Découvrir les métiers d’art

                             Outre la traditionnelle visite à la ferme, une autre occupation pourrait intéresser vos enfants pendant les vacances, et, qui sait, peut-être susciter de futures vocations professionnelles… La visite de l’atelier d’un artisan d’art passionné par son métier, ébéniste, doreur sur bois, restaurateur de tableaux, maître-verrier, ferronnier d’art… est très instructive pour les enfants plus âgés.

L’amour du métier, le goût du travail bien fait, la recherche du beau, peuvent se transmettre dès tout petit, et le sens de l’harmonie esthétique doit être cultivé et transmis à travers les générations. Des quantités de métiers d’art et de savoir-faire ancestraux sont en train de disparaître, faute de jeunes gens capables de s’intéresser à ces métiers dont la richesse et la satisfaction qu’ils procurent surpassent de loin, beaucoup d’autres métiers plus rémunérateurs financièrement.

A nous de savoir susciter chez nos enfants cette curiosité, et de leur permettre d’entreprendre une formation artisanale épanouissante, si leur goût les y porte. 

 

Un héroïsme méconnu

Il existe certaines âmes que nous côtoyons parfois tous les jours, sans mesurer leurs difficultés et auxquelles, le temps passant, plus personne ne fait attention.

Ce sont les célibataires, hommes ou femmes, dans nos familles, chez nos amis, nos collègues de travail, ou enseignants de nos enfants.

Vivre seul, en vrai catholique, dans ce monde si égoïste et jouisseur, avec des couples éphémères qui se forment et se déforment, requiert une forme d’héroïsme qu’il est bon de reconnaître, pour l’accompagner et le soulager.

 

Le temps a passé, sans amener l’âme sœur, ou pas encore, et la solitude s’installe. Seul pour prendre les décisions du quotidien, seul pour son repas du soir après la journée de travail, trop souvent pris « à la va-vite » car pour qui cuisiner ?

Seul à ne pas annoncer la bonne nouvelle de fiançailles, et dans un groupe, contempler le bonheur des autres, le cœur un peu lourd.

Seul à faire des projets qui n’impliquent que soi, ne pas avoir donné vie pour transmettre le meilleur de son âme ni être soutenu plus tard.

Seul, lorsque les parents ne sont plus, sans le toit familial où il faisait bon se retrouver.

Alors, garder le sourire demande un héroïsme insoupçonné.

 

Ils sont souvent considérés comme ayant peut-être tels défauts qui puissent expliquer cette solitude, ou au contraire trop d’assurance pour les filles, qui font « peur » aux garçons.

Trop difficiles, trop ceci, trop cela, ou pas assez ceci, pas assez cela…

La réalité est à la fois plus simple et plus complexe, et le mariage n’est pas une prime à la beauté ni à l’esprit. Certains ont préféré douloureusement ne pas transiger sur la foi ou les qualités humaines essentielles dans un projet d’union, bien conscients de la grandeur du mariage. Il ne s’agit pas de multiplier les commentaires, mais de voir en chacun, un être humain, un pauvre en affection, qui sera heureux que vous l’invitiez à votre table pour recevoir de lui, et lui donner.

Vous appendrez à découvrir cet héroïsme caché.

 

Vivre seul avec droiture demande une grande vie intérieure et un équilibre social fait de moments partagés, d’amitiés vraies, de centres d’intérêts exploités, pour ne pas combler le vide avec internet et les réseaux sociaux. Ceux-ci ne sont que superficialité exploitant d’un côté l’égocentrisme inhérent à chacun : « je me raconte et me mets au centre », et de l’autre la curiosité. Ils donnent l’impression d’être environnés d’une foule d’amis qui ne seront jamais là dans les difficultés, n’étant en réalité que des relations…

Quelle force d’âme faut-il pour rester serein sans recourir à ces artifices, elle ne se trouve qu’avec une vie sacramentelle régulière ; aussi se rapprocher d’un lieu de messe sûr et vivant est bien important. Faisons donc attention à sa sortie, à saluer tout le monde, surtout ceux qui sont seuls en nous intéressant à eux, en priorité.

Se savoir oublié sans rien montrer, demande un héroïsme méconnu.

 

Le célibat rend disponible pour assister ceux de sa famille qui en ont besoin, les parents âgés notamment, les neveux en quête de confidences, les amis qui savent qu’ils ne dérangent pas un rythme familial, les œuvres de piété et d’apostolat. Sa vocation particulière est dans ce don, ainsi que dans un regard détaché sur les enfants.  

Comme tout don, il est source de joie profonde, mais ne doit pas être « exploité » par ceux qui voudraient réduire le célibat aux services familiaux ou paroissiaux.

La difficulté vient aussi d’un état que les prêtres passent bien souvent sous silence, en sermon ou conférences, contrairement à la vocation religieuse ou au mariage.

