Le Kyrie

« Bien vivre n’est rien d’autre qu’aimer Dieu de tout son coeur, de toute son âme, de tout son esprit, » et comment aimer Dieu si nous ne le connaissons pas ? Aimer Dieu ! Vaste programme ! Et l’aimerons-nous jamais assez ?
La maman pourra lire ou simplement s’inspirer de ces pensées pour entretenir un dialogue avec ses en-fants ; elle l’adaptera à l’âge de chacun mais y trouvera l’inspiration nécessaire pour rendre la pré-sence de Dieu réelle dans le quotidien matériel et froid qui nous entoure. Elle apprendra ainsi à ses en-fants, petit à petit, à méditer ; point n’est besoin pour cela de développer tous les points de ce texte si un seul nourrit l’âme de l’enfant lors de ce moment privilégié. Ainsi, quand les difficultés surgiront, que les épreuves inévitables surviendront, chacun aura acquis l’habitude de retrouver au fond de son coeur Ce-lui qui ne déçoit jamais !
C ’est une âme bien misérable, et cependant remplie de confiance en votre divine miséricorde, qui vient se jeter à vos pieds et les couvrir de ses larmes, ô mon Dieu trois fois saint. Par cette médi-tation je vous demande la grâce de ne jamais perdre confiance en votre miséricorde.
Composition de lieu
Kyrie Eleison. Je contemple la grandeur et la beauté de Dieu le Père, Le Fils et le Saint-Esprit, trois per-sonnes rassemblées en un seul Dieu d’amour. Et je vois mes péchés, bien trop nombreux, qui crient répa-ration pour tant d’offenses faites à la divine majesté.
Corps de la méditation
Seigneur, ayez pitié ! Christ, ayez pitié ! Seigneur, ayez pitié ! « Du fond de l’abîme, je crie vers vous, Seigneur : Seigneur, écoutez ma voix. » (Ps 129 ; 1-2)
Cette prière, que l’on chante en grec1, est divisée en trois parties, qui s’adressent tour à tour à chacune des trois personnes divines.
Kyrie Eleison : Seigneur, ayez pitié de nous ! A vous Dieu mon Père, je viens supplier par trois fois de prendre pitié de ma misère. Trois fois, car vous êtes indissolublement lié au Fils et au Saint-Esprit, et ce que l’on demande à l’un, on le demande aux autres. La gloire du premier rejaillit automatiquement sur les autres personnes. Je crois en vous.
Christe Eleison : Christ, ayez pitié de nous ! A vous, Dieu le Fils, va à présent ma supplication. Vous avez pris chair pour vous faire semblable à nous, vous avez porté sur vous le péché du monde, ayez pitié de ma faiblesse ! Le chemin de croix retient de vous trois chutes sur le chemin du Calvaire. C’est avec confiance que je viens par trois fois vous supplier de m’aider à me relever, pour avancer à nouveau cou-rageusement sur la voie du Salut. Qu’aucun sacrifice ni renoncement ne m’arrête pour suivre votre exemple. J’espère en vous.
Kyrie Eleison : Seigneur, ayez pitié de nous ! Dieu d’amour, Esprit-Saint, vous embrasez de votre Feu tous ceux qui veulent se laisser mener par vous. Je me jette avec confiance dans le sein de votre miséri-corde, certain que vous triompherez de moi et en moi malgré ma faiblesse. Je vous aime de tout mon coeur.
Colloque
Que les neuf Choeurs de Anges se joignent à moi pour vous adresser cette humble prière de supplication, ô Trinité bénie ! Qu’ils intercèdent pour moi, avec leur Reine qui est aussi ma mère, afin que malgré mon indignité je puisse m’approcher sans crainte de vous, attendant tout de votre Bonté puisque sans vous je ne peux rien faire. Que je ne me lasse pas d’implorer, et d’implorer sans cesse : « Si quelqu’un d’entre vous demande du pain à son père, lui donnera-t-il une pierre ? » (Luc ; XI, 11)
Germaine Thionville


1 Le Kyrie était à l’origine dans la liturgie grecque, et a été intégré dans le missel romain dès le IVe siècle.