa qui prévalait depuis l’effondrement de l’URSS en 1991. Il se situe dans la lignée du discours du vice-président J.D. Vance à Munich le 14 février 2025 et de celui du président Trump à l’ONU le 23 septembre 2025, tout en allant plus loin sur le fond.
L’objectif général de la stratégie américaine semble demeurer le même : les Etats-Unis doivent rester « le pays le plus fort, le plus riche, le plus puissant et le plus prospère du monde » mais le document regrette que, depuis la fin de la guerre froide, les élites américaines se soient convaincues « que la domination permanente des Etats-Unis sur le monde entier était de l’intérêt supérieur de notre pays. Pourtant, les affaires des autres pays ne nous concernent que si leurs activités menacent directement nos intérêts ». Les États-Unis n’ont pas toutefois cessé d’être impérialistes depuis le second avènement de Donald
Trump en janvier 2025 et celui-ci n’est pas devenu « isolationniste ». Cela dit, il veut limiter les interventions militaires américaines au minimum. Il rejette la théorie des néo-conservateurs qui voulaient voir les États-Unis imposer par les armes leur modèle démocratique dans tous les pays du monde. En suivant un tel raisonnement, Bill Clinton n’aurait pas bombardé la Serbie, George Bush junior n’aurait pas détruit l’Irak et Barack Obama n’aurait pas aidé Nicolas Sarkozy à anéantir la Libye. En outre, au-delà du principe, cette politique de domination permanente a un coût gigantesque que l’Amérique n’a plus les moyens de financer. La menace principale qui pèse sur les Etats-Unis se trouve en Asie où il
faut gagner la compétition économique et prévenir les affrontements militaires avec la Chine en rééquilibrant la relation et, pour cela, renforcer la dissuasion militaire en s’appuyant sur le Japon, l’Australie et surtout l’Inde, pivot de ce « Quad », alliance à quatre censée tenir la Chine en respect.
La stratégie de sécurité nationale dit expressément que les États-Unis respectent les traditions et le système politique de chaque pays, ainsi que la souveraineté des nations. La suite va à rebours de ce que font les dirigeants européens : « L’unité politique fondamentale du monde est et restera l’Etat-nation. » Le mondialisme est enterré, tout le monde l’a compris, sauf les dirigeants français et européens. Le document dresse à juste titre un
tableau sombre des nations européennes, dont la France, qui sont en pleine décadence et menacées de disparaître, ce qui rappelle les mots de Paul Valéry : « Nous autres civilisations, nous savons désormais que nous sommes mortelles. » C’est encore plus vrai des nations et c’est l’enjeu fondamental. Pour que la France demeure, il est impératif qu’elle retrouve sa grandeur. Le mot d’ordre de Donald Trump : « Rendez sa grandeur à l’Amérique (make America great again) » est exportable dans les autres pays.
Le document souligne que les pays européens représentaient 25% du PIB mondial en 1990 à comparer aux 14% d’aujourd’hui. Mais il y a pire : « Ce déclin économique n’est rien au regard de la perspective bien réelle et encore plus sombre d’un effacement civilisationnel.
Les sujets les plus graves auxquels l’Europe doit faire face sont : les entreprises de l’Union européenne et d’autres entités transnationales qui sapent la liberté politique et la souveraineté, les politiques migratoires qui sont en voie de transformer le continent et sont la source de conflits, la censure de la liberté d’expression et la disqualification de l’opposition politique, l’effondrement des taux de natalité, la perte des identités nationales et de l’estime de soi. »
Cette stratégie nationale de sécurité aborde aussi des sujets de politique intérieure, en évoquant notamment l’éradication des mesures de diversité, équité et inclusion qui instituaient une discrimination illégitime au détriment des personnes plus talentueuses et plus méritantes. Le document manifeste la volonté de refaire des États-Unis une « méritocratie » pour que seule soit prise en compte la valeur des individus. Il appelle à la ré-industrialisation des États-Unis, tout comme nous devrions faire de la réindustrialisation en France et en Europe une ardente obligation. Il rejette à bon droit le libre-échange érigé en
valeur suprême. Le document dénonce les théories du GIEC et l’origine anthropique du changement climatique : « Nous rejetons les idéologies désastreuses du “changement climatique” et du “zéro émission nette” qui ont tant nui à l’Europe, menacent les États-Unis et subventionnent nos adversaires. » L’adversaire en question est bien sûr la Chine, qui inonde le monde entier de ses panneaux photovoltaïques avec les encouragements béats des écologistes et de leurs affidés. L’immigration est l’un des sujets principaux traités dans
le document. Y est rappelée cette évidence trop souvent oubliée qu’une nation souveraine est libre de décider qui peut entrer, séjourner et s’installer sur son territoire.
La politique que préconisent le président Donald Trump et l’administration américaine dans ce document peut être pour nous une source d’inspiration. Il nous faut donc « un renouveau spirituel » et « cultiver la résistance ». Une phrase attire l’attention : « L’influence croissante des partis patriotiques européens est source d’un grand optimisme. » Nous voudrions le croire. A vue humaine, rien n’est moins sûr.
Thierry de la Rollandière