Lully, Lulla, Lullay

Notre citation pour janvier et février :

« Ce que les musiciens appellent l’harmonie dans le chant, c’est la concorde de la cité. » 

 

Lully, Lulla, Lullay

Berceuse anglaise pour la fête des Saints Innocents

Chant traditionnel (the Coventry Carol – 1591), harmonisé par Philip Stopford.

 

Lully, Lulla (4)

By by, lully lullay

Lully, lulla, thou little tiny child

By by, lully lullay

 

Oh sisters, too

How may we do

For to preserve this day ?

This poor youngling

For whom we sing

By by, lully lullay

 

Refrain :

Lully, lulla, lully lulla,

By by, lully lullay

Lully, lulla thou little tiny child

By by, lully lullay.

 

Herod, the king in his raging

Charged he hath this day

His men of might

In his own sight

All young children to slay

(au refrain)

 

That woe is me

Poor child for thee !

And ever morn and day

For thy parting

Neither say nor sing

By by, lully lullay

(au refrain)

 

Dors (4)

Au revoir, dors, dors

Dors, dors, toi petit enfant

Au revoir, dors, dors.

 

Ô mes sœurs aussi

Comment allons-nous faire

Pour préserver ce jour

Ce pauvre enfant

Pour qui nous chantons ?

Au revoir, dors, dors.

 

Refrain :

Dors, dors, dors, dors

Au revoir, dors, dors

Dors, dors, toi petit enfant

Au revoir, dors, dors.

 

Hérode, le roi, dans sa colère

A chargé en ce jour

Ses hommes forts

Sous ses yeux

De tuer tous les jeunes enfants.

(au refrain)

 

Quel malheur pour moi

Pauvre enfant pour toi !

Et toujours matin et soir

Pour ta séparation

Je ne pourrai plus ni parler ni chanter

Au revoir, dors, dors.

(au refrain)

 

Malheur aux faibles

En ces temps de bouleversement et de grandes violences, il est assez frappant d’entendre de la part d’autorités religieuses, gardiennes de la morale et du Bien, des appels répétés à la douceur, à la paix et à l’amitié entre les peuples. Il semble que l’Eglise d’aujourd’hui ait fait sa devise de ces Béatitudes : heureux les doux, les pacifiques, les miséricordieux. Ce sont bien sûr des choses louables et désirables en soi, mais on peut se demander si elles ont été bien interprétées… Peut-on témoigner de la vérité sans combattre l’erreur, ou vaincre le péché sans se faire violence ? La douceur est-elle la réponse à tout ? A mal la comprendre, telle qu’enseignée par Notre-Seigneur, ne risque-t-on pas de tomber dans la faiblesse ?

 

La faiblesse est-elle une vertu ?

Il serait vain de gloser sur la faiblesse humaine puisqu’elle fait partie de notre nature depuis le péché originel. L’idée est plutôt de mettre en lumière quelques évènements qui ont contribué à corrompre le précepte évangélique, pour le transformer en faiblesse. Sans remonter trop loin, débutons avec le développement en Europe du courant romantique1. En France, le romantisme est d’abord porté par Chateaubriand, puis Mme de Staël et Victor Hugo. Il se définit comme le culte du sentiment, des passions. Il va imprégner tous les domaines culturels, et inspirer les différentes strates de la société. En mettant l’accent sur le Pathos, le romantisme donne la priorité aux sentiments sur la raison : ce qui fait la grandeur de l’homme n’est plus sa capacité à s’élever par la vertu ou le combat contre ses défauts, mais plutôt la grandeur de ses sentiments et le tragique de ses actes. La mélancolie y est célébrée, le sentiment amoureux adulé. Le plus important est d’exprimer un ressenti intérieur, avec en substance l’idée que si une chose, ou le sentiment que j’en ai, est belle, alors elle est bonne, indépendamment de la notion de vérité objective.

Le romantisme s’introduit dans l’Eglise et se traduit par exemple en détournant cette citation de saint Augustin : « Aime et fais ce que veux.» L’important est d’aimer, plus que de chercher la Vérité ou le Bien. Finis les combats de la Foi, les condamnations des erreurs, les missions en terres non chrétiennes. L’heure est à la conciliation, à la fraternité humaine, à l’entente. Il faut vivre un catholicisme apaisé, loin des polémiques et des oppositions. On pense convaincre par l’amour, et mettre fin aux conflits avec le monde athée ou les fausses religions par le dialogue et la fin des dogmes. Le chrétien moderne, imbu de sentimentalisme, ne comprend plus que la Vérité peut blesser, que l’amour infini du Christ implique une forme de violence contre soi et contre l’erreur. Concilier le Dieu de la Charité avec le Dieu des Armées est une sorte de non-sens, et accepter l’autre tel qu’il est, sans chercher à le corriger ou à l’aider à s’élever vers Dieu, semble le nouveau mot d’ordre. Cette attitude est particulièrement visible pour les chrétiens depuis le Concile Vatican II, avec la révolution qu’il a entraînée dans l’Eglise.