Il a aussi ses dangers : se plaindre trop souvent, devenir égoïste, difficile à vivre avec ses petites manies non contrées, avoir la critique vive, se mêler de ce qui ne le concerne pas, croyant ainsi être utile, ou avoir du mal à rentrer dans le rythme familial commun.

Se sentir incompris en gardant bonté d’âme, demande un héroïsme méconnu.

 

Sans le savoir, nous pouvons être responsables d’une grave chute, d’un affadissement de la foi, d’une dépression parce que nous n’avons pas été attentifs à cette solitude. Par confort, par facilité, nous préférons aller vers ceux qui nous ressemblent, sans faire l’effort de sortir de nous-mêmes. Parfois il nous faut supporter tel défaut irritant, exacerbé par la solitude, source pour nous de patience et occasion de charité.

A l’inverse, nous ne savons pas quels dévouements cachés, quelles prières silencieuses sont les leurs, ni ce que nous leur devons. Tout cela est inconnu, et nous sera montré plus tard, dans l’éternité.

Alors nous mesurerons et louerons cet héroïsme caché, récompensé.

 

Jeanne de Thuringe

 

 

Seul…

Au milieu d’un monde hostile et d’une société qui court à sa perte, comment le catholique fervent ne pourrait-il pas se sentir « seul » bien souvent ! « Soyez dans le monde mais pas du monde. » Cette phrase nous appelle à la solitude.

Seul, l’élève qui n’a pas regardé ses trois films durant le week-end…

Seul, le jeune qui refuse de se joindre à une bande de copains qui vont fêter avec quelques bouteilles un peu trop joyeusement leur diplôme, ou qui partent en week-end d’intégration en oubliant la messe du dimanche…

Seule, la jeune fille qui garde une tenue digne d’une chrétienne dans sa vie d’étudiante et partout où elle va …

Seuls, les fiancés qui ont décidé de vivre leurs fiançailles dans la pureté au milieu d’un groupe d’amis…

Seuls, les jeunes parents qui s’installent à la campagne pour offrir le meilleur à leurs enfants…

Seuls, les parents qui refusent les invitations du week-end pour rester avec leurs enfants absents la semaine…

Seule, la maman qui a choisi de se consacrer à son foyer et à ses enfants…

Seul, le papa qui, de retour au travail, le lundi matin ne peut raconter à ses collègues ses exploits puisqu’il s’est simplement occupé avec amour de sa famille…

Seuls, les parents qui ont fait un choix religieux différents de leurs familles respectives et qui s’en trouvent ainsi rejetés…

Seul…

C’est le quotidien de ceux qui renoncent et se renoncent par amour de Dieu et pour un plus grand bien…

Il y a des jours où ce sacrifice pèse particulièrement.

Et pourtant… Si vous avez choisi dès vos fiançailles de vivre généreusement votre engagement, si vous voulez donner à Dieu et à la société des hommes et des femmes de qualité, ayant une colonne vertébrale solide, capables de construire la cité de Dieu, ce sera votre lot !

Faut-il pour autant vivre cette solitude comme un boulet à traîner ? Comme une souffrance qui nous ronge ?

Ne serait-ce pas plutôt un moyen de sanctification privilégié ? Comment bien vivre cette solitude de l’âme ?

Ayons des convictions communes et étayons-les par une formation solide.

 Il est très important de poser des choix en connaissance de cause et d’en être convaincus à deux. Quand au cours des années, les progrès spirituels feront grandir les applications pratiques, apprenons à monter ensemble. Si, à l’occasion d’une retraite, nous avons décidé de renoncer à telle ou telle habitude ou pris une nouvelle résolution, attachons-nous à la proposer et à défendre cette résolution avec des arguments solides pour que chacun des deux y adhère avec foi : 

  Pourquoi réciterons-nous dorénavant l’Angelus avant les repas ?

  Pourquoi n’irons-nous plus en vacances sur les plages du sud ?

Dès les jeunes années, un enfant se rend compte que ses parents ont un comportement différent de celui des parents de ses amis, voire d’une tante ou d’un oncle. Au début, on peut répondre par un simple : « chez nous cela ne se fait pas », mais très vite et dès l’âge où le raisonnement est vivant, il sera nécessaire d’étoffer la réponse et de lui donner un caractère surnaturel. Que l’enfant comprenne que cela ne vient pas d’un caprice mais que le sacrifice de ses parents vise le bien de la famille entière, dans le seul but de parvenir plus sûrement au ciel en donnant à Dieu des preuves de notre amour.

Forgeons des personnalités et apprenons le sacrifice.

