L’économie familiale

Chers amis,

S’il est un sujet de conflit récurrent dans les familles, c’est bien la question d’argent. Un seul salaire exige souvent un véritable tour de force pour parvenir à payer toutes les charges qui s’accumulent. L’inquiétude, voire l’angoisse du lendemain, lancinante à souhait,- revenant à chaque fois qu’il faut donner sa carte bancaire- devient vite la mère de disputes aigres douces… Et si vous réservez avec soin ces discussions à vos tête-à – tête – car vos enfants ne doivent jamais être témoins de votre discorde- il n’en reste pas moins que ces soucis vous rongent !

Certains de nos articles sont là afin de vous aider et de vous donner des idées pour assainir des situations difficiles. Revenez déjà à notre numéro sur l’esprit de pauvreté et vous saurez dans quel esprit il nous faut vivre cette « épreuve » qui ne lâche pas certains de nos foyers.

Qui comprendra l’angoisse de cette maman qui sait qu’elle est à découvert et qui pourtant doit bien aller faire ses courses de la semaine ? Qui supportera le regard un peu méprisant de cette amie qui prend pour une « radine » celle qui n’acceptera pas d’aller prendre un petit café au coin de la rue ou de participer au cadeau de départ d’une voisine ? Régulièrement ces petites humiliations blessent les cœurs de celles qui se souviennent avec bonheur des jours faciles où leur paye tombait tous les mois, n’ayant pour but que de servir « d’argent de poche » à une célibataire. Mais s’il est vrai que c’est la mère de famille qui, le plus souvent, fait les courses incompressibles, reconnaissons aussi combien il est dur pour le papa de ne pouvoir se permettre aucun achat : même cette planche avec laquelle il aimerait tant bricoler…

Nos articles s’adresseront aujourd’hui à ceux qui peinent pour gérer leur budget -et que quelques petites idées aideront au quotidien-, mais aussi à ceux qui ne connaissent pas ces soucis et qui découvriront ici comment accomplir délicatement une œuvre de charité en faisant preuve de générosité.

Profitez donc de cette lecture pour faire le point aussi bien sur l’esprit de pauvreté, sur la petite vertu d’économie que sur la noblesse de cœur; avivez en vous la vertu de charité en changeant de regard sur ceux qui peinent et examinez comment discrètement venir en aide aux plus démunis. Il y a beaucoup de vrais pauvres qui se cachent autour de nous ; nul n’est besoin d’aller dans les pays du Tiers-Monde pour soulager de grandes détresses. Ne perdez pas une occasion de faire œuvre de miséricorde, avec discrétion bien sûr et surtout beaucoup d’amour : « Ce que vous aurez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’aurez fait ».

D’autre part,  notre aumônier, le Père Joseph, avec son cœur de prêtre soucieux des âmes en péril, a traité dans ce numéro d’un sujet délicat.  Il faut bien avouer qu’à l’heure où sont traités à l’Assemblée des sujets tels que la GPA et la PMA, à l’heure où les plus hautes autorités dénaturent les actes les plus nobles, à l’heure où les sujets les plus graves et dont on ne parlait, il y a encore quelques temps qu’avec respect, sont bafoués, méprisés et tenus pour nuls, il est temps pour nous d’oser dire et redire que la loi de Dieu n’a pas changé, que les actes qui touchent à la procréation sont des actes d’une portée supérieure. En effet à force d’entendre dire les pires insanités d’un ton superficiel et dégagé, on pourrait se laisser prendre à relativiser la portée et la conséquence de ce qui était prêché jusqu’alors. Il nous faut donc appeler les choses par leur nom et utiliser cet article pour prévenir ou guérir les âmes de ceux qui en ont besoin sans fausse pudeur en se souvenant de notre responsabilité d’éducateur. Cependant afin que ces feuilles ne tombent pas entre les mains des plus jeunes, nous avons choisi de les insérer en format séparé afin que vous puissiez les retirer facilement de la Revue posée sur la table du salon.

Que Notre-Dame des Foyers Ardents nous guide et nous soutienne. Qu’elle donne à ceux qui ont le courage de devenir pauvres volontairement en donnant la vie généreusement ou en choisissant des écoles hors contrat, la force et l’abnégation  nécessaires pour vivre le quotidien avec le sourire et dans la paix des enfants de Dieu.

 

Marie du Tertre

Les tables de salon…

Vous le savez, notre revue est destinée aux adultes, mais nous savons qu’elle est bien souvent déposée sur la table du salon afin que chacun puisse y lire la page qui l’intéresse au gré d’un temps calme…

Aujourd’hui nous préférons imprimer le Mot du Père Joseph en feuillets détachés; cependant nous attirons votre attention sur ce fait que les parents lisent leur revue avant de la laisser entre toutes les mains afin de vérifier que leurs enfants (selon leur âge) y trouveront un bénéfice. Il y va de votre responsabilité.