 

La fin de l’Eglise militante ?

Nous lisons dans le catéchisme que l’Eglise est divisée en trois corps. L’Eglise militante rassemble les chrétiens vivant encore sur terre. L’Eglise souffrante compte les âmes des défunts qui, au Purgatoire, expient leurs fautes avant d’entrer au Ciel. Enfin, l’Eglise triomphante comprend avec les Anges, les âmes des saints. Comme son nom l’indique, l’Eglise militante est appelée à combattre jusqu’à ce que la mort mette fin à sa lutte ; lutte d’abord contre soi (la conversion), puis contre l’erreur et le péché dans la société (l’apostolat). Or, on remarque que depuis Vatican II, cette lutte qui est intrinsèque à la nature du chrétien est éclipsée, mise en veille.

 

La fin de l’apostolat est énoncée par trois textes principaux du concile : Les décrets Unitatis Redintegratio (1962) et Nostra Aetate (1965), et la constitution Lumen Gentium. Afin de donner l’impression d’une communion avec les protestants et les orthodoxes, Lumen Gentium remplace la notion de l’Eglise comme corps mystique de Dieu, par celle de « Peuple de Dieu », plus inclusive. Unitatis Redintegratio attribue aux communautés hérétiques et schismatiques une certaine communion avec l’Eglise et un certain bien-fondé, n’étant « nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut ». Enfin, Nostra Aetate affirme que « l’Eglise catholique […] considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre (des autres religions), ces règles et ces doctrines, quoiqu’elles diffèrent en beaucoup de points de ce rayon de la vérité qui illumine tous les hommes ». Dans les faits, ces déclarations se traduisent par des scandales comme les réunions d’Assise2, ou la canonisation de Mère Térésa, qui refusait notamment de baptiser les bébés hindous mourants (les privant ainsi du Paradis).

 

Concernant la conversion de chaque chrétien, l’Eglise a reçu de Notre-Seigneur la mission de la favoriser et soutenir par toutes les grâces qu’Il lui a accordées, en particulier par les sacrements de l’Eucharistie et de la Pénitence. Depuis le concile, ces deux moyens de salut, si nécessaires pour nous aider dans notre lutte intérieure, ont été vidés de leur sens. Pour plaire aux protestants, la liturgie de la messe a été bouleversée pour n’être plus que le « rassemblement du peuple de Dieu, sous la présidence du prêtre, pour célébrer le mémorial du Seigneur3 », au lieu du « renouvellement non sanglant du sacrifice sanglant du Calvaire ». Pour ce qui est de la Pénitence, le clergé n’en reconnaît même plus la nécessité. Dieu étant bon, Il pardonne toutes nos fautes sans souci. Pas de contrition, pas de corrections imposées. Après tout, « On ira tous au Paradis », n’est-ce pas ? Et comme l’Enfer est vide, pourquoi s’en soucier ?

 

Ce n’est pas être doux qu’être faible, ce n’est pas être pacifique qu’être lâche. La douceur ne vaut que lorsqu’on a les moyens d’être fort, violent même, sinon où serait la vertu ? Laisser libre court à ses bons sentiments sans les soumettre à la raison n’est qu’une faiblesse déguisée. Notre-Seigneur était doux et pacifique, cela ne l’a pas empêché de fouetter les marchands qui profanaient le Temple, ni d’avoir des mots durs envers les Pharisiens. Un enfant qui verrait sans réagir ses parents se faire insulter serait un fils indigne, parce que manquant d’amour pour eux. Un homme qui laisserait un aveugle tomber dans un trou, par peur de se blesser ou de se mettre dans la gêne, ferait également preuve d’un manque de bonté. On ne peut aimer sans vouloir défendre ce que l’on aime, et cela implique inéluctablement un combat, un effort, et de l’inconfort. Il est certes fatigant, dans ce monde ennemi de Dieu et du Bien, d’être constamment en opposition, mais cela vaut mieux que de suivre le courant comme un poisson mort. La Vérité et la Charité sont les plus beaux cadeaux que l’on puisse faire à notre prochain, quitte à le contredire. En les taisant, nous ne faisons que laisser plus de place au démon et à ses séductions : « Rien n’enhardit autant l’audace des méchants que la faiblesse des bons4

RJ

1 Né en Angleterre au XVIIIe, ce courant culturel se répand en Europe au cours du XIXe.

2 La première et la plus scandaleuse se tenant le 27 octobre 1986.

3 Institutio Generalis

4 Léon XIII, Encyclique Sapientiae Christianae,10 janvier 1890

 

 

Dans ce monde de brutes

 

Comment ne pas regretter le temps où la délicatesse de l’éducation rendait les conversations exquises et les mœurs si policées que chaque moment en société revêtait une douceur dont nous ne pouvons avoir qu’un vague aperçu au détour de certaines rencontres.

