Actualités culturelles

 

·  Hisardere (Turquie)

L’archéologie ne cessera jamais de nous émerveiller ! C’est en Turquie, près de la ville d’Iznik, qu’a eu lieu cette fois une découverte majeure. Berceau du christianisme, Iznik était autrefois appelée Nicée, lieu du concile du même nom ; c’est donc ici qu’a été proclamé le Credo il y a 1 700 ans. Dans le proche village d’Hisardere, les archéologues ont mis au jour une tombe paléochrétienne datant probablement du IIIe siècle après J.-C. Erigé à une période où les chrétiens étaient encore persécutés par les Romains, ce caveau funéraire est enseveli sous terre. Les fouilles y ont dévoilé une splendide fresque représentant le Christ en Bon Pasteur, dans un état de conservation exceptionnel. Jeune et imberbe, Jésus y est vêtu d’une toge romaine, portant une brebis sur ses épaules ; des très rares exemples de Christ en Bon Pasteur en Anatolie, celui-ci est le mieux préservé et l’un des seuls où l’on voit Jésus avec des attributs romains.

 

·             Le Caire (Egypte)

Depuis le 23 décembre dernier, le Grand Musée Egyptien du Caire mène une restauration d’envergure sous les yeux-mêmes du public ! Inauguré le 1er novembre 2025, le tout récent musée a en effet accueilli la fameuse barque solaire de Khéops, qui constitue « le plus grand et le plus ancien artefact en bois de l’histoire de l’humanité » ; longue de 43,5 mètres et large de 6 mètres, le vestige de 20 tonnes est composé de 1250 pièces de bois (acacia et cèdre). Découverte (en pièces détachées) en 1954 dans l’une des cinq fosses formant le complexe funéraire de Khéops, l’embarcation était destinée au transport de l’âme du Pharaon dans l’au-delà. Elle a donc été construite sous le règne-même de Khéops, il y a environ 4 600 ans. Aujourd’hui, sa restauration a lieu au sein du musée, sous les yeux des visiteurs, dans un bâtiment de 4 000 m2 construit à cet effet ; elle devrait s’achever dans quatre ans.

 

·             Montluçon (France, Allier)

C’est dès le XIe siècle que l’on peut observer un pre- mier espace de fortifications, à l’emplacement actuel du château des ducs de Bourbon (Montluçon). Quelques modifications ont lieu jusqu’en 1375, date à laquelle Louis II de Bourbon et ses frères amorcent la construction d’un château-fort qui s’achèvera en 1410. De nombreuses transformations ont ensuite lieu du XVe au XIXe siècle, jusqu’à lui donner son aspect actuel. Logement privé, tribunal, caserne mili- taire, salle de spectacle et même café, le château connaît de nombreux changements d’affectation jusqu’à devenir un musée particulièrement éclectique en 1959. Celui-ci ferma définitivement en 2013, laissant le monument désaffecté, à l’exception de quelques expositions temporaires au rez-de-chaussée (les étages servant de réserves pour les collections municipales). Après de nombreuses réflexions et 18 mois de tra- vaux, le bâtiment a enfin trouvé sa nouvelle affectation : depuis le 11 novembre dernier, vous pouvez ef- fectivement y découvrir un tout nouveau musée dédié à l’histoire locale. Une approche particulièrement intéressante qui redonnera sans aucun doute un nouvel essor à la ville.

·             Paris (France)

Alors que plusieurs capitales européennes comme Londres, Berlin ou Stockholm possèdent un musée des transports, la capitale de la France, elle, ne présente rien de similaire. Mais c’est une affaire résolue puisque la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP) a récemment annoncé l’ouverture d’un musée des transports urbains parisiens en 2032. Ce lieu de mémoire unique s’installera dans les ateliers de maintenance de Championnet, dans le XVIIIe arrondissement ; dévolu aux transports urbains depuis le XIXe siècle et appartenant aujourd’hui à la RATP, ce site est emblématique puisqu’il a été le témoin de l’évolution des modes de transports, depuis les omnibus à chevaux et les métros en bois jusqu’aux moyens de locomotion actuels. Une centaine de véhicules anciens, ferrés ou routiers, y seront exposés (dont une reconstitution de la première rame en bois de la ligne 1 du métro), ainsi que 5 000 objets et élé- ments de signalétique, maquettes, mobiliers, outils, uniformes, etc. On peut ajouter à cela quelques-unes des 260 000 photos, 9 000 vidéos et 1 300 affiches que possèdent les archives de la RATP. Aux collections permanentes seront associées des expositions temporaires qui ajouteront à la richesse de l’ensemble. Rendez-vous donc dans 6 ans pour découvrir cet espace mythique retraçant plus de 100 ans d’histoire parisienne.