Les nappes de l’autel

L’autel est vêtu, comme une table, comme un tombeau, par souci de protection, par souci de beauté et parce qu’il représente le Christ.

Pour la célébration de la messe, trois nappes sont requises. Trois nappes et non une seule, pour parer au grave inconvénient qui pourrait résulter de la chute du calice et de l’effusion du précieux sang. Les nappes suggèrent celles dont la table de la Cène a dû être couverte. Elles figurent le saint suaire dont le corps du Christ fut entouré lors de sa sépulture.

Extraits de « La messe expliquée aux fidèles » M. l’abbé Joly – Ed. Clovis

Tapis à langer

Chères amies,

Pour reprendre en douceur en ce mois de rentrée nous vous avons préparé un petit tutoriel pour faire ou renouveler la housse de votre tapis à langer. Ce peut être aussi une jolie idée de cadeau de naissance si vous prenez comme base les tapis les moins chers du commerce que vous personnaliserez avec notre cousette.

Les mesures sont celles d’un tapis de grande surface standard soit environ: 73cm de longueur, 43cm de largeur, et entre les boudins 43cm de longueur, 21cm de largeur.

Tuto tapis à langer tuto

Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir à coudre pour nos chers tous -petits !

Le style Louis Philippe

            Lorsque la Restauration prend fin en 1830, le roi Louis Philippe instaure une monarchie constitutionnelle rompant avec les principes ancestraux de la monarchie française. Cet avènement correspond aussi à celui de la révolution industrielle et de la montée en puissance de la bourgeoisie d’affaire, qui désormais impose cette évolution aux fabricants de meubles. L’aristocratie ne sera plus désormais commanditaire, et dès lors, l’élégance à la française qui avait tant fait pour le rayonnement artistique de notre pays, décline peu à peu.

La volonté de cette époque est à un mobilier de belle apparence mais à prix raisonnable et solide. Le développement de l’industrie permet donc la fabrication de meubles en série grâce aux nouveaux procédés mécaniques.

            Les formes restent très proches de celles du mobilier Restauration mais tendent à plus de lourdeur pour des meubles robustes, simples, confortables et pratiques qui sont parvenus jusqu’à nous sans souci.

            La marqueterie est très rare, les décors du meuble sont davantage obtenus par le jeu de bois clairs : citronnier, houx, buis qui se détachent sur un fond sombre, placage de palissandre ou d’acajou. Ce dernier est très prisé, sombre et plutôt violet, là où précédemment on lui préférait des tonalités plus blondes. Le noyer sert abondamment pour les productions de qualité courante, et le bois noirci se développe beaucoup, pour atteindre son apogée sous Napoléon III.

            Les sièges ont des dossiers ajourés à croisillons ou colonnettes, mais aussi garnis pour être confortables. Le fauteuil bureau très répandu, est le symbole du chef d’entreprise bourgeois, tandis que la chaise basse à dossier haut est celle des soirées familiales au coin du feu et prend donc le nom de « chauffeuse ».

            Les pieds avant sont souvent en balustre, en fuseau, en console tandis que les pieds arrières sont en sabre ; les roulettes se répandent beaucoup.

         Louis-Philippe ayant passé plusieurs années avec sa famille en Angleterre, le style anglais influence son style et certains meubles semblent sortir tout droit des ateliers d’outre-Manche comme les guéridons à fut central renflé dont le plateau peut basculer ou certaines chaises qui possèdent des filets de cuivre sur de l’acajou et sont très élégantes.

            Autre influence : celle du style médiéval en vogue sous la Restauration. Celui-ci perdure non seulement sur les meubles mais aussi les portes, murs, plafonds et fenêtres à vitraux.

            Puis cette influence cède le pas peu à peu au style Renaissance, créant un style néo-Renaissance, dit aussi Henri II, qui sera très répandu dans le mobilier de salle à manger ou de cabinet de travail.

              Enfin le XVIIème siècle et même le XVIIIème inspireront le style Louis Philippe. C’est ainsi que triomphe le bois noirci avec incrustation de bronze doré pour imiter le style Boulle emprunté au règne de Louis XIV (cf. Foyers Ardents numéro 8 ) et des sièges d’apparat en bois doré pour des appartements des fils de Louis Philippe, directement inspirés de sièges Louis XV ou Louis XVI.

            Mais parallèlement à ce déploiement de copies des siècles précédents, il existe aussi une note de fraîcheur donnée par la mode des jardins d’hiver (« ancêtres directs de nos vérandas) avec un mobilier léger d’inspiration naturelle, dans le goût romantique pour la nature, qui débouchera ensuite sur notre mobilier de jardin tel que nous le connaissons.

En conclusion, un style dont les exigences ne sont plus celles de l’Ancien Régime ni même de l’Empire, avec la perte d’un ton raffiné au détriment de la mécanisation et de la fabrication en série. Cependant les ébénistes font preuve dans les meubles de luxe d’une très grande qualité d’exécution.