Nous avons tous côtoyé un jour une vieille dame charmante, dont le seul luxe réside dans le raffinement de ses expressions et dans l’extrême courtoisie avec laquelle elle sait avoir une pensée ou un geste délicat pour chacun.

Et que dire encore de ce vieux monsieur qui, de façon tout à fait naturelle, présentait ses hommages à la caissière du supermarché, peu habituée à ce genre d’amabilité ; ou composait une ode courtoise pour une petite nièce ébahie par cette douce marque d’affection d’un autre temps.

« Qui n’a pas connu l’Ancien Régime n’a pas connu la douceur de vivre » disait Talleyrand.

Et pourtant, si nous nous efforcions déjà d’éliminer tout mot ou expression rugueuse, basse ou brutale de nos conversations quand ce n’est pas absolument nécessaire, comme la vie en serait plus agréable et les mœurs plus adoucies ! Certainement, une part de bonheur familial en découlerait. Mais attention, douceur ne veut pas dire mièvrerie ou flatterie. Chacun saura en comprendre la nuance.

Alors, pourquoi ne pas essayer ? 

 

Heureux les doux

« J’ai mis 40 ans pour acquérir

un peu de douceur, voudriez-vous

que je la perde en un quart d’heure ? »

Saint François de Sales après être resté calme devant un contradicteur.

 

Chers grands-parents,

 

Heureux les doux… Evidement, le message du Christ est limpide sur ce sujet !

Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage, nous dit Notre-Seigneur dans les Béatitudes (Mt 5, 5). Et ces Béatitudes sont un véritable discours programme décrivant le visage du Christ que nous devons imiter. Nous ne pouvons contempler les mystères de la vie cachée, la vie publique, la Passion et la résurrection de Notre-Seigneur sans d’abord comprendre que la Charité est Douceur…

Prenons juste garde de ne pas confondre douceur et mollesse ! La douceur n’est pas faiblesse, elle est une vertu exigeante qui impose de grands efforts sur soi-même ! Il ne s’agit pas d’avoir un tempérament conciliant, évitant les coups, taisant les corrections nécessaires. « Celui-là pèche qui ne se met pas en colère quand il le doit » nous dit saint Thomas d’Aquin.

La douceur est liée à la vertu de Force, nous disent les Pères de l’Eglise « Il n’y a point de douceur véritablement vertueuse par tempérament : ce n’est que mollesse, indolence et artifice, » affirme Fénelon. Au nom de la douceur, on ne doit jamais renoncer à poser un jugement de vérité ou une affirmation morale nécessaire…

Nous pensons que, pour des grands-parents, cette vertu est à la fois aisée et difficile à exercer.


– Aisée parce que, avec le recul, notre jugement a mûri et que l’expérience nous a appris à bien discerner l’essentiel de l’accessoire. Essentiel qui peut être aussi composé des multiples comportements et usages qui font la vie de famille, mais qui doit nous rendre capable de fermer les yeux sur certains comportements agaçants liés à la disparition des usages sociaux.
– Aisée parce que nous sommes beaucoup moins au contact direct ave  les difficultés quotidiennes de nos familles… Nous ne sommes pas directement « au feu ». « Ici tout est permis, sauf le péché » entendions-nous dire un grand père… C’est un peu court mais…il y a du vrai !

Difficile parce que, en tant que grands-parents, nous demeurons – espérons-nous – la référence de ce qui doit se faire. Nous restons des conseillers pour nos enfants. Et il y a parfois des décisions difficiles à prendre ! Notre-Seigneur, notre modèle de douceur, fait cesser le scandale des marchands du temple par la violence ! Il est des choses que l’on ne peut accepter ! Heureux les doux ne veut pas dire « heureux les mous » ! Lors de la grave triple trahison de Pierre, « Jésus le regarda », c’est tout, cela était suffisant pour que Pierre comprenne… et Jésus avait pris ce triple traître comme chef de l’Eglise ! Quel enseignement !

« Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant1.»  La douceur ne concerne donc probablement pas le contenu du message nécessaire mais plutôt sa forme ! Pour les grands-parents, la douceur consistera peut-être à supporter les multiples petites contrariétés liées aux différences de tempéraments voire d’éducation, ou à toute autre cause pour laquelle il ne faudra pas réagir parce que ça n’est pas le moment, ça n’est pas si grave ou cela portera plus de fruits. « Parents n’exaspérez pas vos enfants2 », nous disent les Ecritures, cela reste vrai pour les enfants mariés, voire pour les petits-enfants !

Prions sainte Anne de nous donner la force de pratiquer cette douceur, à la fois force et mansuétude, que nous demande notre Père du Ciel.

