Antiparasitaires (suite)

Pour terminer le cycle des antiparasitaires, après avoir envisagé les produits pharmaceutiques vendus dans le commerce, puis les substances naturelles comme l’Origan et l’Ail, il nous reste à envisager deux plantes dont les propriétés antiparasitaires sont connues : il s’agit du Brou de noix et de l’Artemisia.

Le Brou de Noix

C’est l’enveloppe charnue qui entoure la noix. Elle a longtemps été utilisée pour ses propriétés tinctoriales mais elle s’utilise aussi en phytothérapie.

La substance, extraite du noyer noir, contient de grandes quantités d’un composé cytologique appelé Juglone. Les recherches sur la Juglone ont montré un vrai potentiel pour combattre les infections causées par le Staphylocoque aureus, le Bacillus subtilus, le Pénicillium sp, l’Aspergillum sp et l’Escherichia Coli.

Il agit de plus comme un laxatif doux facilitant l’élimination des déchets qui s’accumuleraient dans le tube digestif. De plus, c’est un composant utilisé pour le nettoyage du foie et de la vésicule biliaire (cure du Dr Clark).

Posologie : prendre une cuillère à café dans un verre d’eau deux à trois fois par jour pendant deux à trois jours.

Précautions d’emploi :

La teinture végétale de Brou de Noix est déconseillée dans les cas suivants :

Grossesse et allaitement : déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes.

Enfants : déconseillé aux enfants de moins de 12 ans.

Allergies : peut provoquer des réactions allergiques chez certaines personnes, notamment par contact cutané (la juglone peut être irritante).

Irritation digestive : à forte dose ou chez des personnes sensibles, son action astringente peut entraîner des irritations digestives ou de la constipation.

Interaction médicamenteuse : bien que non toujours listées, la prudence est de mise, notamment pour les traitements des troubles métaboliques (diabète, cholestérol) ou les traitements anticoagulants en raison de la présence de tanins.

Usage prolongé : l’usage au long cours de fortes doses doit être évité en raison de la présence de juglone qui pourrait avoir des effets tissulaires et cellulaires à long terme.

Consultation médicale : comme pour toute plante médicinale puissante, il est fortement recommandé de consulter un professionnel de santé (médecin, pharmacien, phytothérapeute) avant d’entreprendre une cure, surtout en cas de problèmes de santé préexistants ou de prise d’autres médicaments. Les informations fournies ici sont à titre indicatif et ne remplacent en aucun cas un avis médical.

L’Artemisia Annua

Encore appelée absinthe douce ou absinthe chinoise. L’armoise annuelle ou absinthe chinoise, est une espèce de plantes dicotylédones de la famille des Asteraceae, sous-famille des Asteroideae. Ce sont des plantes herbacées annuelles, originaires d’Eurasie et d’Afrique du Nord ; l’espèce a été introduite en Europe et en Amérique.

L’Armoise annuelle contient plusieurs substances actives, notamment l’artémisinine, à des teneurs qui varient fortement selon la provenance de la plante. Utilisée en médecine traditionnelle chinoise pour lutter contre les fièvres, elle est présente dans sa pharmacopée depuis plus de 2 000 ans, généralement associée avec d’autres plantes, et les Chinois l’utilisent à raison de 5 grammes de plante séchée pour un litre d’eau.

C’est une plante au goût amer et aux propriétés qui tuent les parasites et en particulier l’un des plus mortels : le Plasmodium Falciparum responsable du Paludisme. Mais elle est aussi connue pour ses propriétés antiparasitaires et antioxydantes. Il faut savoir que le prix Nobel de physiologie ou de médecine a été attribué en 2015 à trois scientifiques pour récompenser la découverte de l’artémisinine et de l’ivermectine (Youyou Tu ; William C. Campbell ; Satoshi Omura). Cependant, si elle fait partie de la pharmacopée orientale, il faut savoir qu’elle n’est pas autorisée en France pour des usages de santé.

Voilà donc pour ce petit tour d’horizon des antiparasitaires naturels que l’on trouve un peu partout dans le monde. Il en existe d’autres que nous mentionnerons brièvement dans cet aperçu, telles que la Stémona Sessifolia en pharmacopée chinoise ou le Neem, plante ayurvédique aux nombreux bienfaits, mais cette liste n’est pas exhaustive.

Dr Rémy