Depuis plusieurs années, nous avons vu la parution de nombreux livres dissertant sur le rôle et la stature du chef, comme si ce sujet méritait d’être particulièrement traité en ce moment, ou plutôt, comme si la perte générale de l’autorité nécessitait de remettre au goût du jour cette notion primordiale du chef, de la tête, du guide. Après avoir saboté toute idée d’ordre ou de hiérarchie, avoir dénigré toute forme d’autorité, le vide laissé par la démagogie du « Tous Chefs », laisse un goût amer aux post-soixante-huitards qui déplorent les conséquences de causes qu’ils ont chéries, et chérissent peut-être toujours…
Car, enfin, comment retrouver des restes de la société patriarcale mise à mal depuis 200 ans ? Quels réflexes perdus après des décennies d’exercice d’une autorité galvaudée, pourraient guider des parents ou des supérieurs qui n’ont eux-mêmes pas connu de réelle structure ou de formation ? Qui, finalement, pourrait servir de modèle de chef ?
Il semble qu’une des réponses soit la transmission par l’exemple : qu’un jeune homme, ou une jeune femme, ait eu la chance de connaître dans son entourage proche, une belle figure d’homme ou de femme remarquable, qu’il ait eu un père ou une mère, un patron ou un supérieur de valeur, notable dans son attitude ou sa façon de prendre des décisions, il saura s’appuyer sur cette expérience ou sur la solidité que représente cette personnalité pour lui demander des conseils, ou pour s’efforcer d’imiter les qualités qu’il a discernées en lui.
Même si les hommes de valeur, ayant de réelles qualités de chef, se font de plus en plus rares, leur influence, à l’image de celle de saint Joseph, chef de la Sainte Famille, discrète mais efficace, rayonne toujours, et d’autant plus que, s’ils persistent dans la conformité au Bien, ils recèlent une parcelle de la stabilité de l’autorité divine.
Alors, soyez de vrais chefs, et vous en attirerez beaucoup d’autres !