Des grands-parents

1 Timothée 4:2

2 Saint Paul aux Colossiens 3:21

 

 

La douceur de l’exemple et l’exemple de la douceur

Ma chère Bertille,

 J’ai relu récemment cette histoire. Peut-être la connais-tu déjà ?

Il s’agit d’un missionnaire (devineras-tu lequel ?) envoyé avec quelques compagnons pour débattre publiquement contre des hérétiques. Il se mit en route avec ardeur, espérant, grâce à ce débat doctrinal, ramener cette contrée à la vraie foi. Mais, pour arriver au lieu du rendez-vous, il n’était pas certain du chemin à suivre. Il était donc sage de faire appel à quelqu’un de la région. Or voilà justement un homme qui avait l’air honnête et catholique, aussi lui demandèrent-ils la route.

Fort aimable, ce dernier se proposa même de les guider pour les quelques kilomètres qui les séparaient du lieu de rendez-vous.

Mais ce jeune homme était un hérétique. Il profita de l’ignorance de ces quelques catholiques pour les mener dans des chemins rocailleux, étroits, exposés ausoleil. Il emprunta un petit bois empli d’épines et de ronces, si bien que les voyageurs eurent bien vite les jambes en sang. Mais notre missionnaire supportait tout avec calme. Loin de s’impatienter, il se réjouissait et son visage rayonnait. Bien sûr, il n’était pas dupe et avait bien compris que le jeune homme les avait trompés. Cependant, il encourageait ses compagnons :

« Mes amis, quelle grâce que la rudesse de ce chemin ! Dieu nous donnera la victoire sur les hérétiques puisque nous sommes en train d’expier nos péchés par le sang ! »

Le guide, qui ne s’attendait pas à une telle réaction, fut touché par la douceur de ces hommes. Au bout de quelques kilomètres, il n’y tint plus et s’exclama :

« Je vous ai injustement trompés et fait souffrir ! Pardonnez-moi ! Je sais maintenant que vous êtes les adorateurs du vrai Dieu… » et il adjura l’hérésie.

Arrivés au lieu du débat, les catholiques remportèrent une complète victoire et bien des hérétiques retrouvèrent la vraie foi1. »

Sont-ce les arguments doctrinaux qui ont permis à saint Dominique (car c’est bien lui !) de convertir cet albigeois ? Point du tout. Son seul exemple de patience et de douceur a suffi… L’exemple est le moyen le plus efficace de gagner les âmes et la douceur ouvre les cœurs à Dieu. Notre Seigneur l’a dit dans cette béatitude que tu connais bien : bienheureux les doux car ils possèderont la terre. Oui, ils possèderont la terre des âmes ! A nous de suivre les traces de ce grand saint !

Facile à dire, me répondras-tu ! Par où commencer ? Je te propose quelque chose de simple : tu as déjà entendu parler de l’oraison, cette prière silencieuse de quelques instants, ce cœur à cœur avec le Bon Dieu ? Cette fois-ci, je te suggère de te servir, non pas d’un texte, mais d’une image pour parler à Dieu et lui demander d’imiter sa douceur. Prends le temps en silence de contempler son doux visage crucifié. Il me semble que Fra Angelico a peint l’exemple même de la douceur, de la bonté, de la miséricorde dans cette image que je joins à ma lettre.

On y voit Notre-Seigneur qui souffre cruellement et injustement comme saint Dominique dans l’histoire que je t’ai racontée. Or, dans les deux cas, c’est la même réponse qui est faite à la cruauté et au mal : la douceur. Loin de s’irriter, saint Dominique supporte et encourage ses compagnons à tirer profit de cette situation pour faire pénitence. Aucune parole amère ne franchit ses lèvres, aucun reproche n’est fait au guide. Saint Dominique se montre doux face à son ennemi et encourageant envers ses compagnons. Prends le temps de regarder maintenant le visage du Christ peint par Fra Angelico. L’expression du visage est magnifique : un mélange de douceur et de fatigue, de bonté, de paix, alors que la couronne d’épines et les gouttes de sang manifestent bien les souffrances atroces qu’Il endurait. Le Christ ne parle pas, mais son visage est éloquent. Il triomphe du mal par le bien. Quelle est la conséquence de cette attitude ? Le salut des âmes, de toutes les âmes par la Passion, et de celles des hérétiques dans cet épisode de la vie de saint Dominique.

Des injustices, des contrariétés, des souffrances, tu en rencontres tous les jours, n’est-ce pas, ma chère Bertille ? Puisse cet exemple de saint Dominique et la contemplation de cette image dans la prière nous donner la force d’être doux face au mal. Triomphant ainsi du mal par le bien, nul doute que « nous possèderons la terre » des âmes, à commencer par la nôtre !

Toutes mes prières et mon affection t’accompagnent,

 

Anne