            Le style suivant, Napoléon III continuera sur cette lancée, mais avec profusion de tissus, tentures, passementerie jusqu’à atteindre la démesure.

                                                                                                                                                     Jeanne de Thuringe

La force dans les petits détails

Bien Chère Bertille,

            Les vacances ont une fin. La rentrée approche ou peut-être est-elle déjà faite ? La routine de la vie quotidienne va reprendre et, justement avant que les mauvaises habitudes nous rattrapent c’est l’heure des résolutions. Cet été, j’ai eu le plaisir pendant quelques jours de m’occuper des enfants lors d’une réunion de famille. Ils étaient nombreux et de tous les âges. J’ai pu ainsi avoir rapidement un aperçu sur la jeunesse actuelle.

            Ce que j’aime chez les jeunes c’est leur enthousiasme pour jouer. Si tu voyais l’énergie qu’ils avaient pour se battre contre l’équipe adverse lors de grand jeux. Ils n’avaient pas peur des égratignures, des coups, des roulades par terre. Tout était bon pour sauver le trésor. Si la jeunesse mettait cette même ardeur pour défendre notre Foi, notre Trésor, le démon serait un peu moins maître sur cette terre !

            La défense de la Foi ne nécessite pas un champ de bataille comme il y en a eu à certaines époques. Notre champ de bataille à nous c’est notre vie quotidienne. Ce que j’ai souvent constaté c’est la générosité chez les jeunes filles pour commencer certaines tâches, mais aussi le manque de force pour aller jusqu’au bout du travail bien fait. La suite du programme, le manque d’énergie, la lassitude du travail pénible commencé, font bâcler rapidement le travail commencé. Les jeunes, et tout particulièrement les jeunes filles, doivent apprendre à bien faire leur travail même si c’est dans l’ombre et que personne ne le verra sauf Dieu et la petite fourmi. C’est le travail de la future épouse, et il faut s’y préparer chaque jour. Si le cœur n’y est pas, dis-toi que tu prépares la joie future de ton foyer : mari, enfants.

            Regarde la Sainte Vierge à Nazareth, elle a toujours su dire oui à toutes les petites choses et lorsque l’ange Gabriel lui demanda d’être Mère de Dieu, elle sut dire FIAT, que votre Volonté soit faite. La persévérance dans les petites choses mène à la persévérance dans les grandes.

            Dans la vie quotidienne c’est pareil, il faut prendre cette habitude d’aller jusqu’au bout de ce que l’on commence : un devoir en cours bien fait jusqu’au bout, le ménage jusqu’au petit détail que l’on ne voit pas, la lecture d’un livre en entier, bien ranger les affaires et non tout mettre dans un panier et « on rangera ça plus tard », faire son lit le matin… Souvent on fait du cache misère. Un auteur dit : « Péguy admirera un jour sa mère, rempailleuse de chaises, parce qu’elle rempaillait celles-ci à la perfection. 

Jésus peut, de la même manière, admirer le labeur quotidien de Marie. Celle-ci est vraiment la femme forte et courageuse dont parle l’Ecriture. Elle ne bâcle rien, ne se débarrasse de rien. Elle sait qu’il n’est aucune œuvre petite et méprisable, à cause de la Majesté de Celui qui les accomplit en nous. Elle aime donc le travail achevé. » Mais se pose-t-on la question : que ferait la Ste Vierge ? « Ces tâches de chaque jour, les faisons-nous bien, avec sérieux, sans rechigner sur la besogne, avec fini, mettant notre point d’honneur à parfaire les moindres choses ? »

            La seule façon pour tenir dans le temps c’est d’utiliser  la vertu de force, et cette vertu de force nous l’obtenons en nous donnant à Notre-Dame. Donne-toi généreusement au Cœur de Marie, chère Bertille : Corps, âme, biens extérieurs, biens intérieurs. C’est un dépouillement universel : « Oh l’heureux dénuement ! Oh le riche appauvrissement ! Elle peut donner à notre pauvre corps plus de force et plus de santé[1] » le dépouillement procure la richesse éternelle.  « Heureux enfants de notre bonne Mère, voyez dans quel état de merveilleuse et douce dépendance nous pouvons nous placer à l’égard de Marie. Nous pouvons tout, absolument tout lui donner. Mais sachez bien que plus vous donnerez, et plus vous vous enrichirez.[2] »

            Sur ces bonnes paroles, ma chère Bertille, je te souhaite d’être généreuse. Le monde nous attire vers l’indépendance et nous devons contrecarrer par la dépendance. Le remède c’est le Cœur de Marie. Apprends à le connaître et tu y découvriras des ressources intarissables. Je te souhaite bon courage et sois forte. Je t’embrasse bien affectueusement,

Maïwenn

[1] Jean Ladame

[2] Père Giraud