 Petit à petit l’enfant commencera à comprendre que tout acte majeur doit être pensé et qu’il doit réfléchir avant de « suivre le troupeau » ; il remarquera qu’avant de prendre une décision, ses parents, pèsent le pour et le contre en vue du bien commun et ne font pas toujours « comme les autres ». C’est ainsi qu’il consolidera ses convictions et apprendra à prévoir les conséquences de ses actes : si Maman ne travaille pas à l’extérieur, la réalisation des travaux sera sans doute plus longue, mais elle sera présente pour veiller sur chacun. Si Papa a fait combler la piscine dans le jardin, c’est parce qu’il sait que ce sera une occasion de lascivité et d’oisiveté pour ses adolescents et leurs amis…

Le renoncement au luxe est l’une des raisons les plus fréquentes de l’isolement mais le chrétien sait qu’un luxe non maîtrisé entraîne une pauvreté extrême de l’intelligence et du cœur ; il amollit et mène à une vie lascive et à l’égoïsme, à l’amour du plaisir à outrance, au désir de plaire, au manque de volonté pour résister aux « amis » entraînants. C’est lui qui donne à la jeunesse cette vie oisive, brillante, dorée, jouisseuse à l’excès, voluptueuse, qui sait manger et non travailler, dormir et non veiller, céder et non vaincre, végéter et non vivre. 

Les sacrifices consentis sont réels mais dès ici-bas nous verrons les bienfaits qui les accompagnent.

Développons la charité en priant les uns pour les autres.

 Afin que ces sacrifices portent vraiment leurs fruits, il faut y joindre l’huile du bon Samaritain : cette fleur de la charité qui apprend à ne pas condamner ceux qui font autrement. Apprenons à nos enfants à ne pas juger les personnes ; seul Dieu connaît le cœur des hommes : peut-être y a-t-il des éléments que nous ne connaissons pas… Et si nous étions à leur place ne ferions-nous comme eux ou même pire… ? Peut-être ont-ils vécu des événements qui – Dieu seul le sait – excuseront leur comportement… Et n’avons-nous pas reçu bien davantage que lui ?

En revanche, prenons l’habitude de prier pour celui que nous aimerions condamner ; cela nous permettra de doser la gravité d’une faute. Et nos enfants comprendront alors la portée de cet acte qu’il ne faut pas imiter.

N’oublions pas la valeur de l’exemple qui sera le meilleur des apostolats en famille et entre amis.

  Chers amis, la solitude mène à Dieu. Et si elle demande bien souvent de l’héroïsme, elle est le chemin direct et indispensable pour atteindre le ciel. Sachons l’offrir quand elle vient à nous et l’accepter avec le sourire. Ce sera le joli ruban qui orne le bouquet de nos sacrifices pour les offrir à Dieu le Père, par l’intermédiaire de Notre-Dame des Foyers Ardents.

Dieu n’abandonne jamais celui qui le suit.

Marguerite Marie

 

Mousse de thon – Crème au caramel

Mousse de thon

Pour 12 ramequins :

– 2 boites de thon au naturel de 300 g chacune 

– 15 cl de crème fraîche 

– 2 cuillères à soupe de moutarde 

– 200 g de saumon ou de truite fumée 

– 2 sachets de gelée Maggi ou de Madère à faire chauffer et laisser refroidir avant de mélanger.

Mélanger à la fourchette le tout dans l’ordre 

Remplir les ramequins 

Mettre au frais une nuit ou au minimum 4 heures. 

 

Crème au caramel

4 personnes

– 250 g de lait

– 250 g de crème fraîche liquide

– 10 g de beurre

– 1 pincée de fleur de sel

– 20 g de fécule de maïs

Pour le caramel :

– 150 g de sucre

– 50 g d’eau

Versez l’eau dans la cocotte et ajoutez le sucre et laissez prendre le caramel. Ajoutez une pincée de sel et ajoutez le beurre en fin de cuisson. Réservez.

Dans un saladier, mélangez le lait, la crème et la maïzena. Versez sur le caramel, à feu vif portez à ébullition tout en mélangeant au fouet. Laissez cuire 2 à 3 minutes puis versez dans des verrines ou ramequins. Une fois refroidis, déposez-les au moins 2 heures au réfrigérateur.

 

De l’art de la conversation

Pendant nos repas en famille, il est nécessaire que tout le monde puisse s’exprimer librement et que des débats d’idées s’instaurent qui enrichissent les argumentations de chacun et permettent de discuter de sujets variés. Ceci fait partie du rôle des parents de savoir susciter des discussions intéressantes et souvent animées.

Cependant, prenons garde que ce ne soient pas toujours les mêmes qui monopolisent la parole : tel beau parleur développera ses idées pendant de longues minutes, tandis que des caractères plus introvertis seront bien heureux de cette aubaine qui leur permet de conserver un mutisme dans lequel ils se complaisent. Il est important de faire comprendre à nos enfants que la conversation est un art qui demande une participation de tous, ne serait-ce que par politesse ; les uns s’oubliant pour laisser parler les timides, et les autres faisant un effort pour sortir de leur coquille en s’intéressant à ce qui se dit. Méfions-nous d’un certain « confinement intérieur », fruit d’habitudes familiales, qui peuvent devenir pesantes à la longue et laisser de côté certains membres de la maisonnée.